Bien dans son corps, bien dans sa tête, bien chez soi !

Je passe mon permis moto – Partie 4


Publié le 25 février 2019 par Doupiou

Je continue ma super épopée du permis moto en te racontant cette fois-ci, mes différents passages de l’examen du « plateau ».

Il faut savoir que tu as droit à cinq présentations aux différents examens du permis moto : plateau et circulation. Si tu rates tes cinq essais, tu dois repasser le code !

Tu verras à travers cet article que je suis passée par bien des déboires et des déceptions. Alors ? Est-ce que je l’ai enfin eu ce fichu plateau ?

Première présentation

J’ai une leçon le matin et je passe mon examen à 15h. Je suis dans un état de stress incroyable ! Jamais je ne me suis mise dans un tel état, même pas pour des choses vraiment importantes comme le BAC ou mon concours professionnel !

Je prends des pastilles de secours avant de me rendre à la moto-école.  Nous sommes quatre à présenter notre plateau ce jour et le soleil est très piquant. Heureusement que la piste d’examen est sous les arbres.

J’ai un mental de guerrière mais je suis tellement stressée. Quand l’inspectrice vérifie mon identité et mon équipement, j’ai les mains qui tremblent.

Me voilà à la première épreuve de la poussette et des vérifications mécaniques : mon bracelet de perles fait du bruit tellement je tremble. Je réponds aux questions la voix chevrotante. Je réussi tout, c’est un A.

Je m’installe pour commencer le lent : premier passage, je cale. Il faut tout de même terminer le parcours histoire de se faire la main.

Deuxième passage, le stress est à son comble (c’est mon dernier essai). Je vais trop vite mais espère viser un B. Au moment de prendre mon passager je suis complètement déstabilisée : je mets deux pieds à terre dans le virage.

Mon moniteur me tape sur l’épaule de compassion. L’inspectrice m’explique mes erreurs et s’excuse. Je m’arrêterais ici.

Je suis déçue bien entendu mais je prends cela comme une expérience : je ne joue pas ma vie sur ce permis moto n’est-ce pas ? Je reviendrais plus sereine la fois suivante.

Deuxième présentation

Dix jours après.

Je reprends deux heures de leçon avant la deuxième présentation mais je fais encore trop d’erreurs sur mon lent. Mais je me dis, pourquoi pas ? Ça peut passer …

Cette fois-ci l’examen a lieu à 8h. C’est donc au saut du lit que je me rends au plateau. Moins stressée ? Oui légèrement mais je ne suis pas encore dans un état de zénitude totale.

C’est la même inspectrice que la dernière fois. Je me sens un peu plus rassurée car elle est droite mais compatissante. La première épreuve se solde par un A. Je m’installe pour le lent et dès le début, je mets plusieurs pieds à terre. Je termine mon parcours et me replace. Nouveau départ : un pied à terre, un chronomètre inférieur à 20 secondes et une erreur de parcours (j’ai pris une mauvaise porte). Je m’arrête ici.

Je ne suis plus dans la phase de résiliation de mon premier échec mais clairement dans une grosse déception. J’ai du mal à contenir mes larmes mais je relativise, il me reste encore trois essais et la prochaine fois sera la bonne !

Troisième présentation

Quinze jours après.

J’ai fais quatre heures de leçon entre les deux.

Me sachant en congé maternité et donc relativement disponible, le patron de ma moto-école m’appelle pour me dire qu’il y a une place pour un examen le lendemain. Je saute l’occasion !

C’est à 13h après une leçon le matin que je me présente à nouveau. C’est encore la même inspectrice que les dernières fois. Je stresse beaucoup moins et suis plus sûre de moi.

Malheureusement, je vais à nouveau échouer sur le parcours du lent en mettant des pieds à terre. Je rage de voir les autres élèves réussir, moi aussi je sais bien faire les parcours aux entraînements ! Pourquoi là je n’y arrive pas ?

Je suis hyper en colère contre moi-même. J’ai envie de tout arrêter. Mon beau-père m’a dit qu’il ne fallait surtout pas que j’arrête maintenant, moi qui étais allée si loin. Mais je suis complètement dégoûtée.

crédit photo : MabelAmber

Quatrième présentation

Trois semaines après.

Bon là je n’ai plus le droit à l’erreur. C’est un autre inspecteur cette fois-ci. Un jeune homme très gentil et courtois.

La première épreuve se solde à nouveau par un A. Je commence à avoir l’habitude… Puis je me place pour ce fichu lent qui va avoir ma peau. Le premier passage est un échec car je suis allée beaucoup trop vite. Je suis dépitée mais mon moniteur me demande de ne rien lâcher et de me concentrer. Je redémarre. Tout se passe bien, pas de pieds à terre. Je fais mon demi-tour et récupère mon moniteur-passager pour la fin du parcours. Au moment de m’arrêter, celui-ci me donne une tape sur l’épaule en guise de félicitations. Je souris tant que mon casque me le permet.

Il descend de la moto et son visage se décompose en regardant le fond de la piste. L’examinateur arrive et me dit : « désolé mais le temps n’était pas bon et il y a un plot au sol en plus, c’est un C ». Je me retourne et vois le dernier plot en bout de piste par terre. Un élève m’expliquera que je l’ai effleuré avec ma botte en redémarrant, il a vascillé puis il est tombé. Si il était resté debout, j’aurais eu un B.

