Mon CDI : ma prison dorée

Être salarié à temps plein peut être une situation bien plus complexe qu'il n'y paraît. Les contrats à durée indéterminée (CDI) sont censés assurer le maintien des droits et des libertés du personnel, mais ils s'avèrent parfois très contraignants et peuvent même ressembler à une sorte de prison.

Le contrat à durée indéterminée : un compromis entre salarié et employeur ?

Le contrat à durée indéterminée est le type de contrat le plus courant en France. Il est considéré comme l'un des plus avantageux pour les salariés car il offre une stabilité de et de rémunération, ainsi que des dispositions spécifiques en matière d'ancienneté et de préavis. Cependant, cette forme de contrat peut également engendrer une certaine contrainte. En effet, elle place le salarié dans une situation très dépendante vis-à-vis de son employeur puisqu'en signant un CDI, ce dernier ne se voit pas autorisé à le rompre sans motifs valables et doit donc assumer ses obligations jusqu'à la fin du contrat. D'autre part, le salarié s'engage également sur une longue période et s'interdit de chercher un emploi ailleurs, créant ainsi une sorte de prison invisible.

Les limites du contrat à durée indéterminée

Bien que le contrat à durée indéterminée soit le format le plus apprécié par les employeurs, il comporte toutefois certains inconvénients pour les salariés. En effet, le manque de flexibilité est très souvent un problème dans ce type de contrat. Le salarié doit respecter les horaires imposés par son employeur et ne peut pas modifier sa situation sans en avertir celui-ci au préalable. De plus, il existe certaines conditions qui limitent la possibilité pour le salarié de changer d'emploi, notamment lorsqu'il est sous contrat à durée indéterminée. Par exemple, si le salarié souhaite prendre un congé exceptionnel ou une absence prolongée, il devra demander la permission à son employeur, au risque de perdre son emploi.

Comment éviter de tomber dans le piège ?

Afin d'éviter de se retrouver coincé dans un CDI trop rigide et limitant, il est important que le salarié fasse attention aux clauses insérées dans le contrat et qu'il vérifie qu'elles correspondent à ses attentes.

  • Respecter scrupuleusement les horaires : le respect du calendrier convenu est essentiel pour éviter des conflits avec le personnel et les employeurs.
  • Ne pas oublier de signaler les absences : En cas d'absence prolongée, il est important de prévenir l'employeur à temps afin d'éviter toute sanction.
  • Se renseigner sur les droits et responsabilités : chaque contrat à durée indéterminée comprend des dispositions spécifiques permettant de protéger les intérêts des deux parties. Avant de signer, il est donc important de bien connaître ses droits et devoirs.

Enfin, il faut rappeler que le contrat à durée indéterminée peut s'avérer très utile pour ceux qui recherchent une stabilité et un relèvement professionnel à long terme. Mais pour ceux qui souhaitent plus de flexibilité, il est possible de trouver d'autres solutions plus adaptées à leurs besoins, telles que les contrats à durée déterminée ou le travail temporaire.

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32 Comments

  • Mme Ebène

    26 janvier 2016

    C’est toujours difficile de savoir ce qu’on veut mais je trouve que c’est déjà un bon début de savoir ce qu’on ne veut pas 😉 ça a l’air d’avoir été vraiment dur et je me réjouis de savoir que tu as un nouveau boulot! Tu nous en parles? (non je ne suis pas curieuse)

    • Madame Fleur

      26 janvier 2016

      C’est encore un peu neuf pour vraiment en parler mais je reviendrai sans doute vous parler de tout ça le moment venu. Avec grand plaisir car j’ai toujours des commentaires très bienveillants qui font beaucoup de bien.
      En attendant, je vais écrire quelques articles sur mon blog personnel sur la période de la recherche notamment.

