Bien dans son corps, bien dans sa tête, bien chez soi !

Ma tentative de suicide : l’avant et l’après


Publié le 24 octobre 2016 par wangsander

De tous les sujets, toutes les histoires, tous les articles que je pourrais écrire, celui-ci est – je pense – le plus difficile à me remémorer et à partager. Mais je pense avoir besoin de l’écrire noir sur blanc pour l’accepter.

Je ne vais pas y aller par quatre chemins : j’ai fait une tentative de suicide.

C’était il y a quatre ans. Je crois. Cinq tout au plus.

J’ai oublié beaucoup de choses (l’année, par exemple), inconsciemment très certainement. C’est très flou dans ma tête et je n’ai pas beaucoup de souvenirs de cette période, que j’ai franchement bien refoulée. Mais voilà, j’en ai parlé pour la première fois il y a seulement quelques semaines.

Jamais pendant ces X années, je n’ai parlé ouvertement du jour où « j’ai essayé de me tuer ». Personne ne m’en a parlé non plus. Quand nous abordons vaguement le sujet avec ma mère, nous parlons de « ma mauvaise période », c’était c’est toujours quelque chose de tabou, pour moi, pour ma famille, pour tout le monde.

Alors, comme tu l’auras certainement compris, aujourd’hui, je ne vais pas aborder le thème le plus joyeux qui soit, je vais te parler de la mort. C’est comment la vie après qu’on ait essayé de mourir ?

Tentative de suicide

Crédits photo (creative commons) : RyanMcGuire

Je devais avoir 14-15 ans, j’étais au collège, et dans ma tête d’adolescente perturbée pas très bien dans sa peau, il y avait plusieurs raisons, et pas qu’une seule, pour me mener à commettre ce geste.

Parce que je n’aime pas tourner autour du pot, je vais te citer les quatre choses/événements s’étant déroulés sur trois ans, qui m’ont petit à petit rempli la tête d’idées noires…

Déjà, le décès de mon grand-père, dont je n’ai fait le deuil que cinq ans plus tard. Mon grand-père d’amour est décédé en 2009, j’avais 12 ans. C’était la première fois que j’étais confrontée à la mort. Sa disparition m’a énormément, même anormalement troublée. Je ne me doutais pas que sa mort aurait un tel impact sur la petite fille que j’étais. Les mois qui ont suivi son départ jusqu’en 2011, j’ai commencé à lui écrire abondance de lettres. Des pages, des dizaines de pages où je lui disais à quel point j’étais triste et à quel point j’aimerais le revoir, même si je devais mourir. J’ai commencé à écrire sur la mort, je développais presque une fascination pour ça.

En parallèle, je me posais énormément de questions sur mon orientation sexuelle. J’écrirai un article pour approfondir la chose, mais ça faisait déjà quelque temps que je remettais sans cesse en question mon identité. Je savais ce qu’était l’homosexualité, mais jamais je n’en entendais parler autour de moi. Ni dans les magazines, ni à la télé, ni dans les films, ni au collège, nulle part. J’avais déjà été attirée par une fille, mais ça ne me semblait pas normal. Je voyais toutes les filles commencer à sortir avec des mecs, comme si c’était la seule option. Personne ne parlait des différentes orientations, personne ne nous informait.

Je me suis persuadée que j’étais hétéro car j’avais peur, je pensais être bizarre, je ne me trouvais pas normale d’être attirée par certaines filles. Je pensais que quelque chose ne tournait pas rond chez moi. Alors je suis sortie avec quelques garçons, des petites « amourettes » qui duraient quelques jours, comme ça. Ça m’aidait à me persuader que j’étais une fille parfaitement normale, mais je sentais une pointe de frustration dans mon cœur.

De plus, toute ma vie, j’ai été en échec scolaire : je répondais toujours à côté de la plaque, je me tapais les pires notes. Pourtant, je bossais, du moins j’essayais, mais je faisais vraiment partie des « moins doués » de la classe. Mon échec scolaire était d’ailleurs la principale source de conflits à la maison. Les disputes avec mes parents (notamment avec ma mère) devenaient encore plus régulières.

