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Mes sentiments avant de partir pour un long voyage


Publié le 13 juin 2016 par LaurieBurdigala

Aujourd’hui, je vais te parler du long voyage qu’on a entrepris avec mon amoureux.

Nous sommes tous les deux des amoureux du vin, et on travaille dans le secteur viticole. Après un an de discussions interminables, de compromis, de sacrifices (j’ai démissionné, quand même !), on a fermé nos deux sacs à dos pour une aventure en Amérique du Sud, puis Amérique du Nord, autour de notre passion commune : le vin.

Voyager à l'étranger sur la route du vin

Crédits photo (creative commons) : Viña Caliterra

Je voudrais te faire partager la réalisation de notre rêve commun, des prémices du départ à l’aventure en tant que telle. Alors tiens-toi prête pour un voyage au long cours, porté par deux amoureux de la vie et du vin…

Prendre la décision de partir n’est pas chose facile : d’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours eu l’envie de voyager. Inconsciemment, je n’imaginais pas démarrer ma vie d’adulte sans entreprendre auparavant ce que je voyais comme une expérience initiatique à la découverte de soi.

Mais partir ne s’improvise pas, surtout quand on aime organiser et planifier son quotidien… Je me suis assez rapidement trouvée tiraillée entre plusieurs aspects complètement opposés de ma personnalité : d’une part, un petit côté casanier, pas vraiment enclin à l’improvisation, et d’autre part, une envie furieuse de découvertes. J’avais surtout profondément envie d’être bousculée, pour ne pas laisser la première partie de ma personnalité prendre le dessus.

Après cinq ans d’études dans le monde viticole, j’étais baignée de récits de voyages et entourée de backpackers ! Il s’avère que dans le monde du vin, le voyage est accessible, et qu’on peut travailler un peu partout sur la planète.

Pour ma part, j’ai eu la chance d’entrer dans la vie active aussitôt après mes études d’ingénieur, après trois ans d’apprentissage. J’avais eu cinq années d’études passionnantes et beaucoup d’opportunités, mais je n’avais pas pu partir sur une longue durée lors de mon apprentissage.

L’entrée dans la vie active a été un peu brutale : j’étais consciente de ma chance d’avoir décroché le « Graal » : un CDI, un boulot dans la filière viticole, fortement lié au monde bordelais dans lequel j’évoluais depuis cinq ans. Cette continuité dans ma vie était logique et rassurante, mais j’avais aussi la sensation diffuse que j’étais en train de me faire « rattraper par la vie », comme si je me faisais courser par une sorte de faucheuse pas très sympa, qui allait resserrer l’espace-temps autour de moi.

Même pas le temps de jeter un regard en arrière, et je me serais retrouvée dix ans plus tard, sans avoir réalisé ce rêve de jeunesse. Je me sentais vraiment à la croisée des chemins, avec cette sensation bien connue : « Si je ne le fais pas maintenant, je ne le ferai jamais ! »

Le projet de départ est devenu réel quand j’ai rencontré Pierre, qui avait les mêmes aspirations. Partager un projet, c’est lui donner deux fois plus de poids et de force. Pour nous deux, et aussi pour notre entourage.

La première fois qu’on a évoqué sérieusement le projet de départ ensemble, c’était il y a un an : à force d’en parler, on s’est dit qu’il était temps de mettre par écrit ce que chacun se représentait et attendait du départ. En mettant en commun notre vision du départ, on s’est d’abord rendu compte que nos envies étaient similaires : parler d’autres langues, découvrir des pays différents, et surtout, toujours garder en fil rouge notre passion commune : le vin.

Le choix de l’Amérique s’est fait rapidement : un immense terrain de jeu pour nous, deux hémisphères, avec toute l’Amérique du Sud et ses pays producteurs de vin (Chili, Argentine, Uruguay, Brésil, Bolivie…), et l’Amérique du Nord en point de mire.

