Bien dans son corps, bien dans sa tête, bien chez soi !

Quand mon cerveau dit « ouille » et que mon corps répond « aïe » !


Publié le 15 mai 2013 par Croquinette

Somatiser, tu connais sûrement ce terme.

En gros, c’est transformer des troubles psychiques en problèmes physiques.

Je considère par exemple que, quand ma fille me dit qu’elle a mal au ventre le jour où est prévu un contrôle de math à l’école, elle somatise.

petite fille mal au ventre

Un autre exemple un peu plus grave : quand l’infirmière du collège m’appelle pour discuter avec moi, en me disant que ma fille passe beaucoup de son temps avec elle pour divers bobos au ventre, à la jambe, à la tête… Elle a discuté avec elle pour finir par se rendre compte que, là aussi, elle somatisait parce que son père et moi étions séparés.

J’ai remercié cette infirmière de sa vigilance et de son bon sens, qui nous ont permis de voir que notre fille n’allait pas bien du tout, alors qu’elle n’en laissait rien paraître quand elle était avec nous. Grosse culpabilisation en prime. Ça faisait déjà un an que nous étions séparés, et on était loin d’imaginer ça.

Je te rassure : ça va beaucoup mieux maintenant. Elle avait en fait un gros besoin de parler de tout ça, mais n’osait pas pour ne pas nous peiner. Je peux te dire qu’on se sent misérable quand notre propre enfant essaie de nous ménager et prend sur elle alors qu’on pense que tout va bien.

Je me dis que ça doit être dans ses gènes, parce que moi-même je somatise parfois (un mal familial en fait ?). Quand mon moral n’est pas au beau fixe, que je stresse ou que je suis contrarié, ça ne loupe pas : mal au dos ! Ça vient tout doucement, ça s’installe, c’est très douloureux (je suis parfois plié en deux)… et une fois que j’ai réussi à évacuer ce qui me posait problème ça s’en va.

Ce qui est fou, c’est que je le sais, mais pourtant ça n’y change rien. Un souci psy, et hop, tous les muscles de mon dos se contractent. Ma propre volonté et mon entêtement n’y peuvent rien.

Là où ça devient compliqué, c’est que somatiser, ça peut aller vraiment loin, avant qu’un médecin n’arrive à comprendre ce qui t’arrive.

Il y a 3 ans, j’ai commencé à présenter des symptômes assez bizarres de fourmillement dans les membres, de fatigue, des vertiges… Mon médecin a essayé de traiter chaque symptôme, mais rien n’y faisait. En fait, ils s’aggravaient.

Il a fini par me parler de la sclérose en plaques, en me disant de ne pas m’inquiéter (bah voyons), que ce n’était sûrement pas ça, mais qu’il fallait néanmoins faire quelques examens pour poser un diagnostic. J’ai passé deux IRM (une horreur cette machine) et un électromyogramme (moi qui déteste les aiguilles, j’étais servie). Ça a été une période difficile et angoissante.

tableau Jan Steen la femme malade

Tableau « La Femme Malade » de Jan Steen.

Comme tu t’en doutes vu le sujet de mon article, les résultats furent bien sûr négatifs. En fait, j’ai découvert par la suite que je faisais une sorte de transfert de la maladie de mon père.

Il avait été diagnostiqué quelques mois plus tôt pour une grave maladie neurologique, incurable et d’évolution rapide. J’ai pris cette nouvelle de plein fouet, ça m’a dévasté. L’évolution de la maladie est sidérante, et on se retrouve spectateur impuissant. Les symptômes sont apparus quelques semaines avant son décès. Psychologiquement j’étais à bout, et mon corps a traduit cela physiquement.

