Bien dans son corps, bien dans sa tête, bien chez soi !

Je n’arrive pas à grossir


Publié le 1 février 2016 par Kitsuné

Contrôler son poids, voilà un diktat social qui nous poursuit partout. Rester mince, maigrir, retrouver sa ligne d’avant la grossesse… Ça nous agace, cette rengaine qu’on voit dans tous les magazines, mais au fond, il est difficile de s’en affranchir, n’est-ce pas ? Comme si notre corps nous obéissait toujours au doigt et à l’œil, comme si tout était une question de volonté.

Je voudrais te raconter une petite histoire qui m’est arrivée il y a trois ans. Une histoire qui m’a fait prendre beaucoup, beaucoup de recul sur ces histoires de poids. Et qui, je l’espère, soulagera un peu celles qui se battent pour retrouver une silhouette qui leur plaît.

Contrôler son poids

Crédits photo (creative commons) : Natasia Causse

Pour résumer : entre 2011 et 2012, j’ai maigri complètement contre ma volonté… et j’ai eu beaucoup de mal à re-grossir. Ça te semble dingue ? À moi aussi. Et pourtant.

Avant de commencer, je précise que je ne souffre d’aucune maladie. Ni mentale, ni autre. Je ne suis pas anorexique, ni dépressive, et je n’ai aucune pathologie qui fait maigrir. Mon histoire est bien plus banale que ça.

Tout commence à l’automne 2011. J’ai tout juste 25 ans, je mesure 1m64 pour 55 kilos, je fais donc un bon 38, avec une taille fine et de belles fesses (que j’aime bien, prétentieuse que je suis, comparer à celles de J.Lo). Aucun complexe de ce côté-là : je m’aime beaucoup comme je suis. Grande gourmande, je cuisine beaucoup, mange à peu près équilibré, sans me priver, avec un gros faible pour le chocolat et les Prince de Lu (surtout trempés dans le chocolat chaud, miam). Je fais aussi beaucoup de sport, j’ai la pêche.

Bref, mon corps m’obéit et j’en suis très fière. Mais pendant cet automne 2011, il se passe beaucoup de choses difficiles.

Le boulot qui « fait sécher »

Déjà, je prends une grosse claque au travail : on me retire un projet très valorisant dans lequel je m’étais beaucoup investie. J’encaisse. Pour compenser, je me lance à fond dans une autre mission pendant l’été, annulant mes congés au passage. Je précise que je suis militaire, ce qui explique mon style de vie un peu « rustique » : beaucoup de temps dehors, par tous les temps, loin de chez moi.

Ces congés, que je devais prendre en septembre, sont repoussés encore deux fois. J’enchaîne plusieurs missions pour « me refaire », ne voulant pas donner à mes chefs la moindre raison de se plaindre de moi. Je dors peu, je me dépense beaucoup, je mange mal et j’ai très souvent froid. (Tu me diras : j’ai signé pour ça. Certes. Mais quand même.)

Commence alors une super mission de six mois, dans laquelle je vais m’investir énormément, et qui m’apportera beaucoup de satisfactions en retour. Il s’agit de la formation des jeunes recrues. Pour ça, je dois partir souvent loin de chez moi, et j’ai quelques longs weekends pour compenser.

Du coup, je sors beaucoup moins : plus d’apéros ou de restos entre amis. La nourriture de collectivité n’est pas très bonne et pas assez copieuse, même pour un petit gabarit comme moi. Il m’arrive souvent de sauter des repas. Mais en revanche, jamais, comme les autres, je ne m’autorise à décompresser devant un bon gros kebab (j’aime pas les kebabs).

Et plus ça va, plus je suis à fond, moins j’ai envie de me reposer, car je m’éclate et je reçois enfin cette reconnaissance qui me manquait. Du coup, quand, début juin 2012, cette mission prend fin, je me sens à la fois contente et épuisée. Je n’ai plus d’envie : je n’ai, littéralement, « plus faim ».

Les conflits personnels, qui « rongent de l’intérieur »

Toujours en septembre, éclate un gros problème familial. Ma mère « pète un plomb », comme on dit. Je vais raccourcir un peu, mais en gros, elle s’est montrée violente, a fait une tentative de suicide, et a fini hospitalisée en psychiatrie. Bien entendu, je suis très secouée par tout ça, et ça ne m’aide pas à me détendre pendant mes rares congés. Cet événement a été une source de stress pour moi, pendant des mois.