      • Mme Pétillante

        26 janvier 2016

        Oh ! Je m’en vais découvrir ton blog de ce pas 😉

  • Mlle Moizelle

    26 janvier 2016

    En fait, ayant aussi quitté un cdi il y a peu, je me suis effectivement confrontée à des remarques désobligeantes sur la sécurité de l’emploi comme le st graal à garder au détriment même de la santé morale et physique, mais! j’ai eu aussi pas mal de témoignages semblables au tiens. Plusieurs personnes se sentaient enfermées dans un job qui ne leur correspondait pas ou plus… C’est courageux de s’en rendre compte et d’oeuvrer pour y remédier! 😉

    • Madame Fleur

      26 janvier 2016

      Les gens sont souvent maladroits dans leurs remarques.
      J’essaye d’être beaucoup plus attentive lorsque quelqu’un me parle de problèmes au travail et surtout de ne pas juger. On n’est jamais complètement à la place de l’autre. Une situation idéale pour l’un ne l’est pas toujours pour l’autre.

  • CodiePasRond

    26 janvier 2016

    Je me retrouve totalement dans ta description. Et en tant que fonctionnaire, mes envies de changement ne sont pas toujours comprises des proches, ni des potentiels futurs employeurs…
    Je persiste, le job parfait n’existe pas, mais je suis sûre qu’il n’y aura qu’en changeant d’employeur que j’arriverai à m’épanouir professionnellement. C’est dernier temps je réfléchi également à une reconversion, mais c’est l’aspect financier que je redoute le plus, le temps de cette reconversion.
    En tout cas, merci pour cet article, je me sens moins OVNI avec mes envies de changements pro ^^

    • Madame Fleur

      26 janvier 2016

      Ravir que cet article te parle.
      Il me réconforte énormément à la lecture de vos gentils commentaires.
      Ta situation est sans doute encore moins comprise que la mienne. On a tendance à penser que les fonctionnaires sont les mieux lotis. Je dirais qu’ils ont des avantages mais qu’un boulot où on ne se sent pas bien n’est pas du tout compensé par des avantages. Je te souhaite une belle réussite dans ta reconversion lu dans ton changement de poste.

  • Cricri2j

    26 janvier 2016

    Je te comprends à 100%. J’ai un boulot pourtant sympa, pas trop loin de chez moi et avec des horaires et un salaire convenable. Et pourtant j y vais à reculons. Je ne sais pas trop expliquer pourquoi… (une des raisons est sûrement que mon bebe me manque 5 jours par semaine)

    • Madame Fleur

      26 janvier 2016

      Oui malheureusement en tant que femmes, on part également avec des handicaps dans notre recherche de postes et dans le poste en lui même.
      J’espère que tu trouveras un équilibre qui te convienne.

  • Virginie

    26 janvier 2016

    C’est la grande différence entre le marché du travail il y a quelques années et celui d’aujourd’hui, d’où l’apparition du mal-être au travail, du burn out, etc. Le CDI est une prison dans le sens où non seulement on te fait culpabiliser de le remettre en question (« non mais franchement tu te plains alors qu’il y a tant de chômeurs ? ») mais en plus t’es complètement insecure si tu en sors sans rien derrière (financièrement, professionnellement, etc.).

    J’espère sincèrement que tu as trouvé une solution depuis. On peut en dire ce que l’on veut mais, vu le temps que l’on passe au travail, si on n’y est pas bien, c’est le pire de tout.

    • Madame Fleur

      26 janvier 2016

      Oui, je suis tout à fait d’accord avec toi. J’ai parfois eu droit à « de l’on temps … »
      Je crois vraiment que le monde du travail est très différents aujourd’hui. Je suis convaincue qu’il y aura de moins en moins de gens amenés à rester toute une carrière dans une même entreprise. Je le trompe peut être mais c’est quelque chose que je vois de plus en plus souvent. Et dans ce cas là, il serait bon que différentes choses changent.

  • Louna

    26 janvier 2016

    Tu as bien fait de nous faire partager ton vécu, Madame Fleur, car je pense que nombreux sont les gens dans ton cas qui, de peur de ne pas retrouver un job convenable après, s’enferment dans un CDI de plus en plus difficile à supporter.

