Bien dans son corps, bien dans sa tête, bien chez soi !

Petit précis de comportements toxiques


Publié le 17 octobre 2016 par Nya

Qu’on soit au travail, dans un couple ou dans une relation amoureuse, on peut toujours tomber sous le coup d’une personne toxique. Ce type de relation n’a rien d’agréable et devrait être coupé court au plus tôt. Mais comment savoir si une personne est toxique ? Après coup, ça semble évident, mais quand on est en plein dans une relation vénéneuse, difficile d’y voir clair.

Reconnaître une relation toxique

Crédits photo (creative commons) : ionasnicolae

J’ai subi des relations abusives, comme tout le monde, mais à l’époque, je n’ai pas mis de mots sur ce que je vivais. L’amie un peu trop regardante, le conjoint un peu trop critique… J’aurais aimé savoir ce qui m’arrivait, tout simplement.

La plupart du temps, une relation toxique est la somme de nombreux comportements décrits ci-dessous. Isolés, ils semblent inoffensifs, mais bout à bout, c’est tout un tissu anxiogène qui est créé. Je ne dis pas qu’il ne faut jamais se chambrer entre amis ou conjoints, qu’il ne faut plus jamais être sarcastique… mais tout le problème réside dans l’accumulation de ces comportements :

  • tu vis dans un sentiment d’angoisse diffus, craignant de dire un mot de trop qui conduirait à l’escalade,
  • tu dois rendre des comptes : où tu étais, pourquoi tu n’es pas venue, pourquoi tu n’as pas répondu à un mail ou à un sms…
  • tu subis des moqueries et des sarcasmes récurrents,
  • tu sais qu’on te ment,
  • tu n’es pas encouragée mais rabaissée,
  • tes réussites sont ignorées,
  • tu n’as jamais la parole,
  • tu subis la jalousie (professionnelle, amoureuse…) de la personne,
  • tu as l’impression d’étouffer,
  • tu subis des infidélités mais toi, tu n’as pas le droit d’aller voir ailleurs,
  • tu n’éprouves pas de manque en l’absence de la personne,
  • tu te demandes sans cesse si tu as fait quelque chose de travers,
  • tu délaisses des passe-temps que tu adorais parce qu’ils gênent la personne,
  • tu délaisses des gens que tu aimais parce qu’ils gênent la personne,
  • tu subis un droit de regard sur ton corps (coupe de cheveux, tatouage) ou ta personnalité (« Sois plus comme ci, plus comme ça… »),
  • tu n’obtiens jamais d’excuses quand tu signales un comportement blessant ou, pire encore, on te reproche ton hypersensibilité ou ton manque d’humour,
  • tu es plus heureuse seule qu’en compagnie de cette personne,
  • tu évites certains sujets de peur de t’attirer des foudres,
  • tu subis des critiques indirectes : par exemple, ton liquide vaisselle ne sent pas bon, tes meubles sont moches…
  • tu n’es jamais assez : assez douée, assez belle, assez mince, assez drôle, assez bonne cuisinière…
  • tu es confrontée à un mur quand tu essaies de résoudre le problème en communiquant,
  • tu es à la merci de l’humeur de cette personne, qu’elle soit colérique ou soupe-au-lait,
  • tu subis du chantage affectif : chantage au suicide, chantage à l’amour, chantage à tout et n’importe quoi…

Les relations saines nous font nous sentir bien, nous placent dans un espace serein, où on se sent accepté. Les relations toxiques sont tout l’inverse : elles détruisent notre confiance en nous.

Ce petit condensé peut aussi te permettre de savoir si tu as toi-même des comportements toxiques, car malgré tout, on a tous des moments de faiblesse. Faire un ou deux faux pas dans cette liste me semble humain, en faire plus me semble abusif. Comme je le disais plus haut, c’est la somme de nombreux comportements (tous liés) qui doivent inciter à tirer la sonnette d’alarme. L’important étant surtout de se rendre compte quand on en demande trop, et de rectifier le tir.

Enfin, rappelle-toi : si tu es dans une relation abusive, ce n’est pas de ta faute. Ce n’est pas que tu n’as pas vu les signes : tu n’étais pas en mesure de les voir, car une relation toxique draine l’énergie et l’estime de soi.

