Bien dans son corps, bien dans sa tête, bien chez soi !

Vis ma vie de fonctionnaire


Publié le 10 mai 2016 par MlleMora

Je suis fonctionnaire. Eh oui, je fais partie de ces cinq millions de fainéants qui coûtent si cher à l’État français ! Je ne vais pas te parler de ce que je fais, mais plutôt de ce que je représente.

Je suis fonctionnaire par conviction, car je suis très attachée au service public, et je suis heureuse de pouvoir participer, à mon échelle, à rendre la vie de chacun plus simple. Bien sûr, dans la fonction publique, il y a des services qui nous viennent tout de suite à l’esprit et qui sont reconnus par tous : la justice, la sécurité, la santé, l’éducation, la défense… D’autres sont moins évidents : la culture, l’écologie, l’agriculture, les finances… Mais chaque ministère a un rôle à jouer et déploie ses politiques sur tout le territoire.

Être fonctionnaire

Crédits photo (creative commons) : Highways England

Il y a trois fonctions publiques dont les agents sont gérés différemment :

  • La fonction publique d’État : les fonctionnaires dépendent directement d’un ministère et établissent les politiques nationales.
  • La fonction publique territoriale : les fonctionnaires dépendent des collectivités territoriales (les communes, le plus souvent) et appliquent les politiques nationales au niveau local, avec la contrainte des élus locaux. À ce niveau, c’est beaucoup plus politisé qu’au niveau national.
  • La fonction publique hospitalière : le personnel médical, mais aussi le personnel administratif nécessaire au bon fonctionnement des hôpitaux (bah oui, les médecins ont sans doute autre chose à faire que de commander des médicaments ou de s’assurer que les locaux soient nettoyés…).

Certains établissements sont assimilés « fonction publique » de par leurs fonctions, mais aucun fonctionnaire n’y travaille : Pôle Emploi, la Sécurité Sociale, la CAF… L’État sous-traite ces missions d’intérêt général à des entités indépendantes.

D’autres faisaient partie de la fonction publique, mais on l’a oublié à présent : EDF, Orange, La Poste… Il y a encore des fonctionnaires qui travaillent dans ces entreprises. (Ce qui, personnellement, me pose un souci d’éthique, car je ne vois pas en quoi être conseiller commercial à la Banque Postale relève d’une mission de service public, mais c’est un autre sujet.)

Bref, à tous les niveaux, chaque fonctionnaire a son utilité. Nos responsabilités et tâches sont déterminées par notre catégorie d’appartenance : A, B ou C. Notre catégorie détermine également notre salaire.

J’entends régulièrement les mêmes clichés sur les fonctionnaires, et je vais tenter de les décrypter un peu pour toi.

Les fonctionnaires sont des fainéants

Celui-là, c’est mon favori ! Il dénote une grande méconnaissance des réalités.

J’ai travaillé dans le privé également, et personnellement, je n’ai pas vu plus de fainéants dans la fonction publique que dans le privé. Des planqués, il y en a partout : que ce soit dans le privé ou dans le public, on connaît tous quelqu’un qui ne fait rien (ou qui a l’air de ne rien faire). Le désœuvrement peut cependant révéler un malaise plus profond : mise au placard, ou restructuration au cours de laquelle les tâches n’ont pas été bien définies : certaines personnes se retrouvent alors sans grand-chose à faire (ça m’est arrivé sur mon premier poste – c’était terrible).

J’ai croisé dans le public comme dans le privé des gens qui s’investissent à fond dans leur boulot, voire qui ne vivent que pour leur boulot ! Ainsi que d’autres, plus philosophes, qui considèrent le travail comme alimentaire et se déconnectent dès qu’ils sortent du bâtiment. Il y a de tout, mais les clichés ont la vie dure.

Les fonctionnaires ont un rôle de service public, nombre d’entre eux sont en contact avec du public, avec les fameux horaires qui ne permettent à personne de se rendre sur place sans poser une RTT… Le service public se réduit comme peau de chagrin, faute de moyens. Et les usagers sont les premiers à en subir les conséquences. Quand un agent doit effectuer l’accueil et gérer derrière les dossiers, on réduit les horaires d’ouverture pour pouvoir traiter les dossiers. Mais ce n’est pas parce qu’un service n’est pas ouvert au public qu’il est fermé et que les agents sont tranquillement chez eux.

Il y a trop de fonctionnaires

Peut-être qu’à un moment donné, l’État a recruté à tout-va. Oui, c’était la période faste, celle dont tous les anciens me parlent régulièrement. Il y avait de l’argent ! Plein d’argent ! On pouvait réaliser tous les projets possibles et imaginables (on a construit des routes, des tas de routes, qui coûtent cher, très cher !). Il y avait énormément de travail, car énormément de projets, donc il y avait besoin d’agents. Pas seulement des administratifs, mais aussi beaucoup d’ingénieurs, de techniciens, de profs…

Et puis un jour, le libéralisme est passé par là, et le mode de fonctionnement d’État souverain n’a plus pu continuer. On a privatisé de plus en plus ce qui appartenait aux citoyens. Je reprends l’exemple des autoroutes, que je connais bien : on les a construites avec nos sous, et puis finalement, on les a concédées à des entreprises privées, qui les exploitent et se font de l’argent dessus, avec nos sous toujours.

