Bien dans son corps, bien dans sa tête, bien chez soi !

Se battre contre le sexisme ordinaire


Publié le 13 octobre 2015 par Claire Gezillig

Un peu comme Madame Givrée, j’ai mis du temps avant de réaliser que j’étais féministe.

En fait, je crois que je ne suis pas satisfaite du terme. Non pas à cause de l’image négative de la féministe un peu harpie et castratrice (ça, c’est plutôt le problème de mon mari, qui est féministe mais qui, du coup, n’utilisera jamais ce terme), mais parce que mon côté linguiste trouve qu’il porte à confusion.

Parce qu’il met en avant le terme « femme »… Bien sûr, c’est naturel pour un « mouvement social qui a pour objet l’émancipation de la femme, l’extension de ses droits en vue d’égaliser son statut avec celui de l’homme, en particulier dans le domaine juridique, politique, économique » (source de la définition : cnrtl.fr), mais ça entraîne une confusion : il peut être interprété comme une envie de domination par les femmes ou comme un fantasme de supériorité féminine.

Alors que ce n’est pas de ça dont il s’agit. Il s’agit d’œuvrer au quotidien pour que hommes et femmes aient les mêmes droits et les mêmes libertés de choix. Bref, j’aime dire que je suis égalitariste pour les choix et les droits entre les sexes (mais bon, vu la longueur du truc, je comprends pourquoi on a simplifié en « féministe »…).

égalité homme-femme

Crédits photo (creative commons) : Bethany King

Je me bats à la fois pour que les femmes et les hommes aient les mêmes salaires, mais aussi pour qu’on ne dise pas à un petit garçon qu’il faut qu’il « soit un homme et cesse de pleurer ».

Je me bats pour que les femmes aient le droit de faire une longue et belle carrière dans les hautes sphères de l’entreprise, mais aussi pour qu’elles puissent être mères au foyer si elles en ont envie. Et pour que les pères puissent aussi faire ce choix, sans qu’on les questionne plus que ça, pour que ce choix ne soit donc pas expliqué par le sexe de la personne.

En fait, je pense que le plus grand combat, c’est celui pour le changement des mentalités. Pour qu’on ait tous le choix d’être ce que l’on veut être.

S’il existe des différences biologiques entre hommes et femmes, je crois que la plupart des comportements qu’on qualifie de féminins ou de masculins ne le sont que par imprégnation, parce que nous avons été conditionnés pour penser ainsi. Et c’est problématique quand ça empêche des gens d’être, de se développer, de faire, de vivre comme ils en auraient envie.

Ça peut concerner :

  • une femme qui voudrait monter dans la hiérarchie et se cogne au plafond de verre,
  • un homme qui voudrait avoir un temps partiel et des horaires aménagés pour aller chercher ses enfants à l’école, et qui se retrouve au placard parce qu’on ne le prend plus au sérieux,
  • un petit garçon qui rêve de jouer à la dînette et à qui on n’achète que des petites voitures,
  • ou une petite fille qui déteste les robes, le rose et les paillettes et qu’on habille comme une poupée.

Bref, je suis pour que chacun ait le choix (et vraiment le choix : il ne s’agit pas de casser des normes sociales pour en imposer d’autres contraires). Pour que tout le monde ait les mêmes possibilités de développement en toute liberté.

Alors comment combattre le sexisme ordinaire ?

En ne laissant pas passer les idées automatiques qui nous viennent parfois. Ces réflexes qui font qu’on risque d’élever nos enfants dans le même schéma et de perpétuer les blocages.

Quand on me dit : « Ton amoureux n’est pas bricoleur ? », ou que l’amoureux s’excuse lui-même de ne pas l’être, je rappelle que je ne le suis pas non plus, et que donc la faute est partagée quand on se retrouve à devoir appeler un pro pour faire des bricoles.

Quand j’entends des gens dire : « C’est super, son mari l’aide pour les tâches ménagères ! », je tente de savoir : « Ah oui, ils ont trouvé un système équitable de partage des tâches ? »

J’essaie de bannir de mon vocabulaire des expressions du type « garçon manqué », « vraie fille », « femmelette ».

J’essaie d’expliquer calmement aux gens qui ont intégré la culture du viol que non, la longueur de la jupe d’une fille n’excuse en rien un crime. Et que c’est aussi hyper insultant pour les hommes de penser qu’ils ne sont pas capables de se contrôler, et que c’est aux femmes de faire attention, parce qu’elles ont affaire à des animaux qui suivent leurs pulsions sexuelles quand ils voient un bout de peau.

Si on me demande comment je vais m’organiser avec mon entreprise et mes enfants, je réponds que bien sûr, il faudra forcément à un moment que je m’arrête, puisque la grossesse et l’accouchement seront de mon fait, mais qu’ensuite, la question sera plutôt de savoir comment nous allons nous organiser mon mari et moi… Parce que j’ai la chance de ne pas faire mes enfants toute seule.

Quand je suis invitée chez un couple qui a un joli intérieur, ou que je vois les images d’un mariage qui me fait envie, j’essaie de ne pas assumer que tous les efforts sont de la part de la femme. Bien sûr, c’est souvent le cas, mais à l’assumer de fait, on a l’air d’insinuer qu’un homme qui aime et s’occupe de la déco, c’est forcément bizarre.

De l’autre côté, je ne laisse pas les gens me juger trop vite parce que je suis mariée (non, je n’ai pas mis le couteau sous la gorge de Monsieur, c’est même son idée à la base…), que je suis complètement obsédée par les robes qui tournent, que j’ai en partie pris le nom de mon mari ou que j’envisage d’arrêter de travailler pendant un temps (et donc d’être dépendante de mon mari financièrement… mais je te reparlerai sans doute un jour de notre vision de couple en ce qui concerne les sous). Ce sont mes choix, et ça ne fait pas de moi une femme soumise, une petite chose fragile, naïve et dépendante du regard des hommes en général ou de mon homme en particulier.

Aussi, j’apprécie que l’amoureux me protège. Et je considère que je suis là aussi pour le protéger si besoin.
J’aime qu’on me tienne la porte et qu’on me fasse des compliments. J’essaie de tenir la porte et de faire des compliments aux gens, que ce soient des hommes ou des femmes.

Je milite pour que chacun dispose de son corps et de sa sexualité comme il l’entend, et je réagis à chaque fois qu’on a l’air de dire qu’un homme qui multiplie les conquêtes ne fait que s’amuser, alors qu’une femme qui fait de même est forcément une salope.

J’apprécie quand on m’aide à porter quelque chose de trop lourd pour moi. Mais j’essaie d’éviter de mettre toujours en avant le fait que je sois une femme pour avoir de l’aide. Oui, c’est vrai que, par nature, les hommes ont plus de force physique que les femmes, mais je pense qu’il faut aider les gens moins forts quoi qu’il en soit. Moi qui suis jeune, grande et ancienne sportive, je propose volontiers au petit vieux en dessous de chez moi de lui monter ses paquets quand il a l’air d’avoir des difficultés…

Je suis la relou de service ?

Oui, tout ça, ce sont des détails… Et je dois en saouler plus d’un avec mes remarques féministes. Mais en même temps, je n’ai pas le pouvoir de changer les salaires, de permettre à tous les enfants de par le monde d’aller à l’école quel que soit leur sexe, d’empêcher que des hommes se fassent lapider parce qu’ils sont attirés sexuellement par d’autres hommes.

