Bien dans son corps, bien dans sa tête, bien chez soi !

Mon cheminement pour arriver à la sleeve


Publié le 13 janvier 2015 par Choupichette

Tout a commencé… dès ma naissance, à vrai dire.

Je nais un jour de novembre 1991. Un beau bébé de 4.05kg (jusque-là, rien d’alarmant). Sur mon carnet de santé, on peut lire dès l’âge de 3/4ans « Attention, poids à surveiller ». Déjà à ce moment, je sortais de cette fameuse sacro-sainte courbe de croissance. À partir de là, ma maman a commencé à faire de mon poids une fixette. Je viens d’une culture où l’apparence est importante, voire primordiale… mais j’y reviendrais.

Mon poids a continué à augmenter, petit à petit, avec quelquefois des accélérations (adolescence, déception amoureuse, déménagement loin de mes amis, contrariétés scolaires…). La nourriture était un réconfort, autant qu’une chose que je pensais « mériter » quand ça n’allait pas. Parce que oui, quand même, la vie était trop injuste avec moi (aaaah les ados…), je méritais bien de finir la boite de chocolat !

  • À 13ans, je faisais 75kg
  • À 14ans, 85kg
  • À 15ans, 95kg
  • À 16ans, 100kg

Depuis, j’oscillais entre 100 et 106kg sans trop m’en soucier (l’amour me donnant sûrement des ailes). Au plus haut, vers l’été 2014, je suis arrivée à 115,8kg pour 1m69 (on oublie souvent d’indiquer la taille, mais c’est extrêmement important, car 115kg ne seront pas les mêmes sur quelqu’un d’1m60 ou 1m80 !).

profil jeune fille

Crédits photo (creative commons) : Prince Lang

L’influence de ma famille

Ma famille est libanaise. La culture là-bas est très portée sur l’apparence, sur le qu’en dira-t-on.

Il y a une telle pression là-bas que je craquais nerveusement les 2 semaines précédent chaque départ. À peine arrivés à l’aéroport, après la bise de rigueur venait la fameuse phrase « Mais ?! Pourquoi t’as grossi encore ?! », avec de grands yeux éberlués… Je te laisse imagine le choc et les balbutiements qui sortaient de ma bouche (tout en essayant de réprimer larmes/cris/rire nerveux).

Comment j’ai vécu mon surpoids

Je n’ai pas encore abordé le plus important : mon état d’esprit par rapport à tout ça.

Je n’ai jamais été dérangé par mon poids. Certains ont du mal à comprendre ça, mais c’est vrai, à 100%. Si personne n’était venu fourrer son nez dans mes affaires, je n’aurais jamais eu l’idée de vouloir changer. Seulement, on ne vit pas dans un monde des Bisounours…

J’ai commencé les régimes vers l’âge de 12/13ans. À 13ans, je faisais donc 75kg. J’avais déjà atteint ma taille d’1m69, et j’avais déjà un corps de femme (par là j’entends : des hanches, des fesses, des seins… des formes plus développées), alors que mes petites camarade avaient encore des corps de jeunes filles. J’étais donc perçue comme « grosse », alors qu’en regardant les photos aujourd’hui, je me rends compte que j’étais juste bien (pas mince, mais bien).

Ces remarques, associées à celles de ma famille et à une déception amoureuse (et à cet âge-là, ça fait encore plus mal) m’ont fait commencé ce que j’appelle les régimes-à-la-con : soupe au chou, régime ananas, hyper protéiné, voire parfois refus de m’alimenter… et j’en passe. Je fonctionnais par périodes, oscillant entre régimes très sévères et relâchage complet. Ce qui devait arriver arriva : à chaque fois, je prenais un peu plus de poids.

A 16 ans, je rencontre un homme exceptionnel (qui est désormais mon futur mari). Tout va bien, je me stabilise. Ces kilos peuvent plaire à quelqu’un, et à moi ils me vont très bien… Donc pas la peine de me torturer l’esprit.

Le déclic

Au bout de 4ans de relations, on s’installe dans notre chez nous. La routine aidant, je reprends un peu de poids (mais je m’en fiche !). Cependant, au bout d’un moment, les 3 étages sans ascenseurs me tuent, des weekends en amoureux sont « gâchés » car mes articulations me font mal : là, je dis stop.

