Bien dans son corps, bien dans sa tête, bien chez soi !

Et si on réduisait la quantité de nos déchets ?


Publié le 3 septembre 2019 par Marianne

Cet été j’ai découvert avec effroi que la France (parmi d’autres pays riches) sous-traite la gestion de ses déchets ménagers, probablement des autres types de déchets également (le lien). Franchement, quand j’ai lu ces articles j’ai eu envie de vomir. Consommons chers citoyens ! nos détritus ne pollueront quoi qu’il arrive pas notre belle France…

Mais d’autres paradis.

L’urgence de réduire nos déchets devient de plus en plus évidente, imminente, malgré tout les efforts de nos lobbies pro-consommation pour la dissimuler. Nous avons désormais tous en tête les images de rivières, de la mangrove, de plages paradisiaques ravagés par les déchets, ou pire encore, du fameux septième continent qui dérive dans l’océan Pacifique.

Crédits photo (creative commons) : pxhere

Alors je me suis dis que moi aussi j’avais envie de te parler de mon expérience pour tenter de minimiser la quantité de déchets produits par mon foyer. Peut-être que si tu doutes encore, mon témoignage te convaincra d’essayer de t’approcher du « zéro déchet ».

Oui, parce qu’il s’agit bien de « zéro déchet », même si je n’aime pas du tout ce terme : il y a un aspect « tout ou rien » qui me dérange énormément, et qui peut (doit) surement effrayer plein de monde. En tout cas, moi il m’a rebuté au départ car cela me semblait un objectif totalement inatteignable et utopique rien qu’à l’échelle de mon foyer, qui ne constitue finalement qu’une toute petite goutte d’eau dans l’océan des déchets mondiaux. A quoi bon s’épuiser ?

Quand je voyais parfois certains témoignages de personnes dont les déchets ménagers d’une année tiennent dans un bocal à confiture je me disais que soit c’était un fake soit il/elle ne devait pas avoir de travail et/ou de famille à gérer car cette histoire de « zéro déchet » ça doit bien s’approcher d’un boulot à temps plein.

Il faut être honnête, dans notre société, passer au « zéro déchet » ne se fait pas en un claquement de doigts mais demande beaucoup d’efforts car il s’agit de changer de nombreuses habitudes bien ancrées et de tenir bon face un marketing de consommation toujours plus agressif tout en esquivant le greenwashing. Et des efforts quand on a une vie bien remplie entre boulot et famille on n’a pas toujours envie d’en fournir beaucoup plus.

Et puis nos déchets sont partout et il y a mille choses à faire pour les réduire. Il y a les produits d’hygiène, les produits d’entretien, la cuisine, les courses, …

Alors par où commencer ?

Par ce qui semble le plus facile et accessible, car je pense que pour que cette démarche soit un succès sur le long terme, il faut qu’elle s’éloigne le plus possible de la contrainte. J’ai commencé par la salle de bain et par acheter des gels douches et shampoings bio, biodégradables, non testés sur les animaux dans des contenants plus grands, en plastique recyclé et recyclable et rechargeables. Il m’a fallu plusieurs essais avant de trouver les produits qui conviennent à toute la famille. Le petit point négatif c’est qu’il faut du temps avant de vider un flacon de 500 mL quand celui-ci ne convient pas. Heureusement certaine marques proposent différentes tailles de contenant. Et pour m’aider à choisir des produits aux compositions saines et contrer le greenwashing de certaines marques j’utilise une application (il en existe probablement d’autres) qui donne des informations sur les composants des produits cosmétiques (oui parce que je ne suis pas chimiste et quand je les lis sur les emballage, j’ai le tournis bien avant d’avoir fini la première ligne). Flash une fois les produits que tu utilises au quotidien, tu auras surement l’une ou l’autre surprise (bonne ou mauvaise).

Ensuite, selon moi, il est également important de procéder par étape : dans ma salle de bain idéale il n’y a plus du tout d’emballage, de contenant jetable ou d’élément en plastique. Mais la transition directe des produits de grande surface vers les pains de savon et shampooings solides bio me semblait très abrupte et trop ambitieuse. Donc après avoir adopté les gros volumes bio, j’ai introduit le pain de savon, et il fut très vite adopté. Mon prochain objectif : le shampooing solide.

Je ne sais cependant pas si j’arriverai un jour à avoir une salle de bain (auto-)labellisée « zéro déchet » car il y a certains points sur lesquels je ne me vois pas faire de concession pour l’instant, comme par exemple les cotons-tiges. Je ne sais pas pourquoi, mais l’idée d’un objet réutilisable pour me nettoyer les oreilles me répugne. Mais on a dit pas de pression ! En attendant de changer d’avis à ce sujet j’achète des cotons-tiges compostables dont la tige est faite en papier recyclé, c’est un bon compromis.

