Bien dans son corps, bien dans sa tête, bien chez soi !

Comment décider d’une reconversion ?


Publié le 13 septembre 2019 par Thea

Si tu te souviens bien, la dernière fois, je te parlais de mon parcours étudiant et de tous les choix auxquels j’ai été confrontée. Nous nous étions arrêtés à mon entrée dans le monde du travail.

Un bilan rapide de ma situation

Je suis donc rentrée dans cette entreprise en 2014. Au bout de 2 mois, j’ai su que je ne voudrais pas y rester. L’ambiance était horrible, j’étais dans un bureau avec les 2 fondateurs de l’entreprise, et je passais 8h de ma journée sans échanger une seule parole avec les personnes qui m’entouraient.

J’ai passé 3 années assez compliquées avec de nombreux ascenseurs émotionnels. J’ai postulé à plusieurs offres d’emploi, mais avec le recul, je sais qu’à l’époque, ma vision de mon projet n’était pas assez claire pour que ma lettre de motivation soit … motivée. J’ai eu des moments très compliqués au travail, mais à chaque fois, je me disais, ok encore quelques mois et tu trouveras.

Nous sommes en 2017, et finalement, mon partenaire avec qui je vis trouve un poste à l’étranger. Je me dis « pourquoi pas, c’est l’occasion de repartir à 0 ».

Je quitte donc l’entreprise en me disant que je trouverai quelque chose sur place. 2 jours après avoir posé ma démission, mon chef me propose de continuer de travailler avec eux, mais en télétravail.

Je réfléchis beaucoup, car d’un côté, je voulais repartir de 0, et je déteste cette entreprise, et de l’autre, c’est une opportunité en or. Finalement, j’accepte l’offre car elle comporte également une évolution de poste et que dans ma tête, ce n’est que pour quelques mois.

Crédits photo (creative commons) : Fotolia

Entre temps, j’arrive dans mon pays d’accueil, je commence à travailler à distance, je m’habitue à ces nouvelles conditions et bim, mon futur mari fait sa demande. Le projet de changement de travail est repoussé, je dois me concentrer sur l’organisation de mon mariage. Un an passe et la situation se dégrade.

J’envisage de partir juste après mon mariage, mais la situation de l’entreprise est telle que je renégocie les conditions et j’arrive à trouver un climat plus paisible.

Après ça, les conditions sont bien meilleures, et puis j’ai mon voyage de noces à préparer. Ce qui me prend 6 mois. Entre temps, je suis quand même toujours insatisfaite de mon travail et je « postulouille » (= postuler timidement en dilettante).

Petit saut dans le futur, mon voyage de noces a lieu, 2 semaines après, je fête mes 30 ans et là… j’ai une révélation : ma vie est vide de sens.

En théorie, ma situation est assez agréable, je gagne assez bien ma vie, mon pays d’accueil est agréable et je suis heureuse avec mon mari tout neuf.

En pratique : je réalise que j’ai passé toute ma vie à suivre un chemin tracé par les autres et que je ne me suis jamais vraiment demandé ce que je voulais faire.

Et la si tu as bien suivi, tu me dis : tu es sûre de toi Théa ? Il y a eu un moment où tu étais bien, ou tu adorais ce que tu faisais et où tu avais l’impression de faire quelque chose qui avait du sens.

A mes 30 ans et 2 semaines, je me rends compte qu’il faut que je revienne à la base de mon pourquoi (j’en parlerai plus tard promis). Il faut que je revienne à l’événementiel qui me faisait tant vibrer.

J’ai retrouvé cette vibration lors de l’organisation de mon mariage, que j’ai adoré (l’organisation hein, pas le mariage… enfin si, mais tu me comprends).

Ni une ni deux, je prends la décision la plus brutale de ma vie (pour l’instant), je décide de poser ma démission.

Crédits photo (creative commons) : Fotolia

Demain sera le premier jour du reste de ta vie

A ce moment-là, c’est le bazar dans ma tête, et 2 voix se battent en duel.