Mon médecin a compris quand je suis allé le voir après le décès de mon père. Je lui ai raconté sa maladie, son parcours. Il a tout de suite fait le lien, et m’a doucement expliqué que je n’étais sûrement pas malade, et que mon cerveau avait en quelque sorte tiré une sonnette d’alarme. Je ne parle pas beaucoup, j’ai énormément de mal à me confier, me raconter. Je garde tout pour moi. Mais là, c’était trop énorme et mon cerveau l’a extériorisé pour appeler à l’aide.

Et effectivement, tous les symptômes ont rapidement disparu tout seuls. Comme si le simple fait d’avoir mis des mots dessus les avait annihilés. (Je me sens bête quand j’y repense. Tous ces examens et ce stress pour rien. J’ai eu peur que mon médecin me prenne pour une hypocondriaque. Mais il m’a dit que ça n’avait rien à voir du tout. Ouf !)

J’ai vécu des semaines très difficiles entre la maladie de mon père et ma supposée sclérose en plaques. J’en ai tiré une leçon qui est d’être à l’écoute de son corps, mais aussi à l’écoute de ses angoisses.

Depuis, j’essaie de ne pas mettre systématiquement un mouchoir sur mes peines ou mes tracas, de ne pas me dire bêtement « ce n’est rien, passe à autre chose ». Évidemment, ça ne marche pas toujours, sinon je ne serai pas en ce moment en train de t’écrire en faisant des aïe et des ouilles parce que mon dos me fait souffrir. Mais j’en ai conscience, et c’est déjà énorme.

Et toi ? La somatisation, ça te parle ? Tu connais le problème ? Ou ça te parait dingue ?

Commentaires

18   Commentaires Laisser un commentaire ?

Madame Hermine

Oh Madame Croco, comme je te comprends. J’ai le même problème.

Après les décès de mon frère et de mon père, j’avais mal dans toutes les articulations de mon pauvre corps, au point certains jours de ne pas pouvoir bouger. J’ai consulté mon médecin qui connaissais la situation. Sa réponse a été : « Madame Hermine, tu ne parles pas, ton corps s’exprime ». Je suis partie en me disant qu’il se foutait de moi. Et puis quelques jours plus tard, grosse dispute avec Monsieur m’a permis (bien involontairement) de mettre des mots (je te laisse imaginer quels mots quand tu es dans une colère noire) sur les 8 mois de souffrance silencieuse que je venais de vivre. Ce lâché prise, réelle torture m’a libéré. Bizarrement, les jours suivants, la douleurs a disparu peu a peu.

Maladie somatique récurrente chez moi c’est l’eczéma. Une pointe de stress, de contrariété, etc et hop, je suis couverte de plaque et je me gratte et je me gratte… Et curieusement elles partent toutes seules quand ça va mieux. Rien a faire c’est mon corps qui s’exprime parce que je suis une vraie tombe.

Comme tu le dis, il n’est pas facile de s’exprimer. J’admire les gens qui arrivent a le faire. Je me force a le faire mais j’ai beaucoup de difficultés. Après je pense qu’a force de le faire, ça viendra plus naturellement.

Je suis de tout cœur avec toi

le 15/05/2013 à 10h31 | Répondre

Loumapa

Bonjour
Je connais bien cela
Je conseille un super livre
Je vais mieux de David Foenkinos

Bonne journee

le 15/05/2013 à 10h36 | Répondre

Madame Croco

Merci Loumapa !
Il est justement dans mes projets de lecture !

le 15/05/2013 à 14h15 | Répondre

Madame Croco

Madame Hermine, je vois que tu connais bien le problème toi aussi ! Ce que je trouve le plus pénible dans cette histoire de somatisation, c’est que bien que l’on sache ce que c’est et à quoi c’est dû, ça n’empêche pas ces symptômes de repointer le bout de leur nez à la première occasion.
Il faut réellement un énorme travail pour arriver à s’exprimer avant que son corps ne le fasse, et je suis loin de l’avoir accompli. Mais je me soigne 🙂

le 15/05/2013 à 14h14 | Répondre

Madame Diane

Mon Homme est effaré par ma capacité a somatiser. Chez moi, c’est direct le ventre avec crises à se tordre en 2, vomissements, brûlures bref la totale.
Sinon, je fais aussi dans la variété : plaques d’eczéma, mal de dos. En fait, tout dépend de ce qui m’angoisse ou fait mal à mon cerveau.

