Bien dans son corps, bien dans sa tête, bien chez soi !

J’ai testé pour toi : être famille d’accueil pour chat


Publié le 25 avril 2016 par Nya

Impossible de le nier : je suis une mamie à chats en puissance. Gagatisation immédiate dès que je vois un chat, attendrissement infini devant n’importe quel félin, surprotection de mon chat adoré… Bref, je me fais rouler dans la farine par ces petites bestioles mignonnes, et j’en redemande.

Pour autant, je n’ai qu’un seul chat à moi, et pas l’intention d’en embaucher un autre en CDI : j’adore ce que je vis avec ma pépette, mais alors que nous allons bientôt agrandir notre famille à quatre pattes, être la maman d’un chiot ET de deux chats serait trop de responsabilités pour moi.

La solution : devenir famille d’accueil pour chat. Depuis qu’on habite dans une maison, c’est possible, et je me régale.

Le principe

Devenir famille d’accueil pour chat, c’est donner de l’amour (et des croquettes) à un chat abandonné/semi-sauvage, en partenariat avec une association de défense des animaux. Je ne sais pas si la SPA propose ce genre de programme, mais je suis sûre qu’il y a plein d’associations près de chez toi qui pourront t’aiguiller.

Les associations de défense des animaux ont plusieurs types d’action : elles peuvent récupérer des chats abandonnés, récupérer des mères semi-sauvages sur le point de mettre bas, accueillir des chats en plein hiver quand il fait -10°C et que le chat est en danger… Ces chats sont généralement vaccinés, stérilisés s’ils sont en âge, et enfin proposés à l’adoption.

Et en attendant de leur trouver une famille définitive, devine qui les prend en charge ? Pas l’association, même si elle peut payer les croquettes et la litière. Non, c’est la famille d’accueil qui ouvre son foyer à ces pauvres petites bêtes et gagatise les sociabilise entre deux visites d’adoptants potentiels, jusqu’à trouver une nouvelle famille au chat.

La durée de l’accueil varie selon certains paramètres : les chatons partent souvent très vite, surtout au début du printemps, à la faveur de leur mignonnerie incommensurable. Les chats adultes sont moins prisés, les chats noirs encore moins. Un chat câlin et amical partira plus vite qu’un chat timide qui feule sur les gens qui viennent le voir pour l’adopter.

En pratique

On ne paie ni les croquettes, ni la litière, ni le véto. C’est un détail qui a son importance : pas besoin de rouler sur l’or pour accueillir un chat.

Si on possède déjà un chat, notre association impose de mettre le chat accueilli en quarantaine pendant dix jours, pour éviter toute contamination par des maladies sympathiques comme la leucose féline ou le coryza, qui pourraient se déclarer au bout de quelques jours. Le chat arrive dans la famille d’accueil après un séjour chez le véto, durant lequel il aura été stérilisé et vacciné. Si besoin, un rappel de vaccin est fait au bout de quatre semaines.

Voici un exemple de « kit d’accueil pour chat » :

  • une pièce calme (chez nous, la buanderie, où on ne passe pas souvent),
  • une gamelle d’eau et de croquettes,
  • un vieux pull bien moelleux en guise de couchage,
  • un griffoir et des jouets,
  • et évidemment, les croquettes et la litière fournies par l’association.

Une fois le chat dans la place, il faut bien évidemment lui donner de l’amour (sinon, quel intérêt ?!) et le promouvoir, pour qu’il soit adopté, en prenant des photos, en parlant de lui sur les réseaux sociaux, etc.

Nos responsabilités

Surveiller la santé du chat : surtout chez les tout-petits, il faut être attentif aux signes de déshydratation, aux points de suture qui cicatrisent mal, à tout ce qui sort de l’ordinaire. Les chatons peuvent mourir très vite, et personne n’a envie de subir ça.

Rappeler les adoptants potentiels dès que possible, pour mettre toutes les chances du côté de notre petit protégé, et faire passer des visites en répondant à toutes les questions de façon honnête, pour éviter que le chat ne revienne dans les quarante-huit heures… ou pire encore : se retrouve de nouveau à la rue !

