Ca y est, je suis une adulte

La vie humaine est une succession de moments important. Nous nous souvenons de certains d’entre eux, qui ont marqué le cours de nos destinées, et sont directement liés à notre passage à l’âge adulte. Quand je repense à ce moment charnière, je me souviens du sentiment que j’ai ressenti : la peur mais aussi un défi qui m’a donné une force nouvelle.

Je me rappelle très bien le jour où j’ai réalisé que j’avais grandi et faisait partie intégrante de la société. Chaque étape de ma vie me semblait plus difficile que la précédente et je me sentais chaque jour plus responsable. La liberté que j’avais autrefois éprouvée s’était dissipée et j’étais confrontée aux exigences de mes obligations quotidiennes.

Avant la majorité

Avant cette prise de conscience, j’étais enfant et je me considérais comme pleinement libre. Je passais mes journées à rêver, explorer et apprendre des choses nouvelles. Ma curiosité était sans limites et j’avais peu de responsabilités, hormis celles qui concernaient mon comportement et mes études scolaires. J’étais protégée par l’insouciance de la jeunesse et la sécurité qu’apporte le cadre familial.

J’aimais ma vie et j’adorais découvrir les beautés du monde. J’explorais la nature à travers les yeux innocents d’un enfant et rencontrais des personnes qui allaient élargir ma vision et mon horizon. Mais je ne pouvais pas ignorer les remarques et les commentaires qui se faisaient à propos de mon statut de jeune et de ses implications.

En grandissant

Mes années d’adolescence ont été particulièrement agitées et remplies d’incertitudes. Je pensais avoir trouvé ma place dans le monde et compris ce que je devais faire pour y arriver. J’enchaînais les petits boulots et cherchais des moyens de gagner de l’argent pour subvenir à mes besoins. J’ai alors commencé à prendre conscience de l’impact que pouvaient avoir mes choix sur mon avenir et ceux des personnes qui m’entouraient.

Je me rappelle que j’ai commencé à prendre des initiatives et à assumer des responsabilités pour lesquelles je n’aurais pas été prête auparavant. Une nouvelle confiance s’est installée, avec des moments heureux et des moments moins bons. J’ai expérimenté des émotions profondes et appris à assumer mes erreurs. J’ai également commencé à prendre des risques et à accepter les conséquences de mes actions.

De l’autonomie et de la responsabilité

À mesure que je vieillissais, je me sentais plus forte, plus capable et plus consciente des conséquences que mes actes pouvaient avoir sur ma propre vie et celle des autres. Petit à petit, je me suis affranchie de l’influence de ceux qui m’entouraient et suis devenue indépendante. J’ai été confrontée à des situations difficiles et n’ai pas toujours réussi à les gérer au mieux.

Cependant, à chaque épreuve, je me suis relevée plus forte et plus déterminée à continuer d’avancer et de progresser. Avec le temps, je me suis rendue compte que je pouvais gérer les difficultés qui se présentaient à moi et je me suis sentie adulte. Depuis ce jour, je vis avec la responsabilité qui vient avec cet âge et assimile toutes les leçons que la vie m’apporte.

Un album documentaire

Pour immortaliser mes sentiments et mes souvenirs, j’ai décidé de créer un album documentaire de toutes les étapes par lesquelles je suis passée pour atteindre cette étape. Cet album est composé de photographies, de textes et de souvenirs qui me rappellent ce que j’ai ressenti à chaque étape de ma transformation. Il me permet non seulement de revivre ces moments, mais aussi de les partager avec les personnes qui m’entourent et qui ont été présentes durant cette phase importante de ma vie.

Le travail de Masson Annick, célèbre photographe, m’a inspirée dans la création de cet album documentaire. J’ai pu observer comment elle capturait avec justesse la poésie des instantanés qui dépeignaient si bien l’importance des étapes de transition entre l’enfance et l’âge adulte. Grâce à ses photographies, j’ai pu me plonger dans des expériences communes et m’identifier aux personnes qu’elle représentait.

Le jour où je me suis reconnue comme adulte est un jour marquant qui m’a fait prendre conscience de l’importance de certaines choses. Les responsabilités sont inhérentes à cette étape de la vie, mais elles sont accompagnées de nombreuses possibilités. Elles encouragent la croissance personnelle et professionnelle et offrent l’opportunité d’atteindre de nouveaux objectifs. Aujourd’hui, je sais que je dois savoir profiter des opportunités qui se présentent à moi et les saisir pour construire mon avenir.