Du coup, les missions de l’État se sont réduites, mais on n’allait pas virer toutes les personnes recrutées durant la période faste. Donc, aujourd’hui, par rapport aux missions de l’État, on considère qu’il y a trop de fonctionnaires. Les réductions se font en fonction des ministères (la Défense a subi une grosse coupe avant les événements de novembre, par exemple). Quand on entend que le nombre de fonctionnaires augmente, ça dépend donc de quelle fonction publique on parle.

De plus, l’État essaye de réduire le chômage, en embauchant des contrats aidés notamment, ce qui gonfle aussi les effectifs. Car l’État a aussi un rôle de recruteur social. Sans lui, le chômage serait encore plus élevé ! Cependant, les départs en retraite ne sont pas toujours remplacés. L’Éducation Nationale, dite « le Mammouth », détient à elle seule un cinquième des fonctionnaires. Et pourtant, il n’y a pas assez de profs.

Ils ont plein d’avantages

On parle beaucoup des avantages des fonctionnaires, mais en vérité (du moins dans mon cas de fonctionnaire d’État de catégorie B), il y a peu d’avantages à être fonctionnaire.

Le gros avantage, c’est la sécurité de l’emploi, et le fait que les banques nous accordent des crédits sans trop y regarder (et encore…). Oui, pour le moment, on est du genre indéboulonnables. Mais attention, c’est un usage seulement.

En vérité, un fonctionnaire peut tout à fait être renvoyé. La loi qui régit le statut des fonctionnaires ne fait aucunement mention d’une sécurité de l’emploi. Il arrive que des fonctionnaires soient renvoyés – c’est rare, mais possible. C’est juste que dans la pratique, ça ne se fait généralement pas. Il y a des avertissements, des blâmes, mais on évite au maximum le licenciement.

On parle souvent aussi des avantages de logement. Oui, certains fonctionnaires sont logés. Lorsque c’est gratuit, c’est que la fonction nécessite que la personne soit logée à cet endroit (les gestionnaires de collège ou de lycée, par exemple, qui doivent être sur place tout le temps – ils ne touchent pas un salaire mirobolant, et pourtant, ils font un travail à grande responsabilité et ne comptent pas leurs heures).

Sinon, on propose aux fonctionnaires des logements sociaux, de la même façon qu’une entreprise proposerait des logements à ses salariés par le biais du 1% patronal. C’est ainsi que certains ministères peuvent proposer des logements sociaux – notamment sur Paris, où les faibles salaires de la plupart des fonctionnaires ne leur permettent pas de se loger dans le privé. Les listes d’attente sont longues, et effectivement, en général, quand quelqu’un en a un, il y reste le plus longtemps possible.

Quant aux vacances, eh bien, la fonction publique applique le même régime que dans le privé : les trente-cinq heures avec cinq semaines de congés payés. Mais bien souvent, nous avons un temps de travail supérieur à trente-cinq heures, et ça engendre un certain nombre de RTT par an. Personnellement, je suis à trente-huit heures trente, ce qui m’ouvre le droit à quinze jours de RTT. J’ai moins de congés que mon meilleur ami, qui bosse dans la banque, mais j’en ai plus que ma belle-sœur, qui bosse en association…

Les profs ont bien évidemment les vacances scolaires, mais ça se répercute sur leur salaire : ce sont les moins bien payés de la fonction publique d’État.

Voilà pour les avantages que je connais. Après, en fonction du ministère d’appartenance, il y a certainement des choses que j’ignore – c’est une grande famille !

Ils sont trop bien payés pour ce qu’ils font

Le salaire… eh bien oui, il y a des fonctionnaires qui gagnent très très bien leur vie. Les grands chefs, quoi ! Et ce sont toujours ceux-là qui font la une dans les médias, parce qu’ils sont logés gratuitement depuis des années, en touchant un salaire mirobolant. Je crois que le pouvoir monte à la tête. Ce qui est ennuyeux, c’est que c’est l’argent public qui est utilisé pour leurs lubies.

Cependant, il y a beaucoup plus de petits salaires que ce que l’on croit – et comme nous fonctionnons avec le fameux point d’indice, qui n’a pas augmenté pendant cinq ans, certains fonctionnaires se sont retrouvés à toucher moins que le SMIC qui, lui, est indexé sur la croissance. Voilà la réalité du salaire des fonctionnaires.

Il faut savoir également que notre salaire est composé de deux parties : le traitement, qui est calculé à l’aide du point d’indice, et les primes, qui sont des acquis sociaux en fonction des ministères. C’est ainsi qu’il y a des différences de salaire énormes entre les ministères. On gagne mieux sa vie aux Finances qu’à l’Éducation Nationale, pour un emploi équivalent. Pour ma part, les primes représentent un tiers de mon salaire. Sans ça, je ne sais pas comment je ferais !

Et notre retraite n’est calculée que sur la partie traitement (mais c’est en train de changer) : c’est pourquoi de nombreux fonctionnaires retraités ont de toutes petites retraites.

En réalité…

Je suis entrée dans la fonction publique il y a deux ans et demi, et depuis que j’y suis, je n’entends qu’une chose : les caisses sont vides, il n’y a plus d’argent.

Je ne sais pas si c’est la réalité, mais ça signifie :

  • faire avorter des projets faute d’argent,
  • être dans l’incapacité d’aider les collectivités locales à assumer de plus en plus de responsabilités,
  • chercher des financements dans le privé,
  • réduire les aides sociales,
  • réduire les aides aux associations…

En tant que fonctionnaire, on suit les politiques de l’État, c’est-à-dire qu’aujourd’hui, Ségolène Royal est ma ministre, et prend des décisions qui influent directement sur mon travail. Mais demain, quand on changera de ministre, celui-ci pourra prendre des décisions totalement opposées, et détruire le travail accompli par certains services.