Parallèlement, je m’éloigne de mon amoureux. Car oui, j’ai un amoureux. Que j’aime d’amour, qui m’apaise et me soutient. Avec lequel j’essaie de faire des projets. Mais c’est difficile, quand on ne se voit qu’un weekend sur deux. On se parle de moins en moins. Je ne cuisine plus de bons petits plats, nous n’allons plus au resto. Les weekends passent trop vite et les dimanches soirs sont des crève-cœur.

Et là, arrive quelque chose dont je ne suis pas fière : je rencontre quelqu’un d’autre, dont je tombe sous le charme. Je suis tiraillée entre ces deux hommes. Je ne sais que faire, je pleure tout le temps, je suis épuisée. La culpabilité me tord le ventre, au sens propre.

Nous nous séparons et nous réconcilions plusieurs fois, jusqu’à ce qu’en septembre 2012, je tire définitivement un trait sur cette « autre histoire ». Pour retrouver, pour de bon cette fois, mon amoureux d’avant.

Les bêtes contingences matérielles

Au fil des mois, du fait de l’intensité de mon boulot, je fais moins de sport – ce qui fait fondre mes muscles et me fait perdre du poids (car oui, on imagine que le sport fait maigrir, mais les muscles pèsent lourd, et quand on les perd, on s’allège !).

Ayant du mal à voir le toubib dans les temps pour faire renouveler mes ordonnances, je cesse de prendre la pilule – et je pense que ce changement m’a bien fait perdre encore un ou deux kilos.

Je ne m’habille que rarement en civil, passant mes journées vêtue d’un treillis intentionnellement très large. Je ne me regarde pas dans la glace, ne me pèse pas : ce qui fait que je ne me rends pas bien compte du changement qui s’opère en moi.

Résultat

Quand arrive Noël 2011, j’ai perdu trois kilos, et on me complimente sur ma ligne – ce qui n’est pas pour me déplaire.

Fin mars 2012, au retour d’un voyage en Sicile, je suis surprise de constater que je ne pèse plus que 50 kilos (ça ne m’était pas arrivé depuis mes 14 ans). J’en ris, me disant que je vais pouvoir me lâcher un peu plus que d’habitude sur les chocolats de Pâques.

Puis, en août 2012, lors de la consultation précédant un don du sang, la balance n’affiche que 48 kilos, et le médecin refuse que je donne. Je suis abasourdie (et vexée). Je n’en reviens pas.

Le truc vexant : j’arrive pas à grossir

À partir de septembre 2012, tout va mieux : j’ai consulté une psy très bien, auprès de qui j’ai pu vider mon sac. Je suis repartie du bon pied au boulot. Mon homme et moi avons pris un nouveau départ. Bref, je suis apaisée. Je pense reprendre rapidement les sept kilos que j’ai perdus. Eh bien non. Mouk, makach bezef, nada.

Malgré les restos, les gâteaux faits maison, les apéros entre potes, le retour de l’amour et de la pilule, les mois passent, mais mes fesses ne remplissent toujours pas mes jeans moulants. Mes joues se sont creusées et j’ai les traits tirés – pour le dire clairement : j’ai une sale gueule.

C’est vexant, je te jure, très très vexant. Et difficile à confier à ses amis ! Qui va te croire si tu lui dis : « J’essaie de grossir, mais je n’y arrive pas » ? Et surtout : qui va te comprendre ? Tant de gens voudraient maigrir, de quel droit pourrais-je me plaindre de ne pas grossir ?

Mon appétit « d’avant » met du temps à revenir. Mes fesses aussi. Pas loin d’un an, en fait. Des mois d’énervement, des mois à me trouver moche dans mes jeans tout flottants (car oui, on peut se trouver moche quand on a maigri), des mois à éviter tous les décolletés car on voit mes côtes (bonjour le look maladif). Limite, je dois me forcer à manger plus.

Rien à faire : mon corps me fait un bon gros bras d’honneur. Ces sept kilos que j’ai mis un an à perdre, je dois être patiente et attendre un an pour les retrouver. Il n’y a pas de miracle : c’est le temps qui me permet de retrouver ma forme « d’avant ». Et, bien sûr, le fait d’aller mieux de façon générale.