Mais par contre, ouvrir le débat autour de moi, formuler des phrases qui font réfléchir les gens, ça, je peux. Et je crois que c’est avec des petites gouttes d’eau qu’on fait une rivière.

Certains me diront que c’est contre-productif de s’arrêter sur ce type de petits détails. Que des mesures telles que la parité en politique sont bien plus importantes, fortes.

Oui, mais en fait, moi, je ne veux pas qu’il y ait autant d’élus hommes que femmes parce qu’une loi a voté la parité. Je veux que nos enfants soient tous éduqués avec les mêmes possibilités, puis que nos élus soient choisis parce qu’ils sont bons, et que le sexe ne rentre pas dans les critères de sélection à aucun moment. Alors, il y aura sans doute autant d’élues femmes que d’élus hommes. La parité viendra de fait quand les mentalités auront changé.

Et comme la construction des mentalités passe par des détails, je travaille sur les détails.

J’essaie d’expliquer pédagogiquement, sans braquer les gens (j’ai la chance d’habiter dans un pays où le sexisme est beaucoup moins ancré, ce qui me permet de pointer la situation néerlandaise à des français pas convaincus que ce soit possible…). Il s’agit juste de confronter les gens à leurs pensées automatiques. De m’y confronter moi en premier, d’ailleurs.

Pour ne pas perpétuer sans s’en rendre compte des carcans qui peuvent enfermer. Pour que l’être humain soit vraiment libre dans ses choix.

Et toi, ça te parle, tout ça ? Tu considères que mon combat est légitime, vain, intéressant, contre-productif ? Dis-moi !

Toi aussi, tu veux témoigner ? C’est par ici !

Commentaires

70   Commentaires Laisser un commentaire ?

Julia

Alors non, tu n’es pas la relou de service ! Tu es celle qui remet les idées en place ! Et ça fait du bien.
Et puis on peut être feministe et aimer les robes qui tournent ou etre dépendante financierement de son mari ( même si pour moi l’argent ça va ca vient dans une famille). On peut même être féministe et maman au foyer ! (Et non ce n’est pas anti-nomique !)
Je pense comme toi qu’il faut etre le changement que l’on veut voir dans ce monde. Et quoi de mieux que les petits gestes du quotidien pour changer le monde ?

le 13/10/2015 à 07h45 | Répondre

Madame Confettis

Quel bel article! C’est exactement ce que je ressens et ce que j’essaie d’appliquer au quotidien. Tu trouves magnifiquement les mots pour expliquer cela…
Changeons la façon de penser des gens!
J’entends tout le temps mes collègues me dire « être avec celui qui est ton mari depuis tes 18 ans, quelle idée, quel retour en arrière pour les femmes! » et je leur réponds toujours « Chacun fait ses propres choix dans la vie. Arrêtez de juger ceux ou celles qui ne vivent pas comme vous! ».
On peut être pour l’égalité sans pour autant rejeter les hommes! Comme tu le dis si bien, on peut être « féministe » (mais comme toi, je n’aime pas la connotation négative qui entoure ce terme) et être mère au foyer…
Merci encore pour ton article!

le 13/10/2015 à 08h41 | Répondre

Mlle Moizelle

Merci Claire pour cet article! 🙂 Il ME remet les idées en place, parce que je suis contre les stéréotypes concernant l’éducation des enfants selon leur sexe, je suis bien sûr pour que tous puissent choisir leur carrière, avec un salaire égal, pour que chacun aime qui il l’entend et peu importe son sexe… Mais comme j’aime la galanterie, qu’on porte mes sacs par exemple, que je suis souvent maquillée, toujours en jupe, et que je souhaiterais rester à la maison m’occuper de mes enfants, je n’ose pas vraiment exprimer mon point de vue parce que je ne me trouve pas cohérente. Ton article m’aide à y voir plus clair, Claire! 😉 J’espère enfin pouvoir oser affirmer qu’à bac+5 je souhaite rester mère au foyer pour m’occuper des pitchounes sans me faire lapider par les « féministes » (celles et ceux dont tu parles au tout début de ton article: « on s’est battues pour aller au travail, et toi, tu dénigres tout ça! »). Merci! 🙂

le 13/10/2015 à 08h56 | Répondre

Yaelle

il n’y a pas d’incohérences dans ton discours, ,pour moi le féminisme c’est aussi dire aux autres que NON une femme ne doit pas se comporter de telle ou telle manière, pour moi dire qu’une femme doit s’occuper d’avantage de sa carrière plutot que ses enfants est tout aussi sexiste et infantilisant que de lui dire qu’elle doit être a la maison et faire le ménage … Une femme devrait comme l’homme , comme chaque être humain faire ce qu’il veux comme il le peut 🙂
je me maquille et je ne travaille pas, je fais toute les tâches ménagères ou presque et je m’occupe de mes enfants, je ne me sens ni soumise, ni dépendante et je me sens l’égal de n’importe qui d’autre

le 13/10/2015 à 16h30 | Répondre

Mlle Moizelle

Je resterai à la maison m’occuper des enfants, mais pas de toutes les tâches ménagères! là-dessus, le partage est très équitable, selon les préférences de chacun, et nous en faisons beaucoup à 2, ensemble… Après, si toi ça ne te dérange pas, no soucaï! 😉 ici personne n’aime ça donc chacun y met du sien. Et comme tu dis, il n’y a pas de soumis ni de dépendant!

le 14/10/2015 à 14h47 | Répondre

Yaelle

je n’aime pas spécialement ça mais pour moi c’est équitable je m’occupe du foyer et mon mari travaille, il n’y a que les enfants ou là c’est 50/50 quand il est présent! mais oui l’essentiel c’est que chacun s’y retrouve! 🙂

le 14/10/2015 à 22h13 | Répondre

Julia

Si certaines te jugent pour ton choix, tant pis pour elles ! De toutes façons quelque soit ton choix tu auras toujours quelqu’un-e pour le remettre en question, tout simplement parce qu’il/elle n’a pas fait comme toi. J’ai remarqué que pour la plupart des gens lorsque tu fais différemment d’eux ils se sentent juger. Comme si ton comportement remettait en question leurs propres choix !
Et puis rien ne t’empêche de t’occuper de tes pitch lunes lorsqu’elles le sont et de reprendre une activité plus tard.

le 13/10/2015 à 17h06 | Répondre

Mlle Moizelle

Oui, tout le monde trouvera à redire, c’est sûr! ^^ Mais chacun fait fait fait c’qui lui plait plait plait… 😉

le 14/10/2015 à 14h48 | Répondre

Claire Gezillig

Je n’ai rien d’autre à dire sinon que oui, comme je le répète dans l’article, on se bat pour la liberté de pouvoir choisir 😉

le 19/10/2015 à 10h20 | Répondre

Mélimélanie

Je te soutiens et non tu n’es pas relou!!! C’est ça pour moi l’égalité des sexes pouvoir faire ce que l’on veut quand on veut sans avoir a réagir en fonction de notre sexe.
Actuellement enceinte je ne compte plus le nombre de fois ou on m’a dit : « De toutes façons à ton retour tu vas te mettre au 4/5ieme » ou « Tu verras comme tes jours de congés vont diminuer vu que ce sera toujours toi qui devra t’occuper de ton fils quand il sera malade ».

