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Être enfant unique : que des avantages… ou presque


Publié le 26 décembre 2016 par Nya

Pour les fêtes de fin d’année, Sous Notre Toit prend quelques jours de vacances… Nous serons de retour le 2 janvier avec de nouveaux témoignages ! En attendant, nous t’avons concocté un petit best of des articles les plus vus de l’année 2016. Ce sont donc toutes tes chroniques préférées que tu retrouveras dans les jours à venir ! ?

Quand d’aventure, la question de l’enfance et de la famille arrive sur le tapis avec des amis, et que mon entourage apprend que je suis enfant unique, les réactions sont généralement impayables :

  • « Oh ma pauvre… »
  • « C’est trop triste d’être enfant unique. »
  • « Tu dois être pourrie-gâtée, non ? »
  • « Comment tu as fait ? Moi je n’aurais pas pu. »

Et occasionnellement : « Trop bien, moi aussi je suis enfant unique ! » *regard de connivence et sourire amusé*

De mon point de vue de trentenaire, revenons un peu sur cette facette de mon enfance, pour y voir plus clair.

Être enfant unique

Crédits photo (creative commons) : Visit St. Pete/Clearwater

Être enfant unique, ce n’est pas difficile

Mettons tout de suite les choses à plat. Je n’ai pas connu de fratrie. Ce n’est pas comme si on m’avait enlevé quelque chose. Je n’ai aucune idée, littéralement, de ce qu’est le sentiment fraternel. Il ne m’a donc jamais manqué.

J’entends souvent des amis se dire qu’ils vont faire un deuxième enfant « parce que sinon, ce serait trop cruel pour le premier ». Mais non ! Le premier, il s’en cognera complètement de grandir en enfant unique, il ne s’en portera pas plus mal. Ce qui lui fera mal, en revanche, ce sont les adultes qui lui martèleront dès le plus jeune âge qu’il doit trouver ça difficile d’être enfant unique, ce qui n’aura pour effet que de l’amener à penser qu’il ne doit pas être normal.

Être enfant unique, ce n’est pas synonyme de solitude

Ce n’est pas parce qu’on n’a pas de fratrie qu’on grandit seul. J’ai passé tous mes mercredis après-midi à faire les quatre cents coups avec mes voisines du même âge. J’ai passé beaucoup de jours de vacances avec mon cousin préféré. J’ai toujours eu des amies (pas beaucoup, mais toujours un petit noyau d’amies fidèles).

Alors, c’est sûr, je n’avais personne avec qui me chamailler à la maison, qui me piquerait ma brosse à dents et mon pyjama, ou qui me couperait la parole. Quel dommage, hein.

Être enfant unique, ce n’est pas triste

Autant te dire que si je me suis ennuyée pendant mon enfance, je ne me suis pas plus ennuyée que toi. On s’est tous ennuyés à un moment ou à un autre, qu’on soit enfant unique ou sept frères et sœurs. Les jours de pluie étaient plus responsables de mon ennui que le fait d’être enfant unique.

Cela dit, j’avais une vie intérieure extrêmement riche, j’inventais des histoires dans ma tête, j’avais des amis imaginaires. Et mes amis imaginaires, ils ne me contrariaient jamais, ils ne se disputaient jamais avec moi et on ne me comparait pas à eux.

Être enfant unique, ça peut rendre autonome

À condition d’avoir des parents qui nous laissent devenir autonomes, évidemment… Mais quand on passe pas mal de temps seul, la solitude ne fait pas peur, et faire des choses seul non plus. Pour tout te dire, j’ai grandi à la campagne, et je traversais allègrement les champs à même pas 10 ans pour aller chez ma grand-mère.

Du coup, aller chez le médecin seule à 14 ans ? Fastoche. Aller seule à l’autre bout de l’Europe à 17 ans ? Pas de souci. Partir deux mois en solo ? Quand tu veux !

Être enfant unique, ce n’est pas (forcément) synonyme de pourrissage

Et je dis ça car je connais des fratries ultra-pourries-gâtées. J’imagine qu’être enfant unique laisse fatalement des traces, puisqu’on est le seul objet d’attention de ses parents. Voire de ses grands-parents (je t’ai dit que j’étais aussi… petit-enfant unique ?).