Bilan

Aujourd’hui, tout va bien : au boulot, en amour, dans mes jeans moulants. J’ai reçu une belle leçon d’humilité et, crois-moi, j’ai complètement changé de point de vue sur les gens qui n’arrivent pas à maigrir. Je sais que ce n’est pas, loin de là, qu’une question de volonté. Eh non, nous ne sommes pas des machines. Parfois, ta tête veut, mais ton corps ne veut pas, pour tout un tas de raisons qu’il peut être long de traiter une à une.

Voilà, j’espère que cette histoire t’a rassurée, si toi aussi tu luttes pour te faire obéir de ton corps. Ah oui, et aussi : ne complexe pas sur tes fesses, je suis sûre qu’elles sont canons. Parole d’une ex-maigre jalouse.

Et toi ? Où tu en es avec ton corps ? Tu aimerais grossir ? Ou au contraire maigrir ? Si tu n’y arrives pas, comment le vis-tu ? Viens nous dire…

Toi aussi, tu veux témoigner ? C’est par ici !

Commentaires

16   Commentaires Laisser un commentaire ?

Virginie

Même chose mais à cause de santé/problèmes pro/décès familiale/mariage/achat maison, tout ça mélangé sur une même période ! Même chose, on ne voit rien venir. On continue.

Je me suis aperçue du problème quand la nana m’a habillée pour mon mariage « encore un kilo de moins et la robe est trop grande, malgré le laçage ». Le laçage était tout droit et tout serré au lieu de faire un beau V dans mon dos… j’avais fait les derniers essayages de réajustement à peine un mois avant….grosse claque dans la tête.

Enquête sur la balance : -10 kg en un an. A vue de nez car je ne me pèse jamais et je n’ai pas de balance chez moi.

Puis, on s’aperçoit que, oui, on n’a l’air de rien dans nos fringues, tout le monde nous dit « t’as fondue » et toi, tu te dis « oui mais pas pour les bonnes raisons » mais comment le faire entendre alors que TOUT le monde veut maigrir ?

En fait, ça m’a vraiment mise mal à l’aise. Perdre du poids volontairement est une chose, en perdre sans le vouloir en est une autre, ça fait vraiment maladif !
Quand ça a été mieux, je ne les ai pas tous repris (j’en avais quelques-uns à perdre quand même) et c’est vrai que retrouver son poids de forme, même s’il implique quelques rondeurs naturelles à ta morphologie, est vraiment rassurant. J’ai adoooré ses kilos que je détestais auparavant ! 🙂 🙂 🙂 😉

le 01/02/2016 à 08h11 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

Merci beaucoup pour ton témoignage.
On oublié trop souvent que le corps et l’esprit sont indissociables.
Je suis plutôt dans la situation inverse et j’essaye de me « réparer » afin d’arriver à maigrir de nouveau.

le 01/02/2016 à 08h33 | Répondre

Die Franzoesin (voir son site)

C´est un témoignage intéressant… Je suis « maigre » aussi, en tout cas c´est ce que dit mon IMC. Je l´ai toujours été mais ca a empiré pendant mon congé parental car je ne trouvais plus le temps de manger. Et meme si c´est sans doute plus facile à vivre dans notre société actuelle que d´etre « grosse » ce n´est pas forcément toujours génial non plus… (en plus moi j´ai peur des rides qui sont toujours plus creusées chez les monces !)

le 01/02/2016 à 09h42 | Répondre

Miss Chat

Joli témoignage, c’est rare de lire un texte de quelqu’un qui a maigri involontairement et qui a essayé de reprendre son poids ! C’était intéressant de lire par quoi tu es passée.
A l’âge adulte, j’ai toujours eu un IMC de type « maigreur légère ». Je n’étais pas squelettique, ni « maigre » (je décrirais plutôt ça comme « mince » mais soit) et je me sentais bien donc aucun intérêt à changer quoi que ce soit. Après ma grossesse, mon IMC est repassé vraiment tout juste dans la catégorie « corpulence normale » et étonnamment ça m’a semblé comme une petite victoire. J’aurais voulu garder 1 ou 2 kilos de plus encore (notamment pour pouvoir donner mon sang !) mais mon super métabolisme dopé aux amphet’ ne me laisse pas faire… Et vu que je n’ai jamais réellement grossi, je suppose que ce n’est pas prêt d’arriver !

le 01/02/2016 à 13h54 | Répondre

Un énième blog de Maman (voir son site)

