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Une tasse de thé ?


Publié le 3 novembre 2019 par Rusalka

Je bois occasionnellement du thé, après une période plus intensive quand j’étais étudiante et que j’étais à l’affût de toutes sortes de thés aromatisés plus exotiques les uns que les autres.

Puis je me suis lassée, trouvant ces thés finalement trop amers, et je buvais de temps en temps une tasse d’un très bon thé noir au citron ramené de Londres, ou sinon uniquement du thé blanc ou du roïbos, qui ne deviennent pas amers.

Mais cet été, j’ai découvert un thé noir sensationnel, au goût subtil et sans amertume. J’ai été conquise et je pars à l’assaut des thés natures. Tu me suis ?

Le thé des Açores, unique plantation Européenne

Oui, c’est aux Açores, et plus précisément sur l’île de São Miguel, que j’ai découvert ce thé merveilleux. Deux plantations datant du XIXème siècle se partagent une toute petite production industrialisée, qui n’est vendue que sur place. On trouve bien quelques paquets à l’aéroport, probablement dans quelques boutiques du Portugal continental, mais il est quand même plus judicieux de profiter d’un voyage sur l’île pour visiter l’une des deux fabriques (Porto Formoso, que j’ai préférée, et Cha Goreanna), recueillir de précieux renseignements sur l’histoire du thé sur l’île, sa fabrication, la différence thé vert et thé noir, puis déguster l’une des variétés produites !

les buissons de thé de la plantation Porto Formoso et la côte nord de São Miguel
crédits photos : photo personnelle 2019

J’ai goûté lors de la visite le thé noir le plus doux Broken leaf, celui qui est fait avec les feuilles les plus anciennes de la plante (et éventuellement abîmées, d’où le qualificatif de broken). Sont produites aussi dans les deux fabriques, deux autres variétés, avec les feuilles tendres, et les toutes jeunes pousses. Ce sont ces jeunes pousses qui donnent le thé le plus fort.

La plantation de Porto Formoso propose aussi un mélange de ces 3 feuilles, appelé Azore home blend, c’est celui que j’ai ramené dans ma valise.

Celle de Cha (qui veut dire thé) Goreanna, produit aussi du thé vert, obtenu à partir des mêmes feuilles, mais au cours d’un processus de préparation des feuilles (séchage, roulage, oxydation, entre autres étapes) différent.

le décor en faïence traditionnelle à l’entrée de la fabrique
crédits photos : photo personnelle 2019

Quel thé boire maintenant ?

J’ai l’impression qu’en poussant cette porte du thé nature, une nouvelle aventure s’ouvre devant moi, la découverte des caractéristiques les plus naturelles du thé.

Il va me falloir décrypter la signification des sigles apposés à de nombreux thés d’origine, et qui concernent la qualité des feuilles, voire la saison. Ces sigles, qui, prononcés forment un nom rigolo, donnent des précisions très intéressantes. J’ai ainsi ressorti de mon placard un thé du Sud-Est de la Chine offert par ma tante. J’en appréciais l’arôme de foin séché, maintenant je peux décrypter sa composition « Keemun Congou FOP » : Flowery Orange pekoe, c’est à dire le bourgeon et deux jeunes feuilles, du thé de la région Qimen.

Petit à petit, je vais goûter pour trouver les arômes naturels, tout aussi gourmands, boisés ou fruités que les essences et zestes ajoutés dans les thés parfumés et affiner mes préférences sur des thés qui ne sont finalement pas si amers (quand ils sont de bonne qualité) !

partages-tu une tasse avec moi ?
crédits photos : photo personnelle 2019

Petite astuce de notre guide dans la fabrique Cha Gorreana : toujours verser l’eau bouillante sur les feuilles, ne jamais plonger les feuilles dans l’eau, elles développent mieux leurs saveurs !

Et toi, quels thés bois-tu ? As-tu déjà visité une plantation de thé aux Açores ou dans un autre pays producteur ?

Commentaires

3   Commentaires Laisser un commentaire ?

Pippa (voir son site)

Merci pour cet article, je n’aime pas trop les thés aromatisés dont tu parles en début d’articles. Et avec l’âge, je suis plutôt infusion ou bon café mais je ne dis pas non à un thé vert de temps en temps. Et je me tourne vers les labels bios, parce que le thé est quand même une plante fort traitée, et infusée à l’eau chaude, aie aie !

J’ai eu l’occasion de goûter un thé ramené par un collègue de retour de Birmanie, il n’avait rien à voir avec les infâmes sachets de supermarché 😉

J’ignorais qu’on plantait du thé en Europe ! Ca donne envie de visiter !

le 04/11/2019 à 08h08 | Répondre

Rusalka

Je suis d’accord avec toi, ce thé n’a « rien à voir » avec les sachets du supermarché !
Si tu as l’occasion de visiter une plantation, en Europe, ou ailleurs, n’hésite pas, c’est dépaysant.

le 06/11/2019 à 19h51 | Répondre

Elodie

Je ne suis pas fan de thé mais actuellement en voyage au Sri Lanka je me régale avec leurs succulents thés

le 10/11/2019 à 09h53 | Répondre

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