Nous étions donc en conflit perpétuel à cause de mon échec scolaire et de mon insolence envers eux. J’étais tellement mal (j’étais clairement en dépression) que la seule façon que j’avais trouvée pour leur exprimer ce que je ressentais, c’était de leur répondre. J’étais une gamine infernale, insolente… Il y a eu des disputes dignes de telenovelas dramatiques. Je me sentais incomprise (comme beaucoup d’ados de 14 ans), je pleurais tous les soirs, les matins, parfois même en pleine journée, sans qu’ils ne s’en rendent compte.

Je leur en ai voulu de ne pas avoir vu mon mal-être. C’est dur de l’écrire, car mes parents m’aiment infiniment, mais à cette époque, ils n’ont pas vu que je coulais… Sûrement se sont-ils dit que c’était juste une grosse crise d’adolescence, que ça me passerait, que je jouais la comédie ? Mais je pensais à mourir tous les jours. Et ça, je ne pouvais pas le dire. Comment faire la différence entre ado réellement suicidaire et ado qui pète juste un câble pour avoir de l’attention ?

Voilà, la perte d’un proche, mon orientation sexuelle questionnée et refoulée, l’échec scolaire, les conflits familiaux, tout ça en même temps, ça m’a abîmée. J’ai traîné une bonne petite dépression sur trois ans, ce qui a eu des conséquences sur :

  • mon sommeil : fatigue constante, même après une longue nuit. Je dormais trop, ou trop peu. Il m’arrivait d’avoir des insomnies.
  • mon estime de moi : je me sentais comme une sous-merde, je n’avais plus d’intérêt en rien, je m’endormais en pleurant, j’étais anxieuse en permanence, la moindre contrariété était un obstacle, j’étais profondément triste. J’avais le sentiment de ne rien pouvoir accomplir et de décevoir tout le monde. Je culpabilisais d’être une loque, j’étais paresseuse. Des idées noires partout, tout le temps.

J’avais un trop plein de tout : « J’en ai marre, je n’arriverai jamais à vivre, je n’en peux plus. » J’avais envie de me faire du mal tant je me détestais. Alors, dans mes pics d’idées noires, disons, ça m’est arrivé de me bourrer de médocs, comme ça, pour tester un peu les limites de mon corps.

J’en prenais en grande quantité, en espérant que dans les heures qui suivraient, mon corps ne tiendrait pas le coup. Mais, à ma grande déception, mon corps tenait toujours le coup. Je n’avais pas mal au ventre, je ne me sentais pas plus mal. Je me sentais juste vide. Je voulais sentir quelque chose. Ça m’est arrivé trois ou quatre fois de ne plus en pouvoir et d’avaler toutes les pilules que je trouvais.

Un jour, au cours d’une ÉNORME dispute avec ma mère, j’ai fondu en larmes, et je lui ai dit. C’est le souvenir le moins précis que j’ai. J’ai demandé à ma mère de déplacer mon armoire pour qu’elle puisse voir toutes les phrases gribouillées sur mon mur : « je vais bientôt mourir » et autres. Il me semble que j’avais gardé toutes les boîtes de médocs que j’avais avalées la veille ou l’avant-veille dans un sac. Je lui ai aussi dit d’y jeter un œil. Ma mère était horrifiée. Son monde s’est écroulé…

Elle a appelé mon père. Il est arrivé à la maison très vite. J’étais en pleurs. Je me revois assise dans les escaliers avec mes deux parents qui me serraient dans leurs bras et qui pleuraient toutes les larmes de leur corps.