Et toi, tu as déjà subi des comportements toxiques de la part d’une personne proche ? Arrivais-tu à les reconnaître en tant que tels ? Comment t’en es-tu sortie ? Raconte !

Toi aussi, tu as des conseils utiles à partager ? C’est par ici !

Commentaires

26   Commentaires Laisser un commentaire ?

Ars Maëlle (voir son site)

Ma sœur sort d’une relation de plusieurs années avec un narcissique manipulateur, je reconnais de nombreux traits et je vois le sentiment de culpabilité qui l’a habitée alors qu’elle était avec lui (qu’est-ce que j’ai fait de mal, est-ce que c’est de ma faute ?) et aujourd’hui le sentiment de honte de s’être laissée berner (comment j’ai pu accepter ça ? pourquoi je ne suis pas partie avant alors que je n’étais que l’instrument de son narcissisme).
Je ne connais pas bien les autres profils, mais j’ai l’impression que tout ce que tu dis va dans le sens « tu es moins » : moins important, moins digne (d’amour, d’amitié, d’attention, de crédibilité), ton temps et ta parole ont moins de valeur, ton corps aussi parfois, tes goûts, tes sentiments comptent moins… que ceux de l’autre.
Ce que tu dis sur la charge de la faute est hyper important, car c’est bel et bien le principe : au début on ne voit pas la toxicité et on fait tout pour garder la relation, et après on se demande pourquoi on est resté et on a mal et honte. C’est pour ça qu’il faut sensibiliser les gens à ces signes. Je vois que chez les américains, ils sortent plus rapidement le « Red flag » du « psychologic domestic abuse » par exemple, les gens sont plus au courant, il y a des groupes de partage autour de ces expériences. Il y a du chemin à faire ici (mais encore tellement de chemin rien que pour que PLUS PERSONNE ne dise « elle n’avait qu’à partir » au sujet d’une femme battue – en plus des contraintes physiques et financières, il y a les mêmes ressorts de violence psychologique, et bien trop de gens l’ignorent).
Bref, merci pour cet article, c’est aussi très important d’être vigilant quant à son propre comportement.

le 17/10/2016 à 07h40 | Répondre

Nya (voir son site)

C’est exactement ça. Les personnes qui disent « elle n’avait qu’à partir » n’ont de toute évidence jamais été victimes de ce genre de comportement : comment/pourquoi partir quand on ne sait même pas qu’on est manipulé ? J’écoutais des témoignages de femmes battues, menacées d’armes à bout portant… et qui restaient car elles ne se considéraient pas battues. Leur vision de la « femme battue » était tellement différente de ce qu’elles pensaient être qu’elles avaient beau subir des coups, elles se pensaient fortes et avoir le devoir d’aider leur conjoint. Je pense que les mécanismes de violences physiques et psychologiques sont les mêmes.

le 17/10/2016 à 13h14 | Répondre

Virginie

J’ai vu ce type de relation et j’en ai parlé avec la personne victime. Elle a réussi à établir un équilibre au fur et à mesure des années car, en vieillissant, elle s’est affirmée peu à peu. En revanche, vu de l’extérieur et quand c’est un proche, c’est vrai que ça fait mal de voir ça. Dans mon cas, la victime en a pris conscience mais j’ai l’impression que c’est compliqué. J’ai un peu de mal à comprendre car j’ai tendance à hurler/me hérisser dès que je me sens rabaissée/restreinte, etc. En revanche, suite à cette expérience, j’ai lu beaucoup de choses sur les femmes battues, sur le harcèlement moral, je comprends de loin mais surtout je m’interroge : si la victime n’en prend pas conscience, comment l’entourage peut-il l’aider ?

