Bien dans son corps, bien dans sa tête, bien chez soi !

Mon CDI, ma prison !


Publié le 16 août 2016 par Madame Fleur

Cet été, Sous Notre Toit prend quelques jours de vacances… Nous serons de retour le 22 août avec de nouveaux témoignages ! En attendant, nous t’avons concocté un petit best of des articles les plus vus de l’année 2016. Ce sont donc tous tes billets préférés que tu retrouveras dans les jours à venir ! ?

Il y a déjà quelques années, j’ai enfin terminé mes très (trop ?) longues études. Je me rappelle surtout de mon appréhension des derniers mois, à l’idée de terminer mon manuscrit et d’en finir avec cette thèse qui avait occupé bon nombre de mes heures de liberté. Et il fallait ajouter à ça l’angoisse de l’après ! Quel travail ? Combien de temps allais-je chercher ? Qu’est-ce que nous ferions si je ne trouvais pas rapidement ce fameux travail ?

À cette époque, nous vivions chez mes beaux-parents. Autrement dit, financièrement, on n’avait pas trop d’inquiétudes à avoir. Mais étant indépendante financièrement depuis de nombreuses années, ça ne m’enchantait pas vraiment de dépendre de quelqu’un d’autre et d’être redevable.

Quatre mois avant la fin de mon contrat, j’ai donc activé mon mode « recherche d’emploi ». Ça a été étonnamment facile. J’ai postulé à deux ou trois offres en candidature spontanée, et à une offre en ligne qui me correspondait très bien. Pour cette offre, j’ai été recontactée au bout d’une semaine, pour fixer un entretien deux semaines plus tard. En un mois, c’était plié : j’étais embauchée en CDI ! Bingo !

Bien sûr, tout n’était pas idéal. Je n’ai pas obtenu le salaire que je souhaitais et il a fallu que je mène de front la fin de ma thèse et mon nouveau travail. Néanmoins, j’avais obtenu le Graal, le fameux CDI ! Sauf que ce CDI allait devenir ma prison.

CDI comme prison

Crédits photo (creative commons) : Ken Teegardin

Au bout d’une dizaine de mois, je m’étais déjà faite à l’idée que je ne ferais pas toute ma carrière dans cette boîte. Je voulais quand même persévérer, car ce que je faisais me plaisait et j’apprenais de nouvelles choses. En outre, une année seulement de travail, je trouvais que ça ne faisait pas très professionnel sur un CV. Je me suis donc accrochée, et j’ai mis mes doutes de côté. Je me suis énormément investie dans mon poste, malgré le manque de reconnaissance.

J’ai tenu le coup pendant plus d’une année encore, et j’ai fini par craquer mentalement et physiquement.
Mais que faire ? Comme expliqué dans un de mes articles, il m’a fallu de l’aide pour me relever et de longs mois pour enfin sortir complètement la tête de l’eau. J’ai ensuite repris activement ma recherche d’emploi, et pendant plusieurs mois, j’ai multiplié les envois de CV et de lettres, sans décrocher un seul entretien.

Je me suis beaucoup remise en question lors de cette période. Nos projets risquaient de pâtir de cette recherche qui n’aboutissait pas, et il m’était de plus en plus compliqué de gérer mes émotions au travail. Ça a été un stress supplémentaire pendant les préparatifs de notre mariage. Je n’ai tenu le coup qu’en pensant aux conséquences financières d’une démission. Je refusais l’idée d’obtenir une rupture conventionnelle avant d’avoir trouvé autre chose. En effet, j’avais la certitude que si je n’avais pas trouvé un travail en six mois de recherche, il y avait un risque que je ne trouve pas non plus dans les six mois à venir (sur ce coup-là, mon raisonnement était le bon).

Au bout d’une année de recherche, j’ai commencé à être plus lucide vis-à-vis de ce que je recherchais, et j’ai pu cibler un peu plus les offres en fonction de ce vers quoi je souhaitais me diriger professionnellement. Et ça a fonctionné : j’ai obtenu des entretiens, mais sans embauche à la clé.

Je me suis mariée et la question de quitter ce CDI est devenue obsessionnelle. Chaque réponse négative suite à un entretien devenait plus difficile à encaisser. Je me sentais de plus en plus prisonnière d’un poste qui ne me convenait plus, et pour lequel je n’avais plus de motivation. J’ai eu l’impression de stagner, et même de régresser. Je me dévalorisais énormément, et je culpabilisais d’infliger tout ça à mon mari.