Raaaa!!!!! Non ce n’est pas moi qui m’occuperai en priorité d’aller chercher mon fils quand il est malade car mon mari a la chance d’avoir un boulot ou il a des jours enfants malades lui permettant de s’occuper de ses enfants. (il a aussi plus de vacances que moi d’un point de vue général)

Et non je ne vais pas passer a 80% justement parce que mon mari a un poste semi-fonctionnaire avec une sécurité de l’emploi qu’il adore et que du coup on a vue ensemble que ça me permettait à moi de faire une carrière et d’essayer de monter les échelons. ( « Ou dis donc elle a les dents longues celle là elle espère monter dans la hiérarchie »).

Je ne te raconte pas les crispations que ça provoque chez certains quand on explique que mon mari est prêt à « sacrifier » sa carrière pour que j’en fasse une alors qu’on a la même formation de base…. Et inversement les crispations provoquées quand j’explique que je veux à la fois des enfants et une carrière. (Apparemment c’est pas possible ma brave dame une fois que j’aurais pondu je suis condamné à vouloir garder un poste pépère pour m’occuper de mes enfants…)

le 13/10/2015 à 08h58 | Répondre

Madame Zou (voir son site)

Je comprends. Pareil que toi ! Mon mari va se mettre en congé parental quelques semaines, et je ne te dis même pas la pression qu’il a eu au travail… Pour en rajouter une couche, j’ai la pression de ma belle-famille. Ce n’est pas normal que mon mari s’occupe du petit, c’est au détriment de sa carrière, bla bla bla… Et, la mienne, ils y ont pensé ? Dans notre couple, j’ai toujours voulu plus progresser que mon mari professionnellement, car j’adore ce que je fais. Lui, le boulot, c’est moins important pour lui, et je ne lui ai jamais imposé ce congé parental. Dans la tête des gens et surtout de ma belle-famille, je suis une carriériste, qui impose des choses à mon mari soumis. L’horreur… Les mentalités sont vraiment moches parfois. Ce genre de projet, c’est une concertation à deux (et heureusement !).

le 13/10/2015 à 17h34 | Répondre

Camille

Oh, ton mari va prendre un congé parental ? Il faudra que tu nous racontes ça côté Tribu quand tu auras un peu de temps pour reprendre tes articles (rien ne presse, rien de presse, profite de ton bébé) 😉

le 13/10/2015 à 18h14 | Répondre

Claire Gezillig

Comme Camille, ça m’intéresserait beaucoup que tu viennes parler de ça sur Dans ma tribu 😉

le 19/10/2015 à 10h21 | Répondre

Lauriane (voir son site)

Je trouve ça fou que ce sujet, l’égalité entre les individus et laisser les enfants exprimer tout leur potentiel, soit aussi polémique au quotidien. Et visiblement je n’arrive pas à être aussi pédagogue que toi !

J’ai entendu un jeune homme de 30 ans s’insurger contre l’information que les femmes touchent en moyenne moins de rémunération que les hommes à compétences égales, et ce qui l’indignait c’était que dans sa branche professionnelle très particulière, ces collègues féminines touchaient plus que lui. Au lieu d’en déduire que militer pour l’égalité des salaires était une bonne idée, il préférait bondir sur les femmes qui demandaient cette égalité des salaires…

Je me suis aussi fait remarquer dans ma belle-famille (que j’aime beaucoup) comme la « féministe », et pour eux c’est péjoratif, parce que j’ai demandé aux deux grands-mères d’une nièce de 4 ans si cela ne les attristaient pas d’entendre l’enfant dire « non, tu ne peux pas être le chef : Papa dit que les chefs c’est des hommes ». Ben non, ça les fait rire, il parait que cette enfant a bien assez de caractère comme ça ! Donc le plafond de verre, elle l’a déjà dans la tête, à 4 ans…

Cela dit, il m’est certainement arrivé de prononcer une des phrases stéréotypées concernant les enfants, ne serait-ce que pour éviter un silence gênant… Ce qui est terrible c’est que mes interlocuteurs n’aient pas osé me reprendre.

le 13/10/2015 à 09h06 | Répondre

Claire Gezillig

C’est difficile de déconstruire les réflexes qu’on a pris parce qu’on a beaucoup entendu ces phrases… Pour moi, le plus dur n’est pas d’expliquer aux autres mais de ne pas avoir de pensées automatiques du type « c’est le bazar chez elle » (au lieu de chez eux… Comme si c’était la femme responsable forcément…)

le 19/10/2015 à 10h23 | Répondre

pitch

comme d’habitude un très bon article! je pense qu’en France c’est encore possible et ‘facile’ de changer les mentalités car il y a un vrai changement voulu déjà par les politiciens, ce qui n’est pas le cas dans tous les pays… même développés. Je pense à l’Allemagne ou la suisse ou tout est fait pour que la femme reste à la maison s’occuper des enfants et que le mari travail… et les yeux ronds des gens quand on annonce que c’est mon chéri qui arrêtera de travailler le jour ou on aura des enfants haha

le 13/10/2015 à 09h16 | Répondre

Claire Gezillig

Je ne connais pas assez la Suisse et l’Allemagne pour dire si je suis de ton avis… Mais je crois que j’aurais tendance à nuancer un peu, j’ai habité six mois en Allemagne et j’ai apprécié que les relations me paraissent moins sexualisés – en France, on est peut-être en avance sur le choix des femmes d’avoir une carrière mais les remarques sexistes et la culture du viol sont un vrai problème pour moi…

le 19/10/2015 à 10h25 | Répondre

Virginie

Amen ! je te suis point par point 🙂 Mon mari n’est pas macho pour un sou et je ne suis pas féministe non plus dans le sens populaire du terme, ton égalitarisme me convient bien 🙂

En plus, une étude récente a montré que les cerveaux des bébés sont les mêmes à la naissance, qu’ils soient filles ou garçons, j’espère qu’elle fera parler d’elles afin de, enfin !!!, faire comprendre à tous que beaucoup de pré-requis viennent de la culture et de l’éducation.
En revanche, je suis plus optimiste que toi : à mon sens, à partir de la génération des 30/40 ans, les hommes ont évolué sur ce point. Dans mon entourage, aucune femme n’aurait permis que son homme ne la traite en macho et je crois que cela ne serait venu à l’esprit d’aucun d’eux. Ils s’occupent également très bien de leurs enfants, de qui ils sont fous, et tout le monde travaille. Lorsque la femme a dû s’arrêter de travailler, c’était un choix financier, le mari gagnant plus d’argent, se priver du salaire de Madame faisait moins mal à la fin du mois.

Contrairement à ce que j’entends, de ce que je vois autour de moi, j’ai plus l’impression que c’est la société qui remet la femme au foyer. Le congé maternité, la différence salaire/nounous, le manque d’offres de garde poussent beaucoup de femmes, qui ne l’envisageait pas du tout au départ, à rester au foyer les premières années de leurs enfants alors qu’elles n’attendent qu’une chose, c’est de retourner à leur boulot.

le 13/10/2015 à 09h32 | Répondre

Claire Gezillig

Par rapport à l’étude sur le cerveau des bébés, j’avais lu une étude (je ne la retrouve pas, malheureusement) qui montrait vraiment à quel point nous projetons vraiment quelque chose de sexué sur les bébés :
on avait montré à des gens des photos de bébé en demandant aux gens quel genre de caractère avait ce bébé, en montrant les mêmes photos (sans que les gens s’en rendent compte) mais en disant une fois que c’est un petit garçon, une autre une petite fille, on disait d’un supposé garçon « il a du caractère » et d’une petite fille « elle est capricieuse ». Ça m’avait glacée… parce que je ne pense pas que les gens interrogés étaient forcément consciemment pour une éducation différenciée des petits garçons et des petites filles mais ça montre à quel point c’est ancré en nous !

le 19/10/2015 à 10h38 | Répondre

Louna (voir son site)

Merci Claire, pour avoir trouvé les mots justes pour exprimer exactement ce que je ressens sur ce sujet ! Il est parfois tellement difficile de garder son calme face à ces petites remarques du quotidien, qui se veulent anodines mais qui, en fait, contribue à perpétrer les inégalités, à ancrer les stéréotypes dans les mentalités.
Je travaille dans un milieu d’hommes, et souvent, je suis confrontée à ces remarques. Lorsque j’essaie d’en discuter, j’ai du mal à trouver mes mots ou à conserver mon calme : c’est tellement horripilant de se sentir incomprise.