On peut avoir tendance à se croire la huitième merveille du monde. Mais ça, c’est surtout le problème des parents. Pas des enfants !

Évidemment, toutes les configurations familiales ont leurs contraintes. En voici quelques unes qui touchent les enfants uniques.

Être enfant unique, ça peut rendre sauvage

La MJC et moi, ce n’était pas la joie. Certes, j’ai toujours eu des amies, mais dans le confort de mon école, dans un cercle rassurant. Si je me retrouvais avec plein d’autres enfants inconnus, c’était l’enfer. J’aurais probablement préféré aller à la mine que dans une colonie de vacances – un problème d’enfant aisée, j’en conviens, mais tu vois ce que je veux dire.

Ce malaise persiste encore à ce jour : je préfère vraiment voyager seule qu’en groupe, et engager une conversation avec un inconnu est pour moi une source d’angoisse.

Être enfant unique, ça n’apprend pas à gérer les conflits

J’en parlais plus haut : j’imagine que quand on est plusieurs, on se dispute forcément, pour tout, pour rien, pour un peigne, une place sur le canapé ou le programme télé. J’imagine aussi que ça forge un peu le caractère, et que si les parents ont bien fait leur boulot, ça apprend qu’on peut être en désaccord sans cesser de s’aimer.

De mon côté, j’ai horreur des conflits. Ça ne fait pas très longtemps que j’ose exprimer mon désaccord, et je le fais souvent avec beaucoup de maladresse. Ma mère aussi a horreur des conflits, et est enfant unique comme moi… Coïncidence ?

On se dispute forcément, avec mon homme, comme tous les couples, mais j’ai mis longtemps avant de comprendre qu’une dispute n’était pas forcément synonyme de rupture imminente.

Être enfant unique, ce sera peut-être pénible plus tard

Au moment de la vieillesse des parents, par exemple. Alors oui, les problématiques de fratries qui se déchirent pour l’héritage, j’en serai épargnée. Par contre, le fardeau de gérer seule la maladie/le deuil des générations qui m’ont précédée, je n’y échapperai pas.

Mais d’ici là, j’aurai eu toute une vie d’enfant unique pour me faire à l’idée, et toute une vie à faire des choses en solo, qui m’aura appris à avoir les épaules assez larges pour supporter tout ça.

Et toi, tu es enfant unique ? Tu l’as bien vécu ? Viens raconter tes anecdotes !

Toi aussi, tu veux témoigner ? C’est par ici !

Commentaires

48   Commentaires Laisser un commentaire ?

Madame Nounours

Voilà un article que j’aurais pu écrire vu que je suis moi même enfant unique et ce que tu décris raisonne beaucoup sur ce que j’ai pu entendre sur mon statut de la part des autres. Certes je n’ai pas eu la chance d’avoir des frères et soeurs mais je me trouve très sociable (j’ai un parfait exemple d’une personne qui a deux petits frères et qui est associable !) , tout comme toi j’ai eu la chance d’avoir des amis, des cousins de mon âge et je me suis rarement embêté (j’avais une imagination débordante ), bref je ne me trouve pas traumatisé du fait de n’avoir pas eu de fratrie avec qui partager des souvenirs même si parfois ça m’aurait plu d’avoir quelqu’un avec qui je pourrai aujourd’hui en parler mais c’est comme ça. Ce qui m’énerve avec les gens quand tu annonces que tu es enfant unique c’est limite si c’est pas une tare avec son flot de désolement comme si on avait râter l’affaire du siècle (certains frères et soeurs ne s’entendent pas du tout et ça peut continuer même à l’âge adulte avec des répercussions plus graves notamment lorsqu’il s’agit d’héritage (oui c’est moche mais c’est parfois la triste réalité )) . Autre chose, qui m’exaspère au plus haut point c’est quand les gens te balance gentiment que tu es un monstre d’égoïsme et qui ne sais pas partager avec autrui et que tu es un enfant roi limite un tyran avec ton entourage!, alors dans mon cas, c’est totalement faux, mes parents m’ont appris à partager avec mon prochain et je me préoccupe beaucoup des autres, là encore j’ai des exemples de fratrie pour qui le mot partage à l’âge adulte est limite une insulte car traumatisé dans l’enfance. Heureusement, je constate que depuis plusieurs années qu’avoir un seul enfant change dans la vision de notre société même si les remarques disgracieuses de la part de certaines personnes a toujours la dent dure mais comme je dis la bêtise ça se cultive et chez certains elle est très fertile! . Je suis maman depuis peu et même si j’ai envie d’avoir un autre enfant dans quelques années, si ce n’est pas possible pour x ou y raison, je ferai en sorte que mon fils a la même éducation que moi avec les principes de partage avec les autres.

