Bien dans son corps, bien dans sa tête, bien chez soi !

Mon interprétation du principe 90/10


Publié le 2 avril 2019 par Madame Parenthèses

J’ai tendance à me mettre en colère facilement. Surtout contre les objets qui ne fonctionnent pas comme ils devraient (ça ne te met pas hors de toi, ce bouton tactile qui ne s’allume pas alors que tu appuies dessus bien comme il faut ?). Et après, je reste en colère pendant quelques minutes, voire plus longtemps si quelqu’un (au hasard, mon mari) m’a fait une remarque.

Et un jour, mon mari (qui a quand même de supers idées) est rentré du boulot en ayant entendu parler du 90/10. De quoi s’agit-il ? C’est un principe, apparemment théorisé par Stephen Covey (selon ce site, tu m’excuseras de ne pas avoir appronfondi, mais ce n’est pas ça qui m’intéresse ici), selon lequel 90% des événements qui surviennent dans nos vies découlent de nos réactions, les 10% restants étant imprévisibles ou ne dépendant pas de nous.

En clair, nous ne subissons que 10% de notre vie seulement, les 90% restant dépendent de ce que nous décidons d’en faire ! De nos réactions découlent les évènements qui feront que nous allons passer un bon ou un mauvais moment. Un exemple récurent pour illustrer cette règle consiste à décrire une matinée banale, dans laquelle survient un évènement légèrement négatif (une tasse de café renversé sur soi par quelqu’un d’autre). Selon la réaction du protagoniste, il passera une bonne ou une mauvaise journée. Soit il s’énerve, sans parvenir à se calmer, et il accumule les évènements négatifs (mettre en retard les autres, oublier un document important), soit il considère que ce qui est arrivé n’est pas grave, et continue sa journée comme si rien ne s’était produit.

Crédit photo (Creative Commons) : AbsolutVision

A partir de ce moment, nous avons prêté davantage attention à certaines petites actions du quotidien , afin de voir s’il nous était possible de mettre en oeuvre cette règle. La phrase « 90/10, mon amour » est devenue un leitmotiv durant quelques semaines (et elle était bien plus souvent prononcée par mon mari que par moi, je l’avoue humblement). Et cela m’a fait réaliser que je pouvais évacuer beaucoup de négatif dans mes journées, juste en arrêtant de maugréer contre un stylo tombé par terre ou un ordinateur un peu lent.

Depuis, je me mets beaucoup moins souvent en colère ! J’avoue que c’est plus difficile quand je suis très fatiguée (coucou les 24h de vol pour aller en Nouvelle-Zélande). Mais quand je flanche, j’ai toujours cette petite voix qui me demande si je veux vraiment me mettre dans cet état à cause de ça. J’ai compris que je suis responsable de mon humeur, et qu’il n’appartient qu’à moi d’agir de façon négative ou positive face à un événement. Maintenant que j’y repense, cela a sans doute contribué à ce que je sois zen durant mes préparatifs de mariage et le jour de mes noces (même après avoir tâché ma robe avec du jus d’orange). Je te recommande donc vivement d’essayer de t’y mettre, surtout si beaucoup de choses t’agacent (comme moi) !

Voici quelques conseils pour réussir à mettre en pratique ce principe de vie (comme ça, je pourrais les relire de temps en temps moi aussi…) .

  • Se faire aider par un entourage bienveillant, qui te rappellera cette règle lorsque quelque chose te met de mauvaise humeur, plutôt que de ronchonner à son tour ou te faire une remarque acide (« Tiens, je croyais que tu avais décidé d’appliquer le 90/10 ? Dis donc, ça n’a pas l’air de bien marcher… » : si c’est pour dire ça, ce n’est pas la peine !)
  • Prendre le temps de conscientiser ta réaction au lieu de démarrer au quart de tour (tourner 7 fois sa langue dans sa bouche avant de répondre à quelqu’un, respirer un bout coup avant de s’énerver pour un verre cassé, etc.)
  • Se répéter « ce n’est pas grave » dès qu’une petite contrariété survient, parce qu’effectivement, ce n’est PAS grave (définition de grave : susceptible de suites fâcheuses, dangereuses) et il vaut mieux garder ton énergie pour gérer les vraies choses graves
  • Etre fière de tes progrès ! Repense de temps à autre à la façon dont tu aurais réagi il y a quelques mois face au souci que tu rencontres, et mesure le peu d’effort que cela te demande maintenant pour le considérer comme quantité négligeable dans ta journée : tu es sur la bonne voie !

J’espère que cet article pourra t’être utile, comme cette découverte grâce à mon mari l’a été pour moi !

Avais-tu déjà entendu parlé du principe 90/10 ? Le mets-tu souvent en pratique ? Toi aussi, ça t’agace, les machines qui ne fonctionnent pas ou les objets qui tombent ? Partage ton expérience avec nous !