Mais les somatisations évoluent avec les années: à une époque je faisait régulièrement des crises de spasmophilie (oui, l’EMG j’y ai eu droit aussi), de grosses crises de sinusite.
Les récurrentes crises d’asthme aussi.

Mais s’il est difficile de diagnostiquer véritablement un problème psychosomatique, le risque aussi c’est qu’un médecin habitué à ta tendance passe à côté d’un véritable problème de santé.
En effet, le « c’est psychologique » est aussi fréquent que le « c’est viral » pour un médecin qui n’a pas trop envie de se casser la tête ou qui se sent dépassé tout simplement.
Cela peut avoir des conséquences désastreuses, bien pires que des examens inutiles et des angoisses de développer une grosse pathologie.

le 15/05/2013 à 18h55 | Répondre

Madame Croco

C’est pour ça que j’aime mon médecin. Il n’est passé à côté de rien et a trouvé la solution 🙂

le 17/05/2013 à 14h48 | Répondre

Melle Birdy

Coucou Mme Croco! Ton billet a un écho particulier pour moi! Depuis plusieurs années je somatise énormément… jusque là ça restait plutôt classique : les nausées le matin des partiels, l’extinction de voix la veille d’une présentation pro stressante… et puis l’an dernier c’est monté d’un cran avec la maladie de mon père et un contexte très anxyogène au boulot. J’ai commencé à faire des crises d’angoisse particulières pendant lesquelles j’étouffais littéralement… exactement ce que mon papa vivait à l’époque. J’étais très (trop?) Impliquée dans son suivi médical et j’ai reproduit inconsciemment les mêmes symptômes. Le fait est que dans mon cas j’ai un fort risque héréditaire de développer cette maladie un jour… et mon médecin m’a déjà prévenu : avec le temps ces pseudos-symptomes risquent de revenir de plus en plus souvent surtout quand j’approcherai l’àge où mon père a déclenché la maladie… c’est déjà bien de le savoir et de comprendre ce mécanisme bizarre dans lequel on s’ enferme… mais pas facile de se raisonner! 😉 j’ai trouvé un certain réconfort ponctuel en essayant la microkiné je te le conseille! 😉

le 18/06/2013 à 20h01 | Répondre

Delwyn

Bonjour,

Je suis soulagée de voir que je ne suis pas la seule ! Evidemmment, je le savais déjà mais on ne parle jamais vraiment de ce genre de choses et autour de moi j’ai l’impression d’être un ovni ou un cas psychiatrique refoulé…!

En ce moment même je somatise énormément car je suis sur le point de terminer un mémoire que je dois rendre la semaine prochaine puis présenter devant un jury pour mes études. Cela fait 7 mois que cet exercice pour le quel je me suis mal organisée et que j’ai mal compris au début me fait stresser. Je n’en peux plus de cet mémoire ! Et pourtant je dois bosser tout les jours d’ici la semaine prochaine pour le terminer.

Mes somatisations sont diverses, mon corps aime bien me faire des surprises le matin…En 6 jours de mal aise j’ai eu mal de ventre (début de gastro) mal de gorge, inflammation, puis urticaire, et là, tout ça commence à partir et laisse la place à une douleur qui engourdi mon avant bras droit au niveau du muscle.

