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Gérer mon angoisse : comment l’écriture m’aide


Publié le 18 février 2015 par Bibichu

Août 2009. Il n’est pas loin de 23h. Le film est terminé, nous embarquons dans la voiture. C’est chéri qui conduit. Nous sommes en chemin quand tout à coup, une douleur intense dans la poitrine. Mon cœur s’est emballé, j’ai comme l’impression qu’il s’effondre. Je réalise soudain que je vais peut-être mourir dans la voiture, à côté de mon amour. Je lui demande d’aller à l’hôpital. Ça empire, je panique, je ne vois plus rien…

Je viens de faire une crise d’angoisse avec sensation de mort imminente… On me prescrit des anxiolytiques. Je ne les ai jamais pris.

écrire - une vraie thérapie

Crédits photo (creative commons) : Erin Kohlenberg

Mon combat contre l’angoisse

Je ne te dirais pas ce qui a déclenché cette crise, je te dirais juste que ce mois d’août 2009 était synonyme de grands changement dans ma vie et dans celle du chéri.

Des crises d’angoisses, j’en fais depuis mes 14 ans. Boule dans le ventre, gorge serrée, palpitations cardiaques nocturnes. Je n’ai jamais vraiment su pourquoi ça a commencé, et aujourd’hui je ne veux pas le savoir. Je sais que ces crises font partie de ma vie, et que l’été 2009 a été le pic de mes crises.

Je n’ai jamais vu de psychologue, je n’ai jamais pris de médicaments pour combattre cela. J’ai trouvé ma propre thérapie : l’écriture. Depuis mes 18 ans, j’écris mes mémoires, mes pensées, mes coups de gueule, mes joies, mes peines, et mon amour pour mon chéri.

Depuis que j’écris, mes crises ont diminué. Depuis que j’écris, j’exprime mes émotions. J’ai tout doucement arrêté d’emmagasiner la colère, la peur, ou toute émotion négative. Si je suis triste, j’écris et je pleure. Si je suis en colère, j’écris, je me déchaine contre un oreiller, je sors prendre l’air.

Depuis que j’écris, je communique beaucoup plus avec la parole aussi. Je ne cache plus mes émotions à mon chéri. Je lui parle. Si je suis frustrée, je l’écris et je le dis. Écrire me permet de canaliser mon émotion sur le coup. Parler me permet de m’exprimer dans le calme sans heurter qui que ce soit.

Un pas vers la guérison

Aujourd’hui, je suis capable de repérer les signes avant-coureurs de mon angoisse et de réagir en conséquence avant que je me sente mal (je fais des exercices de respiration, entre autre). Mon chéri m’aide également à faire face à mes peurs. Il est toujours là pour me calmer, pour me rassurer et pour me soutenir dans mes crises de larmes.

Même si aujourd’hui ça va beaucoup mieux, je sais que l’angoisse fait partie de ma vie, elle sera toujours là. Mais j’ai la chance d’avoir un fiancé aimant, qui me soutient toujours quand ça ne va pas.

Chacun fait face à l’angoisse à sa façon. Moi, j’ai dit non à la médication, et oui à la communication.

Et toi ? Tu es sujette aux crises d’angoisse ? Tu as trouvé quelques trucs pour les calmer ? Raconte !

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Commentaires

6   Commentaires Laisser un commentaire ?

Sarah

moi aussi je fais des crises d’angoisses, mais nocturnes. l’année dernière après 2 crises rapprochées c’est l’inquiétude mon chéri désemparé face à la situation (et aussi parce que ca le fatiguait d’être reveillé alors qu’il embauche très tôt) que j’ai décidé d’aller voir un psychologue. Je suis en pleine thérapie pour essayer de trouver la vrai cause qui me provoque ces angoisses pour pouvoir travailler dessus. J’avais peur de me confier a un inconnu et puis finalement ca me fait le plus grand bien car ca me permet de ne pas noyer mon chéri sous mes peurs et mes craintes mais je peux en parler à quelqu’un qui m’écoute vraiment et qui peut me proposer des solutions à court terme (technique respiratoire) et à long terme. Et depuis que je consulte je me sens bien mieux.

