Bien dans son corps, bien dans sa tête, bien chez soi !

Le jour où j’ai appris que j’avais un cancer


Publié le 14 mai 2014 par Madame Arwen

Nous sommes en 2005. Je suis en classe de première, le bac français approche à grands pas. A la rentrée, je serais en classe de terminale ES, option SES. Je suis quelqu’un de nature enjouée, très positive dans toutes les situations de la vie, heureuse de vivre et consciente de ma chance d’avoir une famille à mes côtés, unie et aimante.

Cependant, je suis fatiguée. Un peu. Les journées de classe sont longues, certes… Mais pendant les vacances, je suis également fatiguée. Je dors très tard le matin et fais une sieste le soir avant de manger. Rien d’inquiétant, je fais une prise de sang qui est normale.

Le bac français est passé, la rentrée arrive. Nouvelle classe, nouvelle ambiance, la plupart de mes amies sont encore là. L’année scolaire devrait se passer dans la bonne humeur, une fois de plus.

Octobre

Après une journée à Center Parc avec les copines, je suis enrhumée. Aller dans la rivière sauvage, en extérieur, en plein mois d’octobre, était sans doute une mauvaise idée ! Mais un rhume ça passe vite, donc on s’en fiche… Je tousse beaucoup, et je tousse longtemps… et ça ne passe pas vraiment.

Mon médecin me prescrit différents traitements. Mais la toux continue, sèche et dure. Le rhume passe, et la toux perdure. Mes pieds me grattent aussi. Ils me grattent même beaucoup à vrai dire. Je me rends compte qu’ils me grattent tellement qu’ils sont en sang. Au fur et à mesure mes jambes se mettent également à me démanger, et je les gratte également jusqu’au sang.

C’est la nuit que ces démangeaisons sont le plus présentes, et le jour la toux me fatigue et me donne mal à la tête.

Décembre

Je suis fatiguée. Je suis même exténuée. Ma mère, qui n’a jamais cru les malades imaginaires que nous pouvions essayer d’être lorsque nous étions enfants, me croyait à ce moment-là. Et par moments, elle me laissait ne pas aller au lycée pour me reposer.

Je m’en rendrais compte plus tard, par un de mes amis qui m’a fait remarquer qu’il préférait mon postérieur lorsque j’avais plus de formes, mais j’avais perdu du poids. Une bonne dizaine de kilos. Et j’étais devenue très pâle. Mais ça, je pensais que c’était parce qu’on était en hiver, et que ma nouvelle couleur de cheveux était noire bleutée.

Je tousse toujours, les professeurs me demandent de sortir de classe lorsque je tousse (oui, ça se passait comme ça : « Vous voulez sortir prendre l’air ? » « Non, c’est gentil, mais ça ne changera rien… » « Si, si, sortez donc ! » « … »). Ma voisine a sans doute les oreilles en feu, mais elle est mon amie et ne me dit rien.

Je ne dors pas beaucoup, entre les démangeaisons qui m’empêchent de m’endormir et la toux. Mes parents sont inquiets. Je suis allée voir le médecin plusieurs fois depuis la rentrée. Il ne m’a pas fait faire d’examens et s’est contenté de me donner différents traitements toujours inefficaces.

comment j'ai découvert que j'avais un cancer

Crédits photo (creative commons) : Bokeh Burger

Il va également, au fur et à mesure, me poser des questions sur ma vie, sur mon humeur, sur mon bien-être. Il m’explique qu’il comprend, que la terminale est une étape difficile dans la vie d’une adolescente, mais que je ne peux pas continuer à laisser le stress me détruire comme ça.

Je suis bien d’accord, sauf que je vais bien. Je ne suis pas stressée. Il ne m’entend pas. Il parle à mes parents et leur conseille de m’emmener voir un psychologue, et d’essayer des médecines parallèles, comme l’acupuncture.

Une nuit, je me réveille d’un coup. Je suis dans mon lit, mais il est mouillé. Plus que mouillé, il est même trempé. Je me lève, honteuse, et change les draps, pensant avoir uriné pendant mon sommeil. Je me recouche et me réveille deux heures après, dans le même état.