Je suis consciente de me mettre dans des états pas possible et d’être qqun d’anxieuse…pourtant, je n’estime pas ne pas m’exprimer. Mon corps n’a pas l’air de cet avis et me fait souffrir. Mais je suis bien obligée de travailler pour terminer mon exercice. Toutes ces somatisations, ces réactions parfois très étonnantes et très effrayantes me sapent le moral de plus en plus et je me demande si je ne devrai pas aller voir un psy car je ne sais pas quel est le fond du problème finalement…

Merci pour cet article !

le 28/08/2013 à 10h13 | Répondre

rah

Dieu merci , je ne suis pas la seule à souffrir de la somatisation , je passe des moments difficiles chez les médecins et finalement je termine par me convaincre que je somatise suite au stress

le 01/03/2014 à 00h37 | Répondre

charton

bonjour à toutes et tous

bienvenue au club des somatisants ! je vais avoir bientot 57 ans et je somatise depuis mes 15ans , donc le pb , je le connais hélàs trop bien , j’ai eu des troubles cardiaques , digestifs , neurologiques , urinaires , spychiatriques (phobies , anxiété etc) tout cela accompagné bien sur d’examens medicaux tous aussi angoissants les uns que les autres et toujours negatifs cela va sans dire ( fibro , colo, holter radios , evité de justesse la coronographie etc), je somatise encore aujourd’hui des que quelque chose me tracasse chez moi ou chez des amis ou de de la famille , je ne connais que ce mode de fonctionnement me semble t’il .
BIen que je sois consciente de mes angoisses , ca ne me fait pas avancer c’est le cas de le dire CA car en fait il faut que ce soit l’inconscient qui debloque la situation et non la prise de conscience intellectuelle si j’ose dire . Je suis remontée aux sources de mes angoisses lors de seances de plusieurs années de spychothérapie , dans mon cas il s’agit d’un abandon maternel précoce , angoisse de séparation avant l »age de 5ans et par la suite attouchements sexuels de la part d’adultes pedophiles , tout ce contexte anxiogene a fait le lit de mes problémes actuels mais probablement que j’étais prédisposée génétiquement à une fragilité psychique . iL faut toujours essayer de desarmorcer l’angoisse des que on sent que le symptome commence a s’exprimer , aller voir le spy , en parler a son medecin enfin verbaliser le plus possible . Perso , je suis en plein dans le pb actuellement puisque je viens de perdre mon pere que je n’ai pas revu depuis 35ans et malgré tout sa mort m’a touché , le soir meme apres avoir eu la nouvelle , j’ai eu les premiers symptomes , resurgence des conflits passés et de la culpabilité aussi , bref , brulures en bas du dos , nausées , malaises , le totale .
Et comme ma mère sdouffre d’une insuffisance renale , j’ai de la peine pour elle , bizarre , mon symptome se traduit au niveau des reins , drole non ?
Ce n’est bien sur pas une coÏncidence, le psy ne prend pas un symptome par hasard , bref on a beau connaitre le mécanisme , on ne se debarrasse pas d’un problème qui vous agite aussi facilement , il faut que ca remonte a l’inconscient et le pente est raide bises à tous bon courage le lendemain est souvent meilleur

le 11/05/2014 à 16h49 | Répondre

missangels

je me reconnais parfaitement dans ce que tu racontes je somatise énormément. le dernier épisode en date c’était en 2012 j’apprends que mon ex me trompe après 11 ans d’amour je me prends la claque de ma vie c’est difficile de se relever et puis petit à petit j’y arrive et puis je rencontre quelqu un mon futur mari mais je vis toujours en cohabitation avec mon ex (la région parisienne c’est hors de prix) et la un mal de ventre comme je n’ai jamais eu, je ne peux rien manger car direct j’ai envie d’aller aux toilettes comme si ça passait directement de la bouche aux toilettes sans intermédiaires l’horreur !!!! je perds 5 kilos en 3 mois moi qui suis déjà pas très grosse à la base j’avais un corps d’anorexique et puis avec mon futur mari on a pris la décision très vite d’emménager ensemble pour m’éviter ce supplice entre temps j’ai eu 7 traitements différents qui ont bien sur rien donné et puis le jour ou j’ai signé mon bail comme par magie le mal de ventre a disparu les gens ne me croient pas quand je le raconte mais ça a été une libération la situation me faisait ch…r mon ventre la pris au mot
et je sais malheureusement que des que quelque chose me stresse, me contrarie je somatise …