le 02/08/2016 à 09h10 | Répondre

Nya (voir son site)

Tout à fait, être enfant unique n’est pas une tare ! Je vois la fratrie de mon homme et ce n’est pas forcément reluisant – ils ne s’entretuent pas mais c’est plutôt l’indifférence totale. En grandissant, ce que me racontaient mes amies et ce que j’en voyais me semblait épuisant.
Heureusement, comme tu le dis, les mentalités changent et l’enfant unique n’est plus si souvent perçu comme une aberration. J’en viens même à me demander si la plupart des remarques désobligeantes ne viennent pas des générations précédentes, où l’enfant unique n’était pas forcément un choix et plutôt synonyme de situation familiale malheureuse (infertilité, décès d’un parent, décès des frères et soeurs) et donc synonyme d’une situation non enviable.

le 02/08/2016 à 12h39 | Répondre

Madame Nounours

Effectivement c’est souvent des personnes de générations précédentes qui me font cette réflexion, plus jeune ça m’est arrivé de la part d’amis de mon âge mais maintenant c’est de plus en plus occasionnel. D’ailleurs, j’ai pu lire récemment que beaucoup de couples actuels faisaient le choix de n’avoir qu’un seul enfant pour des raisons bien à eux et non plus pour des raisons médicales , ce qui prouve que notre société a beaucoup évolué ces dernières décennies à ce sujet et c’est tant mieux notamment pour les enfants (et les parents aussi ) qui auront moins de réflexions désagréables de leur entourage.

le 03/08/2016 à 08h34 | Répondre

Flora (voir son site)

J’ai 2 soeurs très proches en âge avec moi et une petite soeur qui est venue 8 ans après nous. Ma petite soeur a grandi seule et je trouvais ça triste en effet.
J’ai adoré grandir entourée de mes grandes soeurs ! Nos chamailleries, nos rires, nos pleurs, nos jeux, sont les meilleurs souvenirs de mon enfance. J’ai peut être oublié mais je ne crois pas m’être ennuyée pluie ou pas.
Ma petite seule elle, était souvent toute seule. Elle n’avait pas fini son école maternelle qu’on était déjà ados. Et on est toutes partie de la maison avant ses 10 ans. Elle avait des amis et des cousins du même âge et elle va très bien aujourd’hui mais j’ai trouvé son enfance plus tristounet.
Mais comme tu dis c’est parce que j’avais une autre référence. Peut être que de son point de vue c’était ça la normalité.
Pour l’autonomie je pense que c’est plus question de choix parental comme pour le pourrissage. Je connais une fille unique de 20 ans incapable d’aller chercher un papier à la mairie toute seule!
En tout cas ça fait plaisir de savoir que être enfant unique peut être bien vécu ! Merci du partage 😉

le 02/08/2016 à 09h23 | Répondre

Nya (voir son site)

Les meilleurs souvenirs de mon enfance, ce sont ceux où j’étais seule à jouer dans le bois derrière chez moi, et où personne ne me parlait 🙂 Introvertie un jour…
Pour ta petite soeur, c’est encore différent parce que justement, elle faisait partie d’une fratrie et a peut-être regretté de ne pas partager ce que vous aviez vécu… ou peut-être qu’elle était très contente d’être dans son coin elle aussi !

le 02/08/2016 à 12h43 | Répondre

*E*

Je réagis peu/jamais aux articles de ce blog mais je voulais le faire sur celui-ci.
Je suis moi aussi fille unique et contrairement au commentaire qui précède le mien, je ne me retrouve pas du tout dans cet article. Enfin, si, pour certains points comme l’autonomie. Mais sinon, je me suis toujours sentie très seule étant enfant. J’avais l’impression qu’il me manquait quelque chose, parfois encore même maintenant. Je n’ai manqué de rien en grandissant mais je me sentais si seule malgré des parents très présents pour moi. Ca me faisait mal d’entendre mes amis raconter des anecdotes avec leur frères et soeurs. Aujourd’hui, j’ai l’âge de commencer à avoir des enfants et je suis catégorique, jamais je n’aurais un enfant unique. C’est deux ou pas d’enfant du tout.