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18 Comments

  • Madame Fleur

    22 février 2016

    J’ai beaucoup aimé ton article d’autant qu’il me parle beaucoup beaucoup 🙂
    Globalement, nous avons eu des phases très similaires. À 18 ans, je suis partie de chez moi pour faire mes études donc premier appartement et premières responsabilités.
    Je considère aussi mes premiers jobs étudiants comme des parties essentielles dans mon passage du côté des adultes. Mais c’est vrai que l’indépendance financière est un élément extrêmement important.
    J’avoue que j’aime bien être « cocoonnée » par mes parents quand l’occasion se présente. Je ne m’en prive pas 🙂

  • Choupichette

    22 février 2016

    Ton article me parle beaucoup !
    J’ai 24 ans et il m’arrive de me demander s’il est légitime de me considérer en adulte.
    J’ai un boulot, je suis indépendante financièrement, nous avons un appart avec chéri avec nos meubles qu’on a acheté nous même mais je ne sais pas j’ai l’impression qu’il me manque un truc. Peut être ce point où tu dis que les gens te parlent en adulte. Je n’ai toujours pas ce sentiment. Je ne me sens toujours pas adulte dans le regard des gens.
    Mais je pense que, pour ma part, en étant mariée (M-3 gniiii) ça va peut être changer. Puis en ayant une enfant. On verra bien mais l’âge n’est qu’un chiffre après tout ! Je n’ai pas forcément envie de grandir trop vite 😉

  • Mlle Moizelle

    22 février 2016

    C’est clair que la « maturation » (^^) n’arrive pas en un jour. Il y a des étapes, qui sont certainement différentes chez chacun… Pour ma part, quitter la maison familiale, bien sûr, mais aussi passer mon permis et ouvrir un compte commun avec le Namoureux (première « concrétisation » du couple que nous étions) et avoir une « vie professionnelle », des horaires, des responsabilités, des anecdotes de boulot à raconter… Je ne suis pas sûre que le mariage ait été une étape décisive pour moi, mais je crois qu’il l’a été pour ma mère, ce qui finalement s’est répercuté dans nos relations et m’a certainement permis de grandir encore un peu quand même… Je crois que lorsque nous aurons un enfant, la dernière étape sera franchie: en plus d’être entièrement responsable de moi et de ma façon de vivre, je serai responsable d’un autre être pour qui je veux le meilleur… Il faudra sûrement nous battre un peu pour faire comprendre à nos parents que c’est nous qui décidons pour cet enfant, qu’ils peuvent donner des conseils mais que nous sommes les seuls responsables et décisionnaires dans nos choix éducatifs… Mais nous pourrons leur parler en égal, de mère à mère…

  • Lutine Chlorophylle

    22 février 2016

    Au cours d’une conversation à ce sujet (vous sentez-vous adulte ?), j’ai découvert que beaucoup de personnes (ayant travail, maison, famille), répondaient non.
    Parce qu’elles aimaient des trucs d’enfants (regarder des dessins animé ou faire l’imbécile par exemple), parce qu’elles n’étaient pas à l’aise avec telle ou telle chose (téléphone, paperasse administrative), parce qu’elles n’étaient jamais passées par l’étape rébellion, notamment.

    Moi, j’ai trouvé que c’était une drôle de question. Je ne me suis jamais demandée si je me sentais adulte. Et j’ai beau réfléchir, je ne vois pas pourquoi il y aurait un avant/après. Même les critères apparemment objectifs sont finalement très discutables : le critère d’indépendance financière, par exemple… Une personne qui n’a jamais travaillé suffisamment pour être indépendant, qui a très tôt été en charge de la maison et des enfants (à tout hasard), serait-elle un non-adulte de ce fait ?
    Et puis, actuellement, la société est en pleine mutation : la génération Y accorde beaucoup d’importance aux loisirs… Un truc de gamin, donc ? Ces gens, qui sont pourtant les actifs, sont-ils des non-adultes ?
    (Coucou, je philosophe ! 😀 )