On s’est donné un an, un temps ni trop court ni trop long, pour avoir le temps de voyager et de travailler (six mois de travail et six mois de voyages, répartis sur les deux hémisphères), et le temps de rentrer aussi dans un pays et une région auxquels nous sommes attachés.

Et toi ? Tu as toujours rêvé de voyager ? As-tu pu réaliser ce rêve ? Le monde viticole t’attire ? Viens en discuter !

Toi aussi, tu veux témoigner ? C’est par ici !


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Commentaires

11   Commentaires Laisser un commentaire ?

Charlotte

Je me retrouve dans ton article et notamment dans ce tiraillement entre plusieurs aspects de la personnalité : ayant aussi obtenu le saint graal, difficile de quitter la sécurité de l’emploi (surtout quand on a un crédit pour la maison).

J’ai donc revu à la baisse mes ambitions et au lieu de 1 an, 6 mois (voire même 3 petits mois?), on a quand même réussi à négocier de prendre tous les deux tous nos congés en une fois pour un peu plus d’un mois en Amérique Latine! (c’est mon rêve depuis le collège du coup mon pauvre mari qui ne parle pas espagnol n’a pas eu trop le choix de la destination).
Les billets sont pris pour cet automne : trop hâte!!

Bien sûr on ne pourra pas tout faire mais je me dis 5 semaines c’est déjà une chance et c’est mieux que de ne pas partir du tout : comme tu l’as dit si on ne le fait pas maintenant on ne le fera jamais!

Merci de nous faire suivre votre aventure et hâte de lire tes articles… pour patienter en attendant je vais faire un tour sur votre blog 😉

le 13/06/2016 à 14h40 | Répondre

LaurieBurdigala (voir son site)

Bonjour, tout d’abord merci pour ton commentaire : quel plaisir de voir que le récit de nos aventures peut vous faire voyager. J’ai passé aussi beaucoup de temps avant de partir à écumer les blogs ! Où allez-vous partir en Amérique latine toi et ton mari ? Je suis sûre que votre voyage sera magnifique et ça sera le printemps en hémisphèreres sud ! A bientôt!

le 13/06/2016 à 16h32 | Répondre

Charlotte

Merci j’espère aussi que ce sera un beau voyage et que je ne serais pas trop frustrée par le le temps…
J’ai essayé (mais je crois que c’est raté!) de limiter le programme pour ne pas courir et pour pouvoir improviser si on veut rester un jour de plus dans un endroit et suivre les opportunités de l’autre surtout qu’il faut compter que les distances sont importantes et le rythme pas comme chez nous (on va je pense vite perdre un jour par ci par là dans les transports).
On commence par le Sud du Pérou avec Cusco, la vallée sacrée et le Macchu Picchu (évidemment!). On en profite pour faire un trek de 5 jours dans la Cordillères des Andes (l’Ausangate) : c’est la partie qui me stresse le plus (vais-je y arriver moi qui ne suis pas super sportive?).
Après on va vers Arequipa où on commencera vraiment plus à improviser: je voulais faire le canyon del Colca mais je pense qu’on aura pas le temps et le Pacifique il paraît que c’est pas la bonne période donc on verra sur place.
Ensuite cap vers la frontière Bolivienne avec le Lac Titicaca puis vers le Sud Lipez avec le Salar d’Uyuni, les lagunes, etc. en 4×4.
Et après ce sera le Nord Ouest Argentin (les alentours de Salta) où on verra ce que l’on a le temps de faire mais j’ai déjà repéré pleins de choses sympas dans le coin! Je suppose que vous y passerez aussi pour le vin?
C’est là où je risque d’être frustrée car c’est le moment qui fera « tampon » avec la fin du voyage aux chutes d’Iguazu (et le barrage d’Itaipu pour mon mari qui travaille dans l’hydraulique).
Du coup on ne fait malheureusement pas le Chili et l’Argentine risque d’être un passage éclair mais bon je ne désespère pas de revenir par la suite entre d’autres idées de voyages (ce n’est pas ce qui manque mais après c’est mon mari qui freine sinon quand et avec quel argent on fait les travaux dans la maison? hein quoi quels travaux?!)
En tout cas j’admire le courage d’avoir tout quitté mais c’est vrai que cela vous fait en même temps une expérience professionnelle donc ce sera peut-être plus facile de retrouver du travail au retour?
En tous cas pour l’instant vous avez encore pleins de choses à découvrir avant de penser à ça. Quelles sont vos prochaines après le désert d’Atacama (non, non je n’ai pas passé l’aprem à lire le blog au lieu de bosser :/ )?

