Bien dans son corps, bien dans sa tête, bien chez soi !

Je ne veux plus d’animal de compagnie


Publié le 5 février 2018 par Doupiou

Je n’en veux plus parce que j’en ai déjà eu un. Enfin plusieurs en fait ! Pas en tous en même temps bien sûr ! Mais ma décision est prise, jusqu’à ce que mes enfants me harcèlent pour un hamster ou un poisson rouge : pas d’animaux à la maison !

Ne t’y méprends pas hein ! J’adore les animaux ! Mais vraiment. Quand j’étais petite, je voulais devenir vétérinaire et j’ai été cavalière pendant une bonne quinzaine d’année. Quand je vois un chat chez quelqu’un je ne peux pas m’empêcher d’aller lui faire des gratouilles et j’ai souvent un bon « feeling » avec les animaux : comme ce chien de garde d’un client à mon mari qui est venu se blottir contre moi et mettre sa truffe dans ma main alors qu’il déteste les étrangers et a la morsure facile…

Alors pourquoi je n’en veux pas chez moi ? Explications (purement personnelles ) :

La peur de l’attachement

Je me rappelle encore de cette douleur quand mon premier animal de compagnie, un joli canari est mort. Je l’aimais tellement ! J’étais petite et mes parents m’avaient caché sa mort, le lendemain de notre départ en vacances, pour ne pas que je pleure pendant les quinze jours. Cela m’a fait un choc terrible. Comment celui à qui je confiais tout avait pu partir ? C’est très extrême comme raisonnement mais à dix ans, on n’est pas très mesurés…

Idem pour mon premier chat. Après des semaines de souffrance à cause d’un cancer du pancréas et des jours et nuits à la clinique vétérinaire où mes émotions faisaient les montagnes russes proportionnellement à son état, mes parents ont décidé de le faire piquer après avoir entendu ses hurlements ininterrompus de douleur de l’autre côté du téléphone. J’en ai tellement pleuré, j’étais inconsolable. Bien qu’un peu plus grande, j’ai aussi pu mesurer un aspect qui m’échappait jusque-là : l’argent (je t’en reparle après).

Bien des années après, lorsque Mari Barbu et moi avons décidé d’habiter ensemble, je me sentais bien seule dans ce nouveau chez-nous. Nous avons donc adopté un petit chaton complètement craquant et foufou. Il était parfait ! Jusqu’au jour ou mon c#*!? »d de voisin l’a empoisonné et a déposé son petit corps tout froid (il avait huit mois) devant chez nous, la bouche encore couverte de mousse. Là encore, une douleur incroyable. Il faut dire que la perte de mon chaton était très violente aussi… Mais c’était affreux cette sensation de l’entendre miauler plusieurs jours après sa mort.

Du coup je ne suis absolument pas prête à revivre cela car je m’attache énormément aux animaux.

L’aspect financier

C’est un peu brut de dire ça mais un animal ça coûte cher : vaccins, vermifuges, stérilisation, nourriture…

Comme je te le disais plus haut, lorsque mon chat a été hospitalisé, mes parents ont dépensé 1 500€ pour les frais et encore les vétérinaires leurs ont fait « cadeau » de l’euthanasie…

J’ai une amie qui a dépensé plus de 8 000€ pour essayer de sauver son pauvre persan avec une tumeur au rein… Et honnêtement ça me parait complètement fou ! D’une part parce que si j’étais dans son cas et que j’aimais mon animal, j’aurais été capable de dépenser autant ; d’autre part parce que d’un point de vue extérieur ça me parait vraiment exagéré !

Mes parents et mes deux sœurs ont chacun des chats de race et je bondis quand je vois les croquettes « spéciales » qu’ils doivent acheter, mon porte-monnaie de maman fait la conversion en « paquets de couches »!

Alors oui je sais qu’on est pas obligé de passer un demi-SMIC par mois dans des affaires pour les animaux mais ça me paraît être des dépenses complètement accessoires voir luxueuses en ce moment !

crédit photo : pixabay

Et dans la pratique ?

Que le propriétaire d’un animal de compagnie qui n’a jamais galéré à le faire garder pour un week-end ou des vacances me jette la première pierre !

Je vois bien, quand mes beaux-parents partent en vacances et pas nous, c’est à Bibi de se coltiner d’aller tous les jours chez eux nourrir le chat, le chien et les poules. Autant au début je le fais de bon gré, autant quand c’est pendant trois semaines, ça me commence à me courir sur le haricot …

Tu me répondras qu’il y a des chenil. Ok mais à ce moment là on retourne à mon second paragraphe. Et je connais le prix car mes parents passaient par un chenil pour faire garder notre chat pendant les vacances. Pour parfois le récupérer dans un état déplorable…

On en parle aussi des crottes de chien dans le jardin, ou de devoir le sortir par tous les temps ? De la litière du chat à changer, quand ce n’est pas son vomis sur le tapis ou le pipi sur le canapé (très chère sœur si tu me lis…)? De l’eau des poissons dont tu recules l’échéance de changement jusqu’à ce que des algues viennent se former au fond ?