Je vais alors voir ma Maman et lui explique. Elle me rassure en me disant que je n’ai pas uriné dans mon lit, car les draps sales n’ont aucune odeur. Ce sont en réalité des sueurs nocturnes. Et elles continueront à me réveiller pendant quelques temps encore…

Pendant ce temps, ma vie se passe, plus ou moins facilement, parce que je suis très fatiguée avec tout ça. Je monte un projet pour le lycée afin que ma classe et moi-même effectuions un voyage scolaire à Auschwitz au printemps.

Je convaincs les professeurs de l’utilité des projets, je défends le projet devant le conseil d’administration du lycée, trouve des subventions de la part du Ministère de la défense, négocie avec les agences de voyage, etc. Le voyage prend forme, nous partirons en avril !

Janvier

Le retour des vacances de Noël est difficile. Je me répète, mais je suis fatiguée, rien ne s’est amélioré avec les vacances et l’acupunctrice…

On est fin janvier, un lundi matin. Depuis hier, j’ai de la fièvre. La veille au soir, j’avais 40°. Le matin, ça va mieux et je vais au lycée. (Pour l’anecdote, j’ai fait un devoir de philosophie ce soir-là avec ma fièvre, et ça a été la seule fois où j’ai eu une bonne note en philo, comme quoi…).

Le lundi soir nous avons sport au lycée. Je crache mes poumons au basket, j’ai vraiment mal et m’enferme dans les toilettes pensant que j’allais vomir tellement je toussais. Et je crache du sang, ça, c’est nouveau…

Je rentre à la maison, riche de ce nouveau symptôme. Ma mère décide que nous irons le lendemain chez le médecin, mais pas le même qu’avant. Ce nouveau médecin est bien. Il me croit et me prescrit immédiatement une radio thoracique, ainsi qu’une échographie à réaliser en urgence. Il me dit qu’il ne peut pas savoir avant d’avoir eu les résultats, mais que les moments qui vont suivre ne seront pas agréables, ni faciles à vivre.

Je passe la radio et l’échographie. Je ne comprends pas les résultats, c’est bizarre à dire, mais à ce moment-là, vraiment, je ne me souviens pas de m’être inquiétée. J’étais plutôt soulagée que l’on cherche à savoir ce que j’avais.

Février

Je passe un scanner la semaine suivante. Un médecin nous reçoit, ma maman et moi. Il s’adresse à elle. Il lui donne des mots que je ne comprends pas. Je suis sous cortisone à cause des démangeaisons, et ce médicament me rend stone et hilare.

Je ne vois même pas ma mère qui se décompose. J’entends quelque chose qui ressemble à « nain jaune » de la part du radiologue. Je ne sais pas ce que c’est. Lorsqu’il sort, je regarde ma mère, et je veux faire une blague. C’est le drame de ma vie : si je suis mal à l’aise, j’essaie de faire des blagues, des blagues nulles parce que je n’y réfléchis pas.

Je lui demande ce qu’est un « nain jaune ». Et là, je ne me souviens plus si elle me regarde ou si elle regarde dans le vide. Je me souviens de son regard, de sa tristesse, de sa force pour prendre sur elle, et de sa voix cassée qui me dit « un lymphome, c’est un cancer ».

Je ne me souviens plus de ce qu’il s’est passé ensuite. Je me souviens que je n’ai plus parlé, et que ma première question n’a pas été si j’allais survivre. On ne peut pas poser cette question à sa mère. Alors je lui ai demandé si j’allais perdre mes cheveux. Elle ne sait pas.

Les choses se sont très vite enchaînées. Biopsie pour poser le diagnostic final, pose d’une chambre implantable pour la chimiothérapie…

Rencontre avec mon oncologue, qui m’apprend que je ne pourrais pas aller en voyage avec ma classe, que je vais perdre mes cheveux, que mon cancer est un lymphome hodgkinien de stade 4, qu’il se guérit très bien quand il est pris tôt. Là on est tard, ce sera plus difficile, mais elle me dit qu’on va y arriver.Je n’en doute pas.

