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Créer un duplex : les premières démarches


Publié le 15 juin 2016 par Madame Alto

Tu t’en doutes, depuis que l’on sait que l’on achète l’appartement en dessous du nôtre, le réaménagement des appartements, on en parle beaucoup, avec mon mari. Énormément, même. Avec mon mari, nous avons peu de passions communes, mais ce projet, on s’y investit à fond tous les deux, et c’est vraiment cool ! Parce que, tu vas le constater, c’est un projet qui demande justement beaucoup d’investissement !

Les démarches pour la création de duplex

Crédits photo (creative commons) : Jack-Benny Persson

Les étapes préliminaires

Alors, tout d’abord, si tu ne le sais pas (comme moi-même il n’y a pas si longtemps, d’ailleurs), le trou réalisé dans le plancher (ou le plafond, selon où on se situe) s’appelle une trémie.

Pour réaliser une trémie, il faut connaître la structure du plancher, afin de savoir quelles sont les possibilités techniques d’ouverture (on réalise un sondage du sol). Finalement, ceci conditionne également l’emplacement de l’escalier. L’ingénieur structure crée donc un document à destination de l’entreprise ou de l’artisan qui réalise les travaux, pour qu’on sache où doivent être mis les renforts.

Notre ingénieur structure est venu faire un joli trou de sondage dans notre plancher, mais pas totalement, parce que notre voisin du dessous habitait encore l’appartement. En avançant dans les travaux, on s’est aperçus que tout était possible, que ça dépendait juste de notre budget (le nerf de la guerre, comme d’habitude).

Pour notre appartement, on a une structure poutrelle métallique (dite IPN). Oui, et donc ? Eh ben, c’est plutôt sympa, parce que la réalisation de la trémie n’est pas très complexe sur ce type de plancher. Par contre, ça laisse peu de place à l’imagination pour l’emplacement de l’escalier. Le top du top pour cette structure, c’est de réaliser l’escalier parallèle aux IPN, afin d’affaiblir le moins possible la structure.

Pour déterminer l’emplacement de la trémie, voici les points que nous avons pris en compte :

  • Les murs porteurs : il valait mieux en suivre un, afin de fragiliser le moins possible la structure.
  • Les fenêtres : il était important pour moi de ne pas « bloquer » l’utilisation des fenêtres pour les chambres. Ce n’est que mon point de vue, mais les chambres aveugles, je déteste ça ! Et une fenêtre qui donne sur une autre pièce, pour moi, ce n’est pas une fenêtre !!
  • L’espace au sol : nous voulions en perdre le moins possible, tout en ayant un escalier confortable (mais dans le domaine des escaliers, tout est histoire de compromis).

La forme de l’escalier

Pour la forme de l’escalier, j’ai mis un veto direct sur le colimaçon, que l’on voit souvent dans ce genre de réalisations. En effet, c’est l’escalier qui a le moins d’emprise au sol.

Sauf que moi, je suis la personne que tu vois galérer dans les monuments historiques lorsqu’il s’agit de descendre des escaliers très raides, qui s’accroche à ce qu’elle peut, et qui enguirlande son mari parce qu’il donne des conseils… Bah oui, tout ce qu’il me dit, je le sais ! C’est juste que j’ai un vertige énorme (j’ai déjà du mal à descendre d’un escabeau) !

Ah, et je suis aussi la personne que tu vois trébucher dans la rue sans raison apparente, simplement parce qu’elle est dans ses pensées et que son cerveau a omis de donner l’instruction « un pied devant l’autre » à ses jambes !

Enfin, dans un futur proche, j’espère que la famille va s’agrandir : monter/descendre un escalier un peu raide avec un bébé dans les bras, ou même pour un enfant en bas âge, ce n’est vraiment pas l’idéal (en tout cas, de mon point de vue).

Bref, le colimaçon, non.

Notre dévolu s’est donc rapidement porté sur l’escalier droit, ou quart tournant. Et finalement, le choix s’est fait simplement, compte tenu des contraintes techniques régissant l’emplacement de la trémie : ce sera un escalier quart tournant bas à gauche (l’appellation est déterminée par la vision dans le sens de la montée) ! L’escalier aura donc plus ou moins cette forme.