Je suis tout comme toi persuadée que la grande majorité des différences de comportement entre les hommes et les femmes viennent de l’imprégnation, de l’éducation et de la société dans laquelle les enfants grandissent. Mais cet argument est tellement difficile à faire entendre !

Et pour revenir sur l’éducation inégalitaire donnée aux enfants dans notre société, je suis alarmée de voir que ça commence si jeune (ma fille a tout juste 1 an). Je n’ai jamais autant ressenti le poids de l’inégalité femme / homme que depuis que je suis maman. Il y a encore tellement de choses à changer pour offrir à nos enfants de vrais choix ! Et même si comme toi, j’essaie au quotidien de changer des détails, de reprendre les gens qui font des remarques sexistes, surtout en ce qui concerne ma fille, je suis parfois découragée par l’ampleur de la tâche et la lenteur avec laquelle les mentalités évoluent….

En tous cas, encore merci pour ce bel article !

PS : maintenant que tu as ouvert la voie de si belle manière sur ce sujet, il va être difficile de faire aussi bien pour notre article sur le sexisme dans l’éducation d’une petite fille ou d’un petit garçon….! 😉

le 13/10/2015 à 09h36 | Répondre

Claire Gezillig

Je l’attends avec impatience moi votre article sur Dans ma tribu 😉

le 19/10/2015 à 10h39 | Répondre

Flora

Ce matin je suis venue sur SNT en me disant que ça faisait longtemps que je ne t’avais plus lu :). J’ai aussi envie de dire « Amen! » comme Lutine, c’est vraiment fou qu’on doive encore se battre pour ça en 2015…

le 13/10/2015 à 09h40 | Répondre

Claire Gezillig

J’ai un peu ralenti mon écriture par ici dernièrement comme on finalisait avec Anne le guide l’essentiel de l’essentiel de Mademoiselle Dentelle mais je ne vous oublie pas et j’ai pleiiiiin de brouillons en devenir 😉

le 19/10/2015 à 10h40 | Répondre

SwissGirl

Comme je l’aime, cet article ! Juste merci !
Je sens que je vais le partage, si ça ne t’ennuie pas…

le 13/10/2015 à 09h40 | Répondre

Claire Gezillig

Vas-y partage !
L’idée de publier ce genre d’articles c’est pour que ce genre de valeurs en lesquelles je crois soient diffusées 😉

(Sinon merci à toutes de vos messages, ça me fait chaud au coeur de voir que ce sujet intéresse, j’ai beaucoup, beaucoup de travail cette semaine mais promis, je lis tout et je viendrais répondre à ce qui nécessite des réponses dès que ça se calme)

le 13/10/2015 à 13h32 | Répondre

Floconnette

Hello Claire,
Je ressens tout à fait la même chose. Il fut un temps où je trouvais fatigant d’oeuvrer pour les détails de sexisme ordinaire, et puis j’ai compris que ce sont peut-être ceux-là les pires et les plus insidieux. Je fais un travail plutôt connoté masculin et dans mon entreprise on est peu de femmes. Les chiffres sont parfois affligeants en matière de salaires, ou de congés parentaux.
Je suis comme toi, pour le choix, j’aime certaines choses « de fille » mais non pas parce que je suis une fille, juste parce que j’aime ça! Par exemple chez nous c’est monsieur le bricoleur et madame qui aime cuisiner. MAIS je bricole avec lui (nous avons retapé tout notre rdc à deux) et il fait régulièrement à manger! j’ai la chance de partager ma vie avec quelqu’un qui n’a aucun préjugé de ce type. Non, en effet, il ne m’aide pas avec notre fils ou le ménage, et je ne l’aide pas avec le bricolage, on fait à deux!
Et je te rejoins pour les stéréotypes collés sur les enfants, je ne feuillette plus de catalogue de jouets je deviens dingue.
D’ailleurs nous allons essayer de faire un article sur les stéréotypes dès le plus jeune âge sur Dans Ma Tribu avec Louna.
Pour ma part j’ai un garçon, et il a le droit de pleurer parce que…. ben il est très jeune et en a le droit voilà tout! Et il a le droit d’aimer aller voir la moto de Papa, de vouloir nous imiter à bricoler, et aussi de venir faire la cuisine avec nous, d’essayer de passer le balai ou de vouloir donner le biberon à une poupée.
Nous le laissons libre de choisir ses loisirs 🙂
(j’espère juste secrètement qu’il ne voudra jamais faire de foot, je déteste ça!!! et mon mari n’aime pas trop non plus! mais s’il le souhaite, nous l’emmènerons avec plaisir).

le 13/10/2015 à 09h51 | Répondre

Madame Vélo

Je vais peut-être aller un peu à contre courant…
Comme toi, je n’aime pas le mot « féministe » et je préfère « égalitariste ». On partage les tâches à la maison avec mon mari, même si on a chacun nos « spécificités » selon nos compétences et nos préférences : on cuisine tous les deux mais c’est lui qui bricole et c’est moi qui fais le repassage. Et je compte bien apprendre à mon fils a faire de tout. ça m’énerve de voir que les femmes ont des salaires inférieurs, mais on oublie aussi de s’insurger contre le fait qu’au travail (dans certaines entreprises ou administrations) les femmes ont le droit d’être en jupe et sandales l’été alors que les hommes c’est pantalon et chaussures fermées obligatoires.
Mais je pense quand même qu’il y a des différences biologiques entre hommes et femmes, et des façon différentes de penser et de voir les choses, d’envisager la vie. Mais bien sûr, là encore, ce n’est qu’une généralité, et ça n’empêche pas certaines femmes à « penser comme un homme » et certains hommes à « penser comme une femme » (je mets entre guillemets parce que le terme n’est pas exacte – je ne voudrais pas m’attirer les foudres 😉 ) Et ça m’énerve de voir des quotas obligatoires de femmes en politique, parce qu’effectivement l’important c’est d’avoir des gens compétents. Tout comme ça m’embête qu’on stigmatise le temps partiel chez la femme qui a envie de s’occuper de ses enfants – pourquoi n’en n’aurait-elle plus le droit si elle en a envie ?
Mais tout comme Floconnette, ça me désespère de voir dans les catalogues de jouets pour enfants la série « garçon » et la série « fille » sans avoir de série « mixte » – ou pas de séparation du tout d’ailleurs ! Tout comme les vêtements pour bébé : impossible de trouver un rayon mixte et je ne trouve que du bleu et du marron pour habiller mon fils ! Je n’aimerais pas l’habiller en rose bonbon (mais une fille non plus de toute façon !), mais ça ne m’a pas empêché de lui acheter une couche rose framboise !
Je suis une fille et j’aime certains « trucs de fille » comme discuter pendant des heures de tout et de rien – ce que beaucoup de garçon ne comprennent pas ! au contraire je n’aime pas me maquiller et passer des heures à me coiffer – alors que certains garçon (mon frère par exemple) adorent passer des heures dans la salle de bain. Et ceci dit ne nous voilons pas la face, beaucoup de femmes (et moi la première) sont attirées par des garçon viriles. Donc OUI il y a des différences (biologiques, morphologiques, comportementales, etc.) mais NON ça n’empêche pas l’égalité de traitement (économique, sociétal, etc.). Enfin bref, c’est juste mon point de vue…

le 13/10/2015 à 10h56 | Répondre

Clette

Pour Nathalie : heuresement que tu es à contre-couran !!!!!. L’horreur aurait été que ce que tu penses soit partagé par une majorité de gens (ce qui était le cas il y a 60 ans mais heureusement depuis on évolue).