Rencontre avec la prothésiste capillaire. J’achète une perruque, je la paye avec l’argent qui devait me servir à aller à Auschwitz.

Et le tourbillon commence.

Aujourd’hui je vais bien, j’ai des séquelles plus ou moins graves, mais je suis guérie, mariée à un homme extraordinaire, et j’espère avoir des enfants un jour. Mais ça, je t’en parlerai plus tard !

Toi aussi, tu as eu à faire à un médecin qui pensait que tu somatisais, alors que c’était bien plus grave ? Comment ça s’est finalement passé ? Viens m’en parler.

Toi aussi, tu veux témoigner ? C’est par ici !

Commentaires

31   Commentaires Laisser un commentaire ?

Mademoiselle Sourire

Je t’embrasse très très fort.
Ta force et ton courage te permettent d’être encore plus forte aujourd’hui. Et de faire toujours des blagues pourries. Des grosses bises

le 14/05/2014 à 12h40 | Répondre

Mademoiselle Fleur

Ton message m’a beaucoup ému ! Je te trouve extrêmement courageuse surtout à l’âge que tu avais.
Je suis contente que ce soit quelque chose derrière toi maintenant. Je te souhaite pleins de bons moments à venir et que ces mauvais moments ne soient plus qu’un mauvais souvenir.

le 14/05/2014 à 14h20 | Répondre

Madame Violine

Ton témoignage me parle… En ce qui me concerne, ce n’était pas de moi dont il s’agissait mais de mon petit neveu (4 ans). Mais l’annonce m’a abasourdie. Avant, je vivais un peu dans un monde tout bleu tout rose ; pour moi, le cancer, c’était pour les personnes qui ont 40/50 ans, pas avant…
Et non, la dure réalité de la vie m’a signifié que non…
En effet, l’annonce est rude mais après, il faut s’accrocher, il faut vivre ! C’est sûrement ce que tu as fait, ce que ton entourage a fait et je vous admire…
Je t’ai suivie sur le Blog Dentelle et ce que j’ai vu, c’est une femme heureuse ! Bravo à toi !!

le 14/05/2014 à 16h39 | Répondre

Urbanie

Ton témoignage m’a également beaucoup touchée, je n’ose même pas imaginer ce que tu as du traverser… et si jeune, quelle injustice!
Pleins de <3 pour la suite!

le 14/05/2014 à 18h32 | Répondre

Mme erika

Ton témoignage ma beaucoup ému. c’est vraiment affreux!! tant de mois, de souffrance avant que tu sache se que tu avais…
Tu es vraiment très courageuse… je te souhaite pleins de bonheurs !!
bizz

le 14/05/2014 à 19h43 | Répondre

Justine

Ton témoignage me touche beaucoup. J’ai vécu la même chose que toi, j’ai eu la maladie d’Hodgkin de stade 2, en 2008 quand je commençais mes études d’auxiliaire de puériculture. Je n’avais pas beaucoup de symptômes, juste une boule au niveau du cou. Pourtant j’avais passé une visite médicale pour mon entrée en école et le médecin n’avait rien vu de ces ganglions. Malgré l’épreuve que ça a été je suis consciente d’avoir eu beaucoup de chance. Aujourd’hui j’ai 27 ans, je suis mariée à mon homme (qui m’a énormément soutenue à cette époque) et bientôt maman d’une petite fille ! On savoure encore plus la vie après une épreuve pareil !
Pleins de bonheur à venir pour toi et ton mari !

le 14/05/2014 à 21h14 | Répondre

Alex

Je suis sous le choc à cause de ton médecin qui ne t’a pas écouté au départ. Ton traitement aurait pu être tellement moins dur s’il avait su t’écouter et chercher.
Pour ma part, j’ai eu un stade 2 avec 4 mois de chimio ABVD et 1 mois de rayons.
Je ne sais pas comment j’aurais pu surmonter la situation à ta place tellement j’ai trouvé cette période dure !
Aujourd’hui, 4 ans après la fin des traitements, je suis enceinte de mon 1er enfant.
Je te souhaite plein de bonheur pour la suite !