Être fonctionnaire, c’est aussi avoir une capacité d’adaptation, car les organisations changent au gré des gouvernements, des remaniements, etc. Des crédits alloués à un projet peuvent du jour au lendemain être supprimés, pour aller à un autre projet sur la décision du ministre. Et en collectivité territoriale, le maire peut faire tourner les fonctionnaires en bourrique.

La fonction publique est un ensemble tentaculaire complexe, mouvant en fonction de la strate dans laquelle on exerce (et de notre niveau également…). Je ne me plains pas, car la plupart du temps, nous avons choisi d’entrer dans la fonction publique. Je suis juste peinée quand je vois que les fonctionnaires sont toujours les premiers à être accusés de tous les maux de la société, alors que chacun ne demande qu’à faire son travail. Bien sûr, comme partout, il y a des bosseurs et des moins bosseurs, mais globalement, on rencontre des gens volontaires, qui prennent leur travail au sérieux.

J’espère t’avoir dressé un portrait sympathique de la fonction publique, et que tu auras une vision positive des agents rencontrés dans ton quotidien, parce que nous sommes là, partout, dans ta vie !

Et toi ? Avais-tu des a priori sur les fonctionnaires ? Es-tu fonctionnaire ? Quels sont les clichés que tu entends souvent sur ton travail ? Viens en parler !

Toi aussi, tu veux témoigner ? C’est par ici !

Commentaires

43   Commentaires Laisser un commentaire ?

Madame Nounours

Je trouve ton article très intéressant. C’est vrai que les gens ne voient que le négatif sur les fonctionnaires en les critiquant à tout va mais ne vont pas plus loin pour connaître la réalité du travail que fait les fonctionnaires qui peut être moins idyllique qu’ils imaginent. Et je suis d’accord sur le fait que les fainéants il y en a pas que dans la fonction publique mais aussi dans les entreprises privées.

le 10/05/2016 à 08h24 | Répondre

MlleMora

Eh oui, ce cliché a la vie dure ! 🙂

le 10/05/2016 à 15h52 | Répondre

Sandra

Fonctionnaire aussi depuis le début de ma carrière , je n’ai spécialement choisi car j’ai découvert cela au hasard 🙂 ton article est très intéressant et permet de remettre les choses au clair 🙂 Pour moi, je suis une salariée comme une autre et comme tout travail il y a des avantages et inconvénients mais aussi il y a beaucoup de clichés malheureusement !

le 10/05/2016 à 09h08 | Répondre

MlleMora

Oui, et en venant du privé, je me les suis pris en pleine face au début, mais maintenant je m’y fais, je sais pourquoi je suis fonctionnaire, donc j’assume hihi !

le 10/05/2016 à 15h53 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

J’ai été dans le privé et dans le publique, et je me retrouve beaucoup dans ce que tu dis.
Beaucoup de clichés plus ou moins vrais mais surtout beaucoup d’incompréhensions de part et d’autre.
Merci d’avoir partagé ça 🙂

le 10/05/2016 à 09h15 | Répondre

MlleMora

Oui, beaucoup d’incompréhension et de méconnaissance, quand on a fait les deux, on arrive mieux à comprendre les enjeux de chacun, je trouve.

le 10/05/2016 à 15h54 | Répondre

Ars Maëlle

Je suis très contente que tu aies écrit cet article, même si à mon avis, le lectorat de Sous notre toi n’est pas le plus hostile à la base. Au moins ça pourra donner des arguments aux lectrices confrontées à ce genre de préjugés.
Je ne suis pas fonctionnaire (pire, je suis une précaire de l’emploi public, les inconvénients sans les avantages) donc je côtoie beaucoup la fonction publique. Et ces clichés me rendent folle ! On ne sait pas ce qu’on ferait sans profs et gendarmes, mais pas non plus sans bibliothécaires, inspecteurs vétérinaires ou services financiers municipaux.
Beaucoup de gens ne voient pas tous les services rendus par l’Etat et ses collectivités, à quelle vitesse tout partirait de travers si ces services n’étaient pas assurés, et combien ça coûterait de les concéder au privé (un coup d’oeil vers nos amis anglo-saxons…)
Certaines choses sont vraies : dans le public, ça n’avance pas toujours très vite, et certains agents au contact des usagers sont assez désagréables. MAIS : le rythme, c’est celui de la vie politique, avec ses échéances, ses remaniements, sa démagogie parfois, et ses échelons de validations multiples (mais préférez-vous qu’on attribue l’argent public sans réfléchir ?) ; et les acariâtres, d’une part il y en a aussi dans le privé (pas au contact des clients car ils se font vite dégager, mais mon mari a quelques expériences de RH, de support informatique, en bref des guichets internes, qui sont insupportablement antipathiques ou d’horribles petits potentats), d’autre part quand on voit ce qu’ils se prennent en pleine face (la frustration la fatigue l’impatience du public) on peut aussi comprendre le craquage.
En gros, comme tout le monde, les fonctionnaires sont humains, bosseurs ou non, sympas ou non, parfois en forme et parfois mal lunés, et d’une façon différente mais réelle ils subissent une conjoncture économique difficile (projets avortés, usagers au bout du rouleau, gel du point d’indice qui, je le rappelle, équivaut à UNE BAISSE DU POUVOIR D’ACHAT).
Ceux qui critiquent, souvent, ne connaissent pas, je ressens souvent de la jalousie en les écoutant, et la seule chose que j’ai envie de leur répondre, c’est : vas-y, le concours est ouvert, rien ne t’en empêche ! Tu veux glander toute la journée à la machine à café ? deviens agent de préfecture, mange toi le public énervé, le rythme fou, la pression des circulaires, le manque de reconnaissance symbolique et financière qui va avec… Tu veux 3 mois de vacances ? justement on manque de profs, viens affronter les classes surchargées, les corrections, les parents énervants, les enfants excités, pour un salaire somme toute ridicule sachant que grâce à toi se construisent les citoyens de demain et que les autres adultes peuvent travailler plutôt que de garder leurs mômes toute la journée…
(Heureusement, ces métiers ne sont pas que ça, je le sais bien, on peut aimer aider les gens ou transmettre)
Pardon pour le pavé, mais vraiment, j’en ai marre de ces clichés, comme des gens qui se plaignent des impôts. Si vous ne croyez pas au service public, allez voir ailleurs : là où il n’existe pas, là où l’intérêt général s’efface devant le marché. Problèmes sanitaires, écologiques, éducatifs… Inégalités, discriminations… donc individualisme, haine de classes, racisme, instabilité politique.
La fonction publique, on peut l’améliorer, l’optimiser, la redynamiser sans doute, mais c’est le signe de notre attachement à un service public de qualité qui vient des valeurs de solidarité, de citoyenneté, d’égalité, de respect de la vie, de l’environnement, de l’autre… qui font que j’aime ce pays où, par hasard, j’ai eu la chance de naître et de grandir
(encore pardon pour le pavé)