Ensuite, je me vois chez le médecin, le jour même : « Tu as avalé quoi/quelle quantité ? » « Tu voulais vraiment mourir ? » « Vu que c’était il y a deux jours, tu as dû tout digérer… ça ne sert à rien d’aller à l’hôpital. » « Je vous conseille de partir quelques jours en famille… »

Nous sommes partis un weekend à l’autre bout de la France. On n’en a pas parlé. Je n’en ai pas le souvenir en tout cas, j’ai peur d’oublier des éléments importants. Ma maman m’a emmenée voir un, deux, trois, je ne sais combien de psychologues pour que j’en parle, mais je m’enfermais dans mon mutisme dès qu’on me demandait d’en parler. Et on n’en a plus jamais parlé. Je sais que mes parents en ont beaucoup souffert, ça a été plus que soudain pour eux.

Je n’ai pas eu d’aide psychologique, puisque je refusais d’en parler. Je n’ai pas non plus eu d’aide médicamenteuse, ni même de visite à l’hôpital pour un bilan, car mon médecin traitant jugeait que ce n’était pas utile, vu que je n’avais pas fait d’overdose ou je ne sais quoi.

Le fait d’avoir craqué, d’avoir dit à mes parents que je voulais mourir, que j’avais essayé de me tuer, ça a fait exploser la bulle dans laquelle je m’étais enfermée depuis trois ans.

J’ai eu des rechutes, plus courtes, la fameuse « dépression saisonnière », qui ne dure chez moi que de quelques semaines à deux mois. Ça m’est arrivé de temps en temps, mais ça restait rare.

« Est-ce que tu voulais vraiment mourir ? » Cette question du médecin, je ne peux toujours pas y répondre. Je ne sais toujours pas. J’étais en détresse, j’avais ENVIE de mourir, mais est-ce que je le VOULAIS vraiment ? Je ne sais pas. Mais je suis contente d’être en vie.

J’ai de belles perspectives d’avenir, des projets commencent à se concrétiser, j’ai fait la paix avec moi-même. J’ai réussi à comprendre et à assumer (pas encore aux yeux de toute ma famille, pour l’instant) que j’aimais les femmes. J’ai fait le deuil de mon grand-père. J’ai quitté le cursus scolaire pour suivre une formation accélérée qui me convient mieux. J’ai retrouvé une relation saine avec ma mère. Et après ma tentative de suicide, j’ai été reconnue comme « dyspraxique », ce qui mettait un mot sur le pourquoi de mon échec scolaire.

Je me sens bien.

J’en ai parlé récemment pour la première fois à une personne extérieure, et ça m’a fait du bien. J’étais surprise d’en parler, quoi que je n’étais pas très à l’aise de dire : « j’ai essayé de me tuer », mais le fait d’avoir raconté l’histoire ici, noir sur blanc, ça m’aide encore plus à être en paix avec moi-même et mes « démons du passé ». Le fait d’y avoir réfléchi m’a permis de me remémorer cette période que j’avais voulu oublier et de trouver la paix (décidément, je le dis souvent).

Merci beaucoup à toi qui as lu mon témoignage, et surtout, si tu soupçonnes quelqu’un dans ton entourage proche (ou pas) d’être dépressif, si tu trouves qu’il dit un peu trop souvent : « J’en ai marre, je n’en peux plus… », n’attends pas avant de t’inquiéter : il ne faut pas tout prendre pour de la paresse ou pour juste une petite crise passagère.

Toi aussi, tu veux témoigner ? C’est par ici !