le 14/05/2014 à 21h17 | Répondre

Nine

Je trouve ton témoignage trés touchant…et je trouve ça courageux d’être capable d’aussi bien tourner les choses…
Dans le genre le médecin qui n’écoute pas : je me suis plaint de douleurs au ventre en à mon médecin… pdt 1 an elle me dit que ce n’est rien (stress, constipation etc)… je suis de + en + fatiguée, mange de – en -, perds bcp de poids. Le médecin (qui est omnibulé par les anxiolétique et anti-dépresseurs )m’en prescrit pensant que c’est mon moral, jusqu’au jour où je refuse de descendre de la table d’examen tant qu’elle ne me prescrit pas au moins une échographie : Résultat : Kyste de la taille d’un melon – maladie endométriose stade 4 … Le kyste a eu le temps d’exploser et de créer une péritonite – opération en urgence … + de 6 mois pour m’en remettre physiquement…
L »endométriose est une maladie très mal connue et très mal diagnostiquée.
Aujourd’hui, je vais bien et cette maladie ne m’empêche pas de vivre, elle fait partie de ma vie, mais rien ne tourne autour d’elle 😉

le 21/05/2014 à 16h30 | Répondre

Crearine (voir son site)

Merci pour ce témoignage. Je t’envoie une cargaison de soutien. Bravo en tout cas pour ton courage.
Je te souhaite tout plein de bonheur et que ces mauvais moments soient derrière toi.

A+
Karine

le 21/05/2014 à 16h34 | Répondre

Alix

Au début de ma terminale, on m’a diagnostiqué une dermatomyosite… Maintenant je suis stabilisée ! Et peut être même que je ne rechuterais jamais. Mais je me reconnais dans ton histoire, je suis aussi tombée sur un mauvais médecin à cause duquel j’aurais pu mourir, j’ai aussi souffert de la fatigue (d’ailleurs je fatigue toujours plus vite que les autres). Je te souhaite plein de bonheur pour la suite !

le 21/05/2014 à 16h34 | Répondre

Claire

Ton témoignage m’a énormément touché. J’ai aussi eu la maladie d’Hodgkin en 2010 à 26 ans stade 2 très avancé (2 zones touchées).
Dans ton cas c’est inadmissible que ton médecin ait lassé passé tant de temps pour diagnostiquer la maladie.
Même si cette maladie se soigne, le traitement est très lourd et laisse des séquelles.
Pour ma part cette expérience, certes très difficile, me permet aujourd’hui d’avoir une toute autre vision de la vie. Aujourd’hui je suis comblée et je profites à fond des petits bonheurs quotidiens.
Je te souhaite plein de bonheur pour la suite.

le 21/05/2014 à 16h37 | Répondre

Alice la lutine

Tu avais pu être diagnostiquée relativement rapidement, ou bien tu as eu affaire toi aussi à un médecin peu scrupuleux ?

Si tu veux venir nous raconter tout ça sur le blog, que ce soit ton expérience avec cette maladie, ou la façon dont cela t’a permis de voir la vie aujourd’hui (ou les deux !), n’hésite pas surtout, c’est par là : http://www.sous-notre-toit.fr/proposer-billet/ 😉

le 21/05/2014 à 17h01 | Répondre

sabrina

tres difficile pour moi de lire ton article qui et magnifique mais pour ma part je suis une jeune maman de 31 ans ma fille a aujourd’hui presque 11 ans mais a l’age de 4 ans elle avait tres mal au ventre , vomissement , teint pal etc … le docteur a d’abord cru a la maladie du baiser (la mononucleose ) car a cette age la dans les ecoles ils on tendance a pas faire attention boire dans les mm verre etc …. comme rien ne se passer je decide de l’emmener au urgence resultat elle a une tumeur sur le rein de la taille d’une enorme pomme de terre , cela s’appelle un neuroblastome , et la tous ces enchainer , chimio , operation , ablation du rein , encore de la chimio etc…. la sensation que j’aller perdre ma fille , que ma vie était l’hôpital que je ne rentrerez plus jamais chez moi avec elle , ces tellement dur !!!!! aujourd’hui 7 ans se son ecouler elle se porte a merveille malgré qu’on ne peu pas oublier , c la tous les jours dans notre vie meme si on en parle plus ou presque c tjs la dans nos tete et il faut vivre avec malheureusement