Je vais voir une diététicienne et commence un suivi d’un an (associé à la pratique intensive du sport). Au bout d’un an, après avoir perdu et repris 3/4kilos plusieurs fois, j’annonce que je veux arrêter le suivi. Elle me dit qu’elle est d’accord car ça ne donne rien, et c’est alors qu’elle ajoute : « Vous avez déjà pensé à la chirurgie ? Ça peut être une solution pour vous. Vous avez enchainé les régimes depuis près de 10 ans, votre corps stocke tout maintenant par peur que vous ne le mettiez en péril. Réfléchissez-y. »

Je lui réponds un distrait « Oui, oui… On verra. » (Non mais la chirurgie, c’est pour les cas extrêmes hein… pas pour moi quoi !). Nous sommes en septembre 2013, je fais 109kg. À ce moment-là, je ne l’envisage pas une seconde, pourtant, 1 an plus tard, j’aurais 2/3 d’estomac en moins…

Et toi ? Tu as eu un poids jouant au yoyo ? Tu as enchaîné les régimes sans succès ? Raconte !

Toi aussi, tu veux témoigner ? C’est par ici !

Commentaires

10   Commentaires Laisser un commentaire ?

Madame Nounours

J’ai été en surpoids une bonne partie de ma vie et je comprend ce que tu as vécu. Moi mon déclic ce fut le mariage car je voulais être belle dans ma robe et aussi parce que je voulais abordé la trentaine avec une belle silhouette et surtout pour ma santé. Je n’ai fait qu’un rééquilibrage alimentaire avec du sport et grâce à ça j’ai pu redescendre à un IMC normal pour ma taille avec un poids qui me convient parfaitement. D’ailleurs, je n’ai pas repris de poids et continue à faire attention en faisant du sport. J’ai une amie qui avait beaucoup de soucis pour maigrir et qui a eu recours il y a bientôt trois ans à une sleeve qui lui a permis d’avoir aujourd’hui un poids normal et surtout de se sentir mieux dans ses baskets.

le 13/01/2015 à 10h00 | Répondre

Choupichette (voir son site)

Tu as énormément de courage d’être arrivée à te rééquilibrer en changeant alimentation+activité physique.
J’avoue que je te jalouse un peu, ça restera toujours un regret dans ma vie que de ne pas y être arriver seule.
Et oui , pour moi aussi la sleeve a changé pas mal de choses (principalement en positif)

le 13/01/2015 à 17h32 | Répondre

Madame Nounours

C’est plutôt moi qui te trouve courageuse car la sleeve c’est pas une opération facile. Mon amie qui a eu recours à cette intervention chirurgicale a mis trois mois pour s’en remettre. J’attends la suite de ton récit avec impatience. Je te souhaite également de bons préparatifs de mariage ^^

le 14/01/2015 à 20h22 | Répondre

Madame Ananas

Merci de ton témoignage! Merci de ce témoignage qui pointe du doigt tous ces régimes idiots, dangereux et inefficaces qui ont l’effet inverse : faire prendre du poids. Je suis diet et ce message là les gens n’arrivent pas à l’entendre. STOP aux régimes!

Bon courage pour les suites de ta sleeve, c’est pas marrant au debut. J’espere que cela s’est bien passé pour toi.

le 13/01/2015 à 16h23 | Répondre

Choupichette (voir son site)

Merci pour ton commentaire.
Malheureusement, même si j’avais conscience que ces régimes avaient une grande chance d’échouer je me disais « et pourquoi pas ? » (GRAVE erreur). On en discute souvent avec ma diet et on se dit que chacun pense pouvoir passer à travers les mailles du filet…

C’est sûr que les débuts de la sleeve ne sont pas une partie du plaisir mais, pour moi, le jeu en vaut la chandelle (un 2ème billet décrivant un peu plus mon parcours devrait être publié fin janvier). Samedi j’ai couru plus de 20min et même pas mal ! (je dirais même : que du bonheur)

le 13/01/2015 à 17h38 | Répondre

MlleMora

C’est très intéressant ton témoignage, j’ai hâte d’en savoir plus sur la sleeve. je comprends bien ta démarche car j’imagine qu’après autant d’années de yoyo, c’est presque impossible pour le corps de parvenir à l’équilibre sans un coup de pouce…

le 19/01/2015 à 13h43 | Répondre

Choupichette (voir son site)