Commentaires

12   Commentaires Laisser un commentaire ?

Virg

Ok mais comment on fait pour ne pas s’enerver contre le fameux bouton tactile/PC/tablette, etc. Qui ne veut rien entendre mais qui fonctionne parfaitement avec ton mari ? J’en suis venue à me demander si je n’envoie pas des mauvaises ondes à l’électronique !🤔🙃
Mais je plussoie le relativisme et le « souuuuufffle un bon coup », c’est vrai qu’un coup de gu… de bon matin n’est pas bon pour le reste de la journée 👌 ma fille m’aide beaucoup puisque, pour ses 18 mois et en préparation du « terrible two », nous lui avons acheté des livres sur les émotions, avec quelques conseils de sophrologie. À force de lui dire « souffle, retiens ta respiration, roule trois fois des épaules, souuuuuuffffle un grand coup », inconsciemment je l’ai aussi enregistré 😁

le 02/04/2019 à 08h50 | Répondre

Madame Parenthèses

Oui, c’est injuste, hein ?! Toi, tu appuies et ça ne marche pas, lui appuie, et paf (ça fait des Chocapic ! ah, non) ! Il y a de quoi devenir chèvre ^^

Ah oui, la respiration, ça m’aide beaucoup dans ces cas-là aussi ! Très intéressant qu’il existe des livres sur le sujet pour les tout-petits, je retiens !

le 02/04/2019 à 12h31 | Répondre

Croco

Je sais que ce n’est pas le sujet de ce blog, mais je suis intéressée par les livres que tu utilises avec ta fille. Depuis ce week-end j’essaie de me mettre à la méditation avec mon fils de 3 ans et demi (4 min, ça me convient parfaitement comme format, mais pour le moment c’est encore très compliqué pour lui, on verra s’il fini par accrocher ou si je laisse tomber au bout d’une semaine).

le 02/04/2019 à 13h06 | Répondre

Virg

Pas de souci, c’est la série « les émotions de Gaston » la licorne dont la crinière change de couleur selon l’humeur 😉 Après, ce sont des livres très courts, une histoire relate une situation que traverse Gaston, ce qu’il ressent et suggère d’essayer telle respiration pour la gérer (sophrologie). J’ai acheté ces livres sans trop y croire car la mienne n’a même pas 2 ans mais franchement elle adore. J’ai déjà la colère et la tristesse, je crois qu’il y a la peur aussi. A voir si c’est adapté à un enfant plus âgé. Ce que je constate c’est que, même si elle ne comprend pas tout, lorsqu’elle se met en colère et que je lui dis « souffle » elle le fait et ça l’aide pas mal. Du coup, ça rentre quand même les petites astuces.

le 02/04/2019 à 14h53 | Répondre

Emilia

Merci beaucoup pour cet article, j’aime beaucoup cette façon de voir les choses!
Ca rejoint une citation que j’aime bien (et que j’ai d’ailleurs affichée dans mon bureau pour y penser au travail!): « Le pessimisme est d’humeur, l’optimisme est de volonté » !
Je te souhaite donc une belle journée, pleine d’optimisme et de relativisation 🙂

le 02/04/2019 à 09h05 | Répondre

Madame Parenthèses

J’aime beaucoup cette citation !! Je te souhaite également une belle journée, jamais gâchée par une contrariété 🙂

le 03/04/2019 à 12h25 | Répondre

Nala

Oh ! super article Mme Parenthèses 🙂 Je ne connaissais pas le nom de ce principe, le 90/10, que je pratique pourtant régulièrement… et je ferai lire ta chronique à l’Amoureux qui réagit souvent vivement à certaines situations qui ne sont pourtant pas si graves que cela. Je lui répète le mantra « calme-toi mon Amour, ce n’est pas grave » mais il est très impulsif de nature donc bon… ça ne fonctionne pas toujours 😉

Je reviens toutefois sur l’exemple de la tasse de café renversée. Personnellement si un événement négatif survient dès le matin dans mon quotidien, je g***** un bon coup… un peu comme les pleurs de décharge d’un bébé en soirée ! ^^ Le soufflé retombe aussi vite que mon énervement était monté, ensuite ma journée se déroule beaucoup mieux et je relativise plus facilement le potentiel négatif qui pourrait suivre 🙂 Certaines personnes ont besoin d’extérioriser leurs émotions pour mieux les appréhender…

le 02/04/2019 à 10h19 | Répondre

Madame Parenthèses

Merci beaucoup Nala !

C’est vrai que je n’ai pas pensé à ce côté d’exprimer pour passer ensuite à autre chose ! Pour moi, quand je râle à propos d’un truc renversé, d’un appareil qui ne marche pas, le souci c’est que g***** ne me fait pas redescendre en pression en fait ! Ca a tendance à m’énerver encore plus ^^

le 02/04/2019 à 12h34 | Répondre

Pippa (voir son site)

Merci pour ce bel article qui me parle énormément et peut vraiment aider ! <3

le 02/04/2019 à 12h58 | Répondre

Madame Parenthèses

C’est très gentil, merci beaucoup ! Ravie si ça peut être utile 🙂

le 03/04/2019 à 12h25 | Répondre

Merle

Ah je l’appelai la règle du « je m’en foutisme » ou « je peux rien y faire tant pis » 😀 la tasse à café est tombée bon c’est con mais là j’ai rien pour me changer donc j’essuie et tant pis j’aurai une tâche sur mon pull tout la journée. Je peux rien y faire donc je ne gâche pas d’énergie à m’en préoccuper. Ça m’a sacrement amélioré la vie de décider que ça ne servait à rien de ressasser des choses sur lesquels je n’ai pas d’emprise.

le 03/04/2019 à 07h15 | Répondre

Madame Parenthèses

Haha, oui, ce nom marche aussi ! Mais c’est plus classe de dire « J’applique la règle du 90/10 » en société :p
C’est vrai que c’est un gâchis d’énergie de s’énerver pour une chose passée sur laquelle tu n’as plus le pouvoir d’influer… Mais ça m’a pris beaucoup de temps pour le comprendre ! ^^’

le 03/04/2019 à 12h30 | Répondre

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