le 21/05/2014 à 17h34 | Répondre

amandine

Pour ma part je n’avais que 9 mois quand ils m’ont deceler une tumeur derrière la vessie. J’ai eu le droit a la chimio et a la chirurgie et un suivi jusqu’à l’âge de 18ans. Aujourd’hui je suis heureuse et je me marie en octobre prochain mais ce cancer fera toujours partit de notre vie. De plus mon futur mari a perdu son pere a cause d’un orl qui lui a répété pendant 2 ans qu’il avait un rhume et quand il l’a enfin écouté. C’était trop tard, 6 mois apres il etait parti et mon cheri n’a toujours pas fait le deuil en 16 ans de temps.

le 21/05/2014 à 18h11 | Répondre

Nanou

je suis très emue, car mon futur mari a eu son 1er cancer a 19 et le second a 26 ans avec d’assez grosse séquelles physiques… très difficile a supporter même si ce n’est pas moi qui suis malade. En tt cas je te souhaite tout le bonheur du monde, car tu as eu la force de te battre pour ceux que tu aimes.

le 21/05/2014 à 18h25 | Répondre

Madame Arwen

Merci à toutes pour vos témoignages et votre soutien 🙂

le 21/05/2014 à 18h59 | Répondre

Bariteau fabian

Bonjours, je m’appelle fabian, j’ai 15 ans et j’ai vu votre témoignage sur ta maladie et ça m’a énormément touché.

J’aimerais parlez avec vous de ce qui se passe pour moi en ce moment, je m’exprime:

Il y a maintenant 1 ans j’ai remarqué que j’avais un grain de beauté sur la paume de la main gauche, je n’avais jusqu’alors jamais remarqué avoir un grain de beauté aussi spécial à cet endroit. Soucieux je décide donc de le surveiller et c’est là que tout commence, en effet j’ai remarqué que celui ci changeais et change d’ailleurs toujours, petit à petit il se transformais aussi bien sa couleur que sa forme ou même sa taille. Les mois passent et je suis de plus en plus fatigué, mon grains de beauté quand à lui continue à évoluer, je m’inquiète et veux en parler à mes parents (mais depuis tout petit je me pleins facilement donc il ne s’inquiète pas..), je décide donc d’aller rechercher sur internet et je tombe sur le « mélanome » un cancer de la peau.. tout correspond dans les moindres détails, affolés je demande à mes parents de prendre rdv chez un dermato et c’est chose faite (il est le 23 mai). Ma vie continue les mois passent encore et un je remarque un nouveau grain de beauté sur Le Bras droit et celui ci se développe et transforme très vite, je suis super inquiet et désespérer encore une fois. De plus il y a environ 3 mois j’ai remarquer que j’avais deux grosseurs sur le thorax, et je tousse de plus en plus.
Je ne sais plus vraiment quoi faire, je suis exténué et inquiet..

J’espère ne pas vous avoir trop dérangé, si nous pouvions en parler ensemble ça me ferait du bien, merci de m’avoir accordé votre temps.
Au revoir.

le 17/05/2018 à 20h46 | Répondre

Roxanou

J’espère que la vie te réservera plein de belles surprises car elle n’a pas été tendre avec toi . Ton courage est une belle leçon de vie.

le 22/05/2014 à 12h22 | Répondre

Mya

Dans ton article, je me revois il y a 1 an…
J’ai 38 ans, je suis maman de 4 enfants et j’ai une leucémie…

le 30/03/2016 à 11h05 | Répondre

mannie

je suis de tout coeur avec toi Mya, il faut avoir beaucoup de courage pour traverser toutes ces épreuves.