L’idée n’est donc pas de le faire adopter au plus vite, mais de le faire « bien » adopter : un chat peureux ne sera pas heureux dans une famille de onze enfants, tandis qu’un chat hyperactif aura du mal avec une personne qui travaille de 8 à 20h. Notre responsabilité de parent d’accueil s’étend au choix de sa famille définitive (en tout cas, on espère qu’elle le sera).

Accueillir de nouveaux chats au plus vite après l’adoption.

Mon expérience

Dans les faits, j’ai donc un félin résident : Dora, 7 ans, reine des lieux, introvertie, qui aime le calme et le silence, curieuse de tout, mais pas téméraire, piètre chasseuse, au mauvais caractère bien trempé… Un peu comme sa maman (moi !), en somme.

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Crédits photo : Photo personnelle

Loki

En novembre-décembre, nous avons accueilli un petit chat de 7 mois, que nous avons baptisé Loki. Il avait été abandonné par son ancien maître peu scrupuleux, qui l’avait laissé sur le parking de son immeuble en déménageant, à la fin de l’automne, alors que les températures commençaient à frôler le négatif. Ne me lance pas sur l’irresponsabilité des gens.

Quand il est arrivé chez nous, Loki était plutôt en bonne forme, en comparaison à ce que certaines bénévoles de mon association peuvent voir. Il était maigre, certes, mais ni blessé, ni malade, et surtout, d’une bonne humeur à toute épreuve.

La rencontre entre ma pauvre Dora et le fier Loki, tout guilleret de quitter ses 3m² au bout de dix jours et de trouver une copine de jeux, a été un beau moment d’anthologie. Dora a bien tenté l’intimidation, mais Loki était plutôt sûr de lui et ne s’en laissait pas compter.

Je dois t’avouer que cette situation l’a sortie de son confort tout en lui faisant du bien : elle jouait davantage, s’est sociabilisée et est sortie de sa coquille aux côtés du petit Loki, malgré quelques coups de patte. Quant à nous, on adorait dormir à quatre les voir jouer et interagir.

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Crédits photo : Photo personnelle

Sarah et Kate

En janvier, nous avons accueilli Sarah et Kate (des prénoms de princesses que nous n’avons pas choisis !), deux sœurs de 9 mois.

Sarah était incroyablement timide, épouvantée dès qu’on l’approchait de trop près, et elle passait la plupart de son temps sous le canapé. Kate était un peu plus courageuse, mais elle avait peur de mon homme.

La présence de ces deux femelles a eu tendance à réveiller le ptérodactyle qui sommeillait en Dora, et la nuit venue, nous entendions des cris dignes de Jurassic Park si elles osaient approcher notre lit de trop près.

Je ne connais pas l’histoire de ces deux petites, mais elles ont atterri chez moi après un séjour dans une première maison d’accueil. La famille d’accueil ayant prévu des travaux, les chattes ne pouvaient pas rester, et je les ai prises en charge, ce qui nous a évité la période de quarantaine. Elles ont fini par partir vers de nouveaux horizons fin janvier.

Avec elles, le défi était différent : là où Loki était über-sociable, les deux petites nous ont demandé un réel travail de sociabilisation. C’est passé par le jeu, les câlins, la patience… Regarde-les, lors de leur premier jour chez nous : elles n’avaient pas l’air très confiantes, hein ?

Kate

Crédits photo : Photo personnelle

Sarah

Crédits photo : Photo personnelle

En bref, les avantages :

  • Tu donnes une deuxième chance à un chat qui serait resté dans la rue.
  • Tu peux avoir chez toi un ou plusieurs chats quand tu ne peux/veux pas t’engager à long terme.
  • Tu fais la connaissance de plein de petits chats, chacun doté d’une personnalité bien à lui.
  • Tu donnes des compagnons à ton chat.
  • Tu fais une bonne action pour la cause animale.
  • Le moment où ton petit protégé timide vient enfin s’installer sur tes genoux en ronronnant pour la première fois est tout simplement magique !

Les inconvénients :

  • Si tu as déjà un animal, ça peut le perturber… Difficile de savoir sans essayer.
  • La période de quarantaine peut être contraignante.
  • Il faut impérativement de l’organisation et assez de place pour pouvoir séparer tout ce beau monde au besoin.

Et toi, tu as déjà accueilli un animal pour une association ? Ça t’intéresserait ? Si tu as des questions, je suis disponible en commentaire !