Bon là bien entendu je ne brosse que les aspects négatifs ! Parce que c’est, pour l’instant, ce que j’ai décidé de me mettre dans la tête pour ne pas craquer et foncer à la SPA !

Dans la réalité, j’aimerais beaucoup qu’un gros chat tout ronronnant vienne me trouver contre des câlins, j’aimerais beaucoup voir PetitePerle s’amuser avec un toutou dehors…

Et toi ? Tu as des animaux de compagnie ? Tu en veux ? Ou pas ? Dis-nous tout !

Commentaires

14   Commentaires Laisser un commentaire ?

Cricri2j

Terriblement vrai! Je me retiens de prendre un chien pour mes filles en ce moment 🙂

le 05/02/2018 à 13h12 | Répondre

Nya (voir son site)

Je te rejoins sur le coût d’un animal, certes négligeable face à celui d’un enfant, mais on a tendance à sous-estimer ce type de dépenses. Pour moi, la plus grosse dépense est le chenil quand je voyage… on en vient à faire de l’échange de maison pour réduire les frais.

Après, ne plus reprendre d’animaux, je ne sais pas, mais ne plus reprendre de bébés animaux, c’est certain ! Les chatons et les chiots, c’est adorable, mais quel travail… Tant pis pour « la joie de les voir grandir », pour les prochains, ce sera des animaux adultes rescapés de la SPA ou rien !

le 05/02/2018 à 14h15 | Répondre

Mademoiselle Bulle

Je comprends toutes tes réticences, ce sont aussi celles-là qui font que nous n’avons pas envie de prendre un animal tout de suite (et aussi le fait de vivre dans un logement un peu petit pour nos envies d’avoir 2 chats).

Mais je suis abasourdie et profondément choquée que ton voisin ait empoisonné ton chaton. Je ne comprends simplement pas.

le 05/02/2018 à 14h26 | Répondre

Virg

lol, je comprends parfaitement ton point de vue. On peut aimer les animaux et ne pas en vouloir, au contraire, je trouve ça beaucoup plus responsable que de prendre un animal sur un coup de coeur et le regretter après.

Je t’en remets une couche, actualité de chez moi, pour continuer à te soigner : on en parle du chat de 10 ans qui te ramène TOUS LES JOURS un mulot vivant dans ta maison pour entraîner le plus jeune chat de 2 ans à chasser ? Mais le jeune chat s’en fout et tu te retrouves soit à le perdre de vue et à le retrouver mort dans un coin, soit à le pousser comme tu peux avec ton balai brosse jusqu’à ta porte d’entrée ? Et tu pries chaque jour pour qu’il ne finisse pas par te ramener une femelle pleine ?

le 05/02/2018 à 15h31 | Répondre

MlleMora

Je suis d’accord avec toi, j’aime les animaux, d’ailleurs, je ne comprends vraiment pas les souffrances qu’on peut leur infliger, que ce soit à nos animaux domestiques, à ceux qu’on destine à manger, ceux des cirques, des zoos…
J’ai songé à prendre un chat (pour moi ce serait définitivement un chat de la SPA) pour mes filles, mais je pense que c’est un peu prématuré pour les raisons que tu évoques (argent et pratique) – pour l’attachement, j’arrive à me détacher quand vient le moment, mais devoir expliquer un truc aussi affreux qui est arrivé à ton chaton à mes filles… waouh… non, pas possible.
Il reste les chats des voisins qui viennent souvent dans notre jardin, les filles en profitent pour apprendre à les connaitre et les aimer.

le 05/02/2018 à 16h35 | Répondre

Miss Chat

J’aurais pu écrire ton article 🙂 J’ai eu 3 chiens, j’adore les animaux de manière générale… mais récemment, j’ai tiré un trait dessus.
Principalement parce que cela demande du temps (que je n’ai pas) et un sacrifice de vacances (que je ne veux pas faire). Donc voilà, tant pis, plus de toutou !

le 05/02/2018 à 21h08 | Répondre

Miss Chat

Par contre, comment peut-on empoisonner un chaton ??? Faut être complètement taré !

le 05/02/2018 à 21h09 | Répondre

Mélimélanie

Ici j’ai une paupiette de bientôt 6 ans. 4 ans qu’elle est avec nous et j’ai effectivement beaucoup de mal a imaginer ma vie sans elle. Et quand je vois l’amour que petit habitant a pour elle je fond (et petit excité commence à passer de longues minutes à la fixer c’est trop chou).

En revanche imaginer la perdre et pour le moment totalement ingérable pour mon cerveau. Je gère très très mal le deuil. Et justement je me dis que peut être que mes enfants, s’ils le vivent avec un animal, pas trop tard dans leur vie, seront plus apaisé avec ça que moi?