le 06/04/2016 à 10h16 | Répondre

Adele

C’est horrible ces médecins qui ne croient pas les souffrances d’ados, peut-être parce qu’ils se disent qu’il y a peu de chance que ça soit grave après tout ils sont jeunes, puis c’est une période difficile donc disons que c’est le stress..! Je me retrouve dans ton témoignage parce qu’il m’est arrivé la même chose dans ce sens-là (heureusement ce n’était pas aussi grave qu’un cancer mais l’idée est la même) où j’avais des douleurs horribles au ventre, moi qui suit pas douillette du tout j’hurlais la nuit et même les somnifères de ma mère ne me donnaient pas plus de trois heures de sommeil. J’ai été en urgence la première fois, pas d’examen, « c’est une colite ». Mes parents persuadés évidemment que c’était ça. Et moi aussi. Quand j’allais voir le docteur, toujours pas d’examen, il me prescrivait des médicaments contre ça qui étrangement ne servaient à rien ! Deux ans sont passés avec des crises tous les mois environs, jusqu’à ce que j’aie tellement mal qu’on a cru que c’était l’appendicite, direction urgences, le docteur me palpe et lui aussi persuadé que c’est l’appendicite… « On va quand même faire une échographie pour vérifier au cas où mais bon c’est presque sûr! ». Résultat, c’était un kyste ovarien de la taille d’un petit melon (et je suis surprise dans les commentaire de voir quelqu’un qui a eu la même chose !) qui avait eu le temps de grossir en deux ans…
Tout ça pour dire, ado ou pas, si vous avez vraiment mal, surtout si c’est chronique, ne croyez pas les docteurs sur parole !! Réclamez des examens ! Il vaut mieux être un peu hypocondriaque qu’être diagnostiqué trop tard…

le 24/04/2016 à 22h53 | Répondre

Davin

Bonjour , mon copain a des symptômes bizarres il vomit depuis 6 mois , il est pâle , il mange presque plus, il est faible , il a mal au ventre tout le temp ..il refuse d’aller voir un médecin si vous savez ce qu’il a vous pouvez me le dire svp merci

le 18/07/2016 à 04h33 | Répondre

myriam

Bonjour, tous ces témoignages me donnent du baume au coeur. J’avais un beau garçon, quand ses malaises ont commencé il avait 6 mois, il devenait bleu quelques secondes et redevenir normal ensuite. Je l’emmenait immédiatement aux urgences pédiatriques, sur place on constatait un bébé souriant en pleine forme. On me disait que je faisais du stress car c’était mon premier bébé. Personne ne croyait ce sue je disais. Jusqu’au jour où son malaise dira plus longtemps. Je retourne voir les urgences en hurlant de rage et de colère. Ils prennent vite mon fils en charge et tente de le réanimer, sauf que c’est trop tard, deux après il décède. S’en suit l’enterrement et l’ultime adieu. Plus de force pour attaquer les urgences car l’autopsie révéla une forme d’épilepsie qui aurait pu être soigné si on m’avait cru. Quelques mois passèrent après sa mort et LÀ j’me retrouvé très fatiguée, avec le besoin de dormir tout le temps, bouche sèche au réveil, grandes sueurs nocturnes, envie d’uriner tout le temps, migraine et besoin de sucre à chaque fois. Je voyais le médecin 1 fois par semaine pour me plaindre des symptômes et chaque fois il me disait je fais une dépression à cause de la mort de mon fils. Jusqu’au jour où je m’évanouie avec perte de connaissance dans la rue. Je me réveil à l’hôpital et un médecin me dit madame vous aviez 4g dr sucré dans le sang. Vous êtes diabétique. On vous met sous insuline immédiatement. Je lui raconte tout mon passé. Il me dit suite aux chocs émotionnel généré par la mort subite de mon garçon j’ai déclenché le diabète. Il me dit avec tout ses symptômes on aurait du vous diagnostiquer plus tôt car LÀ c’était le comas et la mort. ma vie s’est chamboulé. Dix ans après j’ai appris à vivre dans sucre , avec une pompe à un insuline et un régime très strict. Le diabète est une maladie incurrable. Depuis j’ai changé de toubib

le 03/01/2017 à 23h25 | Répondre

fred

Bonsoir sabrina,
le diabete n’est pas une maladie incurable…
Il existe énormement de témoignage de personne qui ont guéri du diabete type 1 et type 2.(vous pouvez voir les video de thierry casanovas par exemple), et c’est pareil pour le cancer.