le 17/10/2016 à 09h36 | Répondre

Madame Bisounours

Je comprends ta derniere question ! Il se trouve que j’en ai parlé hier avec plusieurs filles qui ont ve cu ce genre d’histoires. Ce qu’elles m’ont dit fait froid au dos car pour elles, c’est à la victime de décider d’arrêter les frais. Ça peut prendre énormément de temps (jusqu’à 7 ans pour l’une d’entre elles !) mais pour elles c’est le seul moyen de s’en sortir. De se dire qu’on vaut mieux que ça !
Je pense qu’il faut en parler avec la victime, lui montrer qu’elle ne mérite pas ça, mais aussi la laisser aller à son rythme : c’est à dire ne pas la culpabiliser si elle retourne avec son bourreau.
Je ne pense pas avoir la solution parfaite, mais c’est ce qui est ressorti de ma conversation d’hier.

le 17/10/2016 à 09h55 | Répondre

Virginie

C’est ce que je ressors de ma propre expérience mais le chemin me semble tellement long pour la victime ! en même temps, reprendre confiance en soi une fois que l’on est « cassé » ne doit pas être évident du tout.

le 17/10/2016 à 09h58 | Répondre

Madame Bisounours

Je pense que ça doit être bien plus facile de se reconstruire quand on est bien entourée. Les 3 filles avec qui j’ai parlé de cela hier étaient hyper entourées par leurs amis et/ou leurs familles. J’imagine que si l’on a connu que des comportements toxiques voire carrément abusifs dans sa vie (et en particulier dans son enfance) ça doit être bien plus difficile de se sortir de ce genre d’histoires.

le 17/10/2016 à 21h43 | Répondre

Madame Nounours

Tout dépend de la personne mais souvent essayer de convaincre la victime qu’elle se fait bouffer par son conjoint /ami c’est comme parler à un mur malheureusement. L’ami de mon mari on a essayé de lui faire comprendre de manière subtil que sa copine était néfaste pour lui mais on a eu aucun retour de sa part car trop aveugle pour s’en rendre compte

le 17/10/2016 à 13h25 | Répondre

Madame Bisounours

Je comprends la frustration que tu peux ressentir mais il faut quand même soutenir l’ami de ton mari. Sans forcément attendre de lui des miracles pour l’instant surtout si, comme tu le dis dans un autre commentaire, il vient d’avoir un enfant avec elle. Après c’est à vous de voir, il ne faudrait pas que cette amitié vous intoxique vous aussi (Pff ce put**n de cercle vicieux de la toxicité !). Mais laissez lui une porte ouverte le jour où il se sentira prêt.

le 17/10/2016 à 21h48 | Répondre

Madame Nounours

C’est clair et net que nous ne lui fermeront pas les portes si un jour il ouvre les yeux. Il reste et restera un bon ami à mon mari et nous serons là si il a besoin de nous ses amis. Ce qui me désole dans cette histoire c’est que maintenant il y a un enfant dans l’histoire et que lui il va avoir une image du couple faussé et croire que les gens agissent ainsi en amour (elle a voulu un enfant comme un gosse qui fait un gros caprice devant une vitrine de jouets). Bref c’est plus triste qu’autre chose et mon mari qui pourtant est loin d’être critique envers autrui à reconnu que la relation de son ami est très malsaine mais c’est à son ami d’ouvrir les yeux par lui même.

le 17/10/2016 à 22h31 |

Nya (voir son site)

Honnêtement c’est très difficile. Déjà, tant que la victime ne s’est pas rendue compte de ce que se trame, c’est une critique atroce à entendre : ton conjoint/ton amie est manipulatrice, tu te fais berner. On va avoir tendance à minimiser, à dire que tout ça n’est qu’un jeu entre nous, qu’en fait on mène la danse…
Dans certaines relations, des personnes m’ont prévenue des années avant que j’ouvre les yeux. Je haussais les épaules en me disant qu’elles projetaient des choses sur moi. Le degré d’aveuglement est tel qu’il est dur d’ouvrir les yeux de la victime : il faut qu’elle se réveille toute seule et pour ça, que la personne toxique franchisse une limite qui lui est propre…

le 17/10/2016 à 13h09 | Répondre

Madame Bisounours

Nya, tu as parfaitement raison quand tu dis qu’il faut faire attention à nos propres comportements toxiques ! Il se peut que sans le vouloir, à cause d’une autre personne toxique (un conjoint, un collègue, une amie, un parent) on se retrouve à avoir des comportements toxiques. En général quand la relation cesse (ce qui est bien plus compliqué avec un membre de la famille c’est sûre !) les comportements toxiques s’arrêtent aussi.
C’est un peu le cercle vicieux de la toxicité. Il faut savoir reconnaître les premiers signes et s’enfuir ou se ressaisir (si ils viennent de nous). Du coup merci pour ce précis de comportements toxiques.