Commentaires

6   Commentaires Laisser un commentaire ?

Ars Maëlle (voir son site)

Merci beaucoup pour ton témoignage, je me réjouis sincèrement de savoir que tu vas mieux.
J’ai l’impression que ton cheminement est beaucoup passé par les mots : dire à ta mère que tu étais dépressive et suicidaire, mettre un nom sur ta dyspraxie (et peut-être ton homosexualité – si j’ai bien compris), et aujourd’hui partager ton expérience douloureuse. Comme c’est un peu mon cheval de bataille, je me permets de renvoyer vers un billet que j’ai écrit sur « parler de ce qui fait mal », parce que je suis persuadée qu’un cercle vertueux de la parole libérée peut amortir la souffrance et éviter qu’elle ne ruine (autant, plus ?) de vies.
C’est bête mais je me dis que si tu avais eu plus de ressources, de témoignages, de personnes avec qui évoquer ton questionnement sur ton orientation sexuelle, si l’ensemble de la chaîne médico-éducative avait été mieux informée de la dyspraxie et plus rapide à poser le diagnostic… on se sait pas ce que tu aurais fait, c’est certain, mais il est probable que certaines souffrances auraient été moins solidement entremêlées et peut-être plus accessibles au soulagement.
Quant à moi, je suis en dépression depuis des années, résistante au traitement jusqu’à l’an dernier, et c’est seulement quand les choses ont commencé à s’améliorer que mon médecin m’a dit ouvertement avoir eu peur que je me foute en l’air. 2 choses là-dessus :
– j’ai trouvé ça bête d’apprendre si tard l’ampleur de ma maladie, j’ai l’impression qu’une parole plus franche des médecins m’aurait permis d’avancer plus vite. J’ai bien conscience que c’est compliqué car ça peut aussi jouer négativement, mais en ce qui me concerne ça aurait évité beaucoup de culpabilité et permis que je lâche certaine choses plus vite. Par exemple, c’est seulement quand on m’a ouvertement demandé si je me faisais du mal que j’ai pu parler de mes pratiques d’auto-agression, et en fait je n’attendais que ça.
– c’est tout à fait personnel, et en rien un conseil à donner à n’importe qui, mais si ça peut toucher qqn je vous le dis : quand j’avais une quinzaine d’années, un copain m’a dit « à quoi ça sert de mourir ? n’importe quelle solution est mieux » et je crois que ça m’a permis de déplacer mes idées noires, car j’avais conscience qu’il y avait une petite échappatoire pour éviter cette souffrance à ceux qui restent. L’échappatoire, c’était de rêver de finir ma vie dans un trou dans le sol ou à l’hôpital psychiatrique où on ne me demanderait plus rien. Une non-vie vivante plutôt qu’une non-vie morte. Et ce fantasme de non-vie vivante m’a permis de tenir jusqu’à ce que la dépression lève assez son voile pour que je fasse de vrais projets de vraie vie vivante.

Bref (et encore une fois désolée pour le pavé) d’après ce que tu dis toi-même, parler t’a aidée, mais ton témoignage aide aussi chaque personne qui pourrait se sentir touchée et globalement la société qui sera un peu plus consciente des risques (en particulier pour les ados qui sont tellement fragiles parfois) et de la façon dont elle peut aider, alors VRAIMENT merci.
Continue de prendre soin de toi et de profiter de la paix retrouvée et des projets. Le meilleur.

le 24/10/2016 à 07h57 | Répondre

Virginie

Je suis très contente de lire que tu vas mieux finalement mettre des mots sur le ressenti semble être le plus important.

Une de mes proches a fait une tentative de suicide il y a quelques années. Etant du milieu médical, ça aurait dû marcher. Malheureusement/heureusement pour elle, ses voisins sont attentifs et elle a fini par s’en sortir, après quelques semaines en réa.
Mais on n’en parle jamais. Nous avons été là pour l’aider à redresser la barre, nous avons tout fait pour qu’elle s’en sorte mais, encore une fois, on n’en parle jamais.
Qu’en penses-tu ? Je me demande parfois si on ne devrait pas ouvrir le dialogue sur ce sujet, cela me paraît malsain. En même temps, nous savons tous pourquoi elle a fait ça, la vie peut parfois être une peau de vache, quoi qu’on en dise. Depuis, elle revit complètement, c’est vraiment top. Je suis hyper partagée sur le sujet car j’aimerais comprendre, à l’époque j’étais ado, 18 ans à peine, je sais pourquoi elle a fait ça mais j’ai l’impression d’avoir besoin de savoir pourquoi, avec ses mots à elle.