le 07/02/2017 à 03h04 | Répondre

Tsuba

J’ai moi aussi (et comme tant d’autres) était victime d’un médecin peu scrupuleux.
Disons plutôt d’une série de médecin peu scrupuleux.
Rien d’aussi grave qu’un cancer, rien qui n’ait mis ma vie en jeu d’ailleurs, mais à 14 ans j’ai fait une chute, et on m’a diagnostiqué une entorse légère de la cheville.
Sauf que la douleur ne partait pas, et que mon équilibre, lui, ne revenait plus.
J’ai passé toute mon adolescence à me tordre de douleur à cause d’une cheville en feu, et à tomber régulièrement.
C’est assez particulier de descendre un escalier en s’accrochant de toutes ses forces à la rampe comme une petite vieille qui a peur de tomber quand on n’est même pas encore majeure.
Le médecin ne me croyait pas, pour lui je voulais seulement une dispense de sport (alors que je rêvais de pouvoir courir !), dispense qu’il me refusait.
Mes profs de sport successifs m’ont tous traités de maladroite, de grosse larve, et tout autre nom désignant une personne incapable de rester debout sans perdre l’équilibre.
(ajouté à ça les moqueries des camarades, l’indifférence des parents, et la certitude d’être devenu folle. J’ai eu quelques TS.)
C’est à 26 ans (soit 12 ans plus tard) que le diagnostic est finalement tombé : ma soi-disant petite entorse avait en fait déchiré deux des trois ligaments de la cheville externe, avec arrachement osseux.
Sans ligaments, ma cheville ne tenait plus, tout simplement.
Et, 12 ans plus tard, la déformation osseuse et l’amas de tissu cicatriciel rendent toute intervention médicale inutile.
Je suis condamnée à boiter toute ma vie, et à perdre petit à petit le peu de mobilité que j’avais réussi à regagner, car mon état va se détériorer.
La douleur va s’amplifier, et d’après mon nouveau médecin, je ne pourrais plus marcher d’ici mes 50 ans.
Alors qu’une intervention bénigne à 14 ans aurait résolu le problème immédiatement et sans séquelles, les médecins ont laissé le problème s’aggraver au fil des années jusqu’au point de non-retour.

Aujourd’hui je ne vais plus voir les toubibs. Tant pis pour ce que j’ai, tant pis si c’est grave, au moins ils ne l’aggraveront pas.

Je pense aussi à un ami très malade, et à son médecin qui lui disait seulement « d’arrêter de boire », lui qui ne touchait jamais à l’alcool !
Il s’est avéré qu’il avait une maladie de foie (rapidement traitée et guérie, mais il est resté des mois à souffrir, pour rien).

Ce témoignage n’est rien comparé aux cas gravissimes que je peux lire, mais ce sont quand même des séquelles qu’on traîne à vie à cause de la condescendance d’incompétents en blouse blanche qui dénigrent complètement leurs patients.
Ils ont nos vies entre les mains, quoi ! et ils s’en foutent !

le 06/01/2017 à 19h14 | Répondre

Alex

Absolument pas… Les possibilités d’adaptation et de compensation du corps humain sont infinies, vraiment infini. J’en ai fait l’expérience sur moi-même et je sais de quoi je parle… À condition, évidemment, pour commencer, d’y croire profondément

le 14/02/2017 à 17h06 | Répondre

Nicolas

Témoignage touchant…
Pas forcément hypocondriaque, j’ai perdu un petit frère d’un cancer du rein y a 19 ans et aujourd’hui c’est ma mère qui est atteinte du cancer du sein…
J’ai une réelle phobie du cancer… j’ai des périodes assez fréquentes et là, je tousse depuis près d’un mois… ce qui m’a amené à tomber sur cet article…
Je pense aller voir mon médecin la semaine prochaine…

le 08/09/2017 à 09h15 | Répondre

Ines

Ce post m’a touchée , heureusement que tu as insister et a finit par allez mieux !