le 14/10/2015 à 09h12 | Répondre

Claire Gezillig

La question qui me fascine est de savoir : les différences dont tu parles, différences de penser ou d’agir (qu’on expérimente en effet souvent), est-ce que c’est de l’inné ou de l’acquis ?
A quel point les différences sont dues à la différence biologiques de départ ? à quel point à la société et à la manière dont on reproduit des schémas ?
Après, je ne dis pas qu’il faille forcément gommer ses différences, je m’interroge… Ce qui me gène, c’est que si on estime que c’est normal qu’il y ait ces différences, on prive des individus de vivre pleinement dans le bonheur de ce qu’ils sont parce qu’ils ne se reconnaissent pas dans ce qui est vu comme des comportements de leur sexe.
C’est pour ça que j’essaie de ne pas poser un jugement sexué sur un comportement, encore une fois, pour la liberté de choix (le choix sans jugement de l’entourage d’une petite fille de s’habiller en pantalon et de jouer à des jeux d’opposition, le choix d’un homme d’exprimer sa sensibilité et sa créativité etc)

le 19/10/2015 à 10h46 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

Merci pour ton article Claire. Il me donne pas mal à réfléchir.
Tout le monde trouve très étonnant que mon mari fasse le ménage mais moi, j’ai toujours vu mes parents se répartir les tâches. D’ailleurs c’est toujours mon papa qui passe l’aspirateur et la serpillère.

le 13/10/2015 à 10h59 | Répondre

Choupichette (voir son site)

Juste un mot pour cet article : MERCI !

J’aurais pu en écrire chaque mot, je ressens absolument exactement la même chose que ce soit pour le pourquoi le mot « féminisme » me dérange, jusqu’à l’idée que la parité des élus devrait être naturellement faite, et pas forcée par une loi.

Moi aussi j’ai parfois l’impression d’être la relou de service, moi qui m’attarde sur ce genres de détails dans cette société où on n’a pas le temps pour ça. Mais ce sont mes idées, je ne peux le refouler et j’espère de tout coeur les transmettre à mes futurs enfants

le 13/10/2015 à 11h06 | Répondre

Claire Gezillig

Pour nuancer, je dirais que oui, la discrimination positive me gène mais je peux comprendre qu’on puisse mettre en place de telles choses quand les choses n’avancent pas autrement… Après, j’ai toujours peur que ce soit contre-productif (parce que ça peut donner un sentiment d’injustice justement).

le 19/10/2015 à 10h48 | Répondre

Margot

QUEL plaisir de voir que sur la toile la parole féministe prend de la place. et fi à tous les pisse-froids qui nous en veulent: une société égalitariste fera le plus grand bien à chacun!

le 13/10/2015 à 14h38 | Répondre

Cha

Super article, d’autant que les petites remarques anodines sont justement les plus importantes à déjouer car elles créent un contexte et nous influencent sans qu’on le réalise toujours vraiment (surtout les enfants…). Donc moi aussi je joue parfois la relou de service mais c’est le jeu!
Sinon comme tu soulignes ton côté linguiste, je me permets simplement une petite remarque sur l’utilisation du verbe « assumer » au lieu de « supposer » (je devine que cela dérive d’une utilisation intensive de l’anglais hehe !)

le 13/10/2015 à 15h14 | Répondre

Claire Gezillig

Bien vu pour mon anglophonie importante… Cependant, je viens de vérifier dans mon dictionnaire, et assumer peut aussi avoir le sens « présumer de la validité de quelque chose » 😉
Mais c’est vrai que ce n’est pas le sens premier, je ferai attention la prochaine fois 😉

le 19/10/2015 à 10h51 | Répondre

Dame Penny

Juste un petit exemple car les témoignages sont déjà très riches : la semaine dernière, nous avons rendez-vous à la banque pour un prêt. Le conseiller vois nos salaires… et déduis de but en blanc que le salaire le plus élevé est celui de Monsieur. Eh bien non ! Monsieur est à 80% et s’occupe des enfants pendants que Mme travail un peu plus (et donc gagne aussi plus). Ca pose un problème ?

le 13/10/2015 à 15h48 | Répondre

MlleMora

Entièrement d’accord avec toi, et ce n’est pas évident, en France de distiller ce type de réflexions. Les mentalités sont bien ancrées. Mais rien n’est immuable, et je suis certaine que dans quelques années, on s’approchera de plus en plus de l’égalité. Quand on voit le bond qui a été fait sur un siècle, on ne va pas s’arrêter en si bon chemin.

le 13/10/2015 à 16h53 | Répondre

Flo

Chaque jour, ou presque, je rajoute des gouttes à ta rivière !

le 13/10/2015 à 18h39 | Répondre

Nathalie

Hello. Je suis globalement d’accord avec cet article mais attention à ne pas complètement se disperser. Encourager les garçonnets à jouer à la poupée et les petites filles à jouer aux voitures, voilà qui relève de la théorie du genre et je trouve ça clairement malsain pour ne pas dire tendancieux. Pourquoi? Parce qu’un enfant (et même un adulte) a BESOIN de vivre dans une société normée. Or le problème c’est qu’on vit dans une société qui veut déconstruire les normes au nom de l’individualisme triomphant. Résultat les gens (plus particulièrement les occidentaux) n’ont jamais été aussi malheureux.
Sur la parité: je suis totalement opposée à une discrimination positive en faveur des femmes (comme en faveur des personnes étrangères d’ailleurs) car je trouve que cela les dessert plus qu’autre chose. En effet cela veut dire qu’une femme est embauchée pour son sexe et non pour ses compétences: voilà qui est dégradant pour ne pas dire carrément macho.
Et enfin, sur la répartition des tâches, il faut évidemment qu’il y ait un partage égal. Mais inutile de s’insurger parce que Monsieur bricole et Madame cuisine. Personnellement je déteste bricoler, entretenir la voiture et je délègue ces taches à mon mari. Quant à moi je cuisine et je m’occupe de notre enfant car je suis au foyer actuellement et j’adore ça!
En conclusion, oui il faut que les hommes et les femmes soient égaux en taches, en droit, etc. Mais attention à ce que le désir d’égalité ne se mue pas en égalitarisme hystérique.
Et là je sais que personne ne va être d’accord avec moi, mais j’ai l’habitude d’être seule contre tous, notamment dans ce genre de débat 😉

le 13/10/2015 à 22h29 | Répondre

Flora

Les normes c’est bien tant qu’elles ne constituent pas un frein à la liberté et au choix de chacun. Je ne vois pas comment refuser aux gens de faire ce qu’ils veulent peut les rendre moins malheureux… On ne parle pas de propagande de la théorie du genre ici mais plutôt de l’abandon de mentalités désuets. les petites filles en rose qui jouent à la dinette et des garçons en bleu qui jouent aux voitures est un biais cognitif peut être mais pas une norme. Et si je te dis qu’à la maison c’est plus mon mari qui cuisine car il adore ça et que j’ai déjà démonter et remonter notre machine à laver comme une grande tu vas penser qu’on est malheureux?