L’un des aspects les plus difficiles à vivre a été le regard des autres. Quand on a un CDI, on ne doit pas se plaindre. Beaucoup de gens me soutenaient, mais il y en a eu quelques autres qui ne comprenaient pas que je puisse me sentir aussi mal alors que j’avais un CDI. Je me suis parfois sentie coupable de ne plus apprécier mon travail, et je n’osais pas toujours aborder le sujet, de peur de susciter des réactions qui, finalement, me faisaient plus de mal que de bien.

Aujourd’hui, la situation est apaisée, mais ça ne m’empêche pas de tirer quelques enseignements de cette situation. Peut-être que mes envies de changement et de nouveaux challenges n’étaient pas compatibles avec le poste que j’occupais, et avec ce CDI dont j’ai eu tant de mal à me défaire. J’espère vraiment que, dans l’avenir, j’arriverai à trouver un équilibre.

Et toi ? Tu as l’impression d’être bloquée professionnellement ? Ton CDI t’a déjà paru un cadeau empoisonné ? Qu’as-tu fait pour changer cette situation ? Raconte-nous !

Toi aussi, tu veux témoigner ? C’est par ici !

Commentaires

32   Commentaires Laisser un commentaire ?

Flora

C’est toujours difficile de savoir ce qu’on veut mais je trouve que c’est déjà un bon début de savoir ce qu’on ne veut pas 😉 ça a l’air d’avoir été vraiment dur et je me réjouis de savoir que tu as un nouveau boulot! Tu nous en parles? (non je ne suis pas curieuse)

le 26/01/2016 à 10h36 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

C’est encore un peu neuf pour vraiment en parler mais je reviendrai sans doute vous parler de tout ça le moment venu. Avec grand plaisir car j’ai toujours des commentaires très bienveillants qui font beaucoup de bien.
En attendant, je vais écrire quelques articles sur mon blog personnel sur la période de la recherche notamment.

le 26/01/2016 à 15h52 | Répondre

Mme Pétillante

Oh ! Je m’en vais découvrir ton blog de ce pas 😉

le 26/01/2016 à 17h09 | Répondre

Mlle Moizelle

En fait, ayant aussi quitté un cdi il y a peu, je me suis effectivement confrontée à des remarques désobligeantes sur la sécurité de l’emploi comme le st graal à garder au détriment même de la santé morale et physique, mais! j’ai eu aussi pas mal de témoignages semblables au tiens. Plusieurs personnes se sentaient enfermées dans un job qui ne leur correspondait pas ou plus… C’est courageux de s’en rendre compte et d’oeuvrer pour y remédier! 😉

le 26/01/2016 à 11h13 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

Les gens sont souvent maladroits dans leurs remarques.
J’essaye d’être beaucoup plus attentive lorsque quelqu’un me parle de problèmes au travail et surtout de ne pas juger. On n’est jamais complètement à la place de l’autre. Une situation idéale pour l’un ne l’est pas toujours pour l’autre.

le 26/01/2016 à 15h54 | Répondre

CodiePasRond

Je me retrouve totalement dans ta description. Et en tant que fonctionnaire, mes envies de changement ne sont pas toujours comprises des proches, ni des potentiels futurs employeurs…
Je persiste, le job parfait n’existe pas, mais je suis sûre qu’il n’y aura qu’en changeant d’employeur que j’arriverai à m’épanouir professionnellement. C’est dernier temps je réfléchi également à une reconversion, mais c’est l’aspect financier que je redoute le plus, le temps de cette reconversion.
En tout cas, merci pour cet article, je me sens moins OVNI avec mes envies de changements pro ^^

le 26/01/2016 à 12h08 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

Ravir que cet article te parle.
Il me réconforte énormément à la lecture de vos gentils commentaires.
Ta situation est sans doute encore moins comprise que la mienne. On a tendance à penser que les fonctionnaires sont les mieux lotis. Je dirais qu’ils ont des avantages mais qu’un boulot où on ne se sent pas bien n’est pas du tout compensé par des avantages. Je te souhaite une belle réussite dans ta reconversion lu dans ton changement de poste.

le 26/01/2016 à 15h57 | Répondre

Cricri2j

Je te comprends à 100%. J’ai un boulot pourtant sympa, pas trop loin de chez moi et avec des horaires et un salaire convenable. Et pourtant j y vais à reculons. Je ne sais pas trop expliquer pourquoi… (une des raisons est sûrement que mon bebe me manque 5 jours par semaine)

le 26/01/2016 à 13h09 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

Oui malheureusement en tant que femmes, on part également avec des handicaps dans notre recherche de postes et dans le poste en lui même.
J’espère que tu trouveras un équilibre qui te convienne.