le 17/10/2016 à 10h02 | Répondre

Nya (voir son site)

Merci. J’ai été moi-même abusive avec une amie au lycée, qui heureusement a coupé les ponts au bout d’un an… Je n’avais pas réalisé à quel point je lui faisais mal en voulant la garder pour moi toute seule. Après avoir été ciblée par des manipulateurs narcissiques toute ma vie, impossible d’écrire ce billet sans mettre en garde. On a beau toutes être des bisounours en théorie, on peut déraper.

le 17/10/2016 à 13h10 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

Je reconnais beaucoup des assertions que tu cites.
Je suis « facile » à berner niveau amitiés. Du coup je me suis par le passé beaucoup retrouvé dans ce schéma. Je pense aujourd’hui avoir réussi à m’en sortir mais pas sans mal.
Je voudrais quand même dire que l’amitié peut aussi n’être toxique qu’en fonction de la victime. Je me rends compte que ce qui était toxique pour moi l’était du fait de ma sensibilité à certaines choses et de mon caractère. Peut être que sans ce rapport de dominant dominé, l’amitié aurait pu être simple et epanouissante.

le 17/10/2016 à 10h02 | Répondre

Lily

Ouhla… Eh ben merci… j’ai mis fin il y a sept ans à mes relations avec ma belle-mère (seconde épouse de mon père)… Et je réalise seulement maintenant, en lisant ton article, qu’il s’agit tout simplement d’une personne toxique !

Je pourrais cocher un certain nombre des comportements cités. Pourtant elle m’a beaucoup apporté… Dans la douleur, le chantage et la violence verbale (je n’en avais pas conscience à l’époque), elle m’a poussé à faire des études que je n’aurais sans doute pas fait de moi-même, puis à trouver le boulot qui va bien… Et après des mois de rabaissement, elle ne s’est en effet même pas particulièrement réjouie quand enfin j’ai trouvé mon job. Ensuite, elle a continué à exercer des pressions sur moi, sur mes choix, ma vie… C’est là que j’ai mis fin à la relation. Avec beaucoup de culpabilité à l’époque, mais aujourd’hui je ne le regrette pas.

Mon papa est actuellement en train de se sortir de ce mariage… Mais mes petits demi-frère et sœur ne sont pas encore sortis d’affaire 🙁

Merci pour cet article éclairant !

le 17/10/2016 à 10h37 | Répondre

Cacy

Je suis d’accord avec les points énoncés. Il y a juste le « tu subis un droit de regard sur ton corps (coupe de cheveux, tatouage) » qui me paraît moins parlant. Je fais des commentaires sur l’apparence de mon chéri et il fait pareil. C’est parce-que l’apparence à un petit impact sur notre couple/désir. Donc je lui ai dit que je ne souhaitais pas qu’il ait de tatouage, que je le préférais avec telle coupe de cheveux… Ce ne sont pas des ordres car c’est son corps mais des commentaires pas toujours agréables.
Je pense que la différence est peut-être que j’accepte ses envies aussi et que nous le faisons avec gentillesse.

le 17/10/2016 à 10h43 | Répondre

Nya (voir son site)

Comme je disais, je pense que répondre à un ou deux points reste dans les limites du supportable, même si je pense qu’il vaut mieux dire quand l’autre met un vêtement qui nous plaît plutôt que critiquer ce qui ne nous plaît pas – mais ceci est un autre débat 🙂
C’est l’accumulation qui rend la relation toxique.

le 17/10/2016 à 15h01 | Répondre

Cacy

T’inquiète on se fait aussi des compliments et bien plus souvent.
Mais on est honnête sur ce qu’on pense l’un de l’autre parce que ca nous parait important.
Le tout je pense c’est la réciprocité et de ne pas blesser l’autre.