Toi aussi, tu veux témoigner ? C’est par ici !

Commentaires

17   Commentaires Laisser un commentaire ?

Nathalie

C’est quelque chose que j’aimerais bien faire mais j’ai un peu peur qu’on s’attache trop aux chats et qu’on finisse par les adopter (alors qu’on a déjà 2 chats et que plus ce serait difficile).

Bon pour le moment on n’a pas vraiment la place de toutes façons…

Et avec le nouveau chiot, cela se passe bien ?

le 25/04/2016 à 08h24 | Répondre

Nya (voir son site)

Le chiot fera l’objet d’une chronique spéciale 🙂

Quant à l’attachement, c’est une question qui revient souvent. J’ai toujours considéré que ces chats étaient en transition vers leur famille définitive, ce n’a jamais été déchirant de les laisser partir. Autre avantage : un chat qui part, c’est un autre chat qui arrive, un autre chat qu’on peut aider et sauver, avant d’en sauver un autre, puis encore un autre… Tandis qu’en adoptant, on sauve un chat, et c’est tout (c’est déjà pas mal !).

le 25/04/2016 à 17h32 | Répondre

virginie

Excellent cet article ! On manque d’info sur les familles d’accueil.
Je voulais le faire… pi je me suis mariée avec une guimauve, c’est – à -dire un homme qui adopte tout ce qui a l’air abandonné/malheureux, etc. Je te laisse imaginer quand on voit les lapins en animalerie… 😉
Bref, du coup, on fait partie des adoptants. Un chien deux chats (le dernier noir) et 2 lapins 🙂 🙂 🙂

le 25/04/2016 à 08h30 | Répondre

Nya (voir son site)

C’est déjà tout à votre honneur d’avoir adopté cinq animaux !

le 25/04/2016 à 17h33 | Répondre

Elorya

Virginie, je vois que tu as adopté plusieurs animaux dont des lapins… vivent-ils en liberté?

Parce que j’étais bien tentée par le sauvetage, mais ma lapine est en liberté dans l’appartement, et même si je sais que l’amitié Chat / lapin existe, j’appréhende….

Pourrais tu me dire ton vécu? Merci d’avance!!

Et savez-vous si les familles d’accueil de lapin existent également? Je suis curieuse…

En tous cas merci pour l’article!

le 25/04/2016 à 18h57 | Répondre

Virginie

J’ai opté pour l’enclos extérieur (12m²), ils sont dans le jardin en journée (quand il fait beau parce que, tu comprends, la pluie, ba ça mouille ^^). J’ai beaucoup entendu parler de l’amitié chat/lapin, effectivement, ce serait le meilleur compagnon, après un autre lapin, pour un longues oreilles.
Mon expérience est que j’ai un grand chat (6 kg) qui ne comprend pas pourquoi sa proie ne fuit pas, qui joue à les attaquer mais qui se retrouve à courir quand ma lapine lui court après. Mon plus jeune chat (4 kg toute mouillée) a envie de jouer avec.
En fait, d’après ce que je vois, si le lapin est bien dans ses pattes et sûr de lui, clairement, c’est lui qui fait la loi. Ce serait ton cas car ton longues oreilles est déjà sur son territoire. En plus, si tu prends un chaton, il sera habitué dès le départ, donc je vois pas trop où serait le problème. Les histoires dramatiques se passent bien souvent plutôt avec les chiens, ce que je confirme. A mon grand étonnement, ma chienne (shi tzu qui dort toute la journée) pourrait effectivement non pas les attaquer mais leur faire mal involontairement, en voulant jouer.
Après, bien sûr qu’il existe des familles d’accueil pour lapin ! ça dépend des assoc. D’ailleurs, vu le comportement du lapin et d’après mon expérience, car j’ai fait les deux (assoc et famille d’accueil) j’opterai maintenant directement pour le lapin ayant vécu en famille d’accueil.
Ton lapin est un petit gabarie ?