    Je n’aime pas les cases, alors, je n’ai pas envie d’essayer de me ranger dans l’une d’elles. Je fais et aime plein de trucs dits « d’enfants ». Je fais et aime aussi certains trucs « d’adultes ».
    Suis-je adulte ? Eh bien à cette question, je répondrais :
    « Je m’en fiche, nananère ! » 😀 😉

    • Mlle Moizelle

      22 février 2016

      🙂 Je me sens adulte, j’adore les dessins animés, je ne travaille (presque) plus et suis de nouveau dépendante financièrement (mais plus de mes parents, de mon mari, ce qui est un choix commun), je fais (tout le temps) l’andouille, je suis responsable de mes choix de vie…
      Je comprends ton refus de te ranger toi même dans une case… « mais » dans notre société, peut-être dû au fait que les jeunes adultes restent plus longtemps chez leurs parents ou à leur charge financière, je trouve que les jeunes gens sont souvent « traités » comme des irresponsables… D’où la relative importance d’être considéré comme un adulte, et qui force les autres à réfléchir à 2 fois avant de donner un conseil… Car cela semble moins délicat de dire à un « jeune » fais pas ci ou fais plutôt cela (ce qui n’est pas forcément un bien on plus).
      Je ne suis pas sûre d’être très claire, c’est pas évident à exprimer…

      • Lutine Chlorophylle

        22 février 2016

        Oui c’est intéressant.
        Justement, cette façon de traiter les gens comme irresponsables, probablement du fait des nombreux Tanguy et étudiants restant longtemps tout ou partie à la charge de leurs parents, démontre qu’il faut penser le concept d’adulte différemment de ce qui se faisait jusque-là.
        Les choses bougent très vite et les institutions ont toujours un wagon de retard ! (Par exemple : le CDI indispensable pour obtenir un prêt, ou ne serait-ce qu’une location ! Nous savons désormais qu’on peut se retrouver viré du jour au lendemain, pourtant cela demeure le précieux sésame, tandis que des personnes à leur compte, parfaitement rentable, mais sans CDI, rament à pouvoir se loger.)
        Les vieilles cases ne sont plus adaptées au monde moderne. 🙂

        • Mlle Moizelle

          22 février 2016

          Oui, je te suis à 100% sur les anciennes cases à briser et certains (beaucoup!) systèmes à repenser! (et nous aussi on galère pour un prêt, malgré un CDI sur 2 contrats…)

    • Mme Alenvers

      22 février 2016

      mon article n’avait pas pour vocation de lister les ‘règles’ ou les définitions de l’adulte. J’ai juste listé les étapes qui pour moi, m’ont permis d’être adulte, mais je pense comme toi que chacun à sa propre vision et son propre ressentis face à ce terme 🙂

      • Lutine Chlorophylle

        22 février 2016

        Ha mais ne t’inquiète pas chère Mme Alenvers, je ne l’avais pas du tout pris comme une liste d’étapes à « cocher » avant de pouvoir se dire adulte ! 😀 Il se trouve simplement que ces événements qui, pour toi, correspondent au cheminement vers la sensation d’être devenue adulte, sont finalement assez « classiques »… Et par conséquent ce sont souvent ceux-là qui sont mis en avant lorsqu’il s’agit de donner une définition de l’adulte. Or, justement, je connais un paquet de personnes qui, selon ces critères, sont adultes, mais ne le ressentent absolument pas comme tel.
        (Et c’était là le point de départ de mon commentaire initial, donc.)

  • Miss Chat

    22 février 2016

    C’est un questionnement que je ne considère pas comme étant important car j’estime que 1) chacun a une définition différente de ce qu’est « être adulte » et 2) que la réponse soit oui ou non, je ne changerai quand même rien à mes façons de vivre.
    C’est vrai que la société accorde de l’importance à certains critères spécifiques en la matière, dont l’indépendance financière et professionnelle, mais il y a des personnes de 70 ans qui ne l’ont jamais été et qui sont pourtant très adultes à mon sens !
    Bref est-ce qu’on parle d’indépendance ou de la sensation d’être adulte ? Etre adulte, pour moi, c’est un état d’esprit, c’est savoir poser ses propres choix de vie, là où les différentes indépendances (émotionnelle, professionnelle, financière, etc.) ne sont que des « cases à cocher » (atteint/pas atteint). Je me sens adulte depuis 3 ou 4 ans (ça me faisait 23-24 ans) mais je n’ai coché toutes les petites cases de l’indépendance qu’il y a quelques mois. Pour moi, ce n’est absolument pas lié !