le 10/05/2016 à 09h17 | Répondre

MlleMora

oui, c’est souvent de la jalousie que j’entends aussi – je me demande toujours « jaloux de quoi ? » – de notre sécurité de l’emploi j’imagine. Et comme tu dis, en général, je réponds que le concours est ouvert à tous. En outre, le service public permet aussi à des entreprises d’avoir des contrats toute l’année, c’est une économie circulaire finalement, on l’oublie aussi…

le 10/05/2016 à 15h58 | Répondre

Flora

Je suis d’accord avec toi dans les grandes lignes, j’ai aussi travaillé dans le privé et dans le public (sans être fonctionnaire) mais j’ai une vision un peu plus nuancée.
Oui c’est sûr des gens passionnés par leur boulot il y en a autant partout mais pour un Mr Lambda c’est plus facile de produire plus de résultats quand ton bonus annuel ou éventuel promotion en dépend que si il te suffit d’accumuler des années de travail pour atteindre le grade suivant. Aussi c’est vrai que les fonctionnaires sont licenciables mais dans la mesure où les boss ne sont pas directement affectés par la non productivité des employés il faut vraiment exagérer pour être renvoyé ! Et puis si le projet n’est pas bouclé à temps ce n’est pas si grave, à la fin de l’année tout le monde aura son échelon quand même…
Quelque part quand on voit comment l’argent public est géré, ce n’est pas étonnant qu’il y en ait de moins en moins. Donc oui au service public mais les générations ont évolué et la structure pas tellement. Une mise à jour ne serait pas de trop 🙂

le 10/05/2016 à 09h37 | Répondre

MlleMora

La structure évolue continuellement, et bien souvent pour aller vers le système du privé. Il y a aussi des primes à la performance – même si les syndicats militent pour qu’elles ne soient pas trop modulées.
Pour certains jobs, le retard accumulé n’a pas d’incidence, mais bien souvent quand les chefs se prennent la pression de la prefecture avec des menaces de couper les crédits, je t’assure que la pression est mise aux agents… Les méthodes managériales ressemblent de plus en plus à celles du privé (qui commencent à en revenir d’ailleurs…)
Ca évolue, mais c’est long parce que c’est une très grosse machine 🙂

le 10/05/2016 à 16h00 | Répondre

Lorelei

« Les profs ont bien évidemment les vacances scolaires, mais ça se répercute sur leur salaire : ce sont les moins bien payés de la fonction publique d’État. »
Quand je lis ça, j’ai le poil qui se hérisse… Je connais très bien les salaires des enseignants et croyez moi ce ne sont certainement pas les moins bien payés !!!
tu vois tu viens de faire une erreur d’interprétation de la fonction publique. Les profs sont mis sur un piédestal par les journalistes et autres et on imagine – à tort- qu’ils sont mal payés. Les administratifs sont clairement moins bien payés qu’eux

le 10/05/2016 à 11h23 | Répondre

elodie

Tout à fait 😉 et si on calcule le rapport entre le nombre de jours travaillés et le salaire on se dit qu’ils sont bien payés 😉 (pour très peu d’heures par semaine, même s’ils bossent chez eux à côté, ils n’ont pas 15h par semaine de travail perso à la maison…)

c’est sûr, que quand on compare tous les fonctionnaires, on se dit qu’une sage-femme ou une infirmière (je parle de ce que je connais) qui touche 1600e/mois pour 2we/mois travaillés, des nuits, des horaires décalés, 5 semaines de CA/an et les responsabilités qui vont avec, sont bien mal loties.