L’accord de la copropriété

Pour résumer :

  • emplacement de l’escalier : check !
  • forme de l’escalier : check !
  • matériau de l’escalier : check (ce sera du bois) !
  • être « conforme » au niveau administratif : … pas check du tout !

En effet, la création d’une trémie dans une copropriété nécessite l’accord de cette dernière (avec au moins deux tiers des voix). Le projet doit donc passer en ordre du jour de l’assemblée générale classique, ou alors on peut organiser une assemblée extraordinaire.

Ce point pourrait sembler anodin, mais quand tu souhaites créer un duplex dans une énorme copropriété, la validation du projet peut devenir une grosse galère. Convoquer une assemblée générale extraordinaire pour un problème individuel dans une copropriété de deux cent cinquante appartements ? Hum hum… Aux dires des entreprises que nous avons vues pour les devis des travaux, beaucoup de gens ne le font pas.

Donc si tu souhaites acheter un duplex (qui a été réalisé après la création de l’immeuble), assure-toi que la copropriété a bien donné son accord (en demandant le compte-rendu de l’assemblée générale qui le mentionne). Sinon, on pourrait très bien te demander de remettre les biens dans leur état d’origine, ou même te rendre responsable en cas de faiblesse de la structure.

Bon, vu que :

  • nous sommes dans une mini copropriété,
  • le vendeur est le syndic bénévole de la copropriété,
  • dans le compromis de vente avait été ajoutée une clause concernant l’accord de la copropriété (nous pouvions refuser d’acheter si la copropriété refusait la trémie, moyennant la perte d’une partie de l’indemnité d’immobilisation. Le vendeur était par contre tenu de voter en faveur du projet)…

… le vendeur a bien volontiers convoqué une assemblée générale extraordinaire avant la signature, et l’accord a été donné sous condition que nous fassions réaliser la trémie par une entreprise (ça tombe bien, c’est ce que l’on comptait faire !).

Bref, plus d’objection ? Allez, maintenant, on n’avait plus qu’à chercher l’entreprise qui allait nous réaliser tout ça !

Et toi ? As-tu fait de gros travaux dans ta copropriété ? As-tu obtenu l’accord facilement ? Quelles étaient les contraintes avec lesquelles tu as dû compter ? Viens en parler !

Toi aussi, tu veux témoigner ? C’est par ici !

Commentaires

6   Commentaires Laisser un commentaire ?

Madame D

J’ai vraiment hâte de voir le resultat !

le 15/06/2016 à 11h20 | Répondre

Madame Alto

Bientôt, bientôt! Le garde corps est posé dans la semaine 🙂

le 15/06/2016 à 15h06 | Répondre

MlleMora

Super, c’est une affaire qui roule !
Moi aussi les escaliers en colimaçon je ne trouve pas ça pratique du tout : certes ça prend moins de place, mais comme tu le dis, c’est un peu casse-gueule… Et avec un enfant n’en parlons pas ! Sans compter que si tu veux bouger des meubles d’un étage à l’autre, c’est quasi impossible. D’ailleurs vous allez garder 2 entrées ou vous allez en condamner une ??

le 15/06/2016 à 13h36 | Répondre

Madame Alto

On va utiliser officiellement une seule entrée ( celle du premier étage). Je pense que l’on va mettre un gros meuble derrière la porte inutilisée par contre nous avons décidé de ne pas la murer. Déjà parce que les autres copropriétaires ne sont pas très pour ( ce que je comprend) et puis également pour la raison que tu évoques: c’est plus pratique de monter un meuble directement par les parties communes!

le 15/06/2016 à 15h13 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

Toujours extrêmement instructif. J’avoue que convoquer la copropriété et être sur que tout le monde vote pour, c’est parfois la galère.

le 15/06/2016 à 14h21 | Répondre

Madame Alto

En fait, pour un escalier le vote unanime n’est pas obligatoire ( il suffit de 2/3 des votes). Mais avec l’unanimité au moins tu ne te poses plus de questions sur des copropriétaires qui pourraient ralentir voire annuler le projet par la suite!

le 15/06/2016 à 15h27 | Répondre

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