le 14/10/2015 à 09h37 | Répondre

Emie

Eh non Nathalie, tu n’es pas seule ! Je suis particulièrement d’accord avec toi : il ne faut pas tomber dans l’excès inverse. Je me disais d’ailleurs à la lecture et l’article et des commentaires que je n’aimais pas le terme d’égalité, je lui préfère nettement l’équité qui intègre à la fois les différences biologiques (qui à mon avis ont aussi des conséquences sur nos activités, nos goûts et nos émotions, à cause des hormones, tout ça) et les plages possible d’égalité. Comme le dit bien Claire, il y a des choses qu’on ne peut partager (l’accouchement notamment) et c’est là que l’égalité atteint ses limites pour moi. En revanche très bon article qui montre encore une fois que ce sont les détails qui comptent (à condition de ne pas avoir des envies de meurtre dès que quelqu’un utilise un cliché au second degrés 😉 )

le 14/10/2015 à 09h42 | Répondre

Lauriane (voir son site)

Je ne partage pas ton point de vue, mais je comprends ce que tu veux dire : tu l’expliques bien en parlant d' »égalitarisme hystérique ». Je suppose que très peu de personnes souhaitent un égalitarisme hystérique, mais au contraire ce dont parle l’article c’est la liberté de chacun de suivre ses goûts et d’employer ses compétences.

Il ne s’agit pas d’encourager un enfant à jouer avec des jouets particulier, mais de ne pas l’en empêcher s’il en manifeste l’envie. Ni de se forcer à embaucher des personnes incompétentes, mais de ne pas freiner l’embauche de personnes compétentes. Dans la pratique, pour le cas de la parité en politique, il y a effectivement une période pendant laquelle on crée une contrainte légale, afin d’accélérer la montée en compétence/expérience des femmes, le but étant qu’à terme elles aient les mêmes moyens de se former que les hommes et que la contrainte légale n’ait pus lieu d’être.

Il ne s’agit pas non plus de critiquer les individus qui ont envie que faire les choix « classiques » (je suis au foyer moi aussi, sans enfants en plus :-D). Ca m’attriste d’ailleurs de voir certains commentaires revanchards…

En revanche je ne comprends pas du tout pourquoi tu affirmes :
_ que les gens n’ont jamais été aussi malheureux (mesuré comment ? depuis combien de temps ? A quel endroit ? Il me semblait que le concept de bonheur était récent, et justement très occidental, puisqu’il évacue l’importance de la communauté)
_ que les individus ont besoin de vivre dans une société normée sur le plan sexuel/genré. Je comprends le besoin d’avoir des lois, éventuellement une organisation sociale, et je suis très attachée aux normes de politesse. Mais pourquoi des normes genrées ? Pourquoi pas distinguer les gauchers et les droitiers ? En quoi est-ce que ça contribue au bonheur des gens ?

le 14/10/2015 à 09h47 | Répondre

Virginie

Je plussoie. Je considère effectivement que la première chose est de laisser le choix. Je suis d’accord avec Nathalie, la discrimination à l’embauche est juste insupportable. Mais je trouve surtout insupportable qu’on soit obligé d’en arriver là.

le 14/10/2015 à 11h10 | Répondre

Virginie

Quant au ménage, mon mari et moi avons misé sur notre carrière car nous l’avons débutée tardivement et qu’elle nous permet d’acheter une maison. N’étant fan ni l’un ni l’autre du ménage, nous avons choisi l’aide à domicile 🙂

le 14/10/2015 à 11h11 | Répondre

Nathalie

Pour te répondre, je constate que la destruction des normes dans notre société actuelle rend les gens plus malheureux mais évidemment je ne peux pas te fournir de chiffres comme tu sembles le demander (d’ailleurs mesurer le « bonheur » me semble très compliqué puisqu’il s’agit d’un sentiment impalpable). A l’heure actuelle, de plus en plus de gens éprouvent le besoin de se référer à quelque chose qui définit leur identité: l’origine, la religion, la commune de naissance etc. Hors le paradoxe c’est qu’on est en plein démantèlement des normes alors même que les gens ont besoin de s’identifier à quelque chose! Résultat un taux de suicide en flèche et des antidépresseurs vendus à tour de bras.
Et je suis contre une « contrainte légale » de discrimination positive en faveur des femmes. Il faut recruter des hommes et des femmes en fonction de leurs aptitudes et non pour ce qu’ils sont, et au fil du temps la parité viendra naturellement.

le 15/10/2015 à 01h57 | Répondre

Lauriane (voir son site)

Merci pour ta réponse. Oui, je voulais savoir sur quelles données étaient basées tes affirmations, parce qu’elles me surprennent et que tu les présentes comme des faits avérés.

En 10 minutes sur google, j’ai trouvé les informations suivantes :

_ légère baisse du taux de suicide ces 20 dernières années en France (source : http://www.sante.gouv.fr/etat-des-lieux-du-suicide-en-france.html)

_ hausse de la consommation d’anti-dépresseurs, mais beaucoup moins forte que dans d’autres pays, de cultures variées, et la France n’est plus le plus gros consommateur (source : http://www.allodocteurs.fr/actualite-sante-la-france-perd-son-titre-de-champion-des-antidepresseurs-_11879.html)

_ L’évolution des facteurs de bien-être des français est mitigée, notamment sur le plan économique et avec en particulier un creusement des inégalités. (source : http://www.credoc.fr/pdf/Rech/C298.pdf)

Bref, certains de tes constats sont inexacts, et ils pourraient être expliqués/nuancés par d’autres facteurs qu’une société qui veut déconstruire les normes.

Je pense que la vie est dure, pour les femmes comme pour les hommes, et je pense que les normes de comportement classiques (devoir gagner beaucoup d’argent, devoir être séduisant(e), devoir avoir beaucoup d’amis, ne pas avoir l’air « éffeminé », ne pas être « garçon manqué », devoir être en couple, devoir se marier, devoir avoir des enfants, etc. pour au final attirer les jalousies si on réussit « trop bien ») sont un fardeau supplémentaire. J’aimerais que ce que la société attende des individus, quel que soit leur sexe, ce soit simplement de respecter les autres, et que la société les laisse mettre leurs talents à profit. Ca laisserait à chacun la liberté de se comporter de manière classique ou non, sans jugement. Je n’ai pas d’opinion négative contre la discrimination positive, parce que n’y ai jamais été confrontée en bien ou en mal (et ton expérience m’intéresse), mais j’ai été confrontée au sexisme contre des collègues femmes en entreprise, pourtant reconnues comme compétentes, donc si la discrimination positive (bien menée) peut aider, ça me convient.

le 15/10/2015 à 09h10 | Répondre

Lutine Chlorophylle

Paradoxalement, il y a toujours plus de suicides quand on vit mieux. Il n’y a quasiment aucun suicide dans les pays pauvres… parce que les gens sont trop occupés à survivre.