le 02/08/2016 à 09h26 | Répondre

Nya (voir son site)

Je suis désolée de lire que tu n’aies pas aimé être enfant unique ; tu es d’ailleurs la première que j’entends dans ce cas.
Je te souhaite d’avoir les deux enfants dont tu as envie, mais si la vie t’amène à n’en avoir qu’un seul, j’espère que l’encourageras néanmoins à apprécier son enfance unique 🙂

le 02/08/2016 à 12h55 | Répondre

pitch

Flora, c’est marrant car je suis dans le cas de ta petite soeur, j’ai une grande soeur de 8 and mon ainée et un grand frère de 12 ans de plus. Et si je pense avoir vécu quelques moments comme une fille unique (surtout ado quand mes ainés étaient partis faire leurs études loin) je n’en suis pas traumatisée pour autant. Moi j’ai adoré mon enfance, et pourtant j’étais vraiment bien seule car en plus dêtre seule chez moi je vivais à la campagne ou la maison la plus proche était à 3km! alors oui parfois je me suis ennuyée, mais souvent je lisais, j’avais des amis imaginaires, je jouais aux jeux de société en m’inventant des amis contre qui je jouais… et moi je me disais que ca devait être tellement chiant de tout partager avec ses frères et soeurs !!! bon du coup je pense que maintenant je suis assez sauvage et sûrement plus égoiste que la moyenne mais en tout cas je n’ai jamais envié ceux qui avaient des frères ou soeurs proches.

le 02/08/2016 à 09h36 | Répondre

Nya (voir son site)

Merci pour ton point de vue d' »enfant unique » avec une fratrie plus âgée 🙂

le 02/08/2016 à 12h58 | Répondre

Ecila (voir son site)

Même constat de mon côté ! J’ai une petite soeur de 6 ans ma cadette, et je suis partie de la maison pour l’internat quand j’avais à peine 15 ans, donc nous n’avons jamais ou presque partagé d’activités communes, et je pense qu’on se sent toutes les deux un peu « enfant unique ». Comme toi et Nya, j’habitais à la campagne, et je me délectais du temps passé seule avec mon imagination 🙂

le 02/08/2016 à 23h03 | Répondre

Miss Chat

Je viens d’une fratrie mais ma meilleure amie est enfant unique. Et elle l’a très mal vécu…
Du coup, quand tu dis que « Le premier, il s’en cognera complètement de grandir en enfant unique, il ne s’en portera pas plus mal. », je ne suis pas d’accord. Pour moi, ça dépend d’un enfant à l’autre et il est impossible d’en faire une généralité, comme pour tout. Et ça dépend aussi très fort de l’attitude des parents !
Ma meilleure amie se sent seule, vraiment seule ! Elle a toujours lié des liens forts en-dehors de son cercle familial mais elle a toujours eu l’impression que ce statut d’enfant unique l’enfermait un peu.

le 02/08/2016 à 09h49 | Répondre

Nya (voir son site)

Effectivement j’aurais dû préciser « selon moi et tous les enfants uniques que je connais » 😉 Mais comme tu le dis, tout dépend de chaque enfant. Les enfants uniques que je connais ont adoré, d’autres ont détesté comme le montrent les commentaires. Mais je ne pense pas qu’avoir une fratrie soit la panacée non plus, et pourtant on part du principe qu’avoir des frères et sœurs est gage d’une enfance équilibrée, qu’on s’aime forcément. J’adorerais avoir le témoignage de quelqu’un qui n’a pas aimé vivre dans une fratrie, car je suis sûre qu’il en existe 😉

