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Changer de vie en moins d’un mois, et pourquoi pas ?


Publié le 20 octobre 2019 par Bagsie

Il y a un peu plus de 10 ans, jeune bachelière et étudiante idéaliste, j’ai quitté ma région pour Paris. J’y ai fait mes études et trouvé mon premier emploi. Puis j’ai rencontré mon mari, et quand nous nous sommes installés, nous sommes passés de l’autre côté du périph mais nous sommes restés en première couronne. L’envie de quitter la région parisienne a commencé à poindre au bout de quelques temps, mais ce n’était jamais vraiment le bon moment.

Tout cela a duré quelques années, jusqu’au jour où un énième week-end chez des amis loin de Paris, dans leur maison avec jardin, et nos contextes professionnels nous ont fait nous mettre un premier ultimatum : en septembre prochain, on déménage. L’ultimatum est passé, et la vie a fait que nous n’avons pas déménagé, mais pour le coup l’envie ne nous avait pas quittés. Le temps s’est écoulé entre candidatures, entretiens et vie à 100 à l’heure, puis est arrivé l’été, sans vraiment de pistes sérieuses.

Et un jour, le téléphone a sonné : « Bagsie ? J’ai quelque chose pour vous, un peu plus au sud que ce que vous vouliez, mais votre profil nous intéresse. Quand pouvons-nous nous rencontrer ? ». Deux jours après, je passais donc un entretien 30 minutes avant de partir en vacances, et fixais une deuxième date à mon retour de vacances.

Je coupe toute de suite court au suspens : j’ai eu le poste, et je l’ai même su très vite. A l’époque, j’étais encore en congé parental pour un peu plus d’un mois. S’est donc lancé un chronomètre hyper précis : dans l’idéal, pour avoir le temps de déménager et de s’installer, il faut que je pose ma démission très rapidement, que je demande une réduction de mon préavis, qu’elle soit acceptée, et que je commence donc un mois plus tard ce nouveau boulot dans ma nouvelle ville. En théorie, si tout glisse comme il faut, on va s’en sortir.

Quand la théorie et la pratique diffèrent…

J’avais envisagé qu’on me refuse ma réduction de préavis de démission. Ce que je n’avais pas anticipé, c’est que mon employeur ne réponde pas. J’ai donc posé ma démission, et a commencé une période de silence. Longue. Un peu trop longue. Trop longue en tous cas pour que mon plan pour déménager sereinement survive. Entre ma démission et le jour où j’ai reçu le courrier m’annonçant que la réduction de mon préavis était acceptée, 10 longues journées se sont écoulées. 10 jours au cours desquels, bien sûr, personne ne répondait à mes appels. Quand j’ai enfin eu ma réponse, il me restait 15 jours pour déménager avant ma prise de poste.

Si on se résume, cela signifie 15 jours pour :

  • Négocier la démission de mon mari
  • Trouver un logement et signer le bail
  • Organiser le changement d’école et de mode de garde pour les enfants
  • Contacter les déménageurs pour fixer une date de déménagement et d’emménagement
  • Faire le tri dans nos affaires et les mettre en cartons
  • Quitter notre appartement et le nettoyer de fond en comble pour l’état des lieux de sortie
crédit photo (creative commons) : siala

Pour survivre, il faut aller à l’essentiel

Nous avons fait le choix de trouver une maison par relations, c’est-à-dire que nous n’avons visité que cette maison : elle est dans son jus, nous en connaissons les défauts, mais cela nous permettait d’avoir rapidement une adresse d’arrivée et de ne pas avoir à revenir pour planifier de nouvelles visites.

De la même manière, le changement d’école et de mode de garde ont été reportés à notre arrivée : ça aurait été parfait de régler tout ça avant d’arriver, mais nous n’avions pas l’énergie nécessaire pour nous battre pour ça et faire tout le reste du déménagement en même temps.

Quant à la démission de mon mari, il avait commencé à en parler avant que nous recevions le papier officiel, la négociation a donc été facile.

Nous sommes donc passés en mode commando pendant 15 jours pour trier, jeter, donner, faire les cartons, et tenter de préserver les enfants de toute l’agitation autour du déménagement. La clé pour survivre à tout ça a réellement été l’organisation, et particulièrement en ce qui a concerné le remplissage des cartons. Chaque carton était numéroté, et son contenu était référencé dans un carnet, afin que nous sachions où retrouver nos affaires en arrivant. Les cartons des enfants ont été faits avec eux pour limiter les angoisses, et nous avons faits tout le reste des cartons seuls.

Au bout de 10 jours, tous les cartons ont été faits, les déménageurs sont venus et ont tout chargé, pour décharger 3 jours plus tard dans notre nouvelle ville. Nous avons utilisé l’un de ces trois jours pour nettoyer l’appartement, et un autre pour aller de Paris à notre nouvelle maison.

Si ça été fatiguant ? Bien sûr, ça a même été éreintant. Tu imagines toi, courir un marathon à la vitesse d’un sprinter ? C’est un peu ce que l’on a dû faire. Si on regrette ? Pas un instant ! Nous avons doublé notre surface d’habitation, amélioré notre qualité de vie, gagné un jardin au change… il ne nous reste plus qu’à nous installer !

Et toi ? Tu as déjà dû déménager très rapidement ? Fait le choix de changer de vie et de quitter une grande ville ? Viens en parler en commentaires !

Commentaires

2   Commentaires Laisser un commentaire ?

Colombine

Nous avons effectué le déménagement tranquillement, en apportant les choses au fur et à mesure. Je crois qu’un changement radical tel que celui-ci et un déménagement en 15 jours m’aurait stressée à un point inimaginable !

le 21/10/2019 à 09h30 | Répondre

Maud (voir son site)

Et beh ! Moi qui trouvais que vendre notre appart et déménager avec ma 2e de 2 mois 1/2 avait été sportif, tout ça en 15 jours fallait le faire ! Et sans stresser les enfants. Bravo !

le 21/10/2019 à 10h55 | Répondre

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