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Quelques clichés sur la vie étudiante qui ne reflètent pas la réalité


Publié le 4 novembre 2014 par Madame Douceur

Aujourd’hui, je vais te parler d’un sujet qui me tient particulièrement à cœur, car il s’agit de mon quotidien depuis plus de cinq ans : la vie étudiante. Je vais tenter de classer quelques clichés que j’entends encore (trop) souvent.

« Oh bah ça va, être à la fac, c’est tranquille ! »

FAUX. Quand tu es étudiant et que tu souhaite réussir un minimum, tu dois travailler. Tout le temps. Parce que la journée, tu as cours, et le soir, tu fais tes devoirs et tes fiches. Tu lis des bouquins conseillés parce que le prof de psycho t’a dit que ta vie ne sert à rien si tu n’as pas lu CE livre. Et le weekend, c’est la même chose. Bien sûr, tu as une vie quand même, en-dehors du boulot. Mais personnellement, j’ai toujours une petite voix qui me rappelle tout ce que j’ai à faire…

étudiant

Crédits photo (creative commons) : audio luci store

« De toute façon, les étudiants, ça fait tout le temps la fête ! »

Certains oui, je ne vais pas le nier. Mais pas tous. Si tu fais partie de la même catégorie de gens que moi, et que tu n’as pas beaucoup d’amis, tu passeras de longues soirées en solitaire. Car la fac, c’est comme le lycée, mais en pire. De petits clans se forment très vite, et si tu as le malheur d’être un peu timide, tu risques de trouver l’année longue.

L’année dernière, je suis arrivée en troisième année de licence, je ne connaissais personne et je n’ai pas réussi à m’intégrer. Tu comprendras aisément que l’année m’a parue interminable. Ça m’arrivait de ne parler à personne de la journée. Je crois qu’une des grandes solitudes de la vie est d’être seul, entouré par une foule de gens qui rient. Cette année, j’ai changé d’université, de niveau. Je me sens beaucoup mieux dans ma classe. Et ô joie, je parle à des gens. Ça fait du bien.

Donc non, ce n’est pas parce que tu es à la fac que tu sors tous les soirs.

« Tu es en vacances la moitié de l’année ! »

Encore une fois, ce n’est pas parce que tu es en vacances régulièrement que tu te reposes. Notamment à cause des révisions, mais pas que. Bien sûr, tu révises pour tes partiels qui tombent toujours APRÈS les vacances. Parce que bon, c’est pas drôle sinon.

Je connais aussi bon nombre d’étudiants qui travaillent pendant les vacances scolaires pour payer leur loyer, ou pour se faire tout simplement un peu d’argent. Il est rare qu’ils aient le choix. Du coup, ils doivent enchaîner cours et révisions, ce qui n’est pas évident, crois-moi !

« La fac c’est cool, tu apprends plein de choses, c’est pas stressant ! »

C’est vrai que pour ça, la fac, c’est vraiment génial, tu enrichis ta culture personnelle. L’offre de formation actuelle permet de s’intéresser à énormément de domaines différents.

Même si ce qu’on fait nous plaît, c’est aussi énormément stressant. Pour moi en tout cas. J’ai l’impression de jouer ma vie et mon avenir sur chaque copie que je rends. Et c’est un peu le cas. Par exemple, dans ma formation, si j’ai en dessous de 7 de moyenne à une matière, je risque de ne pas avoir mon année, car la compensation des notes s’annule, ce qui oblige à passer par le rattrapage. Et on peut avoir des matières auxquelles on est peu prédisposé, comme c’est mon cas en mathématiques. Je ne te cache pas que j’appréhende tous mes devoirs de maths, car ce serait cette matière qui pourrait me faire tout perdre.

J’espère qu’à travers de ce petit témoignage, tu comprendras que la fac c’est top… Mais que, pour autant, ce n’est pas toujours simple, et que ça peut aussi être très stressant au quotidien !

Et pour toi, à quoi ressemble (ressemblait) ton quotidien d’étudiante ? Tu t’amusais beaucoup, ou tu étais très bosseuse ? Ces clichés t’agacent ? Viens en discuter !

Toi aussi, tu veux témoigner ? C’est par ici !