le 18/02/2015 à 08h43 | Répondre

Mademoiselle Fleur

J’ai parfois aussi des crises d’angoisse. Souvent j’ai peur de mourir ou qu’il arrive quelque chose à mes proches.
Je ne sais pas quand ça a commencé exactement, pourtant j’essaye de me souvenir avec l’aide de ma psychologue.
J’ai commencé à écrire lors d’une déception amoureuse. Je tenais un blog et je participait sur un forum en écrivant une fanfiction. Cela m’aidait à exorciser pas mal de choses !!! Et puis, quand j’ai commencé ma thèse et rencontré mon fiance, j’ai eu moins le temps et moins l’envie d’écrire. Aujourd’hui j’ai repris car cela m’aide à ordonner les choses et à mieux les regarder de l’extérieur. Cela m’aide à prendre du recul.

le 18/02/2015 à 09h09 | Répondre

Inno

Les crises d’angoisses sont difficiles à vivre, surtout avec la sensation qu’on va mourir. Bon courage pour gérer ces émotions d’angoisse envahissante.
Petit rectificatif sur les médicaments : on dit « anxiolytique » (et anti-dépresseur) et pas « anti-anxiolytique » 🙂

le 18/02/2015 à 09h43 | Répondre

Alice la lutine

Oups ! C’est corrigé, merci pour la remarque. 😉

le 18/02/2015 à 11h39 | Répondre

Milune (voir son site)

Je fais aussi des crises d’angoisses, c’est par période chez moi. Mais quand j’en fais je peux me faite tomber dans les pommes. On m’a aussi prescrit des anxiolytiques que j’ai acheté mais que je ne prend pas. Je ne veux pas être abrutie toute la journée.
J’écris aussi mais comme je ne connais pas les raisons de ces crises, juste à un moment donné j’ai peur de mourir ( sans raison apparente ) et du coup je ne me sens pas bien: nausées, cœur qui s’emballe, tête qui tourne, jambes molles … C’est assez handicapant ça peut me prendre n’importe quand avec n’importe qui !

le 05/03/2015 à 12h45 | Répondre

Éda Catoni

J’ai moi aussi été sujette aux crises d’angoisses. Ça a commencé lorsque j’avais 15 ans et aujourd’hui (j’ai 19 ans) ça ne m’arrive quasiment plus (1,2 fois dans l’année seulement peut être) alors qu’avant, j’en faisais quasi tous les jours ; j’ai été déscolarisée à cause de ça, je suis devenue phobique sociale et contrairement à toi je savais (a peu près) d’où ça venait, c’était le fait d’être entourée, dans une foule, dans un lieu public. Mais je n’ai jamais su POURQUOI s’est arrivé.
Moi aussi j’ai eu des anxiolytiques de prescrit, j’ai essayé, ça n’a pas marché, j’ai abandonné, mais depuis je n’ai rien trouvé d’autre pour me calmer dans ces moments, j’ai du mal à réguler ma respiration. Ce qui m’a « sauvée » de ces crises, ça a été de partir 3 semaines à l’étranger lors d’un séjour linguistique. Le fait de ne pas être avec mes parents, me retrouver a moitié indépendante, très entourée de plein de gens d’horizons différents, je ne sais pas, mais ça m’a changé. C’est tout ce qui m’effrayer le plus mais pourtant ça m’a aidé a vaincre cette phobie. Je suis revenue de ce voyage épanouie, j’étais sortie de mes angoisses de l’Autre, j’ai même été plutôt sociable. Ça m’a fait un bien fou, après j’imagine qu’un voyage ne règle pas tout, évidemment. Je suis une personne très anxieuse, mais j’ai moins de « pic d’anxiété ».

le 22/07/2016 à 13h53 | Répondre

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