le 26/01/2016 à 18h42 | Répondre

Virginie

C’est la grande différence entre le marché du travail il y a quelques années et celui d’aujourd’hui, d’où l’apparition du mal-être au travail, du burn out, etc. Le CDI est une prison dans le sens où non seulement on te fait culpabiliser de le remettre en question (« non mais franchement tu te plains alors qu’il y a tant de chômeurs ? ») mais en plus t’es complètement insecure si tu en sors sans rien derrière (financièrement, professionnellement, etc.).

J’espère sincèrement que tu as trouvé une solution depuis. On peut en dire ce que l’on veut mais, vu le temps que l’on passe au travail, si on n’y est pas bien, c’est le pire de tout.

le 26/01/2016 à 13h58 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

Oui, je suis tout à fait d’accord avec toi. J’ai parfois eu droit à « de l’on temps … »
Je crois vraiment que le monde du travail est très différents aujourd’hui. Je suis convaincue qu’il y aura de moins en moins de gens amenés à rester toute une carrière dans une même entreprise. Je le trompe peut être mais c’est quelque chose que je vois de plus en plus souvent. Et dans ce cas là, il serait bon que différentes choses changent.

le 26/01/2016 à 18h41 | Répondre

Louna (voir son site)

Tu as bien fait de nous faire partager ton vécu, Madame Fleur, car je pense que nombreux sont les gens dans ton cas qui, de peur de ne pas retrouver un job convenable après, s’enferment dans un CDI de plus en plus difficile à supporter.

De mon côté, j’ai eu également une grosse période de remise en question suite à mon CDI que j’ai décroché, comme toi, dans la foulée de mon doctorat. Les premiers mois dans ma nouvelle équipe ont été difficiles, d’un point de vue professionnel, avec notamment un collègue particulièrement sournois. Je me suis remise en question, j’ai essayé de m’adapter, de modifier mon comportement, mais rien n’y faisait, et je finissais régulièrement en pleurs, enfermée dans les toilettes. J’avais d’autant plus de remords que j’avais refusé un autre poste en CDI pour celui-ci….

J’ai mis longtemps à comprendre que le problème ne venait pas de moi, mais de ce collègue qui était censé me former.
J’ai eu la chance d’être mise sur un autre projet, ce qui m’a permis de sortir un peu la tête de l’eau, et de trouver les mots pour en discuter avec ma chef. Elle a réagi de la bonne manière, et m’a permis de repartir du bon pied sur ce poste de rêve, sur le papier, mais qui était devenu un cauchemar.

Avec le recul, je me rends compte que j’ai eu de la chance de trouver une oreille attentive, mais j’ai des regrets sur cette période (presque 9 mois, quand même) où mon ancien chef a préféré faire l’autruche que de régler le problème.
Sans ça, je pense que j’aurais réagi de la même manière que toi, et que passé un délai nécessaire pour pouvoir expliquer la ligne sur mon CV, j’aurais cherché ailleurs.

Pendant toute cette période, j’avais trop honte de la situation pour oser en parler à quelqu’un d’autre que mon mari, qui heureusement, m’a beaucoup soutenue. Et moi aussi, je préparais mon mariage en parallèle, ça aide ! 😉

Au final, je pense que j’ai beaucoup appris de cette expérience, et je ne me laisserai pas avoir une nouvelle fois !

En tous cas, tu as eu beaucoup de courage et de persévérance, et je suis sûre que cela va payer. En espérant que ton nouveau job te permette de t’épanouir enfin professionnellement ! 🙂

le 26/01/2016 à 14h58 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

Louna, je ne savais pas à quels points nous avons des points communs dans nos parcours.
J’avoue que j’en ai fais voir des vertes et des pas mûres à mon mari. C’était mon meilleur soutien mais j’ai eu peur pour mon couple de nombreuses fois. Comme toi je prenais beaucoup de choses juste comme étant de ma faute, je me suis énormément dévalorisé. La encore mes collègues ont été supers. On en a parlé des millions de fois et j’ai vraiment compris que je n’étais pas responsable de la situation.
J’ai énormément appris dans ma boite et j’en suis reconnaissante tant sur le plan professionnel que personnel. Comme toi je suis plus lucide sur le monde du travail et cela permet de mieux faire la part des choses.