Je suis en tout cas persuadée que c’est une chance pour eux de l’avoir. Et j’adore quand elle vient se lover contre moi les jours ou je suis malade et alitée. Pas un jour je n’ai regretté de l’avoir récupérée dans ce refuge pour la faire arriver chez nous. Oui parfois elle est pénible et fait des bêtises mais à côté c’est un chat génial.

le 06/02/2018 à 14h16 | Répondre

Virg

Mes parents ont suivi le même raisonnement. Même si certains trouveront cela dur. Mon chien a vécu jusqu’à 17 ans. Concrètement, j’ai vécu avec lui à mes côtés de mes 7 ans jusqu’à mes 20 ans, je venais de partir de chez mes parents quand son état s’est subitement dégradé. Pourtant, mes parents nous ont fait venir mon frère et moi et nous ont laissé prendre la décision de l’euthanasier, même si eux l’avaient prise sans nous en faire part.
Je peux te dire que je ne le regrette pas du tout. J’ai constaté moi-même que mon chien était vraiment au bout, c’était fini. Du coup, cette décision ne m’a pas pesé, attention j’ai pleuré comme une madeleine mais j’ai vu cela comme une responsabilité vis-à-vis de l’animal. Evidemment, cela soulève le débat de l’euthanasie en général mais je trouve cela pour ma part très humain dans le sens compassion. Je ne me voyais pas du tout laisser mon chien dans cet état juste parce que, égoïstement, je n’étais pas capable de le laisser partir. Donc ton raisonnement me semble le bon. A voir si d’autres ont vécu cela différemment mais cela me paraît « bien ».

le 06/02/2018 à 15h54 | Répondre

Miss Chat

Alors, je vais aller à contre-sens melimelanie… Le chien de mon papa avait 6 ans quand je suis née, ça a été mon premier compagnon de jeu, il a veillé sur moi dès mon retour de la maternité, j’y étais extrêmement attachée. Quand il est mort, j’avais 6 ans et ça m’a traumatisée. J’ai passé des nuits blanches à me retourner dans mon lit en passant à lui malade et à aller le voir dans son panier et je me souviendrai toute ma vie de son dernier hurlement avant de mourir (j’étais là…)
Donc le fait d’avoir un animal tôt dans sa vie, non, définitivement, ça ne protège pas forcément de la perte d’un animal…

le 07/02/2018 à 09h31 | Répondre

Mélimélanie

Je parlais carrément de la perte d’un être cher… Je gère vraiment mal les deuils que j’ai vécu dans ma vie. Le premier j’avais 14 ans et j’ai trouvé ça extrêmement violent. Comme si je découvrais l’existence de la mort.

C’est pour ça que je me dis que peut être la perte d’un animal pourrait aider mes fils à ne pas être heurté en plein poitrine le jour ou ils y seront confrontés. Après il est évident que j’y vais « à l’aveugle » étant donné que je n’avais jamais eu d’animal domestique avant mes 20 ans…

le 07/02/2018 à 13h28 | Répondre

Lumi

Comme les autres, je suis scandalisée par ce qu’a fait ton voisin. Quelle cruauté…

De mon côté j’ai toujours eu des chiens chez mes parents, dont ma chienne qui est morte il y a un peu plus de deux ans. Cela m’a déchiré le cœur, je ne vais pas mentir, mais pour autant je ne me vois pas ne plus jamais avoir d’animal de compagnie.

Pour le moment cela poserait trop de problèmes matériels mais j’envisage dans quelques années d’adopter un chien adulte, en refuge.

Au fond, je reste convaincue qu’un animal apporte plus de bonheur qu’il n’occasionne de souffrance lors de son décès, et qu’il serait donc dommage de se priver du plaisir de partager un petit bout de vie avec lui… Mais c’est un vrai engagement et il vaut mieux être bien sûr de soi avant de se lancer, c’est certain !

le 06/02/2018 à 17h18 | Répondre

Marjorie

Nous ne voulons pas d’animaux de compagnie, du tout. Bon mon mari n’aime pas les animaux, c’est une chose. Moi par contre, je trouve qu’adopter un animal, c’est adopter un membre de la famille. Et de la même façon que je ne veux pas de deuxième enfant, je ne veux pas non plus d’un animal. Je ne veux pas d’un nouveau membre dans ma famille. A mes yeux, ça demande autant d’énergie, à tout égard, qu’un enfant. Je suis sûre que je l’aimerais si j’avais un chien ou un chat, la n’est pas la question cela dit. Mais voilà : je ne souhaite pas prendre la responsabilité d’une vie supplémentaire dans mon foyer. Je me noie déjà suffisamment…

le 07/02/2018 à 13h48 | Répondre

Clémence (voir son site)

Mon chien, que j’adore de toutes mes forces, a 5 ans et est en pleine forme et pourtant j’appréhende déjà le moment où il s’en ira. Il y a des jours ou j’aimerai beaucoup avoir un deuxième chien, et il y a des jours où je m’en passerait bien (notamment ceux ou il pleut et qu’il faut le sortir quand même). C’est vrai aussi qu’on ne part plus « loin » en vacances parce que je n’arrive pas à le laisser chez quelqu’un d’autre et que le chenil c’est carrément NO WAY (oui je suis grave) du coup c’est un peu embêtant.
Pour pallier à l’envie d’un deuxième compagnon je me demande si je ne vais pas aller me renseigner à la SPA pour faire famille d’accueil…

le 12/02/2018 à 14h06 | Répondre

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