Mais bon, comme aiment le dire les profs de ma famille « le concours est ouvert à tout le monde hein! » 😉

le 10/05/2016 à 12h17 | Répondre

Ewina

Pas 15h de boulot en dehors des cours ? Ce n’est sans doute pas vrai pour tous les profs, suivant leur engagement ou le niveau dans lequel ils enseignent. Mais pour tous les instits que je connais c’est arrivée 30min avant les élèves le matin (photocopies, RDV parents…), au moins 1h30 de corrections par jour (il faut corriger tout ce que les élèves écrivent, c’est long…) plus au moins une journée complète de travail de préparation (6h en tout).
Sans compter les réunions entre profs et le travail « annexe » : test des projets d’art visuel, préparation des sorties de classe, commandes de matériel…

Encore une fois, comme c’est dit dans l’article, il ne faut pas mettre tout le monde dans le même panier. Pour tout le monde, quand on s’investit dans son boulot, ça demande du temps…

le 26/05/2016 à 16h58 | Répondre

MlleMora

J’ai omis de mentionner les administratifs de l’éducation nationale, qui sont effectivement moins bien payés que les profs. J’ai utilisé l’exemple des profs, car c’était plus parlant. je trouve tout de même que les profs en tant que catégorie A sont très mal payés comparé au niveau d’études et à d’autres cadres A d’autres ministères…

le 10/05/2016 à 16h04 | Répondre

Christelle

Je suis agent administratif de l’éducation nationale, en CDD, catégorie C donc et effectivement le salaire n’est vraiment pas mirobolant car je gagne 1200€ pour 38h35. Certes j’ai beaucoup de vacances, 52 jours dans l’année donc c’est un avantage c’est sûr mais depuis 6 ans que j’y travaille mon salaire n’a jamais augmenté.

le 11/05/2016 à 10h18 | Répondre

Leaureine (voir son site)

Il est certain que le statut des contractuels dans la fonction publique, c’est le pire statut possible à mon sens…à mi chemin entre public et privé… j’espère que tu pourras obtenir le concours ou être titularisée au vu de tes nombreuses années de contrats !

le 11/05/2016 à 14h23 | Répondre

Inno

Je confirme que le statut de contractuel de la fonction publique est bien le pire. J’en fais partie. On n’a ni les avantages des fonctionnaires, ni ceux du secteur privé. Pour ma part, je n’ai pas vraiment choisi le public (très peu de postes dans mon métier, j’ai pris ce que j’ai trouvé) et il est clair que si je pouvais choisir entre être fonctionnaire et travailler dans le privé, je n’hésiterais pas une seconde et irais dans le privé. Du coup, je n’aime pas trop non plus les critiques sur les fonctionnaires, qui viennent la plupart du temps des gens qui ne travaillent pas dans la fonction publique et qui ne connaissent pas la réalité du terrain. A ceux là, je leur rappelle simplement mon niveau d’étude (BAC+5) et mon salaire. Ca les calme 🙂

le 13/05/2016 à 12h10 |

Christelle

Merci beaucoup ! 4 fois que je passe le concours et 4 fois que je le rate, j’essaierai en interne l’année prochaine 😉

le 13/05/2016 à 13h48 |

Madame Violine

Je suis prof et je l’assume et OUI, je dis « le concours est ouvert à tout le monde »…
Je ne vais pas rentrer dans cette « guéguerre », je trouve cela assez puéril … car les personnes qui se permettent de juger ne connaissent pas notre métier (comme moi qui ne connaît pas d’ailleurs les réalités des personnels de la santé, mais j’essaie de m’informer, de comprendre et je les soutiens comme je le peux).
Merci Mlle Mora pour cet article ! Cela m’a permis de recadrer un peu tout cela. Vive la fonction publique 😉

le 10/05/2016 à 12h28 | Répondre

MlleMora

Oui, je connais moins bien la fonction publique hospitalière aussi – mais j’imagine bien qu’il y a aussi beaucoup de choses à en dire !

le 10/05/2016 à 16h05 | Répondre

Miss Chat

Alors je n’ai jamais travaillé pour le secteur public mais mon mari, oui, et plusieurs membres de ma famille y travaillent toujours ou y ont fait leur carrière. Et il y a deux points de ton article (par ailleurs très instructif et intéressant) avec lequel je ne suis pas d’accord.
Il y aura toujours des exceptions bien sûr et je vois bien que certains fonctionnaires font leur travail par passion (je pense à mon mari ancien prof, à mon parrain superviseur de chantiers et même au guichetier bruxellois adorable qui m’a aidée il y a 2 semaines !) mais il est très difficile de « se tourner les pouces » dans le privé pour la bonne et simple raison qu’il y a bien souvent des objectifs à remplir et une évaluation régulière. Ce n’est pas autant le cas dans le public : même quand il y a des objectifs, aucun contrôle ne passe derrière pour vérifier la qualité du travail effectué (ou même s’il a été effectué tout court).
Autre chose, la sécurité de l’emploi. Tu l’as dit toi-même à propos du licenciement : « dans la pratique, ça ne se fait généralement pas ». L’être humain est une créature opportuniste, je ne me fais pas d’illusion sur le fait que beaucoup ne se feront pas prier pour profiter de cette simple constatation que « ça ne se fait pas ».
Alors non, je ne pense pas que tous les fonctionnaires soient des fainéants ou des profiteurs, loin de là, mais oui, je pense que proportionnellement au secteur privé, il y a plus de tourneurs de pouces dans le public, tout simplement parce que le système en place les laisse faire 😉

le 10/05/2016 à 13h03 | Répondre

Laurene (voir son site)