le 02/08/2016 à 13h04 | Répondre

Mlle Moizelle

Coucou! 🙂 Je suis l’aînée d’une fratrie de 5… J’ai vécu mes 6 premières années comme fille unique (et en tête à tête avec ma mère, donc relation très fusionnelle) et j’ai très mal vécu l’arrivée de mes petites soeurs (oui oui, que des filles!!!). Je pense avoir été une grande soeur horrible et détestable, j’étais persuadée n’être jamais assez bien puisque ma mère continuait à faire des enfants, comme si je ne lui suffisais pas… (bon après, je suis peut-être un peu zarbi -sûrement même). Du coup, je me « vengeais » sur mes soeurs. Il n’y a que pour la 3ème et la 4ème que j’ai commencé à prendre mon rôle de grande soeur, à m’occuper d’elles et à les aimer. Mais je restais une « solitaire », j’appréciais (et aujourd’hui encore) le Calme et le Silence. Aujourd’hui la famille est déchirée et je ne vois plus que ma mère et mes 2 dernières soeurs. Et encore, surtout la dernière dernière: aujourd’hui, elle a 9ans et je m’occupe souvent d’elle (aller la cherche à l’école quand ma mère ne peut pas, elle vient dormir à la maison, récemment je lui ai appris à nager, etc) et j’aime beaucoup notre relation. Je sais que je veux plusieurs enfants; j’ai toujours dit que j’en aurais 2, et maintenant qu’on essaye d’en faire un (aller, s’il vous plait, pour bientôt!!!) et que je m’intéresse beaucoup au maternage, à l’éducation, etc, j’en veux 3… Puis en fait 4… Bref, une famille nombreuse, finalement ça me plairait bien! ^^ Mais on va essayer d’en faire un déjà, pour commencer! 😉

le 02/08/2016 à 18h02 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

Je ne connais pas le statut d’enfant unique mais mon mari l’est et qui plus est ses cousins et cousines sont soit beaucoup âgés soit beaucoup plus jeune. Il n ‘a pas été pourri gâté du fait de ses parents mais il a à quand même eu accès à plus de choses que ce que mes parents ont pu se permettre avec deux enfants. J’avoue je n’ai pas le souvenir de m’être ennuyée mais j’ai souffert des comparaisons avec ma soeur ou même avec mes cousines.
Par contre, et cela vient de mon mari, il regrette d’être seul en vieillissant car comme il le dit, il faudra qu’il gère la vieillesse de ses parents et au delà de ça, il est le seul garant de son histoire familiale. Si lui oublie des choses, personne ne sera là pour les lui rendre.

le 02/08/2016 à 10h14 | Répondre

Nya (voir son site)

Pour la vieillesse, c’est effectivement un fardeau qu’il faudra assumer seul. Mais quand je regarde autour de moi, ça peut aussi être le cas même quand on a une fratrie. Dans la famille de mon homme, sa grand-mère a eu trois fils : l’un est mort, un autre a coupé les ponts. Il ne reste qu’un fils pour prendre soin d’elle… Avoir des frères et sœurs ne garantit pas qu’ils seront toujours là, et cela vaut aussi pour l’histoire familiale.

le 02/08/2016 à 13h07 | Répondre

Madame Nounours

Je suis bien d’accord qu’avoir des frères et soeurs n’est pas garantie d’enfance épanoui et heureuse. Comme je disais précédemment, j’ai eu des cas de personnes qui sont issues de fratrie qui sont empoisonné par leurs frères et soeurs à divers niveaux et m’ont souvent dit qu’ils auraient aimés être enfants uniques.

le 03/08/2016 à 08h42 | Répondre

Ornella

Cet article me parle forcément au moment où tout le monde autour de moi pense à bb2 et que je sais que pour nous il n’y aura pas de bb2. J’étais très opposé à l’idée d’avoir un enfant unique. C’était entre autres choses, une des raisons lors de nos difficultés à avoir un enfant qui nous ont poussé à tout arrêter. Et puis bam le miracle la surprise. On a décidé de garder ce bb mm si ca signifie qu’il serait probablement le seul qu’on aurait. Le fait qu’il soit pourri gaté n’est pas la première chose à laquelle je pense ( je suis issu d’une grande fratrie et on a tous été pourri gaté, et on est pas plus sociopathe que les autres). J’aimes mes freres et soeurs. C’est mon crew, mes BFF. Ca me rend triste d’en priver mon fils, de le priver de cette conivence que moi j’ai vecu et adoré vivre. De le priver de cet autre qui permet quand on est en conflit avec ses parents de dépersonnaliser le conflit, d’entrevoir ce qui est propre au parent lui-même. Il ne connaitra jamais les batailles de télécommandes, de places dans la voiture, de dernier yaourt à la pèche, les trocs de corvée. On s’est beaucoup chamaillés petits, mais aujourd’hui c’est nos meilleurs souvenirs d’enfance. Et même si je conviens bien qu’il n’y a pas peril en la demeure, moi ca m’ennuie de ne ps avoir été en mesure de lui apporter ca. Je te dis quand même merci, parce que je me dis qu’avec un peu de chance mon fils, comme toi, n’y verra aucun souci.