Enfin, pour réduire la quantité de déchets d’un foyer il faut aussi être prêt à faire quelques petits investissements : des sacs réutilisables pour les courses, des sachets en tissu pour le vrac, des lingettes en tissus, des torchons, des bocaux pour stocker l’épicerie, … Rien de cher, mais autant de petites choses qui mises bout à bout représentent une petite somme tout de même. Il paraît que ces investissements sont rentables sur le long terme, personnellement je n’en suis pas certaine et si souvent ils ne me posent aucun soucis, je suis plus réticente pour d’autres. Pour reprendre l’exemple de ma salle de bain, je trouve que les brosses à dents en bois à tête changeable sont hors de prix. Pour le prix d’une tête vendue dans le magasin bio que je fréquente je pourrais m’acheter trois ou quatre brosses à dents en plastique au supermarché.

Pour être honnête ce n’est pas deux brosses à dents qui vont me mener à la faillite, mais je n’ai pas envie de donner ce prix que je trouve bien trop élevé, j’aurai l’impression de me faire avoir. Peut-être que dans un an j’aurai changé d’avis.

Enfin, il m’arrive aussi d’essuyer de gros échecs, comme la fois où j’ai essayé de faire du produit vaisselle à partir d’une recette partagée sur un blog. Je me suis retrouvée avec un liquide vaisselle biphasé duquel je ne pouvais rien tiré. J’ai donc rangé soigneusement le reste des ingrédients jusqu’à ce que je sois motivée pour une nouvelle tentative.

Et puis j’ai aussi un stock de couches lavables qui attendent au fond d’un tiroir que je trouve la motivation de m’y intéresser… (Miniboy n’a pas un an, il y a encore de l’espoir)

En fait, pour ce qui est des déchets (et de ma démarche en faveur de l’écologie en général), ma philosophie c’est de pas me prendre la tête car pour que cela fonctionne à long terme il faut que j’en ai envie, alors je mets en place ce qui est à ma porté et petit à petit mes habitudes changent et la fréquence du ramassage de mon bac à ordure ménagère diminue. Je lis des articles du type « 10 idées pour des cuisines/salles de bain/courses/dressings*… zéro-déchet », retiens ce qui me semble simple pour essayer de le mettre en place et oublie le reste.

Un pas après l’autre, il paraît que Rome ne s’est pas construite en un jour.

Et toi ? Est-ce que tu es aussi attentive au volume de ton bac à ordure ? Quelles sont tes astuces pour réduire tes déchets ? Dis-moi tout !

Commentaires

22   Commentaires Laisser un commentaire ?

Madame Fleur

Ton article fait plaisir à lire et j’avoue nous sommes chez nous un peu dans la même philosophie !
On essaye de réduire petit à petit mais en essayant de concilier nos moyens financiers et ce qui nous paraît faisable.
Comme toi j’ai commencé par la salle de bain et les produits ménagers plutôt dans un but de meilleure santé (shampoing solide, gel douche bio, produits vaisselles et lessive bio, lingettes lavables, serviette périodique lavable).
Et petit à petit j’espère venir plus au vrac, faire attention aux légumes de saison, mieux consommer.

le 03/09/2019 à 10h25 | Répondre

Marianne

Pour les serviettes périodique je sais qu’il « faudrait » mais je n’arrive pas à franchir le cap. J’aimerai par contre beaucoup tester ces culottes périodiques.

le 06/09/2019 à 13h04 | Répondre

Madame Parenthèses

Pareil chez nous, on essaie de réduire les déchets majeurs autant que possible, mais sans se mettre trop de pression. Du coup, pour se laver les oreilles, ben on utilise un mouchoir en papier (on est loiiiin de passer aux mouchoirs en tissu, là effectivement, ça coince au niveau de notre conception de l’hygiène…).

Pour les produits ménagers, on se contente du vinaigre blanc, du savon de Marseille et du savon noir, ainsi que du bicarbonate de soude. Mais pour ce qui est du liquide vaisselle, de la lessive, etc, j’avoue qu’on reste à l’achat des recharges de produits bio.

Au niveau de l’alimentaire, on n’achète plus de viande au supermarché, donc ça limite pas mal les emballages plastiques. On essaie aussi (parce qu’on n’a pas vraiment de magasin bio à proximité) de privilégier les aliments conservés en bocaux de verre, ou dans un carton, qui se recycle.