le 26/04/2016 à 09h03 | Répondre

Marjolie

Associations qui ont recours à des familles d’accueil pour lapins: Marguerite & cie, le Bazar des NAC, Ani-nounou… C’est génial d’être FA. Ca permet aussi de mieux connaître ses propres animaux.
Pour les lapins, jamais de contact entre le(s) lapin(s) de la famille et le(s) lapin(s) accueilli en FA. Il faut une pièce à part.
Pour la cohabitation chat/lapin, il doit y avoir un article sur le site Marguerite & cie. On parle bien de cohabitation: un chat n’apportera jamais à un lapin ce que lui apporterait un autre lapin (et réciproquement).
Nya, j’ai super hâte de lire ton article sur ton chiot! Je ne savais pas que tu étais aussi une fille à chiens… 🙂

le 26/04/2016 à 09h55 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

Je n’y avais pas pensé bien que connaissant des personnes ayant été famille d’accueil. Cela pourrait être une solution en effet, lorsque l’on ne peut s’engager avec un chat sur le long terme.
Merci de tous tes conseils !

le 25/04/2016 à 08h35 | Répondre

Choupichette (voir son site)

Nous avons nous même adopté notre chatte qui était en famille d’accueil et je trouve ce « système » de garde vraiment génial ! Ca permet aux chats qui ont souvent vécus de mauvaises expérience d’être sociabilisé au sein d’un foyer et ça peut faciliter les adoptions par la suite je pense.
La notre avait été balancé par un couple par ce que la femme était tombé enceinte (???) et elle avait été retrouvé avec une portée. Malheureusement l’association ne pouvait s’occuper des petits et ils ont du la faire avorter. Quand on l’a récupéré elle était hyper craintive et avait encore du lait dans les mamelons… Et aujourd’hui c’est un amour de chat, pot de colle mais tellement adorable. On ne regrette pas une seconde ! Donc merci à toi et à toutes les FA

le 25/04/2016 à 10h26 | Répondre

Nya (voir son site)

Du point de vue de l’adoptant, je trouve aussi ça plus sympa d’aller voir une famille d’accueil qui montrera le chat dans son environnement naturel et pourra vraiment parler de son caractère, plutôt que d’aller à la SPA/dans une animalerie où les chats sont dans des cages (même si tous travaillent main dans la main et font un travail admirable).

le 25/04/2016 à 17h35 | Répondre

La Melo et ses Marmots (voir son site)

Il faudrait beaucoup plus de gens comme vous !!
Je possède actuellement 2 husky et un jeune fada croisé berger/border et les 3 n’aiment pas du tout les chats…. mais dès qu’on peut on se lance !! un super article en tout cas !! =)

le 25/04/2016 à 10h29 | Répondre

Nya (voir son site)

Tu peux aussi être famille d’accueil pour chien, ça existe !

le 25/04/2016 à 17h36 | Répondre

Mélimélanie

J’ai récupéré ma paupiette d’amour dans une association qui fonctionnait avec des familles d’accueil et j’ai trouvé le principe vraiment super!!!

J’ai d’ailleurs fait un don a l’association à ce moment là (il faudrait que je pense à en refaire plus souvent d’ailleurs parce qu’ils continuent leur travail même si paupiette n’est plus la bas …)

Je sais que je leur ai fait énormément de pub quand mes amis cherchaient un chat à leur tour.
Et si ma paupiette n’était pas si peureuse et exclusive j’aurai pu me laisser tenter pour être famille d’accueil avant de tomber enceinte.

En tout cas bravo pour ton engagement car ça te demande quand même du temps et de l’énergie!!!

le 25/04/2016 à 14h44 | Répondre

Nya (voir son site)

Merci à toi ! Certes, cela demande du temps, mais honnêtement, ce n’est pas désagréable 😉

le 25/04/2016 à 17h37 | Répondre

Laura

Je ne connaissais pas ce principe ! ça a l’air bien, j’aimerais essayer.

le 26/04/2016 à 13h30 | Répondre

Foster chats (voir son site)

Bonjour à tous. Nous venons d’ouvrir une chaine youtube sur le fait d’être famille d’accueil pour chats, en relation avec l’asso Pirates dans le 24. Le but : inciter le plus de personnes à devenir FA afin de soulager les asso et refuges, souvent débordés. Merci de partager, commenter etc..Bonne soirée à tous, amis des chats 🙂
https://www.youtube.com/channel/UCXtHj3_Nru9-wJSqwjRXKPg

le 19/03/2018 à 12h11 | Répondre

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