le 26/05/2014 à 11h33 | Répondre

myrtille

Bonjour,
Tous vos temoignages me rassurent et m’inquiètent en même temps. Ca fait maintenant 1 an et demi que je suis en proie a ce genre de malêtre. tout a commencer quand mon ami de l’époque a fait un AVC massif a même pas 30 ans et que j’ai été témoin de ses crises d’épilespies suite a son accident.Chez moi les troubles se caractèrisent quotidiennement et sont d’une incohérence notable. En effet, il se peut que je me réveille avec la sensation d’avoir les jambes en feu, et que dans l’heure qui suit je ne puisse plus bouger les bras. S’en suit alors tout untas de symptomes étranges (nausées, brulures sur les membres et même parfois dans les yeux ou le nez, fourmillements dans les doigts, brulures dans les articulations, crampes, …). Etant d’un tempérament inquiet, j’ai déjà fait tout un tas d’examen tel que l’IRM cérébral, pour écarter le diagnostic de la sclérose en plaque, radio du dos, prises de sang multiples et variées…
Rien y fait, rien ne me rassure…
Je ne me sens bien nulle part…
Pourtant j’ai changé de vie, je suis avec une personne que j’aime aujourd’hui plus que tout, mais l’avenir me fait peur a cause de tout ce malêtre quotidien.
j’ai remarqué aussi que depuis l’accident je ne pleurais plus, et ne m’énerver beaucoup moins sur les gens. je crois que quelque chose est bloqué à l’intérieur mais je ne sais pas quoi… et je ne peux pas l’exprimer…
Avez vous des solutions pour calmer ces douleurs? Y a t’il quelqu’un dans mon cas?
AI je raison de penser que j’ai une maladie grave ?

S’il vous plaît…. Donnez moi des conseils.

le 25/07/2014 à 13h48 | Répondre

Cooky

Bonjour tout le monde,
Je pense que, si l’on peut (et ce n’est pas facile), il faut éviter de penser au pire, surtout que, lorsque l’on sait qu’on a tendance à somatiser, ce n’est souvent « que » ça… mais tant que l’on n’a pas la preuve du rien, on persiste à chercher et trouver quelque chose, un mot à mettre sur le mal, une réponse… je mets « que » entre parenthèses, car c’est loin d’être anodin à vivre au quotidien. Même si l’on est en parfaite santé d’un point de vue médical, la vie de tous les jours est entravée par nos symptômes.
Me concernant, j’ai changé de région il y a 5 ans. Au bout de quelques mois, j’ai eu des soucis au niveau de mes jambes, faiblesse inexpliquée. Ca a commencé à la cheville, puis c’est monté, et maintenant ce sont les 2 jambes. Les médecins ont pensé à la sclérose en plaques, j’ai eu droit à plein d’examens y compris IRM (je suis claustrophobe…)… ils n’ont jamais rien trouvé, et pas de traitement car pas de cause avérée…
Je suis donc suivie psychologiquement depuis 2 ans, et une cause commence à se profiler… mais comme vous dites si justement, ce n’est pas parce qu’on a potentiellement trouvé une cause psychologique que le problème est solutionné : tant que l’inconscient n’est pas prêt à lâcher, ça continue… et mes jambes sont toujours faibles malgré le fait d’avoir des muscles fonctionnels, mes pratiques sont limitées, y compris la marche.
Moi je me suis mise au yoga, je continue à travailler sur moi avec mon psy, je m’approche de la raison de fond, et j’espère de tout cœur reprendre un jour une vie normale.
Nous les anxieux sommes souvent sujets à la somatisation, car nous avons l’illusion que le contrôle va nous mener à travers les embûches, or c’est tout le contraire : la clé est le lâcher-prise, et à l’expérimenter, il est bien plus facile de contrôler que de lâcher…
Bon courage à toutes et tous 🙂