En tout cas, je te souhaite de t’en sortir, de profiter de tout et de t’éclater avec tes amoureuses 😉 et qui sait ? on parlera peut-être un jour de ton mariage sur Mlle Dentelle 😉

le 24/10/2016 à 08h37 | Répondre

MlleMora

Ton témoignage est très touchant. Il me semble entendre ma soeur sur plusieurs point, qui a fait plusieurs dépressions suite à un événement plus que traumatisant.
Les médecins ne sont pas toujours suffisamment formés à faire face à la dépression, maladie terrible qui peut mener à la mort.
Peut-être, comme le dit Ars Maëlle, peut-être que si tu avais eu plus d’opportunité d’être entendue et comprise pour le décès de ton grand-père, ton orientation sexuelle, ton échec scolaire, tu te serai peut-être moins renfermée sur toi-même.
J’ai l’impression que le fait que tes parents aient ensuite gardé le silence sur ta tentative de suicide t’a fait beaucoup souffrir, et j’admire ta force d’arriver à comprendre pourquoi.
Pour ma soeur, nous n’en parlons quasiment jamais non plus et sans mettre les vrais mots. C’est par pudeur que nous nous taisons je crois, alors que je sais qu’à chaque fois qu’on en parle ça lui fait du bien, même si c’est les larmes et qu’elle a du mal à en parler.
Je te souhaite plein de belles choses, car la vie est pleine de bonnes surprises, même si parfois on se demande où elles sont !

le 24/10/2016 à 11h36 | Répondre

Die Franzoesin (voir son site)

Merci pour ton témoignage, je te souhaite plein de belles choses pour la suite et n’hésite pas à revenir nous raconter ton expatriation 🙂 .

le 24/10/2016 à 13h05 | Répondre

Nya (voir son site)

Merci pour ton témoignage, le sujet du suicide reste un grand tabou et je suis sûre qu’écrire t’aura fait fait du bien, tout comme te lire peut soulager de nombreuses personnes.
Personnellement j’ai eu une adolescence bien sous tous rapports en apparence, mais complètement dépressive dès qu’on grattait un peu le vernis de la première de la classe : des abus physiques et psychologiques pendant mon enfance sur lesquels je ne mettais pas de mots, qui ont fini par m’exploser en pleine face lors d’une première année de fac d’une solitude immense, avec des idées suicidaires tout le temps. Je ne voulais plus vivre. J’étais suivie par une psy mais on ne creusait pas dans la bonne direction et je ne lui en ai jamais parlé.
J’ai fini par passer une nuit à placer un couteau sur mes veines sans jamais trancher, une nuit qui a tout changé puisque j’ai compris que je voulais vivre. Je n’ai pas fait de TS en soi, mais j’étais suicidaire, et maintenant que je me connais mieux, je reconnais les idées noires pour ce qu’elles sont : un signe de dépression. Elles arrivent toujours de temps en temps. Mais je suis mieux accompagnée médicalement parlant. Une amie a fait une TS il y a deux ans, sous l’emprise d’un manipulateur. Le suicide reste un tabou parce que les gens qui n’y pensent pas prennent cela pour de la lâcheté, pour de la paresse, comme si on n’avait pas essayé assez fort d’être en vie. Mais quand la mort devient plus alléchante que la vie, il faut vraiment se poser la question de la vie que mène la personne en question, et trouver comment l’aider à en changer.

le 24/10/2016 à 13h33 | Répondre

Claire (voir son site)

Merci beaucoup pour cet article.
Effectivement, les tentatives de suicide sont des appels au secours qui ne sont pas toujours suffisamment prise au sérieux.
Je suis contente de lire que maintenant tout va bien pour toi et peut être que d’avoir écrit les choses te permettra de tourner la page pour de bon.

le 24/10/2016 à 15h29 | Répondre

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