le 26/01/2016 à 18h38 | Répondre

Clette

Comme je te comprends !
Je suis également « enfermée » dans un CDI dans un domaine pour lequel j’ai fait 5 ans d’études mais qui ne plaît plus ! (ingénieur génie civil)
Ma direction est dégueu, mais mes collègues adorables et ça me retient de postuler ailleurs … seulement il faudrait vraiment que je me bouge et que je tente une reconversion (j’aimerai bien dans la vente )!!!

le 26/01/2016 à 15h54 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

J’avoue que mes collègues ont été d’une grande aide. Heureusement qu’ils étaient là pour moi, cela m’a sauvé de nombreuses fois.C’est une des rares choses que je vais regretter je pense 🙂

le 26/01/2016 à 18h33 | Répondre

Madame Nounours

Je connais cette situation vu que c’est ce que j’ai traversé ces trois dernières années. Moi aussi j’étais dans une société où mon chef m’a fait comprendre que je n’aurais aucune évolution y compris en terme de salaire sans parler des périodes où mon boulot m’ennuyait. Alors c’est vrai que parfois avoir un cdi c’est handicapant pour une recherche d’emploi car souvent les employeurs ne veulent pas attendre le délai de fin de contrat même si on argumente que c’est négociable. Bref, aujourd’hui j’ai trouvé un nouveau boulot qui me plaît beaucoup.

le 26/01/2016 à 18h19 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

J’espère que ma situation ressemblera à la tienne. J’ai hâte d’avoir du changement 🙂

le 26/01/2016 à 18h29 | Répondre

Madame Nounours

Je te le souhaite aussi. Après c’est parfois long mais faut se dire que c’est le meilleur qui attend. Perso, j’ai eu des déconvenues et il m’est arrivé de refuser deux postes car j’avais un peu peur du changement à cause de la conjoncture actuelle mais finalement je me dis qu’au final j’ai bien fait d’attendre.

le 26/01/2016 à 21h27 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

C’est exactement ça ! J’ai cherché longtemps avec peu de résultats et puis il y a six mois j’ai cru que c’était bon mais cela ne s’est pas fait. J’ai été très déçue et j’ai eu beaucoup de mal à reprendre ma recherche mais finalement si je n’avais pas eu cette déconvenue, je n’aurais pas le poste que j’ai aujourd’hui et ça aurait été très dommage. Tout fini par arriver et les choses n’arrivent pas sans raisons.

le 27/01/2016 à 09h54 | Répondre

Clarinette

Comme je te comprends…
Je suis également en CDI et ce poste a été choisi un peu par défaut, à l’issue des études et a impliqué des sacrifices : emploi ne plaisant qu’à moitié, éloignement géographique de la famille et du chéri. Enfin bon… Pour démarrer une carrière et gagner sa vie, il faut bien faire des concessions.
Mais voilà 2 ans que j’y suis et je sais que je n’aurai aucune évolution dans ce boulot (tant sur le travail que sur le salaire). Depuis 1 an je cherche à me rapprocher de mon conjoint sans succès à ce jour. (Vivement la fin des allers/retours les week-ends !)

Ce CDI « prison » je le ressens vraiment avec en plus la frustration que l’emploi conditionne notre vie perso. Sans emploi proche de sa moitié, il est dur de se prévoir un avenir.

le 26/01/2016 à 22h39 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

Ta situation est plus difficile que la mienne. J’aurais eu beaucoup de difficultés à être éloignée de mon mari.
C’est d’ailleurs quelque chose qui me faisait hurler lors de ma recherche. On m’a souvent dis de chercher sur toute la France plutôt que sur une région. Mais je ne voulais pas être séparée de mon mari.
Je te souhaite vraiment de pouvoir trouver avec ton conjoint et quelque chose qui t’épanouisse.

le 27/01/2016 à 09h57 | Répondre

Clarinette

Merci ! 🙂
Ca m’a fait également « hurler » de devoir m’éloigner de mon conjoint. Mais sans travail la situation aurait également été difficile en restant sur place.