    De mon côté, j’ai eu également une grosse période de remise en question suite à mon CDI que j’ai décroché, comme toi, dans la foulée de mon doctorat. Les premiers mois dans ma nouvelle équipe ont été difficiles, d’un point de vue professionnel, avec notamment un collègue particulièrement sournois. Je me suis remise en question, j’ai essayé de m’adapter, de modifier mon comportement, mais rien n’y faisait, et je finissais régulièrement en pleurs, enfermée dans les toilettes. J’avais d’autant plus de remords que j’avais refusé un autre poste en CDI pour celui-ci….

    J’ai mis longtemps à comprendre que le problème ne venait pas de moi, mais de ce collègue qui était censé me former.
    J’ai eu la chance d’être mise sur un autre projet, ce qui m’a permis de sortir un peu la tête de l’eau, et de trouver les mots pour en discuter avec ma chef. Elle a réagi de la bonne manière, et m’a permis de repartir du bon pied sur ce poste de rêve, sur le papier, mais qui était devenu un cauchemar.

    Avec le recul, je me rends compte que j’ai eu de la chance de trouver une oreille attentive, mais j’ai des regrets sur cette période (presque 9 mois, quand même) où mon ancien chef a préféré faire l’autruche que de régler le problème.
    Sans ça, je pense que j’aurais réagi de la même manière que toi, et que passé un délai nécessaire pour pouvoir expliquer la ligne sur mon CV, j’aurais cherché ailleurs.

    Pendant toute cette période, j’avais trop honte de la situation pour oser en parler à quelqu’un d’autre que mon mari, qui heureusement, m’a beaucoup soutenue. Et moi aussi, je préparais mon mariage en parallèle, ça aide ! 😉

    Au final, je pense que j’ai beaucoup appris de cette expérience, et je ne me laisserai pas avoir une nouvelle fois !

    En tous cas, tu as eu beaucoup de courage et de persévérance, et je suis sûre que cela va payer. En espérant que ton nouveau job te permette de t’épanouir enfin professionnellement ! 🙂

    • Madame Fleur

      26 janvier 2016

      Louna, je ne savais pas à quels points nous avons des points communs dans nos parcours.
      J’avoue que j’en ai fais voir des vertes et des pas mûres à mon mari. C’était mon meilleur soutien mais j’ai eu peur pour mon couple de nombreuses fois. Comme toi je prenais beaucoup de choses juste comme étant de ma faute, je me suis énormément dévalorisé. La encore mes collègues ont été supers. On en a parlé des millions de fois et j’ai vraiment compris que je n’étais pas responsable de la situation.
      J’ai énormément appris dans ma boite et j’en suis reconnaissante tant sur le plan professionnel que personnel. Comme toi je suis plus lucide sur le monde du travail et cela permet de mieux faire la part des choses.

  • Clette

    26 janvier 2016

    Comme je te comprends !
    Je suis également « enfermée » dans un CDI dans un domaine pour lequel j’ai fait 5 ans d’études mais qui ne plaît plus ! (ingénieur génie civil)
    Ma direction est dégueu, mais mes collègues adorables et ça me retient de postuler ailleurs … seulement il faudrait vraiment que je me bouge et que je tente une reconversion (j’aimerai bien dans la vente )!!!

    • Madame Fleur

      26 janvier 2016

      J’avoue que mes collègues ont été d’une grande aide. Heureusement qu’ils étaient là pour moi, cela m’a sauvé de nombreuses fois.C’est une des rares choses que je vais regretter je pense 🙂

  • Madame Nounours

    26 janvier 2016

    Je connais cette situation vu que c’est ce que j’ai traversé ces trois dernières années. Moi aussi j’étais dans une société où mon chef m’a fait comprendre que je n’aurais aucune évolution y compris en terme de salaire sans parler des périodes où mon boulot m’ennuyait. Alors c’est vrai que parfois avoir un cdi c’est handicapant pour une recherche d’emploi car souvent les employeurs ne veulent pas attendre le délai de fin de contrat même si on argumente que c’est négociable. Bref, aujourd’hui j’ai trouvé un nouveau boulot qui me plaît beaucoup.