le 02/08/2016 à 12h22 | Répondre

Nya (voir son site)

L’important, c’est surtout de ne pas lui transmettre inconsciemment qu’il rate quelque chose ? Il jalousera peut-être ses copains-copines avec une fratrie, mais il me semble aussi important de ne pas lui transmettre tes regrets.

le 02/08/2016 à 13h10 | Répondre

Madame De Poche

Bonjour et merci pour votre article. Je ne sais pas si la nature nous accordera un second enfant et cela fait du bien de lire votre ressenti. Merci !

le 02/08/2016 à 12h32 | Répondre

Madame Givrée

Je dois avouer que je fais partie de la team « oh là là, j’aurais pas pu ». Mais parce que j’ai mal vécu d’être enfant unique ! J’ai été enfant unique les 6 premières années de ma vie, et même si j’avais plein de cousins et cousines, de voisins et de copains à l’école, aussi loin que je me souvienne j’ai toujours eu une sensation de manque. Ma famille n’était pas complète, c’était viscéral, je SAVAIS que je devais avoir une petite soeur, et je souffrais beaucoup du refus de mes parents de m’en donner un. C’est inexplicable. Je ne parle pas de l’habitude qu’ont les jeunes enfants de réclamer un frère ou une soeur quand ils commencent à aller à l’école, c’était bien plus profond que ça. J’étais aimée, choyée, entourée, mais j’ai toujours eu le sentiment d’avoir le coeur à moitié vide, jusqu’à ce que ma petite soeur vienne au monde.

Et, comme tout le monde, j’ai tendance à reporter sur les autres ce que j’ai vécu. Je ne sais pas comment j’aurais vécu ma vie si je n’avais pas eu de soeur, mais je n’imagine pas que ça aie pu arriver, alors forcément j’ai du mal. Je dois manquer un peu d’empathie 🙂

Cela dit ton article est éclairant et je te remercie d’avoir partagé ton vécu avec nous !

le 02/08/2016 à 12h47 | Répondre

Nya (voir son site)

En lisant ta première phrase, je me suis dit « mais si tu aurais pu, tu n’aurais pas eu le choix ! » Et en fait ta situation est bien différente. Je n’ai jamais ressenti ce manque donc je ne peux qu’imaginer, mais ton expérience est très intéressante ! Je suis heureuse que tu aies pu avoir la petite sœur que tu voulais et j’espère qu’elle aura comblée ton enfance 🙂

le 02/08/2016 à 13h12 | Répondre

Kaya

Merci pour l’article. Pour ma part, j’ai un petit frère, pourtant je suis sauvage et j’ai horreur des conflits (mon frère à un caractère totalement différent du mien) … Comme quoi 🙂

le 02/08/2016 à 15h10 | Répondre

Tamia (voir son site)

Un article qui décomplexe ! Merci !
Je ne suis pas enfant unique (1 frère et 1 soeur sont venus grossir les rangs de notre famille quelques années après moi), cependant certains aspects dont tu parles ont fait partie intégrante de mon éducation… Effectivement on apprend à gérer les conflits, mais j’ai beaucoup de mal à les digérer 😉 Et ce depuis petite !
La gestion des parents vieillissant je pense que ça doit être le plus difficile… Mes parents doivent prendre en charge mes grands-parents actuellement et malgré le fait qu’ils soient issues de grandes fratries relativement soudées, je vois la difficulté que cela représente et je suis assez soulagée que nous serons 3 à gérer cela le moment venu !
Pour revenir au caractère décomplexant de ton article, je trouve très positif le ton que tu utilises et du coup, cela déculpabilise les futurs parents qui se demandent si un petit deuxième serait bienvenue !

le 02/08/2016 à 15h27 | Répondre

Lutine Chlorophylle

Je suis enfant unique et je l’ai mal vécu (et je connais plusieurs enfants uniques dans le même cas)… Je reviens développer plus tard ! 😉

le 02/08/2016 à 18h22 | Répondre

Lutine Chlorophylle

En vérité, j’ai deux demi-sœurs. Mais je n’ai absolument jamais vécu avec elles, car elles étaient déjà adultes à ma naissance.