Merci pour ton témoignage qui nous fait nous sentir moins seule dans ces CDI prison.

le 27/01/2016 à 13h02 | Répondre

Boucle rouge

Merci pour ton témoignage qui me parle beaucoup. Fiancée et ayant fait un achat immobilier récent, je me retrouve en pleine crise professionnelle et je suis passée à un cheveu du burn-out (surcharge de travail + ma responsable qui me harcelait). Mon fiancé me demande depuis plusieurs mois si je ne veux pas démissionner mais cela ne me convient pas. En revanche je pense que j’accepterai une rupture conventionnelle car je n’arrive pas du tout à faire des recherches ailleurs, pour l’instant mon énergie est trop occupée à me « réparer » et m’occuper de choses positives (comme mon mariage justement que j’ai un peu négligée, ce qui m’a fait culpabiliser aussi). Je serai très intéressée de lire la suite de ton histoire ! Autour de moi pour l’instant les gens comprennent plus ou moins mais il faut dire que dans mon entourage je ne suis pas la seule à souffrir au travail (je trouve ça assez désolant d’ailleurs que tant de monde souffrent d’être au chômage et à côté de ça qu’il y ait tant de gens malheureux au travail!)

le 27/01/2016 à 23h44 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

Il est effectivement très difficile de se « réparer » et de chercher en même temps. Ce qui explique peut être pourquoi je n’ai pas réussi à avoir des entretien avant une année de recherche. Qui était aussi la plus dure moralement.
Je te souhaite vraiment de trouver rapidement quelque chose qui t’epanouisse et qui puisse répondre à tes attentes. Bon courage et au plaisir d’échanger quand j’aurais écris une suite à cette histoire 🙂

le 28/01/2016 à 15h45 | Répondre

Madame Vélo

Oui merci pour ton témoignage, tu es loin d’être la seule dans ce cas ! Je n’ai pas vécu de CDI prison (je suis plutôt dans la situation chômage-prison !) mais je comprends très bien le fait de ne pas se sentir bien au boulot. Génération Y : on privilégie les relations au boulot et l’intérêt des missions, on ne fera pas toute notre carrière dans la même boite jusqu’à la retraite comme nos parents (d’ailleurs, aura t-on une retraite ?!) et on a besoin d’avoir envie de se lever le matin pour aller bosser plutôt que d’attendre dès le lundi matin que le week-end arrive pour être débarrassé de cette corvée ! Perso je privilégierais un CDD avec des missions qui me plaisent plutôt qu’un CDI avec un poste qui ne m’intéresse pas.

le 28/01/2016 à 09h37 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

Je compatis sincèrement, la situation chômage prison n’est pas non plus enviable. Je te rejoins complètement sur sur ce que tu écris concernant notre génération, mais c’est tellement difficile à faire comprendre.
Hi hi hi c’est drôle parce que j’ai fais ce choix là : CDD avec missions qui me plaisent et réseau plus important pour la suite 🙂 je viendrais vous faire un petit bilan le moment venu. Là c’est encore trop récent.

le 28/01/2016 à 15h42 | Répondre

Magali

J’avoue que je ne comprends pas bien ta situation… Bien sûr, il y a beaucoup de boulots dans lesquels on ne se sent pas bien, et des tas de raisons différentes pour cela, mais je ne comprends pas bien en quoi un CDI est une prison… Surtout si tu avais toujours été indépendante financièrement… Il existe aujourd’hui la solution de rupture conventionnelle de CDI, qui est toujours pratique lorsqu’employeur et salarié sont d’accord… Et tu peux démissionner si ton employeur ne veut pas te laisser partir… Donc non, je ne comprends pas bien en quoi un CDI est une prison… J’ai moi-même quitté deux CDI, l’un par rupture conventionnelle et l’autre par démission, sans regret ! Ce que pensent les autres, on s’en fout, nul autre que toi ne vit ta vie, et ils peuvent bien te juger, qu’est-ce que ça fait ? Ca ne change rien à ce que tu es, à ce que tu vis…. Bref je pense que c’est se rendre malade « pour rien » que de rester dans un boulot qui ne nous convient pas, même en CDI… le nerf de la guerre étant l’argent, je comprends les arguments financiers, mais lorsqu’il n’y en a pas, je ne vois pas où est le problème…

le 28/01/2016 à 19h29 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

Cela transparaît peut être de manière différente, mais l’argument financier était toujours le principal problème.
Il aurait été quasi impossible de vivre avec le seul salaire de mon mari. Alors bien sûr la rupture conventionnelle est toujours possible.
Seulement, j’ai mis près de deux années en passant des entretiens réguliers à trouver un nouveau travail. Je savais en commençant à chercher que dans mon domaine, ça serait compliqué. D’où mon refus de passer par une rupture conventionnelle. La démission était encore plus inenvisageable de ce point de vue.