Merci pour l’application, je vais l’installer sur mon téléphone pour nos prochaines courses !!

le 03/09/2019 à 10h56 | Répondre

Marianne

Ici les mouchoirs en tissu on commence à y songer. On commence hein…

le 06/09/2019 à 13h16 | Répondre

Colombine

Idem ici, nous essayons à notre rythme d’avoir une démarche qui tend vers moins de déchets. Et c’est loin d’être facile !

Pour les bocaux il ne faut pas hésiter à regarder sur Le boncoin, on en trouve régulièrement pas cher. C’est plus compliqué pour les boîtes hermétiques en verre qui coûtent en effet assez cher et qu’il faut pouvoir stocker. Comme je sais coudre, il est prévu que je fasse pas mal de sacs en tissus pour les courses, des lingettes lavables et pourquoi pas de l’essuie tout réutilisable…

Ce que j’ai décidé également c’est de passer à la cup après avoir lu l’article de Doupiou https://www.sous-notre-toit.fr/adopter-coupe-menstruelle/

Petit à petit car ce serait impossible de tout faire d’un coup je suis assez d’accord avec toi sur ce point-là !

le 03/09/2019 à 11h30 | Répondre

Marianne

Je vais aller voir sur le bon coin pour les bocaux, je n’y avais pas pensé et c’est une excellente idée ! (Merci)

le 06/09/2019 à 13h17 | Répondre

Marie Obrigada

Naïvement, je n’avais pas conscience de l’exportation des déchets. Et comme vous, nous sommes déjà motivés pour réduire nos déchets mais différentes contraintes (réelles ou subjectives) font que cela avance doucement. Cette période de rentrée scolaire, synonyme de nouvel élan me motive pour prendre de nouvelles habitudes dans ce domaine également.

le 03/09/2019 à 13h48 | Répondre

Marianne

Je ne pense pas qu’on soit naïfs de ne pas se douter de ce genre de choses. Franchement, exporter les déchets à l’autre bout du monde, qui s’en serait douté ?
Et je pense qu’on a encore de nombreuses choses à découvrir, malheureusement.
Je suis toutefois contente de vous avoir donné de la motivation. C’était vraiment le but de cet article et j’espère que petit à petit les gens vont chercher à éviter tout ces produits (sur-)emballés. Mais quand je vois le contenu des caddys quand je suis contrainte de me rendre dans un supermarché, je me dit qu’il y a encore beauuuuucoup de chemin à parcourir.

le 06/09/2019 à 13h23 | Répondre

Sarah

Pareil ici. On a commencé par le composteur, mine de rien ça en fait des sacs en moins ! Puis j’ai profité d’un long voyage pour revoir toute ma salle de bain. Mes produits se résument à un savon solide, un déo solide, un shampoing solide, une brosse à dent en plastique à tête interchangeable (en même temps mes brosses à dents durent 1 an donc vu le prix c’est rentabilisé) et du dentifrice solide. Un jour j’ai pris la poubelle et j’ai jeté tout le reste. Je me lave les oreilles sous la douche et c’est bien suffisant. Pour réduire le plastique je privilégie le vrac et le rayon frais / découpe dans les supermarchés, et je n’achète plus que des produits en bocaux en verre que je réutilise ensuite comme contenant pour mon épicerie 🙂
J’ai trouvé une recette sympa et hyper facile pour de la poudre vaisselle et je recharge ma lessive en magasin bio. Sinon, je nettoie principalement à l’eau chaude et vinaigre blanc. Enfin, dernier point, cette année j’ai décidé de limiter mes achats de vêtement à moins de 10 pièces et aucune neuve.
J’ai l’impression d’en faire pas mal, mais quand je vois tout le plastique qui traine chez moi … je me dit que je suis encore loin d’atteindre les 2T de CO2 d’ici 2 ans 🙁

le 03/09/2019 à 21h08 | Répondre

Marianne

Les vêtements c’est encore quelque chose qui pêche chez moi. J’ai beaucoup de mal à trouver des vêtements qui me vont en occasion.

le 06/09/2019 à 13h25 | Répondre

Viviane

Dans la cuisine suppression des yaourts avec une yaourtière. Temps de préparation 3 minutes puis la machine travaille. Yaourt nature à aromatiser avec du sucre, du miel ou de la confiture maison. Les crèmes dessert faites au cookeo : 30 grammes de sucre pour 6 à 8 pots, zéro additif !

