Bien dans son corps, bien dans sa tête, bien chez soi !

Ces filles populaires…


Publié le 5 octobre 2016 par Mary Mead

Il était une fois une fille normale et bien dans sa peau, qui rencontre sa nouvelle collègue. Une collègue qui est ce qu’on appelle communément une « fille populaire ».

Ce terme est régulièrement employé dans les cours d’école. Il désigne une jeune fille jolie (mais pas toujours) qui, de par son assurance et son charme, possède plein d’amis et collectionne les plus beaux mâles. En général, elle sème beaucoup de jalouses sur son chemin (bien que celles-ci rêvent en secret que cette fille populaire devienne leur nouvelle meilleure amie, avec tous les avantages que ça implique).

Envier une fille populaire

Crédits photo (creative commons) : flowcomm

La fille normale, une fois ses études terminées, s’imagine naïvement que le concept de fille populaire s’évanouit en même temps que les tableaux noirs, les bancs et les craies. Jusqu’au jour fatidique de cette nouvelle rencontre.

Rien de spécial ne transparaît au premier abord : elle est mignonne, un peu ronde, elle sourit beaucoup, et elle est visiblement coquette, puisqu’elle est bien maquillée et habillée. Une collègue comme les autres. En apparence.

Au fil des semaines et des mois qui passent, tu sens tout de même que quelque chose cloche. Elle n’est pas comme toi. Son rire est plus puissant et plus insistant que le tien, ses battements de cils sont plus que soutenus, elle tournicote ses cheveux comme une enfant dès qu’elle est contente, et son sourire est digne d’une pub Pepsodent !

Son attitude générale dégage quelque chose de différent. La micro émotion, que la plus petite des informations est censée susciter chez n’importe qui, devient macro chez elle. Prenons pour exemple une photo de bébé mignon. Tu es sobre, la photo pourrait t’inspirer un léger commentaire du style : « Ah oui, il est chou ! » De son côté, ta collègue passera par un large panel d’émotions, confinant à l’hystérie. Tu es perplexe devant ce comportement disproportionné, mais curieusement, ça plaît beaucoup. Surtout à la maman qui montre la photo.

Ce type de situation se répète régulièrement, et la plupart des gens sont sensibles à cette boule d’énergie positive. Tout le monde se souvient d’elle, mais peu se rappellent de sa collègue « normale » (oui, oui, c’est toi).

Aux soirées d’entreprise, quand tu optes pour une tenue sobre mais classe, ta collègue fera une entrée fracassante, habillée comme pour le mariage de sa meilleure amie, et enflammera la piste de danse sur « Saturday night fever ». Merde : en plus, elle danse méga bien. Tu commences à avoir les boules.

Tu finiras par comprendre que tu ne pourras jamais rivaliser lorsque tu iras faire un tour sur les réseaux sociaux. Ses pages sont ultra suivies, la moindre photo publiée recueille des centaines de « like », et son anniversaire est l’événement de l’année.

Toi qui n’as jamais été envieuse, tu es tout à coup mal à l’aise. Impossible de ne pas se comparer. Tu es très peu suivie sur les réseaux sociaux, ta photo de mariage est aussi likée que la photo des poubelles bio de ta collègue, et ton anniversaire a été oublié de tous (à part de ton amoureux et de ta brave maman). Tu voudrais bien ne pas comparer, mais tu es épuisée de croiser des gens qui te disent : « Eh, c’est trop génial, tu connais Bidule ?! Elle est trop cool ! »

Tu es sur le point de faire une grosse dépression et tu voudrais la détester (sans raison apparente, puisqu’elle ne t’a rien fait personnellement). Mais le temps passant, tu apprends doucement à la connaître, et tu observes certains détails.

Entre autres, tu découvres qu’elle est sympa, mais pas forcément très maligne. Par exemple, elle t’avoue que quand elle ne comprend pas quelque chose lors d’une conversation, elle rit (visiblement, ça passe quatre-vingt-dix-neuf fois sur cent). Tu découvres également qu’elle ne comprend pas certaines notions élémentaires (par exemple, que l’eau ne se mélange pas avec l’huile) ou qu’elle a tendance à parler dans le dos des gens.

C’est idiot, mais ça fait du bien de savoir que personne n’est parfait. Ça aide à relativiser. Les filles populaires, c’est joli, sympa, mais elles ont aussi des défauts. Oublie-les, retrouve ta paix intérieure, et retourne vaquer à tes occupations.