C’est courageux dans le contexte actuel de raconter ton expérience et je te félicite pour cela! On n’a tendance à occulter les soucis d’image des gens « maigres ». Comme si être maigre suffisait pour se plaire. Tu prouves le contraire.
Je ne suis PAS DU TOUT concernée vu que moi là je suis une obèse aux yeux de l’IMC et en plein régime…mais j’ai une amie « menue »: filiforme et petite. Je t’avoue que c’est surprenant pour une grosse de voir de ses yeux qu’on peut être mince et ne pas trouver de vêtement qui nous avantage. Ma copine flotte généralement dans les plus petites tailles et c’est loin d’être un facteur de satisfaction pour elle.
C’est un peu rageant de lire que tu as eu du mal à reprendre du poids alors que moi j’ai tant de mal à en perdre. Mais je ne t’en veux pas puisque tu n’y es pour rien.
Bonne continuation!

le 01/02/2016 à 17h21 | Répondre

Kitsuné

Rageant, c’est le mot … et « se plaire », l’expression-clé … au fond je pense que nos histoires se ressemblent 🙂

le 01/02/2016 à 20h54 | Répondre

Brutesse

Enfin un témoignage qui me fais me sentir moins seule avec mes 54 kg (pour 1m83!!). C’est vrai que le monde nous fait croire qu’il nous envie, alors qu’en réalité aucune nana n’a envie d’arrêter la lingerie (les brassières charlottes au fraises non merci), ou de se faire littéralement gaver (on m’a déjà sorti un entonnoir pour la blague, pas cool et très vexant !!) à chaque repas entre amis alors qu’on s’est déjà resservie, je n’ai pas trouvé un vêtement à ma taille depuis mes 14 ans et je pleure quotidiennement des que je dois m’habiller pour sortir parce que tout est trop court ET trop large, je ressemble jamais à rien !! Et en bonus, les problèmes gastriques (vive l’acidité !), articulaires (les genoux qui se déboitent trois fois pas an) et le pire du pire : les gens qui ne se disent pas que ça nous vexe aussi quand on nous dit « Comme t’es maaiiiigre » ! Putain vous dites pas « Comme t’es grooossse  » à qn qui doit perdre du poids, alors pq à ceux qui ont besoin d’en prendre ??
Merci à tous les non débiles qui comprennent qu’on est des être humains avec non complexes avant d’être uniquement des tas d’os !!!

le 07/09/2017 à 09h56 | Répondre

Madame Nounours

Ton histoire me rappelle ce qui est arrivé à une de mes bonnes copines qui a fondu après son retour de Jamaïque. Elle a eu beaucoup de mal à reprendre quelques kilos mais aujourd’hui ça va beaucoup mieux.

le 01/02/2016 à 17h58 | Répondre

Pimprenelle

Je suis une « maigrichonne » de naissance (2,380 kg) et je n’ai jamais été trop ronde : j’atteignais péniblement les 50 kilos, j’en faisais plutôt 48 d’habitude !
Lors de ma 2ème année d’unif, suite à une session d’examens très éprouvante, j’ai perdu 5 kg en 4-5 semaines. Je pesais alors 43 kg, j’étais épuisée, déréglée et j’avais l’air vraiment malade.
Je suis allée chez le médecin, j’ai pris la pilule, me suis reposée, mais je n’ai jamais repris tous mes kilos. Les gens qui ne me connaissent pas me taquinent parfois en me disant que je devrais faire un régime à base de chocolat, voire me disent de manger plus sur un ton limite agressif.
Pourtant je suis en bonne santé, je mange beaucoup, ne lésine jamais sur les snacks et les sucreries (j’adore ça et j’ai souvent faim !) mais rien n’y fait. Je suis maigre par nature, et j’ai beau faire mon corps ne veut pas grossir.