    • Madame Fleur

      26 janvier 2016

      J’espère que ma situation ressemblera à la tienne. J’ai hâte d’avoir du changement 🙂

      • Madame Nounours

        26 janvier 2016

        Je te le souhaite aussi. Après c’est parfois long mais faut se dire que c’est le meilleur qui attend. Perso, j’ai eu des déconvenues et il m’est arrivé de refuser deux postes car j’avais un peu peur du changement à cause de la conjoncture actuelle mais finalement je me dis qu’au final j’ai bien fait d’attendre.

        • Madame Fleur

          27 janvier 2016

          C’est exactement ça ! J’ai cherché longtemps avec peu de résultats et puis il y a six mois j’ai cru que c’était bon mais cela ne s’est pas fait. J’ai été très déçue et j’ai eu beaucoup de mal à reprendre ma recherche mais finalement si je n’avais pas eu cette déconvenue, je n’aurais pas le poste que j’ai aujourd’hui et ça aurait été très dommage. Tout fini par arriver et les choses n’arrivent pas sans raisons.

  • Clarinette

    26 janvier 2016

    Comme je te comprends…
    Je suis également en CDI et ce poste a été choisi un peu par défaut, à l’issue des études et a impliqué des sacrifices : emploi ne plaisant qu’à moitié, éloignement géographique de la famille et du chéri. Enfin bon… Pour démarrer une carrière et gagner sa vie, il faut bien faire des concessions.
    Mais voilà 2 ans que j’y suis et je sais que je n’aurai aucune évolution dans ce boulot (tant sur le travail que sur le salaire). Depuis 1 an je cherche à me rapprocher de mon conjoint sans succès à ce jour. (Vivement la fin des allers/retours les week-ends !)

    Ce CDI « prison » je le ressens vraiment avec en plus la frustration que l’emploi conditionne notre vie perso. Sans emploi proche de sa moitié, il est dur de se prévoir un avenir.

    • Madame Fleur

      27 janvier 2016

      Ta situation est plus difficile que la mienne. J’aurais eu beaucoup de difficultés à être éloignée de mon mari.
      C’est d’ailleurs quelque chose qui me faisait hurler lors de ma recherche. On m’a souvent dis de chercher sur toute la France plutôt que sur une région. Mais je ne voulais pas être séparée de mon mari.
      Je te souhaite vraiment de pouvoir trouver avec ton conjoint et quelque chose qui t’épanouisse.

      • Clarinette

        27 janvier 2016

        Merci ! 🙂
        Ca m’a fait également « hurler » de devoir m’éloigner de mon conjoint. Mais sans travail la situation aurait également été difficile en restant sur place.

        Merci pour ton témoignage qui nous fait nous sentir moins seule dans ces CDI prison.

  • Boucle Rouge

    27 janvier 2016

    Merci pour ton témoignage qui me parle beaucoup. Fiancée et ayant fait un achat immobilier récent, je me retrouve en pleine crise professionnelle et je suis passée à un cheveu du burn-out (surcharge de travail + ma responsable qui me harcelait). Mon fiancé me demande depuis plusieurs mois si je ne veux pas démissionner mais cela ne me convient pas. En revanche je pense que j’accepterai une rupture conventionnelle car je n’arrive pas du tout à faire des recherches ailleurs, pour l’instant mon énergie est trop occupée à me « réparer » et m’occuper de choses positives (comme mon mariage justement que j’ai un peu négligée, ce qui m’a fait culpabiliser aussi). Je serai très intéressée de lire la suite de ton histoire ! Autour de moi pour l’instant les gens comprennent plus ou moins mais il faut dire que dans mon entourage je ne suis pas la seule à souffrir au travail (je trouve ça assez désolant d’ailleurs que tant de monde souffrent d’être au chômage et à côté de ça qu’il y ait tant de gens malheureux au travail!)