le 02/04/2015 à 14h41 | Répondre

Mathilde

Je commente beaucoup d’articles car je me retrouve énormément dans ce que tu dis dans ceux-ci ! haha 🙂
La somatisation, quelle horreur…
Parfois c’est une douleur physique réelle, des fois pas, on ne sait jamais et c’est ça le problème quand on est anxieux de nature et qu’on somatise régulièrement !
Et la peur de la peur de somatiser, un cercle vicieux quoi !
Je te comprends tout à fait, moi aussi, rien que le fait de parler de mes maux physiques et psychiques avec un médecin ou autre professionnel me rassure, et d’autant plus lorsqu’il est compréhensif et m’explique bien telle ou telle chose. La dernière fois, je sors de chez mon médecin pour parler d’effets hallucinants provoqués par un antidépresseur, en parler m’a fait du bien, et ses explications plus sa compréhension ont fait un cocktail qui m’a fait ressortir du cabinet avec le sourire… C’est con la somatisation ! haha

le 24/04/2016 à 23h25 | Répondre

Léa

Je me retrouve dans vos commentaires … j’ai à peine 17 ans et je somatise quotidiennement ! J’ai toujours un petit bobo passagé quelque part , j’ai des crises de pleurs, de colère, crises de spasmophilie courantes (mes premières datent de plus loin) … Cela fait plusieurs mois que ça dure et que ça ne s’en va jamais ! Le trouble principal que j’ai est au niveau de la vision : j’ai une impression étrange, comme si je rêvais ou que j’étais à moitié là… et je n’arrive pas à faire partir cette sensation atroce… J’ai tenté de l’expliquer à mes proches , mon médecin mais on me prend pour une folle plus qu’autre chose
Si quelqu’un à ce même trouble j’aimerai pouvoir partager ça avec lui/elle car je suis vraiment à bout et malgré un suivi psychologique (psychologue puis psychiatre) j’ai l’impression que je n’irai jamais mieux , ça m’angoisse d’autant plus
Merci d’avance

le 08/07/2016 à 19h32 | Répondre

Vadurel

Ne t’inquiete pas lea je ne sais pas si je repond trop tard mais cest ton cerveau qui se deconnecte de la realite , on appelle cela depersonnalisation derrealisation . Cest une technique de survie si on peut dire resultant dune angoisse diffuse et constante qui desequillibre le cerveau et donne une sensation detrangete et de distance comme si on etait bourre mais sans les effets euphorisant. Enfin je lexplique mal meme si
je le vis !

le 27/08/2016 à 21h12 | Répondre

Léa

Merci beaucoup Vadurel !
Non pas du tout , je te remercie et tu as parfaitement expliqué ce que je ressens, ça fait du bien d’avoir un mot pour ce que j’ai… ça me rassure de savoir que je ne suis pas la seule à ressentir ça
Merci encore d’avoir pu m’éclaircir sur ce qui m’arrive

le 29/08/2016 à 10h48 | Répondre

BRIDJETTE

Bonjour,
J’ai lu avec intérêt tous les problèmes liés au douleurs du corps, je suis moi-même atteinte d’une peur irréelle je me cramponne, je tombe sur le dos, c’est terrible, j’ai une douleur au bas du dos, et je dois inconsciemment me cramponner afin de ne pas tomber, j’ai un psychiatre, j’ai vu beaucoup de médecins rien de particulier, ils me disent l’ANGOISSE
j’ai lu un commentaire sur un transfert sur son papa ça m’a interpellé, j’avais une personne qui faisait dans se jeunesse des crises d’épilepsies, et j’ai toujours eu peur de cette maladie, tomber, ça m’a interpellé, ces maladie du corps c’est TERRIBLE
Je vous remercie de me lire
je vous souhaite aussi bon courage

CORDIALEMENT

le 04/02/2017 à 01h00 | Répondre

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