le 29/01/2016 à 14h28 | Répondre

kallia

Bonjour,

En cdi depuis 4 ans et demi j’étouffe!
pourtant je ne crache pas dans la soupe, j’ai un salaire correct (qui m’a permis de faire un emprunt immobilier et auto), une mutuelle,des droits pour la retraite…mais je n’en peux plus (j’ai fait 2 burn out avec somatisations +++)…
envie de liberté, et d’air, je me sens dans une cage dorée..en ce moment je fais des démarches pour me lancer en indépendante, l’idéal serait de garder un mi-temps salarié (pas possible dans ma boite) et être Free lance à côté…en attendant
si je fais 1 rupture conventionnelle ,j’aurais droit au chômage et je pourrais compléter avec une activité en auto entrepreneur.(mais rien ne dit que mon employeur l’accepte).
Malgré tout, je sais que la liberté a un prix, et qu’il est cher.Alors, à 42 ans je me dis que c’est le moment si je veux changer , mais est-ce le bon choix ? Ne vais-je pas le regretter ?
ce qui me fait le + peur, c’est rester chez moi à tourner en rond, sans voir personne, alors je me suis renseignée pour rejoindre un espace de co working, voir du monde, réseauter est indispensable pour sortir de l’isolement du travailleur indépendant.
Mon 2e objectif après la liberté , c’est au moins de gagner autant qu’aujourd’hui (plus, serait du bonus) pour ne pas qu’un nouveau projet soit synonyme de galère.
C’est sûr que démissionner d’un CDI de nos jours relève pour certains de masochisme, ils me transmettent aussi leurs propres peurs et je ne veux pas être contaminée; j’ai assez des miennes !
J’ai décidé aussi d’investir dans des séances de coaching durant les 6 mois à venir (1 fois/mois) histoire de me sentir épaulée et pouvoir clarifier mes objectifs aussi. L’investissement est raisonnable (moins cher qu’une séance d’osteo)et j’espère qu’il sera profitable.
Voilà où j’en suis aujourd’hui de mes projets professionnels, qui impactent en fait tous les domaines de la vie et nécessite aussi de trouver un nouvel équilibre.
D’un autre côté, je dois dire que ce projet me donne de l’élan et une envie que j’avais perdus dans la routine quotidienne où me lever le matin devient un calvaire.
La vie est courte, il ne faut pas avoir de regrets, il me reste 25 ans à bosser (à ce jour ^^) donc je me dis que je n’ai pas grand chose à perdre, même si retrouver un cdi ensuite sera difficile. Cependant pour avoir déjà mené des actions de prestation qq heures/semaine, j’adorais , et me sentais bien dans ce mouvement que je n’ai pas en étant enfermée 35h/semaine dans 1 bureau.
Merci de m’avoir lue et peut-être de m’apporter votre avis et vos expériences !
à bientôt

le 07/02/2017 à 16h18 | Répondre

Sy Val

Témoignage intéressant, et où je me retrouve également 🙂
Tu dis : « ….ils te transmettent aussi leurs propres peurs,… » et j’ajouterai , qu’avec certains, c’est leur jalousie qui s’exprime à travers leurs critiques, incompréhension… Et moi, ça me conforte dans « ma prise de liberté » :-)))) bon courage à toi kallia, car au final : c’est que du bonheur !

le 07/09/2017 à 22h40 | Répondre

Amelie

Je ressens completement le mot prison et je le vis actuellement.
Je suis en cdi depuis des années et ca n allait plus donc de mon côté j’ai fait une formation par correspondance pour être gestionnaire de paie.
Aujourd’hui j’ai été voir mon patron pour une rupture conventionnelle sauf qu il me la refuse. Quoi faire je ne peux pas quitter mon emploi sans allocations chômage et finaliser ma formation . Donc je reste enfermer dans ma prison sans avenir…

le 29/09/2017 à 16h40 | Répondre

kallia

bonjour

ça y est c’était mon dernier jour de « prison » !!! dur, émotionnellement, mais tellement mieux pour ma santé !
quel intérêt a ton patron à garder une salariée démotivée qui veut partir ?
continue ta formation et cherche déjà un futur employeur dans ta nouvelle branche.
Courage !
sinon, il y a l’abandon de poste
mais je crois qu’il vaut mieux partir en laissant sa place « nette », le monde est petit….
bonne chance à toi

le 29/09/2017 à 20h39 | Répondre

SI TU SOUHAITES RÉAGIR C'EST PAR ICI !

As-tu lu notre Charte des commentaires avant de publier le tien ?