le 18/10/2016 à 07h23 | Répondre

Miss Chat

Hum, ma mère. Sur presque tous les points.
A part écarter ces personnes de sa vie, je ne vois pas bien quoi faire d’autre, en fait.

le 17/10/2016 à 12h33 | Répondre

Nya (voir son site)

Je t’envoie plein de câlins Miss Chat. C’est déjà dur quand il s’agit d’une amie ou d’un conjoint, mais quand on touche aux parents… <3

le 17/10/2016 à 15h15 | Répondre

Madame Nounours

L’un des amis de mon mari qui fut aussi son témoin de mariage est actuellement dans une relation de ce type. Sa compagne l’à coupé de ses amis (nous avons très peu de nouvelles de lui alors qu’avant qu’il ne soit avec sa compagne on le voyait très souvent ) et il ne voit que par elle et son enfant qu’il a eu récemment. Je trouve ça très moche qu’elle l’à coupé de tous ses amis mais c’est trop tard maintenant nous savons qu’il est perdu et que nous le verrons plus.

le 17/10/2016 à 13h13 | Répondre

siana

Bonjour,
En lisant ton billet je mets un mot sur ce que j’ai vécu pendant 11ans. Bon, seulement quelques points sur la liste, 12 quand même…Cela va faire plus d’un an que je l’ai quitté…mais j’ai mis le temps. En ce qui me concerne, mon entourage a essayé de me faire réagir, avec douceur. Je ne comprenais pas ou ne voulais pas comprendre. Il a fallu que notre couple touche le fond pour qu’enfin je dise stop. Et j’ai mis des mois avant de pouvoir dire du mal de lui…et à reprendre confiance. D’ailleurs, pour la confiance j’y travaille encore 😉 J’espère juste que cette toxicité ne sera pas transposée sur nos enfants.
A CACY : en effet un droit de regard sur l’autre lorsque c’est léger et que finalement on demande a la personne de rester elle même ne terni pas la relation. La personne toxique va te changer malgré toi, a son bon vouloir. Par exemple, je ne portais plus de jupes, plus de decoltés, cheveux long et foncés, talons pour lui mais qu’en sa compagnie, épilations spécifiques…avec le recul je me rends compte que j’ai tout fait pour lui plaire, mais ce n’était jamais assez…

le 17/10/2016 à 13h21 | Répondre

Cacy

Tu as raison, ce dont je parlais reste superficiel.
Ca arrive une à deux fois par ans, c’est dis sans méchanceté et ca va dans les deux sens.
Et on ne s’est jamais interdit quoi que ce soit (à part les tatouages mais on n’aime pas tous les deux).
Ce sont plus des envies exprimées et l’autre est libre de faire ce qu’il veut. Mais souvent on cherche à se plaire mutuellement.

le 18/10/2016 à 07h26 | Répondre

pitch

Malheureusement cela confirme ce que je pensais depuis longtemps sur ma mère … ma maman bah c’est ma maman, et aussi toxique qu’elle soit je l’aime et je ne veux pas la sortir de ma vie. Pour que notre relation reste au beau fixe j’ai fait le choix il y a longtemps de partir vivre loin, on reste en contact régulièrement au téléphone et je la vois environ un weekend tous les 2-3 mois. Et au final cela ma convient car elle arrive à mettre de l’eau dans son vin pour les courts moments que l’on passe ensemble, et de mon côté j’ai aussi appros à me forger une carapace pour que ce que j’appelle désormais ses ‘maladresses’ ne m’atteignent plus. Malheureusement mes frères et soeurs n’ont pas cette chance…

le 17/10/2016 à 13h58 | Répondre

Juliette (voir son site)