le 13/06/2016 à 17h44 | Répondre

LaurieBurdigala (voir son site)

Oui c’est vrai que dans le milieu du vin on trouve assez facilement du travail, moi j’ai énormément de chance car mon employeur a été très compréhensif et à l’annonce de mon départ il m’a proposé de revenir après, la difficulté sera donc plutôt de trouver tous les deux du travail à Bordeaux car c’est très recherché.
Après San Pedro on part direction le salar de Uyuni, puis on va vadrouiller quinze jours en Bolivie avant d’aller au Perou! On fait votre futur trajet en sens inverse!

le 14/06/2016 à 13h29 | Répondre

Charlotte

Oui le salar d’Uyuni est aussi au programme. Par contre je pensais faire Sucre et Potosi en Bolivie mais je ne pense pas qu’on aura le temps…
Vous faites le Nord Ouest Argentin?
Profitez bien! Hâte de lire les articles à venir :))

le 15/06/2016 à 20h40 |

Globetrotteuse (voir son site)

alala ca donne enviiiiiiie ! et dire que je tanne mon mari depuis plusieurs années pour que l’on se prenne une année sabbatique, ou au moins 3 mois, surtout que nos jobs nous le permettent… je rêve aussi de me faire un road trip en amérique du sud! vite vite j’ai envie de connaitre vos aventures, pour me faire un peu voyager 🙂

le 13/06/2016 à 16h13 | Répondre

Charlotte

Si vos jobs vous permettent de prendre 3 mois je n’hésiterai pas longtemps!
Vous travaillez dans quel domaine? Je vais peut-être me reconvertir 😉

le 13/06/2016 à 17h45 | Répondre

Globetrotteuse (voir son site)

c’est une politique d’entreprise plus que le job lui même. Nos boites nous permettent de prendre des congés sabatiques en fonction de notre ancienneté, en nous reprenant ensuite sans que cela affecte notre carrière (normalement…). Notre plus gros soucis c’est nos animaux en fait … puis notre maison. nous habitons loin de nos familles et laisser notre maison comme ca sans surveillance quelques mois ca ne nous enchante pas. il doit bien y avoir des agences mais bon, deja il faudrait résoudre le point des animaux avant la maison 😉 et puis le mari qui à peur de s’y faire et de ne plus vouloir travailler ensuite … j’y travaille 😉

le 13/06/2016 à 18h40 | Répondre

Charlotte

On a le même cas avec les familles loin.
Pour le chien on le dépose chez mes beaux-parents (avec un petit détour Alsace-Normandie!) après ça dépend si vous en avez beaucoup…
Après pour laisser la maison sans surveillance c’est vrai que je n’y avais pas pensé: on va voir pour laisser nos coordonnées aux voisins et pour qu’un collègue qui habite dans le coin.
En tous cas pour le « risque » d’y prendre goût je comprends, nous ça serait plutôt moi 😉

le 15/06/2016 à 20h51 | Répondre

Mlle Moizelle

Chouette, j’aime bien l’intro: un voyage avec 2 amoureux l’un de l’autre, mais aussi amoureux du vin et de la vie… J’ai hâte de lire tes récits! En ce qui me concerne, j’admire les aventuriers, mais j’assume ma part casanière! 😉

le 15/06/2016 à 08h38 | Répondre

MlleMora

C’est super ! Vous ne regretterez pas ce voyage, vous allez adorer et en redemander, je n’en doute pas !

le 15/06/2016 à 13h31 | Répondre

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