Moi aussi j’ai des objectifs de travail, une évaluation annuelle et un contrôle de mon travail. Je dois produire des stats et répondre de mes obligations. 🙂 et j’suis dans le social (lieu de fainéants par excellence)

le 10/05/2016 à 13h09 | Répondre

Miss Chat

Je ne sais pas si le social en particulier est considéré comme un « lieu de fainéants par excellence » (en tout cas, je ne l’ai jamais entendu) mais comme je disais, le niveau du contrôle et des conséquences qui en suivent n’est pas le même partout. Tu en as peut-être dans ta situation mais je sais que le service public belge n’est pratiquement pas évalué (et en tout cas pas avec une menace de licenciement derrière).

le 10/05/2016 à 14h03 | Répondre

Ornella

Je dirais que c’est la taille de la structure qui fait que. Je connais des grosses boites dans lequel on a plein de tire aux flanc. Plus la structure est grosse, plus il est facile de faire croire qu’on travaille.

le 10/05/2016 à 14h28 | Répondre

MlleMora

Je trouve aussi que dans les grosses structures privées c’est plus facile de « ne rien faire ». pour avoir bossé dans la banque, aux RH, j’ai beaucoup vu des postes placards créés pour écarter un élément pénible parce que ça coutait trop cher de le virer…
Dans le public il y a aussi des objectifs – on a des entretiens annuels tous les ans qui influent sur la suite de notre carrière – pour être promu par exemple.
Je trouve pour ma part qu’en général, les gens sont consciencieux car quand on bosse sur des projets qui impliquent la sécurité des gens par exemple, on peut pas juste se dire « j’ai pas envie »… Ceux qui glandent, en général, ils sont sur des postes où le boulot n’est pas urgent – certainement pas sur les projets de grande envergure avec tous les prestataires privés – qui profitent que ce soit l’Etat qui paye pour faire à leur rythme, malheureusement.

le 10/05/2016 à 16h11 |

Inno

Effectivement je pense qu’il reste une sécurité de l’emploi aux fonctionnaires.
Par contre, les fonctionnaires sont évalués annuellement (et notés), ils ont bien des objectifs à remplir. Les conséquences ne sont pas forcément les mêmes que dans le privé je suis d’accord. Mais ça fonctionne dans les deux sens. S’ils n’ont pas rempli les objectifs, il n’y aura pas de grandes conséquences négatives, mais s’ils les ont remplis voire dépassés, il ne se passera pas grand chose de positif non plus. Ca peut amener certains à lever le pied, mais pas partout.
Je travaille dans la fonction publique hospitalière (sans être fonctionnaire) et je peux dire que les professionnels de santé ne se ménagent pas, courent tout le temps, bossent + que leurs heures, sont parfois rappelés pendant leurs congés pour travailler (pour remplacer les agents en arrêt de travail par ex), travaillent le week end etc. Un hôpital, ça tourne 24h/24.

le 13/05/2016 à 12h19 | Répondre

Leaureine (voir son site)

Je suis moi aussi fonctionnaire dans la territoriale, où j’exerce le métier d’assistante sociale.
la fonction publique amène avec elle son lot de clichés, notamment sur la fainéantise, nos salaires « mirobolants », nos plus que nombreux jours de congés et autres largesses.
merci donc d’avoir écrit cet article qui rétablit un peu la vérité. Un peu car effectivement la fonction publique a tellement de visages, tellement de facettes que certains fonctionnaires sont bien mieux lotis que d’autres.
je rajouterai que si notre régime indemnitaire est similaire partout en métropole, il n’en est pas pareil des primes. J’ai travaillé dans un département où il n’y en avait aucune. Les primes dépendent également dus respect de nos objectifs annuels, elles ne sont pas automatiquement versées. Notre employeur ne participe pas à notre mutuelle, nous n’avons pas de 13ème (14ème…) mois. Nous avons des obligations et devoirs liés au service public.
La guéguerre privé public n’a pas lieu d’être. Peut être faut il tout simplement apprendre à se connaître?

le 10/05/2016 à 13h06 | Répondre

MlleMora

Se connaitre effectivement, alors qu’on travaille beaucoup ensemble privé/public c’est carrément lié !
Et oui, tu as raison, il y a beaucoup de différence en fonction de là où on est. En quittant Paris, j’ai perdu du salaire car mon ministère considère qu’à Paris la vie est plus chère…

le 10/05/2016 à 16h13 | Répondre

emma_chan

Pour parler uniquement de ce que je connais aka la territoriale et les ministères,(mais les parties « administratives  » pas les métiers spécifiques comme les assistantes sociales, les agents des cantines, des centres d’éducation etc…
moi il y a un raisonnement de base qui m’exaspère c’est l’idée de dire que parce qu on est le « public » on gère mieux et avec plus d’honnêteté l’argent des citoyens.
C’est à la limite du non-sens :
– un projet politique de base a rarement pour ambition première d’être rentable. Il y a encore 15 jours je présentais un projet a un élu et après avoir fait le détail des coûts, je l’ai entendu dire à son adjoint  » toute façon moi le coût je m’en fout, j’ai une subvention de la région qui paie » C’est pas que le projet est mauvais en soi, c’est juste que l’élu n’a aucune motivation pour bien le gérer d’un point de vue financier et qu il finira par payer 110 ce qui aurait pu lui coûter 80.
– une collectivité (ou pire l’état) n’est jamais en risque de banqueroute (contrairement à une entreprise) donc les erreurs de mauvaises gestions sont couvertes.