    • Madame Fleur

      28 janvier 2016

      Il est effectivement très difficile de se « réparer » et de chercher en même temps. Ce qui explique peut être pourquoi je n’ai pas réussi à avoir des entretien avant une année de recherche. Qui était aussi la plus dure moralement.
      Je te souhaite vraiment de trouver rapidement quelque chose qui t’epanouisse et qui puisse répondre à tes attentes. Bon courage et au plaisir d’échanger quand j’aurais écris une suite à cette histoire 🙂

  • Madame Vélo

    28 janvier 2016

    Oui merci pour ton témoignage, tu es loin d’être la seule dans ce cas ! Je n’ai pas vécu de CDI prison (je suis plutôt dans la situation chômage-prison !) mais je comprends très bien le fait de ne pas se sentir bien au boulot. Génération Y : on privilégie les relations au boulot et l’intérêt des missions, on ne fera pas toute notre carrière dans la même boite jusqu’à la retraite comme nos parents (d’ailleurs, aura t-on une retraite ?!) et on a besoin d’avoir envie de se lever le matin pour aller bosser plutôt que d’attendre dès le lundi matin que le week-end arrive pour être débarrassé de cette corvée ! Perso je privilégierais un CDD avec des missions qui me plaisent plutôt qu’un CDI avec un poste qui ne m’intéresse pas.

    • Madame Fleur

      28 janvier 2016

      Je compatis sincèrement, la situation chômage prison n’est pas non plus enviable. Je te rejoins complètement sur sur ce que tu écris concernant notre génération, mais c’est tellement difficile à faire comprendre.
      Hi hi hi c’est drôle parce que j’ai fais ce choix là : CDD avec missions qui me plaisent et réseau plus important pour la suite 🙂 je viendrais vous faire un petit bilan le moment venu. Là c’est encore trop récent.

  • Magali

    28 janvier 2016

    J’avoue que je ne comprends pas bien ta situation… Bien sûr, il y a beaucoup de boulots dans lesquels on ne se sent pas bien, et des tas de raisons différentes pour cela, mais je ne comprends pas bien en quoi un CDI est une prison… Surtout si tu avais toujours été indépendante financièrement… Il existe aujourd’hui la solution de rupture conventionnelle de CDI, qui est toujours pratique lorsqu’employeur et salarié sont d’accord… Et tu peux démissionner si ton employeur ne veut pas te laisser partir… Donc non, je ne comprends pas bien en quoi un CDI est une prison… J’ai moi-même quitté deux CDI, l’un par rupture conventionnelle et l’autre par démission, sans regret ! Ce que pensent les autres, on s’en fout, nul autre que toi ne vit ta vie, et ils peuvent bien te juger, qu’est-ce que ça fait ? Ca ne change rien à ce que tu es, à ce que tu vis…. Bref je pense que c’est se rendre malade « pour rien » que de rester dans un boulot qui ne nous convient pas, même en CDI… le nerf de la guerre étant l’argent, je comprends les arguments financiers, mais lorsqu’il n’y en a pas, je ne vois pas où est le problème…

    • Madame Fleur

      29 janvier 2016

      Cela transparaît peut être de manière différente, mais l’argument financier était toujours le principal problème.
      Il aurait été quasi impossible de vivre avec le seul salaire de mon mari. Alors bien sûr la rupture conventionnelle est toujours possible.
      Seulement, j’ai mis près de deux années en passant des entretiens réguliers à trouver un nouveau travail. Je savais en commençant à chercher que dans mon domaine, ça serait compliqué. D’où mon refus de passer par une rupture conventionnelle. La démission était encore plus inenvisageable de ce point de vue.