Moi je ne sais pas trop mais je ne pense pas que ce soit aussi grave et peut-être que le médecin à raison …
J’ai 16 ans je suis en première et depuis plusieurs années j’ai des maux de ventres incessants , sa arrive soit le soir soit après manger soit dans la journée et c’est horrible…
Je suis allée voir le médecin plusieurs fois , il m’a prescrit plusieurs médicaments disant que c’était dut à la constipation + un autre traitement car j’avais eu des hémorroïdes.
Les hémorroïdes sont passées , j’allais à la selle souvent mais mes maux de ventres continuaient.. même quand je ne mangeais presque pas. Mon docteur m’a alors envoyer voir un gastroentérologue (il me semble que c’est ce nom) , au départ il m’a juste palper le ventre et envoyait faire une prise de sang , il n’y avais rien tout était normal. Au deuxième rendez-vous il m’a fait une échographie , toujours rien , j’allais parfaitement bien et c’était donc dut à une constipation depuis et le stress… (Dans mon lycée depuis la 6e on enchaine des DST + des évaluations et à partir de la 4e en plus de tout sa se rajoute des examens blancs… Et aujourd’hui encore en première on en a + 4 oraux blancs+ le bac de français qui approche donc je me dit que c’est peut-être en effet du au stress) et puis mes maux de ventres étaient de moins en moins présents , il m’arrive encore d’en avoir mais c’est rare sauf que même si c’est rare je ne supporte pas la douleur…

Enfin voilà , je voulais juste déposée sa ici pour partager ce que je vis surtout que j’ai était touchée de voir tout ses témoignages (comparé à mes petits maux de ventres ce n’est rien , je ne pensais pas qu’autant de gens étaient touchée par le cancer , je trouve sa admirable de voir que vous vous êtes sortie pour la plupart )

le 19/09/2017 à 18h43 | Répondre

Bernagou Dimitri

Bonjour moi je suis aller plusieurs fois chez mon médecin parce que une heure après mettre endormi j’ai envie de vomir je sais pas trop quoi faire le médecin je lui ai tout expliquer mes symptômes lui me dit vous mangez pas trop gras non du tout j’ai du lui demander des prescriptions pour une échographie parce que je lui avais dit que dans ma famille beaucoup vers la vingtaine avait eu des calculs l’hôpital ne trouve rien et me dit que si il y avait on verai bien ensuite je lui demande de faire d’autre examens lui n’est pas d’accord et me prescrit un médicament du vogalène que quand j’ai envie de vomir j’ai cas en prendre depuis lui je ne vais plus le voir j’ai beau chercher faire des trucs et à force seul je pense avoir trouvé que je doit faire une sorte d’allergie au produit laitiers mais sur internet je ne retrouve pas mes symptômes une heure après mettre endormi je suis pris par une forte envie de vomir pendant une longue période sans jamais vraiment avoir eu à vomir

le 15/10/2017 à 02h46 | Répondre

Alice (voir son site)

Super article, merci beaucoup pour ce partage. J’ai vécu à peu de choses près la même chose avec un médecin qui a totalement minimisé mes symptômes et me voilà avec un lymphome en stade III alors que ça fait plus d’un an que je me plains de perte d’appétit, de fatigue… d’abord on croyait à une mononucléose mais une fois que la piste a été écartée, mon médecin n’a pas jugé nécessaire de creuser plus. C’est pour ça que ça a duré si longtemps avant de diagnostiquer mon cancer… J’ai ouvert un blog pour partager mon expérience : https://aliceonherway.wordpress.com

le 10/04/2018 à 11h06 | Répondre

Olivier Blhc

Très ému par ton histoire et je suis très heureux que tout ce sois bien fini !!!
Plein de bonheur

Olivier

le 30/07/2018 à 20h16 | Répondre

SI TU SOUHAITES RÉAGIR C'EST PAR ICI !

As-tu lu notre Charte des commentaires avant de publier le tien ?