Et toi, est-ce que tu as croisé beaucoup de « filles populaires » dans ta vie ? Es-tu jalouse ? Ou as-tu aussi conscience que ça ne peut être qu’une façade ? Viens en discuter !

Toi aussi, tu veux témoigner ? C’est par ici !

Commentaires

10   Commentaires Laisser un commentaire ?

Flora

Euuuh alors j’aimais beaucoup cet article jusqu’à l’avant dernier paragraphe… On est d’accord personne n’est parfait mais dire que quand on est jolie et populaire on est forcement bête, je dis non ! Ceci est peut être le cas pour ta collègue populaire mais si on évitait de faire les généralités ce serait sympa 🙂
Je suis loin d’être populaire au sens où tu le définis mais dans mon monde de geek je me fais souvent remarquer. Et dans ce même monde de geek j’ai rencontré les partisans du « intelligence X beauté = constante » et il n’ y a rien qui m’énerve autant que ça. Genre pour être une femme et bonne scientifique il faut être moche, asociale et négligée…
Bref désolée pour le petit coup de gueule, tu as touché la corde sensible 😉

le 05/10/2016 à 08h53 | Répondre

Camille

Je fais quand même une petite remarque pour éviter d’accabler l’auteur : il est dit dans l’article que cette personne en particulier n’est pas très maligne (on peut discuter du terme maligne, évidemment : il existe beaucoup de formes d’intelligence différentes et c’est toujours un peu délicat et réducteur de dire que quelqu’un est bête), mais pas que toutes les filles populaires, et plus généralement les filles jolies, ne sont pas malignes. Juste qu’elles ont aussi des défauts. Ce que tout le monde, je crois, peut admettre 😉

le 05/10/2016 à 09h43 | Répondre

Flora

Oups j’ai fait sortir la tour de garde ! J’ai dû aller trop loin et je m’en excuse. J’avais cru comprendre que l’article faisait une généralité sur les filles populaires et si ce n’est pas le cas, je retire ce que j’ai dit parce que c’est juste ce point qui me dérange.
Et entre nous ne pas comprendre les notions élémentaires c’est bête non ?

le 05/10/2016 à 10h41 | Répondre

Camille

Elle a en tout cas une grande intelligence sociale, visiblement 😉

Et ne t’en fais pas, je préférais juste intervenir pour ne pas que l’article devienne à charge pour l’auteur. Après je comprends tout à fait ce que tu dis, et je suis bien évidemment d’accord !

le 05/10/2016 à 11h22 | Répondre

Mary Mead

Je me doutais que ce genre d’article allait être compliqué à assumer. Ma collègue n’était pas bête (loin de là) mais il y avait en effet certaines choses qui semblent évidentes pour la majorité qui ne l’étaient pas pour elle. Ça m’a juste aidé à intégrer l’idée que personne n’est parfait et qu’il fallait que je relativise.

le 05/10/2016 à 14h21 |

Ars Maëlle (voir son site)

Le sujet de ton article m’a beaucoup intéressée, mais j’ai été un peu surprise par la conclusion. En général, dans les histoires de personnes qu’on envie, la mise en perspective c’est que la personne a des fragilités, ou bien qu’en fait, c’est l’écho à nos complexes qui est en jeu plus que leur manière d’être…
J’ai été la fille anti-populaire toute mon enfance et adolescence, surtout à cause d’un terrible manque de confiance. A cette époque, j’enviais les filles jolies et bien apprêtées qui faisaient rêver tous les garçons, et je me réjouissais de découvrir leurs faiblesses. Et j’ai appris qu’une fille plus populaire de ma classe m’enviait parce que j’avais « tout » (un copain, de bonnes notes, je ne sais plus quoi d’autre) alors que je vivais dans une angoisse permanente, avec une histoire familiale un peu compliquée, persuadée d’être moche et nulle.
Depuis, j’essaie de ne plus me réjouir des faux-pas des autres, d’aller plus loin que le vernis de popularité pour connaître la personne, et de chercher à réduire l’envie en changeant de mon côté plutôt qu’en espérant la chute de l’autre (mais c’est encore difficile parfois !)
Peut-être que cette collègue est manipulatrice et cherche à se faire valoir sur le dos des autres et le tien, mais peut-être que cette manière d’être lui vient naturellement, voire que c’est sa protection contre son propre manque de confiance (rire pour cacher qu’on ne comprend pas, faire le clown, surjouer la confiance, mettre le paquet sur le look, ce sont parfois des moyens de cacher sa fragilité).
Je ne cherche pas du tout à faire l’antagoniste, mais j’ai tellement souffert d’être envieuse (et parfois enviée) que je ne peux que recommander d’aller au-delà des apparences, pas pour chercher les défauts mais pour connaitre et apprendre. Se laisser inspirer par les autres quand ça en vaut la peine, et arrêter de les regarder en coin le reste du temps, c’est ce qui marche le mieux pour moi 🙂
(encore un pavé, désolée !)