Merci beaucoup 🙂
Hé oui le corps à avant tout un instinct de survie et le mien n’a pas trop apprécié que je le prive de temps à autre. Du coup j’ai du lui mettre un grand coup de pied aux fesses :p

le 20/01/2015 à 17h29 | Répondre

Stéphanie

Ouh comme je me revois dans cet article. J’ai fait une sleeve il y a maintenant 2 ans, j’ai perdu 55 kg et au final n’ai jamais été aussi bien dans ma peau alors que je ne le ressentais pas comme ca avant la perte de poid.

le 19/01/2015 à 16h18 | Répondre

Choupichette (voir son site)

Ca fait plaisir d’avoir le commentaire d’une sleevée. Je pense que chaque parcours est différent, chacun aborde ce changement de vie en fonction de sa situation, de son vécu…
En tout cas félicitations pour ta perte ! J’ai perdu moitié moins de poids que toi et déjà ma vie a changé

le 20/01/2015 à 17h32 | Répondre

sopmer

Bjr,
Je suis obèse morbide. J’ai 46 ans et mon corps n’arrive plus à « me supporter », tout comme moi, d’ailleurs !
J’ai eu un anneau gastrique et la première année, j’ai perdu, vraiment confortablement, 22 kg. Mais ensuite, j’ai eu un problème d’acidité qui a obligé le chirurgien à desserrer mon anneau. Les kilos sont revenus petit à petit. J’ai fait le yoyo… Le problème d’acidité s’est aggravé et chaque prise alimentaire un tant soi peu trop grasse ou trop sucrée me valait des algies gastriques, des remontées acides…sans parler des nuits où j’ai dormi coincée entre une tonne d’oreillers, semi-assise… mon dos n’y a pas survécu. J’ai été opérée en urgence d’une hernie discale. 3 semaines de rééducation m’ont non seulement fait du bien, mais également fait prendre conscience de la nécessité de -re-faire quelque chose. A ma sortie, direction la DIETETICIENNE COMPORTEMENTALISTE. Elle a changé ma vie ! L’anneau, comme toutes les autres chirurgies bariatriques, ne nous guérissent pas de nos pulsions boulimiques, de nos contrariétés que l’on espère pouvoir soulager dans le chocolat, de nos détresses face à nos corps abîmés…
Ensemble, on a fait un super travail et, toujours avec mon anneau desserré et mes problèmes d’acidité, j’ai perdu 15 kg, retrouvé confiance en moi (et l’amour aussi… 😉 ) et enfin compris le fonctionnement complexe de mon cerveau option pulsions boulimiques…
Mon anneau a dû être enlevé, en urgence aussi. Il avait bougé…sans doute depuis plusieurs années, mais le chirurgien qui me l’avait posé ne savait me dire que deux choses quand je le voyais à titre systématique, c’est : « faut arrêter de manger du gras et du sucre », et « ça vous fera 100 euro »… :/
Par des mécanismes que je ne m’explique pas totalement encore, malgré le travail avec la diététicienne, j’ai alors repris du poids, beaucoup…
Et là, mon corps ne suit plus. J’ai une insuffisance lymphatique qui fait que j’ai les jambes qui gonflent, j’ai des acouphènes car je fais des pics d’hypertension quand j’ai un gros coup de stress (ce qui est fréquent en famille ou au boulot…), mon sommeil est de mauvaise qualité car je pense que je ronfle et que je dois faire de l’apnée du sommeil, j’ai à nouveau des sciatalgies, ainsi que des cervicalgies… Je craque complètement ! Je n’en peux plus. mon amoureux est d’une patience d’ange et me soutient, comme il peut…
Bref, si vous m’avez lu jusqu’ici, bravo !
A l’issue d’une ènième crise de larmes devant mon impuissance à perdre du poids, je me renseigne sur la sleeve… Ce que je lis dans les forums n’est pas rassurant. La reprise pondérale est quasi systématique pour les personnes qui souffrent de pulsions boulimiques…
Si vous avez un « autre son de cloche », je suis preneuse.
Merci à vous.

le 14/06/2017 à 13h50 | Répondre

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