    • Mme Alenvers

      22 février 2016

      Tout à fait, c’est un ressenti et un état d’esprit aussi très personnel. Dans mon cas je pense juste que j’avais besoin de passer par ces différentes phases pour être en accord avec ce que la société en général attend d’un adulte.

  • Nya

    22 février 2016

    Très intéressant, je me retrouve dans ton cheminement.
    Je me disais adulte à 18 ans, mais je ne me suis sentie adulte qu’à 23-24 ans, âge qui coïncide avec le lancement de mon activité libérale, le fait que ma relation avec mon homme était partie pour durer, les premières déclarations d’impôts… Le fait de me sentir adulte a une question qui m’a taraudée pendant mes études, et qui s’est évanouie sitôt entrée dans la vie active : je savais que j’étais adulte, il n’y avait donc plus de question à me poser. Je suis adulte car je suis indépendante financièrement, car j’assume mes choix et car je ne dois rien à personne, ce sont mes critères.
    En revanche, il est évident que les autres nous perçoivent comme adulte qu’à condition de franchir certains caps, en l’occurrence avoir un emploi/un compagnon/des enfants. Je me suis adulte aux yeux de ma famille quand je me suis mariée… à 28 ans.

  • Raphaelle

    22 février 2016

    A 26 ans je n’ai toujours pas l’impression d’être adulte je dois dire! Je trouve ton parcours très efficace en fait 🙂 De mon coté c’était départ de la maison à 17 ans, vote à 18, expatriation à 20 ans, mariage à 23, indépendance financière à 24 (seulement..) et permis à 25. L’étape « propriétaire » est trèès loin devant nous, vu qu’on a envie de partir dans un autre pays dans un futur plus ou moins proche (et pas forcément pour toujours, ce qui reculera cette étape encore plus, si tant est qu’elle vienne même un jour!..). Et le projet d’enfant ne pointe que timidement le bout de son nez (mais d’ici à quelques années il devrait avoir muri ;-)). En fait si j’y réfléchi bien, pour moi le fait d’être un adulte, c’est avoir des vraies « responsabilités et obligations ». Et finalement dans la vie, la seule chose qui me parait en donner, c’est soit un emprun, soit un enfant. On y est pas donc, et je profite avec joie de ma liberté restante, c’est pas si mal d’être encore une ado 😉

    • Mme Alenvers

      22 février 2016

      Tu touches un point très juste, les « soucis » sont en général un « symptome » des adultes, les enfants étant caractérisés par leur insouciance. Je me souviens gamine quand ma mère me disait qu’elle avait des soucis, que je ne pouvais pas comprendre. Maintenant je sais 🙂

  • Mme Ebène

    22 février 2016

    C’est en effet très relatif comme notion, dans mon cas le ressenti des autres a plus joué que les différentes étapes. Je crois que je me suis sentie adulte pour la première fois vers mes 26 quand ma grande soeur, de 13 ans mon aînée, m’a parlé comme soeur pour la première fois ! D’habitude notre relation ressemblait plus à une relation tante-nièce.

  • Madame Vélo

    23 février 2016

    Ah ah j’adore ta conclusion !! Je me souviens avoir demandé à ma mère, quand j’avais à peut- près 17 ou 18 ans, comment et à quel moment de sa vie elle s’était sentie adulte. Elle avait un peu éludée la question. Comme toi, c’est vers 25-26 ans que je me suis vraiment sentie adulte. Le mariage m’a permis de faire une grand pas vers « l’adultisation » mais c’est vraiment l’accouchement qui m’a transformée de fille à femme.

    • Mme Alenvers

      23 février 2016

      Pour rebondir sur ta dernière phrase, pour ma part je différencie totalement l’étape enfant/adulte de l’étape fillette/femme qui pour moi sont des process plus ou moins parrallèles, mais ce n’est pas parce que je me sens adulte que je me considère femme pour autant… Je prévoie d’ailleurs d’écrire un autre article sur ce thème 😉

      • Madame Vélo

        23 février 2016

        Je suis d’accord avec toi, ces deux étapes sont différentes. N’empêche que devenir femme par mon accouchement a été pour moi l’étape ultime pour me sentir pleinement adulte !
        Chouette, un article qui s’annonce très intéressant !

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