le 04/09/2019 à 10h49 | Répondre

Marianne

Quelle bonne idée la yaourtière ! C’est aussi dans ma liste de changements à effectuer sous peu. J’ai d’ailleurs commencé à regardé sur le bon coin pour en trouver une d’occasion (bien sûr 😉 )

le 06/09/2019 à 13h27 | Répondre

Viviane

J’ai ressorti la yaourtière de ma mère dans sa maison de campagne : date d’achat 4 mars 1979 ^^
C’est increvable ! Maintenant en neuf, c’est pas bien cher non plus.

le 06/09/2019 à 13h31 | Répondre

Marianne

Ce n’est pas vraiment pour une question de prix, mais plus pour éviter d’acheter du neuf que je cherche sur LBC.

le 06/09/2019 à 17h23 | Répondre

Virg

Pareil ici mais on est vraiment envahi par le plastique, il est partouuuuuut. Composteur; champoing solide, pain de savon ok. Pas de coton tige, un coup de propre avec la serviette de toilette en sortie de douche et c’est réglé. Pour bébé, j’ai tenu 6 mois les couches lavables. En revanche, j’ai gardé lingettes, petits gants d’apprentissage et les genres de « torchon » à bébé en coton, je ne me sers des lingettes jetables que pour les selles. Tout ça représente un volume mini dans ma machine habituelle à 60 degrés et, mine de rien, c’est une vraie économie. Petit plus : bébé a rarement du produit sur le visage, essentiellement de l’eau et du savon.

Pour le ménage, avant d’opter pour le fait maison, j’ai surtout viré tous les produits hyper marketing. Ici javel vinaigre savon noir et bicarbonate, ça fait très bien le boulot.

Mon vrai problème, ce sont les bouteilles d’eau. Jusque là, nous avions toujours bu l’eau du robinet mais dans mon secteur elle est vraiment dégueu. + les bouteilles de lait. Pour ces deux là, pas trop de solutions alternatives.

Compost, ok aussi.

Je vais regarder le vrac, je ne me suis pas encore penchée sur le sujet, merci de m’y refaire penser 😉

le 04/09/2019 à 22h46 | Répondre

Sarah

pour l’eau il existe de nombreuses carafes filtrantes qui suppriment aussi le goût bizarre 🙂 sinon nous on la met au congélo et après en général plus de goût ni d’odeur

le 05/09/2019 à 20h08 | Répondre

Marianne

Je crois qu’il existe des bâton de charbon actif à mettre dans l’eau pour la déchlorer (j’ai vu des trucs du genre chez Nature et Decouverte). Mais je n’ai aucune idée de ce que ça vaut (en prix ou en qualité)

le 06/09/2019 à 17h25 | Répondre

Maud (voir son site)

J’ai pris récemment conscience également de la quantité de déchets que nous produisions et qu’avec des gestes simples, et en douceur, à son rythme, on peut changer les choses.
Car tu as raison, il faut en avoir envie et ne pas tout vouloir faire même temps.
J’ai ouvert un blog pour partager mes découvertes sur comment faire du bien à la planète et à soi même. Ça m’aide à avancer !
Chez nous,
réduction drastique des bouteilles d’eau (bientôt les gourdes),
pain de savon et shampooing solide (en test pour ce dernier),
réduction drastique du sopalin (ne sert plus que pour les vomis de chat… :/ ),
récupération de l’eau au maximum dans la maison pour mon potager,

et tant de choses à faire encore ! (un pas après l’autre 😉 )

le 05/09/2019 à 13h19 | Répondre

Marianne

J’ai jeté un œil à ton blog, il est super chouette 🙂
Chez nous le sopalin a été banni. Parfois on en aurait besoin certes (comme pour le vomis du chien) mais finalement on arrive très bien à se débrouiller sans.

le 06/09/2019 à 17h28 | Répondre

Maud (voir son site)

Oh merci beaucoup !! ☺️
Comment avez-vous fait pour le vomi de chien ? Parce que je viens tout juste de racheter des rouleaux de sopalin alors qu’on trainait le dernier rouleau depuis 6 mois… :/
Je n’ai pas trouvé d’idées sur le net. Et ça me ragoute d’utiliser du tissu pour le laver.

le 07/09/2019 à 07h42 | Répondre

Marianne

on prends des cartons (des emballages du commerces) pour enlever le plus gros et le mettre au compost (on fait comme une pelle et une balayette) et on nettoie avec un chiffon et du savon noir ce qui reste.

le 07/09/2019 à 14h26 | Répondre

Marianne

Après j’avoue que j’ai un profond dégout pour le vomi (surtout s’il est encore tiède) donc en générale c’est le Doudou qui s’y colle car si je le fait il y a de gros risques que j’y rajoute le mien.

le 07/09/2019 à 14h29 | Répondre

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