le 15/10/2015 à 13h47 | Répondre

Madame Vélo

Je suis d’accord avec toi Nathalie, et avec Emie (concernant l’équité notamment). Je ne sais pas toujours bien m’exprimer et ça se voit peut-être dans mon commentaire précédent 🙂

le 14/10/2015 à 11h02 | Répondre

Mlle Moizelle

« Encourager les garçonnets à jouer à la poupée et les petites filles à jouer aux voitures, voilà qui relève de la théorie du genre »… En même temps, si on n’achète aux petits gars que des armes, des tracteurs et des batmans, et aux filles que des aspirateurs, des robes de princesse et des peluches à paillettes, on leur laisse difficilement le choix! en revanche, si tu penses qu’un enfant (plein d’imagination et qui peut s’amuser des heures avec un carton vide -non genré, soit dit en passant) à qui on propose des tracteurs ET des poupées, on « l’encourage » -presque contre sa nature, si on te suit-, alors là il y a un souci. Les mentalités ne sont pas près d’évoluer vers l’égalité si on reste dans nos « normes » (=stéréotypes dans ce cas).

le 14/10/2015 à 14h43 | Répondre

Madame Vélo

Nathalie ne faisait qu’exprimer sa pensée et, à moins que j’ai mal compris, ce blog est aussi un lieu ou chacun peut s’exprimer librement quelques soient les idées… pas besoin de l’agresser en retour…

le 14/10/2015 à 17h10 | Répondre

Camille

C’est tout à fait vrai, chacun exprime ses opinions et c’est très bien 🙂 Je ne crois pas qu’il y ait eu d’agression, je crois que Mlle Moizelle donnait son avis sur ce que disait Nathalie, comme Nathalie a pu le faire sur ce que disait Claire. S’il y avait des mots qui allaient trop loin, je suis là pour veiller, pas de souci 😉 Mais tu soulèves quand même un point important, Mme Vélo : essayons tous de rester bienveillants dans les commentaires 🙂

le 14/10/2015 à 17h26 | Répondre

Madame Vélo

Merci Camille pour ta réponse 🙂

le 14/10/2015 à 17h32 |

Claire Gezillig

Alors, j’arrive après la bataille mais comme j’ai provoqué toutes ces discussions, je me sens obligée de dire ce que j’en pense.

Je ne suis pas pour nier le fait qu’il y a des différences entre les sexes mais de les relativiser et d’essayer de voir ce qui n’est pas plutôt dû à la société. Je crois qu’en effet, beaucoup de comportements qu’on associe avec un sexe ou l’autre sont juste dus à notre culture et société.
Après, on peut penser (et il me semble que c’est ton cas Nathalie mais je me trompe peut-être) que c’est bien d’éduquer les enfants différemment suivant leur sexe, que s’ils n’ont pas les repaires de leur sexe, ils perdent des repaires important…
Je ne crois pas ça. J’ai du mal à voir en quoi laisser une petite fille jouer à des petites voitures et un garçon à la poupée va les rendre perdus et malheureux…
Je dirais plutôt que ça va plutôt permettre qu’une femme n’estime pas plus tard qu’elle ne peut pas être mécanicienne car c’est un métier d’homme ou qu’un homme va suivre plus facilement son envie d’être père au foyer. Et moi, je trouve ça cool parce que s’ils ont envie de ça, ils seront sans doute plus heureux.
Je ne dis qu’il faille forcer les enfants à jouer avec les jeux associés traditionnellement à l’autre sexe, je dis juste que je ne pense pas qu’il y ait fondamentalement des jeux de garçon et des jeux de fille et que je crois que c’est bien de laisser le choix, c’est tout.

Et si on est moins dans l’idée de « les femmes sont faites pour s’occuper de la maison et des enfants » (ce qu’on transmet vachement en offrant majoritairement poupées et cuisine, aspirateur aux petites filles), il y aura alors moins de chance qu’on discrimine suivant le sexe à l’embauche (ben oui, parce qu’il est probable que si les patrons prennent plus des hommes que des femmes, c’est parce que c’est ancré en eux que les femmes seront sans doute moins dispo parce qu’elles doivent s’occuper des gosses et de leur maison)

Et sinon, pour la discrimination positive, j’ai répondu plus haut 😉

le 19/10/2015 à 11h06 | Répondre

Mariounche

Merci pour cet article, je partage largement ton avis et tes réflexions sur ce sujet mais bien souvent j’ai du mal à expliquer clairement ma pensée, tes mots m’aident à ordonner tout ça ;-). tu dis que le sexisme est bien moins ancré aux Pays-Bas qu’en France, comment constate-tu celà ? Tu as des exemples ? ça m’intéresse :-).

le 14/10/2015 à 22h05 | Répondre

Claire Gezillig

Alors, par rapport à la question Pays-Bas vs France, mon point de vue a un peu évolué depuis l’écriture de cet article après avoir discuté avec des mamans qui ont expérimenté les choses différemment une fois qu’elles ont eu un enfant (on n’accepte pas vraiment apparemment qu’une femme cherche à faire carrière alors qu’elle a des enfants).
Mais moi, ce que j’ai vu qui m’a fait dire que c’était mieux ici, c’est :
– ici beaucoup de gens travaillent à temps partiel, homme ou femme, pour pouvoir avoir du temps pour les enfants et ça choque personne qu’un papa prenne un jour de congé pour fêter l’anniversaire de son fils.
– il n’y a pas du tout cette culture machiste et du viol qui me met mal à l’aise en France. Je suis souvent en mini-jupe et jamais eu de remarques et de problèmes, pas de regards non plus. Et y a pas non plus cette tendance qu’on les hommes en France (surtout d’un certain âge) de te dragouiller un peu même au boulot. Du coup, j’ai moins l’impression d’être considérée comme une femme à chaque instant, mais comme une personne jugée suivant ses compétences et ça fait du bien !
– la répartition des tâches ménagères semblent bien plus normale aux gens, même d’un certain âge, ici qu’en France.
Mais après, tout ça, ce sont des impressions, je n’ai pas fait d’étude scientifique pour vérifier 😉

le 19/10/2015 à 11h16 | Répondre

Valicka

Je comprends très bien le débat sémantique existant entre égalité et équité. Et de toute façon, il n’est pas question ici de nier les différences biologiques entre hommes et femmes, ça n’aurait pas de sens. Je me permets néanmoins d’ajouter quelques mots, en tant qu’anthropologue biologique.
– il n’existe pas de « théorie du genre » comme on l’entend souvent en France. C’est plus vaste et plus compliqué que ça. C’est comme si on parlait de « Théorie de l’hérédité » pour parler de Darwin, Lamarck, Morgan, Mendel et tous les autres. C’est quelque chose de plus global, que je pourrais résumer par « les études sur la construction de l’identité sexuelle des individus et la construction des sociétés à partir de la dichotomie biologique homme/femme ». Les américains utilisent le terme de « gender studies » que je préfère, le pluriel indiquant bien laàpluralité des réflexions de ce domaine de recherche.
– attribuer sans cesse les différences biologiques homme/femme aux hormones est un non-sens d’un point de vue biologique, médical et physiologique. Bien sûr qu’il y a des différences génétiques et phénotypiques entre hommes et femmes. Mais elles ne sont pas dues aux hormones. Les hormones font parties de ces différences. Par ailleurs, on parle ici de différences physiologiques et non comportementales. Attribuer aux petits garçons ou aux petites filles un trait de caractère en se référant aux hormones n’a pas de sens, déjà parce qu’avant la puberté les hormones discriminantes h/f fonctionnent au ralenti et aussi parce que les hormones ne contrôlent pas tout.
Voilà. Je voulais juste faire ces deux petits rectificatifs. Mais oui, la notion d’équité me semble très juste, dans le cadre de ce débat.