Commentaires

12   Commentaires Laisser un commentaire ?

Mlle Pas Rond

Coucou Madame Douceur,

Tout à fait d’accord avec ton article.
Voici comment j’ai vécu mes années étudiantes.
Mes 2 premières années était en IUT, du coup « petite » promo, et bonne ambiance. Mais tous les jours révisions jusque minuit minimum. Même si certes, de temps en temps, nous décompressions en soirée. Et effectivement, travailler en période de vacances scolaire n’était pas une option pour moi. J’en profite pour remercier les bourses étudiantes et le système français (qui reste un des moins onéreux pour les études supérieures), sans lesquelles je n’aurai jamais pu faire d’études supérieures.
Puis j’ai fait une année de fac, l’horreur absolue : une fille m’a littéralement rejeté lorsque je lui ai appris que non mon papa n’ai pas médecin mais ouvrier. J’ai halluciné, je ne pensais pas que des jeunes de 20 ans à peine pouvaient vraiment réagir comme ça. Cette année à été très longue notamment car moi aussi j’ai eu du mal à m’intégrer.
Et ensuite 2 ans en alternance : là, j’ai vraiment eu l’impression de jouer mon avenir à chaque examens, à chaque bilans sur mes missions en entreprise. Mais j’ai aussi trouvé qu’en terme d’étude, c’est deux années m’ont été les plus formatrices et celles qui me laissent le meilleurs souvenir.

Et toi, tu arrives à assumer tes études et ta maternité (et la préparation de ton mariage) ! Je t’admire Mme Douceur. Et te souhaite de belles réussites.

le 04/11/2014 à 09h34 | Répondre

Sophie

Bonjour Madame Douceur,

Mon aventure d’étudiante a été quelque peu différente… Peut-être proche des clichés? En tout cas, je ne regrette rien!
La fac c’est tranquille? J’avais un emploi du temps très lourd qui changé chaque semaine alors oui certaines semaines, j’avais 4h de cours mais c’était très rare, j’avais régulièrement des journées 8h – 19h avec cours le samedi matin: donc plutôt lourd mais nous permettant d’avoir 2 ans de stage en 5 ans. Ayant des facilités, j’avoue, je ne bossais jamais le soir et les weekend sauf en cas de devoir ou examen. La semaine avant les partiels, c’était du 8h-22h30 de révision.

J’ai fait tout le temps la fête? Oui… Mes meilleures années… Je suis tombée dans une école avec des promo d’environ 150. On se parlait tous, on avait beaucoup de travaux de groupe donc ça aidait… Des fêtes toutes les semaines, parfois plusieurs soirs par semaine… J’ai rencontré mon mari pour la première fois à mon intégration, je dois avouer que ce n’est pas la meilleure image qu’il ait de moi ^^ Nostalgie… Bref, j’ai fait des rencontres extraordinaires et 3 ans après, on est presque encore tous là à se soutenir aux 4 coins de la France.

En vacances la moitié de l’année? Ca non pas du tout… Oui en première année, j’avais toutes les vacances scolaires… Mais ensuite, on nous les a toutes enlevées au fur et à mesure… On a fini par enchainer les 2 années de master avec juste une semaine à noël et sans vacances d’été…

Pas stressant la fac? Oui il y a eu du stress… Mais du bon stress, du stress différent du boulot… J’ai eu la chance de tomber sur une super promo, on se serrait tous les coudes et on se relevait!! On était très solidaires donc le stress passe plus vite…

J’ai adoré la fac… Je ne serais pas capable d’y retourné mais qu’est ce qu’on aime y repenser lors de nos soirées de diplômés… Maintenant c’est les mariages et les bébés mais cette histoire commune, c’est notre trésor 🙂