– a complexité égale, en collectivité, les fonctionnaires sont souvent moins formés pour gérer les budgets (cf dexia et les emprunts toxiques)
– et en matière de marché publique, celui qui prend la décision de piper les dés c est encore un fois l’élu et pas le privé.

Donc bref y a des fonctionnaires super qui travaillent énormément parce que qu’ ils croient en ce qu’ ils font et ça fait chaud au cœur, y a une part importante de gens non qualifiés ou non motivés que je croisent dans mon travail (et clairement bien plus qu en PME, pour les grandes boites je en saurai dire). y a des organisations absurdes, des déplacements en réunion à 5 quand un suffirait, des chaines hiérarchiques à 8 ou neuf échelons qui nuisent clairement à l’efficience de l’action publique. Et qu’effectivement au vue de la raréfaction des budgets, ces gros organismes qui ont eu l’habitude de fonctionner avec beaucoup plus de moyen et de ne pas faire très attention se retrouvent dépourvu en proie à la réforme perpétuelle dans un climat pas simple à gérer.

le 10/05/2016 à 14h57 | Répondre

MlleMora

Oui, clairement, la gestion des budgets, le service public commence à peine à le faire ! Avant c’était les vannes ouvertes, du coup aujourd’hui c’est extrêmement compliqué à gérer.
En étant au niveau Etat, je n’ai pas le contact avec les élus, mais ça doit être assez frustrant de traiter en direct avec eux…

le 10/05/2016 à 16h16 | Répondre

virginie

Intéressant ton article, bien qu’il ne dise pas tout par exemple en ce qui concerne les salaires et la retraite mais je ne pense pas que le débat soit là en réalité. Je suis régulièrement usager blasé de la fonction publique et des services publics « sous-traités ». En tant que chef d’entreprise (une TPE où je suis seule hein ? Pas le CAC40), j’ai régulièrement affaire avec l’Urssaf, la CNAV, la CARSAT, la Sécu; en tant que citoyenne j’ai davantage affaire aux services publics encore plublics disons. Ma conclusion est plutôt celle-ci : les fonctionnaires et les assimilés sont bloqués dans leu travail, on ne leur donne ni le temps ni les moyens de le faire. Ensuite, il y a deux générations, grosso modo j’imagine la tienne 20-45 ans et les plus âgés.
Les plus âgés sont bloqués dans leur carrière pour des histoires de diplômes, du coup, bien que compétents ils doivent se contenter de stagner les dernières années de leur carrière.

Face à tout ça, les fonctionnaires étant aussi des êtres humains, ba ils réagissent : soit ils sont démotivés « puisque c’est ça, je fais le minimum » soit ils font de la résistance passive « tu ne me donnes pas les moyens/le temps, je te montre que du coup c’est pas possible ».
Dans toute entreprise, tout le monde reagirait de la même manière, seulement, tout le monde n’est pas étiqueté service public et ne reçoit pas du public.

Pour ce qui est des derniers fonctionnaires des services maintenant privatisés, il n’y a pas grand chose à en dire. Ce sont les derniers, c’étaient leurs acquis et l’Etat était bien content à l’époque où il s’est mis à « dégraisser » de ne pas avoir à les reclasser ailleurs c’est donc un compromis.

le 10/05/2016 à 15h52 | Répondre

MlleMora

Oui, il y a tellement à dire – il fallait que je m’arrête à un moment donné hihi
Je trouve aussi qu’il y a deux générations, la 1ere glisse doucement vers la retraire, on verra ce que nous ferons pour la suite !

le 10/05/2016 à 16h18 | Répondre

Flora

Puisque ça ressort souvent, je me permets de remettre un commentaire sur ce fameux « le concours est ouvert à tous ». Je trouve que c’est un cliché en soi, comme si on critiquait la fonction publique que par jalousie !
Perso je n’ai aucune envie de devenir fonctionnaire mais j’ai quand même droit de me plaindre parce que l’argent public qui est mal géré et bah c’est mes impôts qu’on gaspille…

le 10/05/2016 à 16h44 | Répondre

Nya (voir son site)

Avec ma mère fonctionnaire toute sa vie, mon stage de fin d’études dans la fonction publique hospitalière, sans oublier de nombreuses amies enseignantes, j’ai un petit aperçu de la fonction publique « de l’intérieur ».
Ce que je constate, c’est un fossé énorme entre mes valeurs, mon mode de vie et mes ambitions d’entrepreneuse et les leurs, sans que l’un ou l’autre ait raison, évidemment – il s’agit simplement d’intérêts et d’envies divergents. Mais quand je vois les dialogues de sourds et l’incompréhension que nous avons alors que je suis proches de ma mère et de mes amies, cela ne m’étonne pas tellement qu’il y ait une telle facture entre l’opinion du secteur public et celle du secteur privé.
On pourrait pousser le débat plus bas : la distinction entre les deux secteurs a-t-elle toujours lieu d’être ? (vraie question)

le 10/05/2016 à 18h39 | Répondre

MlleMora

Oui, c’est une question intéressante, je pense effectivement que la distinction n’a plus vraiment lieu d’être dans le sens où le privé et le public sont vraiment devenus complémentaires, l’un n’existe pas sans l’autre et vice-versa…

le 10/05/2016 à 19h32 | Répondre

Die Franzoesin (voir son site)

