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La stéatose hépatique


Publié le 16 octobre 2019 par Madame Fleur

Aujourd’hui, je viens te donner quelques informations sur la stéatose hépatique non alcoolique. Peut être connais-tu cette pathologie sous le nom de maladie du foie gras ou maladie du soda ? Ou peut être comme moi, jusqu’à il y a quelques temps, tu en ignores jusqu’à l’existence.

Crédit photos (creative commons) : kropekk_pl

Au commencement 

Il y a plusieurs mois, je pousse la porte du cabinet médical de mon médecin traitant en me plaignant de maux de tête et d’une fatigue intense. Mon dernier bilan sanguin datant de la fin de ma grossesse un an plus tôt, elle me propose d’en faire un nouveau. Au programme, recherche d’anomalies sanguines, thyroïdiennes ou hépatiques. 

Le lendemain du bilan, les résultats sont sans appel, les marqueurs hépatiques (Gamma GT, SGOT et SGPT) ne sont pas dans la norme et sont même un peu élevés. Mon médecin me prescrit donc une nouvelle prise de sang à réaliser quelques semaines plus tard afin d’éliminer toutes erreurs ou phénomènes transitoires.

Malheureusement, les taux sont stables dans le temps, aussi débute un petit marathon d’examens qui va bien m’occuper l’esprit durant de nombreux mois.

Les différents bilans

En premier lieu, mon médecin va chercher une cause infectieuse à ce dérèglement. Elle va donc regarder du côté des hépatites (bien que je sois vaccinée), du Cytomégalovirus (CMV) et du virus Epstein Barr (mononucléose). Tous les examens reviennent négatifs, ce qui est un soulagement en soi, mais n’explique pas mes bilans modifiés.

Mon médecin me propose donc d’attendre deux mois et de refaire un bilan sanguin. Si celui-ci reste stable, il faudra que je passe une échographie abdominale.

Les deux mois passent donc sans trop d’inquiétude, mais avec beaucoup de désagréments inhérents à la situation. Je ne peux par exemple pas prendre de contraception hormonale alors que mon stérilet au cuivre a décidé de se faire la malle. Néanmoins, je suis pleine d’espoir pour ce bilan, et j’essaye de me convaincre que tout sera revenu à la normale.

Et ce n’est pas le cas ! Je commence à angoisser quelque peu et j’attends mon échographie persuadée que l’on va me trouver au mieux, un kyste, au pire, une tumeur (la demie mesure sur les maladies, je ne connais pas).

Le matin de l’échographie, je suis une boule de nerf. L’examen se passe dans le calme après les questions rituelles de l’échographe sur ce qui a poussé mon médecin à demander cet examen. Je lui résume l’histoire et il commence son exploration. Là encore, je suis à la fois soulagée et inquiète quand il m’annonce que tout est parfaitement normal.

Retour à la case départ, mon médecin me propose de laisser passer les fêtes de fin d’année, de refaire un bilan sanguin et d’aviser en fonction.

En janvier, alors que je me débats avec divers petits soucis de santé, mon bilan ne s’améliore pas (mais il ne s’aggrave pas non plus), je suis donc dirigée vers mon gastro-entérologue.

L’intuition de ma diététicienne

Lors de mon rendez vous de suivi avec ma diététicienne au mois de janvier, je prends la décision de lui parler de ces soucis de foie qui m’enquiquinent et qui ne trouvent pas de cause. Pour la première fois de ma vie, elle va me parler de la stéatose hépatique non alcoolique ou maladie du foie gras. Elle m’explique donc qu’il s’agit d’une surcharge de graisse au niveau des tissus du foie et que cela crée un dysfonctionnement.

Elle m’invite donc à tenter un régime sans sucres afin de détoxifier mon foie et de voir avec mon gastro-entérologue au prochain bilan si cela a porté ses fruits. J’essaye donc au maximum d’éliminer toutes les sources de sucre de mon alimentation. Adieu les fruits, le chocolat, le riz blanc, les pâtes classiques, le pain blanc, les sucreries, les gâteaux et bonjour les légumes, riz et pâtes complètes et pain complet.

Heureusement, ce n’est pas aussi restrictif qu’un régime diabétique car je peux faire quelques incartades quand je le souhaite, mais globalement je m’y tiens plutôt bien jusqu’au bilan suivant.

Les consultations chez le gastro-entérologue

Mon gastro-entérologue vérifie les différents examens déjà pratiqués et me rassure en me disant que mon médecin traitant a éliminé l’ensemble des problèmes qui auraient nécessité une intervention immédiate. Il me refait ensuite une échographie afin de contrôler qu’il n’y a pas de nouveaux éléments qui seraient apparus.