le 04/11/2014 à 10h22 | Répondre

MlleMora

Oui Madame Douceur : bravo pour la poursuite de tes études avec un bébé !
Mon souvenir de la fac, c’est que tout le monde te dit que tu glandes, mais personne ne voit que c’est stressant car tu dois bosser dur pour avoir les bonnes notes et passer l’année supérieure… Perso, j’ai fait le minimum, mais si j’avais vraiment fait tout ce qu’on me disait, oui, ça prend du temps.
Je te rejoins sur ce sentiment de solitude dans une foule. Les clans se forment très vite et si tu as loupé le départ, c’est dur de rattraper. Et comme au fur et à mesure les gens arrêtent, tu peux te retrouver seule à la fin !
C’est enrichissant parce que tu apprends plein de choses et de façon de penser, c’est sûr.
Mais j’ai préféré mes années en alternance où les étudiants étaient plus encrés dans la « réalité » et comprenaient mieux qu’il faut boucler la fin du mois (à la fac, j’étais pas mal entourée de fils/filles à papa qui ne comprenaient pas que je cherche du boulot l’été et que je bosse le soir pour financer mes dépenses…)
Je n’ai gardé quasiment aucun contact avec les gens de la fac… c’était trop l’usine pour ma part !

le 04/11/2014 à 11h35 | Répondre

Croco

Je pense que si beaucoup de gens donnent l’impression d’avoir de tels clichés sur les étudiants (et pas que ceux en fac), c’est surtout qu’une fois dans le monde du travail, la majorité ne garde que les bons souvenirs de leurs années étudiantes.
Je sais que tout n’était pas rose tous les jours quand j’étais en école, que j’ai parfois galéré (alors que j’avais plutôt des facilités, et pas d’obligation de travailler pour payer mes études), mais je me souviens surtout de la chance que j’ai eu de pouvoir faire de la voile en sport universitaire (pour 85€ l’année alors qu’on pouvait sortir jusqu’à 3 fois par semaine !) ; des supers diners maison (entrée-plat-dessert sans produit pré-cuisiné) qu’on organisait à tour de rôle avec des copains de l’aumônerie étudiante, souvent suivi d’interminables parties de cartes ou autre jeu de société, et parfois d’une ballade au bord de la mer ; des copains belges et mexicains qui m’ont entrainés dans des soirées salsas… Je crois que comme moi, beaucoup sont un peu nostalgique, même si leur vie actuelle leur plait aussi !

le 04/11/2014 à 13h31 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

Merci pour cet article. Ça fait un petit moment maintenant que j’ai quitté la fac mais j’ai entendu et j’entends encore ces remarques tellement de fois, que j’y ai une tolérance nulle.
Oui j’ai fait 8 année de fac (pour zéro reconnaissance de mon doctorat au final) et non je n’ai pas glandé et fait la fête tous les jeudi soirs. Je n’ai du de vacances d’été que ma première année. Après je travaillais pour payer l’année suivante.
J’ai mérité mes diplômes car j’ai bossé pour. Et honnêtement la fac ça demande une grande motivation car tu es autonome sur tout ! Donc respect !!! 😉

le 04/11/2014 à 14h07 | Répondre

Madame Médicis

Oh que oui ils m’agacent ces clichés ! Les fêtards font partie de ceux qui ne réussissent pas ! C’est aussi simple que ça.

Combien de fois j’ai entendu « je vais aller à la fac, ça va être pépère »! Oui sauf que ce n’est pas « pépère » ! A l’université, on est livré à nous-même, si on a besoin d’être encadré, il ne faut surtout pas y aller !
D’ailleurs le nombre d’étudiants abandonnant au cours du premier semestre est hallucinant.
Personne ne va être derrière pour nous motiver. Il faut savoir s’organiser, être autonome et rigoureux, en clair être adulte ! Et ça, à 18 ans à peine, ce n’est pas donné à tout le monde.

J’ai fait du droit et il y a quantité de choses à apprendre donc non les filières que l’on trouve à l’université ne sont pas des filières faciles.

De plus les juristes n’ont pas les vacances de la Toussaint, on a Noël et Pâques, point à la ligne. Donc ça n’a pas été des années faciles.

le 04/11/2014 à 14h49 | Répondre

sarah

je pense que ca dépend aussi beaucoup des filières. En biologie j’avais 35h de cours par semaines + les examens à rendre et les comptes rendus de TP… alors que mon mari en fac d’histoire avait 18h… il a fait la fête toute l’année et il n’allait pas en cours et il a eu ses exams… tout dépend des gens, de leur faculté d’adaptation, de la filière mais je ne pense pas qu’on puisse généraliser.