le 05/10/2016 à 08h55 | Répondre

Mary Mead

Ha non, non, il n’y avait aucune manipulation dans son comportement. Son naturel faisait justement sa popularité. Si défauts elle avait, je les ai découverts uniquement en lui parlant au quotidien sans arrière pensée. D’un point de vue personnel, ça m’a juste aidé à relativiser, c’est tout.

le 05/10/2016 à 14h27 | Répondre

Madame Zou (voir son site)

J’ai bien accroché sur l’article ! Je rejoins Maëlle sur le fait qu’on peut ne pas « être populaire » au sens premier du terme et être envié. Par exemple quand j’étais gamine, parce que ma maman me faisait de bons petits plats, étaient toujours présentes, certaines personnes m’enviaient alors que je n’étais pas du tout populaire… En fait, j’ai aussi connu les deux situations : pas populaire au collège / populaire ay lycée. Pour être honnête, je suis devenue populaire au lycée lorsque je me suis assumée et que j’ai pris confiance en moi (et ce avant de le devenir). C’est aussi à cette période que je suis devenue très studieuse à l’école. De part mon expérience personnelle, je dirai que cette situation est arrivée parce que je me sentais mieux : quand tu es mieux dans tes baskets, tu attires peut-être plus les gens ? Si tu es avenante, que tu souris, etc… Après je n’étais peut-être pas populaire dans le sens « j’ai les dernières fringues à la mode, etc… ». Je l’ai plutôt vécu d’une autre manière : j’étais appréciée parce que j’étais avenante, pas trop moche et bonne élève (je n’hésitais pas à aider les autres). Et aujourd’hui ? Aucune idée. J’évolue dans un monde d’hommes au travail, et je ne sais pas trop ce qu’ils pensent et je ne cherche pas à me comparer à mes quelques collègues féminines. Par contre, j’ai perdu mes meilleures amies par jalousie : un bon job, un gentil mari, une famille adorable… mais j’ai aussi mes blessures, mes problèmes et mes défauts ! Donc je te rejoins sur la fin de l’article. Rien n’est parfait de toutes les manières 🙂 et le mieux, c’est de s’assumer et de s’aimer ! Car au final, on ne vit pas pour le regard des autres, non ?

le 05/10/2016 à 10h55 | Répondre

Mary Mead

C’est vraiment dommage d’en arriver là, perdre des amies pour des questions de jalousie… Dans ce cas-ci, j’avais juste tendance à me comparer (même si ça n’a pas duré longtemps) ce qui n’est vraiment pas une bonne idée. Ça n’empêche pas que j’ai gardé des bons contacts avec elle, malgré mon ressenti de l’époque.

le 05/10/2016 à 14h32 | Répondre

Madame D

Je rejoins un peu les commentaires.
J’ai tres longtemps et largement ete cette fille impopulaire et jalouse. J’ai beaucoup souffert au collège. Jusqu’au harcèlement. Malgré que mon amie de l’époque etait cette fille parfaite et populaire. En fait c’était pire. J’ai préférer le lycée ou je me suis fait des amies aussi impopulaire que moi. A ce moment j’ai pris confiance en moi. Et c’est fou les changements que ça a eu.
Non je ne suis pas habillé à la mode. Ni sur maquillée. Mais je suis souriante et optimiste. Et je suis bonne dans mon boulot. Et meme si je ne le qualifie pas de populaire je ne suis plus jalouse.
En fait je te dirais juste de prendre confiance en toi !
Comme tu dit ne soit pas jalouse finalement tu ne connais pas assez cette fille populaire pour vraiment la juger.

le 05/10/2016 à 11h28 | Répondre

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