Merci pour cet article qui me permets de confirmer ce que je savais déjà au sujet d’une ancienne relation amicale.
Nous étions très proche, tellement que je lui avais demandé d’être témoin lors de mon mariage. Mais plus çà allait plus notre amitié m’étouffait. Je pesais chacun de mes mots pour éviter qu’elle ne crise, je devais me justifier chaque fois que je manquais l’un de ses appels (et gare à moi si j’avais le malheur de ne pas passer minimum 1h au téléphone quotidiennement avec elle!), elle tentait de me décourager dans mes projets, elle me reprochait mon « hypersensibilité » chaque fois que je lui faisais part de ma douleur lorsqu’elle critiquait mes vêtements (trop abîmés!) ou mon alimentation trop riche (t’es assez grosse comme çà).
J’étouffais clairement, mais chaque fois que mes amis osaient la critiquer et me suggérer de prendre mes distances avec elle, je la défendais bec et ongles!
Jusqu’au jour où… elle m’a fait la remarque de trop sur ma vie. Pas la plus méchante qu’elle ai pu me faire (« de toute façon, avec un rien tu es débordée! » alors que je lui expliquais qu’étant au travail, je ne pouvais plus poursuivre notre conversation sms qui durait déjà depuis 1h30…).
Ça a été le déclic. J’ai pris une semaine pour bien réfléchir, puis j’ai fini par lui envoyer un mail pour lui lister tout ce qui me blessait chez elle, qui me poussait donc à prendre mes distances avec elle, et surtout que je ne souhaitais plus qu’elle soit mon témoin de mariage (ce qui ne changeait pas grand chose vu son absence d’implication totale. Jalousie??).
Suite à mon mail j’ai reçu une tonne d’appels de sa part auquel je n’ai pas répondu. Elle a fini par m’envoyer un mail. Loin de me présenter ses excuses, son mail dégoulinait de haine, tentant de me culpabiliser et me faire sentir une moins que rien. Je n’y ai jamais répondu.
Depuis je me sens nettement mieux, tous mes amis m’ont avoué qu’ils voyaient que cette relation était toxique mais que je n’étais pas en état de m’en rendre compte.
Aujourd’hui je crois n’avoir jamais été aussi heureuse dans ma vie, je savoure chacune de mes amitiés, je réalise combien ma vie est saine aujourd’hui et combien je respire!
Merci pour encore pour ton article!

le 17/10/2016 à 15h43 | Répondre

Magali

Bonsoir à tous (toutes ?)
Je vais mettre les pieds dans le plat… et vous allez hurler, mais je voudrais partager mon point de vue (qui n’a rien d’une vérité absolue, c’est simplement mon sentiment sur la question)

Tout d’abord je voulais réagir au commentaire de Lily sur sa belle-mère, je trouve qu’il faut faire attention avant de catégoriser qqn en « personne toxique »… Comme l’a très bien fait remarquer Nya, nous pouvons tous avoir un comportement toxique envers une personne, cela ne signifie pas que nous sommes intrinsèquement toxiques… (Simplement pour faire la différence entre « personne toxique » et « relation toxique »)

D’autre part, et c’est le point que je souhaitais aborder, je fais partie des gens qui ne comprennent pas pourquoi une personne mal à l’aise en couple, en amitié, continue d’entretenir une relation.
Je dis « entretenir une relation » car il faut être deux pour une relation et je pense que si une relation toxique est possible, c’est parce que la victime l’accepte. Très probablement parce qu’elle n’a pas conscience d’être une victime, ce qui a été très bien décrit dans les premiers commentaires (aveuglement…)

Dans ce cas, ne faudrait-il pas éduquer les personnes ? Les sensibiliser ? Bien sûr, je ne vais pas refaire le monde ici…
Mais on peut imaginer une éducation à la gentillesse, à la bienveillance et à l’estime de soi de la même manière que l’on nous apprend la propreté ou la politesse… On peut imaginer une éducation aux dangers des relations toxiques comme on nous informe sur les dangers de rapports sexuels non protégés…
Pourquoi certains d’entre nous sont-ils mieux armés contre ces relations toxiques et repèrent plus vite ces signes ? Je ne pense pas que ce soit une histoire de prédisposition mais plus probablement une question de connaissance de ces signes et d’estime de soi également…

le 18/10/2016 à 18h33 | Répondre

siana

Oui je suis complètement d’accord avec toi…D’ailleurs, avant de voir cette liste je n’avais pas vraiment réalisé…Je pense que, bien que ca n’allait pas je restais aveugle, je ne voulais pas abandonner et tout faire pour que notre couple fonctionne. Maintenant je garde cette liste en tete 😉 c’est déjà un bon début pour m’éduquer…

le 18/10/2016 à 21h38 | Répondre

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