Tout étant parfaitement normal, il m’explique qu’il y a deux causes possibles selon lui :

  1. Soit je fais une stéatose hépatique (tiens tiens, cela me rappelle quelque chose), mais il en doute fortement étant donné ma glycémie normale et mon échographie tout à fait normale également (mais il ne l’exclut pas non plus, étant très légèrement en surpoids).
  2. Soit j’ai une maladie auto-immune affectant mon foie.

Je sors de la consultation quelque peu euphorique (j’ai l’impression d’être bien accompagnée et que l’on va vite trouver ce qui ne va pas), avant de retomber dans l’angoisse ! Si il s’agit bien d’une maladie auto-immune, cela veut dire une maladie chronique avec sans doute un traitement associé. Nous parlons de concevoir un second enfant et j’ai peur que le projet soit repoussé aux calendes grecques.

Je m’empresse donc de faire pratiquer les différents examens. Je stresse de nouveau en attendant les différents résultats et notamment ceux qui prennent une bonne semaine avant d’être disponibles.

Gros soulagement quand tous les résultats pour les maladies auto-immunes reviennent négatifs. Et double soulagement quand je m’aperçois que mon bilan sanguin semble lui aussi revenu dans la norme (exceptés les Gamma GT).

Le gastro-entérologue est très satisfait, il m’explique que mon foie est sans doute très sensible et que le régime sans sucre lui a fait beaucoup de bien. Il penche donc pour une stéatose hépatique très légère et me demande de continuer mes efforts (si je n’ai pas réellement perdu du poids avec ce régime, j’ai en revanche très fortement diminuer ma masse graisseuse viscérale), tout en faisant un contrôle tous les trois mois. Il m’explique aussi que les Gamma GT ne sont pas des marqueurs sensibles et qu’il est donc normal que le taux ne redescende pas tout de suite, cela prendra un peu de temps.

Et maintenant ?

Étant désormais enceinte, je suis d’autant plus suivie pour ce petit souci. Néanmoins, les derniers bilans étaient là encore dans la norme. Je continue à faire attention et à limiter les sucres rapides. Je sais que plus je suis attentive durant la grossesse, moins j’aurais de problèmes à l’issue de celle-ci.

Je viens t’en parler aujourd’hui car je n’ai trouvé que très peu d’informations une fois le diagnostic posé, surtout qu’il s’agit plutôt d’une maladie affectant les personnes en grand surpoids (mon IMC est de 25,6) et que je ne semblais donc pas particulièrement à risque.

Est-ce que tu connaissais cette pathologie ? Connais-tu des personnes ayant été affectées ? 

Commentaires

3   Commentaires Laisser un commentaire ?

Virg

Et surtout ne pas se laisser marcher dessus quand on vous traite d’alcoolique devant le taux de gamma GT, une connaissance s’est fait tailler un costard par son médecin du travail et n’avait plus d’avancement…. alors qu’elle avait une hépatite résultant d’un traitement contre une maladie auto-immune et qu’elle ne boit pas une goute d’alcool. Grrrrrr heureusement, elle a fini par trouver quelqu’un qui lui a tout balancé et le doc du travail en a pris pour son grade (tout cela, dois-je le préciser en plus, en milieu médical, c’est n’importe quoi).

le 16/10/2019 à 08h45 | Répondre

Madame Nounours (voir son site)

Mon mari m’en a parlé à la fin de l’été de cette maladie et nous avons pris la décision de modifier notre alimentation en limitant les produits sucrés et transformer et de faire plus de plats maison et franchement j’ai vu la différence.

le 16/10/2019 à 20h37 | Répondre

Marmotte

J’aurai pu ecrire cet article. Ici aussi Gamma Gt ultra haut, on m’a demandé si je buvais…pour ma part le facteur surpoids était là mais depuis quelques années malgré tout j’essayais déjà de changer nos habitudes avec peu d’aliments transformés, des placards vides de sodas et autres sucreries… J’ai continué à revoir certaines choses puis au bout d’une bonne année à faire plus ou moins attention les gamma Gt baissent enfin ( divisés par 3 mais pas encore dans la norme). J’attends également numéro 2 et oh surprise j’ai aussi des calculs rebelles à la vésicule biliaire donc en plus de faire attention au sucre, je fais attention au mauvais gras… Tout un sport !

le 17/10/2019 à 09h11 | Répondre

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