le 15/10/2015 à 11h10 | Répondre

Valicka

en me relisant, je me rends compte que je ne suis pas très clair vis à vis de cette question d’hormones. Pardon, je me suis mal exprimée : certaines différences sont dues aux hormones, évidemment. Mais ce sont des différences évidentes comme pénis/clitoris, ovaires/testicules, utérus/pas d’utérus. Les caractères sexuels primaires, mis en place pendant la vie embryonnaire et les caractère sexuels secondaires mis en place pendant la puberté, sont liés à la production hormonale. Mais rien n’est binaire ni bijectif en biologie, c’est pour ça que je me suis emmêlée les pinceaux 😉

le 15/10/2015 à 11h15 | Répondre

Julia

Merci pour cette mise au point, j’allais la faire moi aussi ! ?

le 16/10/2015 à 11h12 | Répondre

Creamy

moi j ai pas de grands discours sur ce sujet car je n y suis pas ou peu confronté…
maman d un petit garcon de 5 ans, je n ai pas encore remarqué qu on l incite a etre un  » vrai mec « . A l école il y a des voitures et de la dinette et les enfants choisissent leurs jouets en fonction de leurs envies. A la maison , il choisit ses jouets…petit il a eu envie d avoir une poussette et un poupon mais il a exigé qu il soit bleu. Il n allait pas a l école, ni en nourrice il préférait le modèle bleu tout simplement. Aujourdhui il est dans sa phase chevalier, pirate mais pas fée parce que c est pour les filles…peut etre qu il voit ses copines a l ecole jouer avec ca et que pour lui c en est par deduction un jouet de fille.

le 15/10/2015 à 11h51 | Répondre

Creamy

navrée je poursuis mon tel a eu un bug…
donc je disais qu a côté de ca il pleure quand ses copains écrasent les fleurs et moi ben je le console parce que ca le rend triste et que je vais pas me moquer de sa peine.
En gros j essaie de montrer que pour certains enfants, il n est pas question de genre mais de goûts et ca s arrete la… et parfois de logique enfantine…mes copines s’habillent en rose donc le rose c est pour les filles donc j en veux pas…
vous allez me dire oui alors c est la faute des parents des filles qui leur mettent que du rose…
j attends une petite fille et je l avoue j adore le rose alors sa garde robe est tres fifille 😉 mais elle a aussi d autres couleurs et j ai gardé des habits de mon fils pour elle….bref je suis d accord avec Nathalie plus haut 😉

le 15/10/2015 à 11h58 | Répondre

Claire Gezillig

Je ne vois pas le problème de mettre du rose et des robes aux petites filles si elles n’y voient pas d’inconvénients.
Je ne dis qu’il faille appeler les enfants avec un nom non-gendré et les habiller et coiffer forcément pareil, je dis juste que c’est bien de leur laisser le choix et de ne pas les forcer.
Et aussi, permettre à nos petits garçons d’être sensibles et à nos petites filles d’être énergiques et d’avoir du caractère (et pas seulement féliciter les petites filles d’être jolies et d’avoir une belle robe).

le 19/10/2015 à 11h21 | Répondre

alouette

je me permets de réagir… on aura beau laisser le choix aux enfants, ceux ci vont souvent naturellement choisir comme le copain ou la copine. Exemple: ma nièce que j’emmene faire du ‘shopping’, dejà les habits sans rose à 6 ans c’est pas facile à trouver, mais si je lui montre un jean tout simple ou un jean avec des papillons et des trucs rose, elle va préférer d’elle même le jean ‘de fille’ car c’est aussi ce qui lui permet d’être accepté socialement par ses copines à l’école… du coup il faudrait que tout le monde change, que ce soit les magasins de fringue, les jeux à l’école, la facon dont les camarades de classe s’habillent (et entre nous je pense que le port de l’uniforme pourrait aider dans cette voie)… pour qu’un changement notable s’opère dans la société. Mais je suis d’accord que si nous n’apportont pas notre petite goutte rien ne se passera c’est sur 🙂

le 20/10/2015 à 15h56 | Répondre

clarisse

Le diable est dans les détails il parait…
Mais quand on prête un peu attention aux stéréotypes, on constate vite que les petites filles sont qualifiées (par les mamies, papis, gens de la rue) de « jolies » »gentilles » et « sages » et les petits garçons de « courageux » entre autres. Et si les parents ne se battent pas un minimum pour garder l’équilibre, je crois que l’enfermement dans un stéréotype se fait vite.
Alors chez nous, quand miniE prend un baton dans le champ, c’est plus souvent une épée qu’une baguette de fée… Par principe.
Mais bon, je gagne plus que Monsieur, je suis libérale (et donc patron de fait…), je fais un boulot longtemps réservé aux hommes, j’ai retapé ma maison avec mon papa qui m’a appris pas mal de trucs de bricolage… et MrChéri rêve d’apprendre le tir sportif à sa fille. Cela ne nous empêche pas de l’habiller « en fille » (mais aussi « en tenue des champs », « en ve^tements confort »), de la trouver jolie etc. Mais pas que…
Et je reprends fréquemment les gens qui lui disent combien elle est jolie en ajoutant qu’elle est surtout futée (parce que la femme c’est aussi un peu une belle image…).

le 15/10/2015 à 13h16 | Répondre

Claire Gezillig

Ah ben, voilà, tu dis ce que je veux dire dans mon commentaire au-dessus, ce « mais pas que… » 😉

le 19/10/2015 à 11h22 | Répondre

Inno

Super article, qui reflète exactement ma pensée et mon quotidien pour changer les mentalités (et oui, je passe pour la relou de service pour certains mais je m’en fiche).

Il n’y a qu’une chose sur laquelle je diverge. Je suis fière de dire que je suis « féministe ». Si le mot a une mauvaise connotation, c’est parce que certains ont voulu lui attribuer une mauvaise connotation.
Emma Watson a fait un discours là dessus et je partage ses pensées. Vous devriez l’écouter, il est sur le net !

le 19/10/2015 à 12h15 | Répondre

Claire Gezillig

Je vais écouter ce discours de ce pas. 🙂
(Mais maintenant, je n’ai plus de problème à dire que je suis féministe, sans fierté mais avec conscience que c’est la réalité…)

le 19/10/2015 à 12h22 | Répondre

Aude-Marie

Encore un beau sujet abordé ici, et qui résonne en beaucoup d’entre nous au vu des commentaires ! Dommage de ne pas avoir d’avis d’homme !
Moi aussi je n’aime pas ce terme de « féministe » qui, je trouve, sonne trop comme une volonté de supériorité des femmes dans nos mentalités. J’aime aussi dire que je suis plutôt « égalitariste ».
En lisant un des commentaires sur les catalogues de jouets, cela m’a renvoyée à un boulot fait récemment pour un comité d’entreprise : proposer des jouets pour l’arbre de Noël. J’étais réticente à proposer des cadeaux fille/garçon, mais j’ai trouvé la parade : les jeux de société, pour la plupart, sont asexués ! 🙂

le 25/10/2015 à 13h37 | Répondre

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