Je pleure. Je suis complètement dégoûtée et démotivée.

Je ne remontrais pas sur une moto pendant presque deux mois. Je veux tout arrêter, je n’y arriverais jamais de toute façon. Je vais faire valider ma formation 125 et je pourrais quand même conduire une petite moto.

Je réfléchis. Je suis prête à arrêter là.

Puis après ces longues semaines de réflexion, je me dis qu’il me reste une dernière carte à jouer. Et puis je retrouve une incroyable motivation : au pire je n’aurais que le code à repasser. Et j’essaierai autant de fois que nécessaire.

Je reprends des heures, beaucoup. Des séances seule avec mon moniteur au cours desquelles il ne me lâche pas d’une semelle. Je termine les leçons avec la main paralysée à force de jouer avec l’embrayage et des bleus sur les jambes à trop serrer la moto.

Aller, on y va pour le dernier essai.

Cinquième présentation

Le matin, j’ai une leçon et rien ne se passe comme prévu. Je rate mes parcours lents et ne suis pas assez rapide sur les autres. Je termine la leçon à 12h pour être à l’examen à 13h.

Je me demande si je ne vais pas annuler car je ne me sens pas prête du tout. Nous sommes quatre candidats à passer et nous ne sommes que des filles. Il y a une excellente ambiance dans la voiture qui nous emmène à la piste.

Je ne suis pas du tout stressée ! Advienne que pourra ! L’excellente ambiance retombe très vite après avoir vu l’inspectrice : une dame horrible qui ne nous dit même pas bonjour. Elle nous présente les parcours et nous hurle dessus si nous ne sommes pas prêtes assez vite.

Premier examen : un A. Sans surprise.

Je me mets en place pour le lent. Je suis comme déconnectée. Comme si mon cerveau s’était mis en pilote automatique. Je sers le réservoir de ma moto comme une dingue pour faire corps avec elle. Je me lance.

Je termine le parcours sans avoir conscience de ce que j’ai fais : un pied ? Je ne crois pas. Un cône ? Aucune idée. Le temps ? Je n’en sais rien. Je m’arrête et l’inspectrice vient vers moi, mon moniteur me serre l’épaule très fort : « c’est un B madame puisque vous avez fait entre 17 et 20 secondes. Voulez-vous le garder ? ». Je réponds par l’affirmative et descends de la moto les jambes tremblantes. J’ai réussi ce foutu lent !!!!

Mais on reste concentré : il me manque encore trois épreuves. Je me place pour le freinage d’urgence : le plus facile selon moi. Je me lance et au fond de la piste, j’oublie de faire mon demi-tour. Mais quelle abrutie ! Je me replace, me lance, fais un demi-tour parfait, passe les vitesses à fond : rapide coup d’œil au compteur et je freine brutalement. L’inspectrice me demande de placer immédiatement pour l’évitement : j’ai eu un A !

L’évitement me fais un peu peur parce que je ne suis jamais assez rapide. Je fais mon slalom le plus vite possible sans regarder mon compteur et esquive la porte d’évitement le plus vite que je peux. Je n’ai jamais regardé mon compteur. Je m’arrête et l’inspectrice me dit de passer dans sa voiture pour les questions. J’ai eu un A !

Dans la voiture, je tombe sur une fiche plutôt difficile mais je déballe mes connaissances comme un cours appris par cœur. C’est à nouveau un A !

J’ai enfin réussi mon plateau !

La prochaine fois je te raconte la dernière épreuve : la circulation !

Et toi ? Tu es aussi d’accord avec le fait de ne rien lâcher ?  Est-ce que tu trouve les épreuves du permis moto difficiles ? Dis-moi tout !

Commentaires

7   Commentaires Laisser un commentaire ?

Virg

Bon ba du coup je suis prise par la série « Doupiou passe le permis moto » 🙂 🙂 🙂 hâte de lire la suite 😉

le 25/02/2019 à 08h35 | Répondre

Doupiou

Merci beaucoup ! Une vraie sitcom cette histoire 😉

le 25/02/2019 à 09h13 | Répondre

Annabelle

Hello! Moi je l’ai eu au 4eme passage… Foutu plateau!!! J’étais très très stressée mais ça a fini par le faire 😊 je ne doute pas que la conduite a été beaucoup plus simple 😊 a bientôt sur les routes!!

le 25/02/2019 à 09h26 | Répondre

Doupiou

La suite bientôt 😉
Mais c’est vrai qu’il est ardu ce fichu plateau ! En tout cas félicitations pour ta réussite !

le 25/02/2019 à 11h52 | Répondre

Vaz

Félicitations pour ton plateau
Cela prouve qu’il faut pas lâché ça fini tjrs par payé
✌✌

le 25/02/2019 à 18h04 | Répondre

Madame Rêveuse

Oh la la mais quel stress tu me fais avoir pour toi !
Bravo en tout cas, c’est pas facile de se remotiver quand on a raté plusieurs fois… Mais tu es une battante, tu l’avais déjà prouvé lors des épisodes précédents, alors je ne doutais pas de ta réussite ! Félicitations !

le 27/02/2019 à 17h15 | Répondre

SI TU SOUHAITES RÉAGIR C'EST PAR ICI !

As-tu lu notre Charte des commentaires avant de publier le tien ?