le 04/11/2014 à 15h22 | Répondre

sarah

La fac … personnellement les 3 premières années a bachoter j’ai détesté. J’étais loin de ma famille, de mes mais, ne rentrait que très rarement car non à la fac on n’est pas tout le temps en vacances (je n’avais même pas 5 semaines de vacances par an puisque je devais faire des stages …) Les années de masters ont été bien plus enrichissantes puisque déjà les étudiants sont plus intéressants 🙂 et il y a des stages qui rendent les études plus intéressantes aussi. Je n’ai jamais été une grande fètarde donc pour moi aussi c’était difficile de me faire des amis, mais au final je me disais que ce n’est qu’un passage, que des amis j’en avais d’autres et qu’il fallait que je prenne mon mal en patience… et ma patience a payé 🙂 Courage !

le 04/11/2014 à 15h16 | Répondre

Marylin (voir son site)

Hahahahaaa, exactement !
Je suis bien d’accord avec toi !
En même temps, c’était un peu vrai pour la 1ère année de fac. Les années d’après, en revanche, ce n’était plus du tout ça…
Enfin bref, je compatis.
Je crois que ça dépend aussi de la filière suivie, mais globalement, c’est beaucoup de travail et de rigueur personnelle, j’ai trouvé.
Bon courage et bonne continuation en tout cas !

le 04/11/2014 à 18h49 | Répondre

Inno

Ha la fac ! J’en ai fait 3 différentes. J’ai commencé par une licence d’espagnol, où certes, je n’avais que 20h de cours par semaine, peu de devoirs à rendre et je m’ennuyais. Pas de fête par contre, il n’y avait rien d’organiser dans cette fac et j’y ai rencontré peu de monde.
Puis j’ai fais 2 facs de psychologie différentes, dont une avec BDE (mais très loin d’organiser des fiesta tous les week end) ça animait la fac et permettait de rencontrer plus de monde, j’ai beaucoup apprécié cette fac. A partir de la 3è année, le boulot s’est intensifié et après, entre les cours, les stages, les devoirs en groupe, les mémoires, c’était vraiment beaucoup de travail.
On oublie aussi que beaucoup d’étudiantes travaillent pendant l’année scolaire : le mercredi après midi, le soir, le week end, pour se payer leurs études. Un autre certain nombre (ça a été mon cas), doivent partir loin de chez leur parent pour leurs études et vivent de très peu de moyens donc les années étudiantes, c’est souvent aussi beaucoup de pâtes mangées, des difficultés pour finir les mois etc. C’est loin d’être aussi rose qu’on le pense.
Et enfin, effectivement, on nous en demande peut être pas tant que ça (et encore, ça dépend des années et des filières) mais si on se prend pas en main tout seul, on ne réussit pas.

le 05/11/2014 à 23h23 | Répondre

Marie-Lou

je suis étudiante et maman…Mon ami l’était aussi autant dire que parfois je me levais le matin pour aller faire ménage et courait , sautait dans le bus 3/4 heures plus tard pour arriver à la fac en 45 minutes: j’avais même pas le temps de me laver ! * ouai beuuurk* . Et les premières années ou je n’étais pas maman, je bossais le week end.
Je faisais la fiesta avec mes amis, je dormais une heure-ou pas et je repartais aussitôt bosser samedi ET dimanche matin.

A présent avec le petitmonstre c’est dur, et cette année je me consacre à lui en prenant des cours par correspondance…papa travaille 39heures . C’est dur, mais il faut bien vivre et s’occuper de notre famille!

A bas les clichés! Et je suis tombée sur des profs tellement gentils et compatissant…

le 07/11/2014 à 14h20 | Répondre

Madame Ananas (voir son site)

Tout pareil! J’ai vecu la meme chose pendant mes 2 ans de fac!

J’etais en biologie donc en plus tu oublies les 18h de cours par semaine moi cétait 33 avec les travaux pratique (j’adooore passer 3h a decouper des bouts de feuilles ou etudier des caillasses à la loupe). Plus comme tu dis les revisions le soir, l’approfondissement (parce que t’as rien compris au cours de chimie organique du matin)…. Et pour l’integration tout pareil… surtout qu’on était 800 par amphi alors d’un coup tu te sens fourmi au milieu de la foule!
Et j’avais fini par développer la capacité de me discuter à moi meme ou à mon cactus le soir…

A+
Karine

le 16/11/2014 à 05h38 | Répondre

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