C’est un article très intéressant merci ! J’ai moi-même commencé ma carrière dans le privé puis rejoint le public par choix. Alors oui c’est vrai il y a des avantages (je travaille actuellement pour la fonction publique territoriale allemande) et j’ai déjà rencontré des jalousies mais comme l’a écrit une lectrice, je n’empêche personne de faire comme moi ! Par ailleurs j’ai gagné au niveau temps de travail et flexibilité (j’ai désormais un 4/5ème pour m’occuper de mon fils) mais j’ai énormément perdu en salaire et perspectives de carrière. Tout a des avantages et des inconvénients je crois…

le 10/05/2016 à 21h21 | Répondre

MlleMora

Oui, tout ça, c’est une question de choix !

le 11/05/2016 à 13h30 | Répondre

Doupiou

Je suis fonctionnaire depuis 6 ans déjà (oui à 26 ans je suis tombée dedans toute petite!). Je suis rédacteur (catégorie B) dans la FPT. Autant dire que je ne connais QUE le public ! Crois -moi qu’au bout d’autant de temps, les clichés on les oublis ! Le plus difficile dans ma situation ce sont les décisions politiques et les élus, travaillant dans le privé, qui ont une mauvaise image de nous

le 12/05/2016 à 09h48 | Répondre

hecate18

Merci pour cet article qui résume très bien les clichés auxquels nous sommes confrontés. Moi, je suis professeur, le métier qui a l’air de cristalliser la frustration des gens… Quand je lis qu’il est plus facile de bien travailler lorsqu’on a des bonus sur le salaire, je ne suis pas d’accord. Quid de la conscience professionnelle ? Je n’ai pas besoin qu’on me fasse miroiter de l’argent pour avoir envie de m’investir, de pousser mes élèves. Quant à mon salaire, je m’en contente mais il est loin d’être mirobolant pour un bac +5. Surtout qu’avec le gel du point d’indice, je gagne moins qu’il y a 3 ans alors que je suis passée à l’échelon supérieur. C’est aussi ça la réalité de l’avancement de carrière dans la fonction publique.

le 14/05/2016 à 08h17 | Répondre

Madame yoga

J’ai longuement hésité à répondre à cet article mais maintenant que j’ai créé mon compte je me lance. Je suis fonctionnaire de catégorie A depuis le début de ma carrière (soit 6 ans) et je viens d’une graaaaaande famille de fonctionnaires, principalement des profs. D’ailleurs mon conjoint est fonctionnaire également (qui a dit cliché?!). Alors concernant les salaires, j’ai bossé dans 2 collectivités territoriales avant de rejoindre l’Etat et franchement rien à voir. Aujourd’hui j’estime avoir un salaire plus que correct. Sur les fainéants j’en ai vu et j’en côtoie tous les jours mais je côtoie également des personnes qui s’investissent et même des personnes qui placent leur activité professionnelle au premier plan, quitte à rogner sur leur vie privée. Je n’ai par contre jamais entendu parler de fonctionnaire radié (ni même de contractuel viré). Généralement on préfère se refiler « la patate chaude ». C’est du vécu avec une personne ayant fait tous les services alors que franchement il y avait matière à la virer…
Pour conclure, sur le salaire des profs, OUI ils sont mal payés quand je vois qu’après 35 ans de carrière et l’obtention du concours de professeur des écoles mes parents sont payés moins bien que moi et mes 6 petites années de carrière, sachant que j’ai beaucoup moins de responsabilités et d’emmerdes!

le 24/07/2016 à 08h02 | Répondre

Canbalen

Les fonctionaires ne sont jamais licences parce qu ils ne cotisent pas a l assurance chomage

le 18/12/2016 à 13h34 | Répondre

Voltairine

je tombe sur cette page alors que je cherche des articles sur le mal être dans la fonction publique et notamment dans la territoriale. En effet, c’est pas la joie de ce côté là. Je vois autour de moi des collègues en réelle détresse, qui malgré leur grand professionnalisme sont en plein doute, plutôt à qui on parvient à faire douter. C’est insidieux, chaque jour un travail de sape, un combat de coqs dans les hautes sphères, des mises en place de « process » dignes d’entreprises du Cac 40 dans une collectivité de 150 agents. Des usines à gaz plutôt. Et des audits à 20000 balles pour réorganiser des services qui font pchitt, alors qu’il suffirait d’un demi poste de plus pour diminuer la surcharge de travail, des collègues qui craquent à l’approche de l’échéance de la préparation budgétaire, des chefs de service assailis de sms et de mails pendant le week end (ex demande de tableaux financiers le dimanche après midi pour le lundi 10 h ou on prévient le dimanche par sms que la réunion du lundi se fera à 8h pétante avec obligation de présence alors qu’on sait que l’agent vient par le train qui arrive à 8h30…). Certaines de mes collègues travaillent porte fermée de peur qu’on vienne leur demander si ça va et du coup fondre en larmes tellement elles sont mal.
Doit-on parler de la réunionite, cette inflammation causée par la masturbation mentale !
Et le service public dans tout ça ? Dans les comm de comm, les comm d’agglomération, les conseils départementaux et régionnaux, on a réellement le sentiment que notre travail sert plus la cause politique que le service public.
Quelle déception la fonction publique territoriale. Je m’emploie à quitter ce système pour une activité ou je serai utile.

le 27/10/2017 à 01h11 | Répondre

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