le 01/02/2016 à 19h05 | Répondre

Kitsuné

« Mange ! Mais mange donc ! » Ha je connais ça…
Et tous ces gens qui savent mieux que toi ce qui est bon pour toi … Bon courage pour tes exams et n’oublie pas : mange 😉

le 01/02/2016 à 20h57 | Répondre

Pimprenelle

Merci mais mes études sont finies depuis longtemps 😉

le 01/02/2016 à 21h03 | Répondre

Mam' Agrume

Ah… j’ai perdu du poids involontairement par deux fois :
– une fois après le bac, durant un épisode dépressif, où je suis tombée à 50 kg (pour 1m73). Et encore, ça aurait sans doute été pire si ma soeur n’avait pas cuisiné pour nous. J’ai repris 10 kg facilement derrière, d’abord par une cure de vendanges, puis par mon installation en appartement étudiant.
– et… maintenant. Les grossesses (+ allaitement) m’ont fait perdre du poids (allez-y jetez-moi des tomates, toutes celles qui galèrent à perdre leurs kg de grossesse…)
Il se trouve que la fin de l’allaitement de mon 2e a coïncidé avec le moment où j’ai commencé à bosser. Enfin, coïncidé… en fait j’ai dû arrêter d’allaiter (alors que je comptais continuer en mixte matin et soir) parce que je perdais trop de poids (arrivée à 54 kg). Et comme j’ai un boulot physique, ben seuls les chocolats amenés par les patients me font péniblement atteindre 55…
Ça va. Mais je ne dirais pas non à 3 kg de plus… (mais où est passée ma poitrine >_<)

le 01/02/2016 à 21h12 | Répondre

Audrey

Je suis également passée par ce stade : stress boulot donc douleurs estomac donc certains aliments ne passaient plus : le gras ( déjà que je n’étais pas fan…), les repas lourds le soir, les restos le soir…tout cela associé à du sport d’endurance de façon plus importante (3-4 fois/semaine). Résultat : -8kg en 1 an et demi avec un mariage au bout. Sous pilule, je ne m’étais pas aperçue que je n’avais plus de règles… C’est quand j’ai voulu avoir un enafnt que le gyneco m’a dit que j’avais un IMC trop bas (48kg pour 1,65m). Je suis allée voir une dietéticienne qui m’a fait reprendre du poids et une alimentation équilibrée en féculents et en graisses, à 51-52kg déclenchement de mes régles, et un mois après j’étais enceinte!! Les gens font une fixation sur le poids qui est très culpabilisant. Il faut faire un gros travil sur soi et ne pas hésiter à se faire entourer médicalement et amicalement pour s’en sortir et enfin s’accepter.

le 01/02/2016 à 22h28 | Répondre

issabill (voir son site)

Joli témoignage. Je comprends ça à 100%. J’ai vécu l’amaigrissement inexpliqué (vraiment, pour le coup, je n’ai aucune explication du pourquoi du comment), avec les proches qui me demandent sans cesse si je suis malade. Et j’ai une amie qui a traversé le même genre d’épreuves que toi et qui a eu du mal à regrossir, et une autre qui est maigre naturellement et qui aimerait bien grossir aussi! Finalement, c’est plus fréquent qu’on ne veut bien le croire!

le 02/02/2016 à 09h12 | Répondre

Mme Pétillante

C’est vrai qu’on parle souvent du problème de « je veux maigrir » que l’inverse. Une de mes très bonnes copines a depuis son enfance eu beaucoup de mal à grossir, étant de nature d’une corpulence très maigre. Elle a longtemps été complexée par son corps, surtout que les gens sont très promptes à juger. Des fois quand j’entends les gens critiquer une fille parce qu’elle est trop maigre, la traitant d’anorexique, je leur dis de ne pas faire des conclusions hâtives car on ne sait pas pourquoi quelqu’un est comme il est. On connaît ni son vécu ni ses problèmes de santé. Mais c’est difficile de changer les mentalités.

le 02/02/2016 à 10h29 | Répondre

Choupichette (voir son site)

Je plaide coupable…enfin l’ancienne moi plaide coupable : je faisais partie de ces personnes qui ne comprenais pas les gens qui disaient ne pas arriver à grossir. « Moi, qui en regardant un carré de chocolat, arrive à prendre 1kg, comment tu peux me dire que tu n’arrive pas à prendre 500g même en ingérant des aliments riches en calories ? »
Et puis je suis arrivée à un stade d’obésité où, quoi que je fasse, rien ne bougeait et là j’ai eu une prise de conscience : on n’a pas le contrôle total de son corps ! Il ne sert à rien de culpabiliser sur ce que l’on fait ou pas (et je ne parle pas des gens qui te disent de culpabiliser par ce que c’est forcément ta faute !)
Je souhaite beaucoup de courage et de force mentale à toutes celles et ceux qui ne sont pas en accord avec leur poids !

le 08/02/2016 à 15h34 | Répondre

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