Voix 1 (celle que j’ai écouté trop longtemps et qui devrait se taire maintenant) : « QUOI ???? Tu as posé ta démission ? Mais, t’es folle ? Pourquoi est-ce que tu ne cherches pas un travail tant que tu en as un, parce que c’est quand même plus attirant pour un recruteur. »

Voix 2 (celle qui était en silence depuis toujours) : « Dis donc, t’en as pas marre de faire ta loi toi ? Théa, tu le sais, tu n’es pas du genre à prendre des décisions aussi radicales. Si tu l’a prise, c’est que ÇA DOIT ÊTRE FAIT. »

Voix 1 : « Mais tais-toi, toi. Tu te rends compte que ça fait 5 ans que Thea cherche un travail et qu’elle a rien trouvé à ce jour ? Et si elle ne trouve pas ? »

Voix 2 : « C’est vrai, mais elle n’a jamais vraiment bien cherché. Et puis elle ne savait pas ce qu’elle voulait faire vraiment… Pour rédiger une lettre de motivation, il faut connaître ses vraies motivations. »

Tu vois l’idée ? J’ai décidé que la voix 1 ne m’avait pas apporté que du bien, et qu’il fallait peut-être laisser sa chance à la voix 2. Et j’ai donc effectivement posé ma démission il y a 2 semaines.

Je t’embarque avec moi dans un voyage qui va être semé d’embûches et qui sera peut-être long. Si tu l’acceptes, je te ferai part de mes interrogations, de mes joies et de mes peines.

Mais je vais surtout faire de mon mieux pour, à travers mon expérience personnelle, te donner des clés si tu et dans la même situation que moi. Je vais essayer de te rassurer si tu as des doutes, si tu as aussi 2, 3 ou 10 voix différentes dans ta tête.

Je vais aussi te partager du contenu qui a été utile dans ma réflexion, des articles, des blogs, des podcasts. Bien sûr, je n’ai pas la vérité absolue, et peut-être que mes conseils ne s’appliqueront pas à toi. Dans ce cas-là, je te demande un peu de bienveillance, je ne suis ni professionnelle de reconversion, ni dans les ressources humaines… mais juste une fille paumée qui essaye de reprendre en main sa vie pour trouver un sens.

Si tu es d’accord pour continuer à me lire, je te promets de faire mon maximum pour que l’on puisse, toi et moi, devenir des meilleures versions de nous-même.

Et toi, as-tu eu un projet de reconversion ? Ou l’envisages-tu ? Si oui, quel a été ton déclic ?

Commentaires

6   Commentaires Laisser un commentaire ?

Lumi (voir son site)

Bravo pour cette décision difficile et bon courage pour la suite !

le 13/09/2019 à 07h54 | Répondre

Nala

Bravo à toi pour avoir choisi d’écouter ta voix 2 ! Il faut parfois oser sortir de sa zone de confort ☺ Je n’ai encore eu ton courage, moi-même en projet de reconversion professionnelle mais avec 3 enfants en bas âges à la maison je mise sur la sécurité en gardant mon job actuel. Je compte sur mon CPF pour financer ma formation, et changer de voie 😉
À bientôt 40 ans j’ai enfin décidé de reprendre ma vie en main, il était temps !!

le 13/09/2019 à 08h23 | Répondre

Thea

Merci Nala ! Je te souhaite aussi de trouver ta voie rapidement. Je comprends que ce ne soit pas évident avec 3 enfants et c’est aussi ce qui a encouragé ma décision : être sans enfants, sans prêt facilite la sortie de zone de confort.

le 17/09/2019 à 16h21 | Répondre

Virg

Je me permets un conseil : il faut que la famille proche suive. C’est impératif car une reconversion peut bouleverser les finances, l’organisation quotidienne, etc. Lorsque l’on est marié, que l’on a des enfants, il faut absolument partager le plus possible avec eux.
De cette manière, ils seront un soutien indéfectible et ne pas un frein. Et ils verront cette reconversion pour ce qu’elle est, c’est-à-dire un changement pour du mieux pour le reconverti, et n’auront pas la sensation de subir une situation. On crée un esprit d’équipe derrière un projet.

Allez, haut les cœurs, ça va le faire 😉

le 13/09/2019 à 10h49 | Répondre

Thea

Tu as bien raison Virg ! Je n’en ai pas parlé mais mon mari a été un soutien sans pareil dans ma décision. Et j’ai l’opportunité de ne pas avoir encore d’enfant à charge pour pouvoir avoir moins de contraintes.
Mais il ne faut en effet pas ruiner sa vie personnelle pour son épanouissement professionnel.

le 17/09/2019 à 16h22 | Répondre

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