  • Kallia

    7 février 2017

    Bonjour,

    En cdi depuis 4 ans et demi j’étouffe!
    pourtant je ne crache pas dans la soupe, j’ai un salaire correct (qui m’a permis de faire un emprunt immobilier et auto), une mutuelle,des droits pour la retraite…mais je n’en peux plus (j’ai fait 2 burn out avec somatisations +++)…
    envie de liberté, et d’air, je me sens dans une cage dorée..en ce moment je fais des démarches pour me lancer en indépendante, l’idéal serait de garder un mi-temps salarié (pas possible dans ma boite) et être Free lance à côté…en attendant
    si je fais 1 rupture conventionnelle ,j’aurais droit au chômage et je pourrais compléter avec une activité en auto entrepreneur.(mais rien ne dit que mon employeur l’accepte).
    Malgré tout, je sais que la liberté a un prix, et qu’il est cher.Alors, à 42 ans je me dis que c’est le moment si je veux changer , mais est-ce le bon choix ? Ne vais-je pas le regretter ?
    ce qui me fait le + peur, c’est rester chez moi à tourner en rond, sans voir personne, alors je me suis renseignée pour rejoindre un espace de co working, voir du monde, réseauter est indispensable pour sortir de l’isolement du travailleur indépendant.
    Mon 2e objectif après la liberté , c’est au moins de gagner autant qu’aujourd’hui (plus, serait du bonus) pour ne pas qu’un nouveau projet soit synonyme de galère.
    C’est sûr que démissionner d’un CDI de nos jours relève pour certains de masochisme, ils me transmettent aussi leurs propres peurs et je ne veux pas être contaminée; j’ai assez des miennes !
    J’ai décidé aussi d’investir dans des séances de coaching durant les 6 mois à venir (1 fois/mois) histoire de me sentir épaulée et pouvoir clarifier mes objectifs aussi. L’investissement est raisonnable (moins cher qu’une séance d’osteo)et j’espère qu’il sera profitable.
    Voilà où j’en suis aujourd’hui de mes projets professionnels, qui impactent en fait tous les domaines de la vie et nécessite aussi de trouver un nouvel équilibre.
    D’un autre côté, je dois dire que ce projet me donne de l’élan et une envie que j’avais perdus dans la routine quotidienne où me lever le matin devient un calvaire.
    La vie est courte, il ne faut pas avoir de regrets, il me reste 25 ans à bosser (à ce jour ^^) donc je me dis que je n’ai pas grand chose à perdre, même si retrouver un cdi ensuite sera difficile. Cependant pour avoir déjà mené des actions de prestation qq heures/semaine, j’adorais , et me sentais bien dans ce mouvement que je n’ai pas en étant enfermée 35h/semaine dans 1 bureau.
    Merci de m’avoir lue et peut-être de m’apporter votre avis et vos expériences !
    à bientôt

  • Sy Val

    7 septembre 2017

    Témoignage intéressant, et où je me retrouve également 🙂
    Tu dis : « ….ils te transmettent aussi leurs propres peurs,… » et j’ajouterai , qu’avec certains, c’est leur jalousie qui s’exprime à travers leurs critiques, incompréhension… Et moi, ça me conforte dans « ma prise de liberté » :-)))) bon courage à toi kallia, car au final : c’est que du bonheur !

  • Amelie

    29 septembre 2017

    Je ressens completement le mot prison et je le vis actuellement.
    Je suis en cdi depuis des années et ca n allait plus donc de mon côté j’ai fait une formation par correspondance pour être gestionnaire de paie.
    Aujourd’hui j’ai été voir mon patron pour une rupture conventionnelle sauf qu il me la refuse. Quoi faire je ne peux pas quitter mon emploi sans allocations chômage et finaliser ma formation . Donc je reste enfermer dans ma prison sans avenir…

  • Kallia

    29 septembre 2017

    bonjour

    ça y est c’était mon dernier jour de « prison » !!! dur, émotionnellement, mais tellement mieux pour ma santé !
    quel intérêt a ton patron à garder une salariée démotivée qui veut partir ?
    continue ta formation et cherche déjà un futur employeur dans ta nouvelle branche.
    Courage !
    sinon, il y a l’abandon de poste
    mais je crois qu’il vaut mieux partir en laissant sa place « nette », le monde est petit….
    bonne chance à toi

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