Je n’ai pas souvenir que qui que ce soit m’ait rabâché que ça devait être difficile. Mais je voyais mes camarades, qui, eux, avaient des frères et sœurs. Et moi, je me sentais bien seule.
Pour tout dire, ma mère a dû s’entendre réclamer un petit frère ou une petite sœur tous les jours pendant des années…

Je pense que ce qui peut faire beaucoup de différence, c’est d’avoir ou non facilement « accès » à d’autres enfants au quotidien, en-dehors de l’école.
Ce n’était pas mon cas. Pas de cousins, ni d’amis dans le voisinage.
Je jouais à des jeux de société… Toute seule. Il fallait tanner mes parents pour qu’ils me concèdent une seule partie (là aussi, je l’aurais sans doute bien mieux vécu s’ils avaient plus volontiers joué avec moi). Je jouais beaucoup, mais seule, sauf les quelques fois où ils m’emmenaient chez des amis, à plusieurs kilomètres, ou quelques jours quatre fois par an, avec mon cousin. Dans mes jeux, je m’inventais d’ailleurs pléthore de frères et sœurs (au point d’avoir besoin d’une liste pour me souvenir de tous… C’est peut-être de là que me vient mon amour des listes de prénoms. 😉 ).

Tout ça aurait pu me donner envie d’avoir le plus tôt possible moyen d’aller voir ailleurs, comme d’ailleurs, pratiquement tous les jeunes à la campagne, enfants uniques ou non.
Oui mais voilà, ça me faisait peur. (Pourtant mes parents n’auraient eu aucun problème avec ça !) Alors je n’ai pas eu de scooter. Je n’ai pas fait la conduite accompagnée, je n’ai pas eu mon permis dès 18 ans (et je ne l’ai toujours pas d’ailleurs, mais ceci est une autre histoire !).
Donc pour l’autonomie, hum, c’est tout relatif. Je n’associe pas tellement l’autonomie à la fratrie en fait, et je pense qu’avoir des frères et sœurs peut aussi être moteur d’autonomie. (Déjà parce que nos parents ont d’autre-s enfant-s à s’occuper et qu’on est donc bien obligé de se débrouiller sur certains points.)

Je déteste l’expression « pourri-gâté » parce que je pense que recevoir toujours tout n’est pas particulièrement épanouissant. (Alors que cette expression entend généralement « tout avoir »… Tout avoir matériellement peut-être, mais ça ne fait pas tout.) Comme tu dis, ce n’est pas forcément lié à un nombre d’enfants de toute façon.
J’ai la chance d’avoir eu largement accès à tout un tas de choses… Théâtre, cinéma, visites culturelles diverses… Parce que j’étais toute seule (payer trois places – pour mes parents et moi – c’est sûr que ce n’est pas comme en payer six à chaque fois !), mais aussi parce que c’était normal pour mes parents, alors que c’est totalement inconnu pour beaucoup de personnes.
J’aimerais offrir la même chose à mes enfants, mais c’est vrai que je ne pourrais jamais leur proposer un accès aussi varié et régulier.

Ce que je constate, c’est que, sans être égoïste, il m’est encore aujourd’hui plus difficile de partager que des personnes qui ont grandi en fratrie.
(Cela dit, je pense que devoir toujours tout partager peut créer le même problème en réaction… Là encore, aux parents de trouver le juste équilibre pour que leurs enfants n’aient pas à enfouir totalement leur envie de « propriété ».)

Comme toi, je n’aime pas les conflits… Mais j’attribue plutôt ça aux disputes permanentes de mes parents pendant l’enfance qu’à mon statut d’enfant unique.

Bref, avec tout ça… J’ai toujours rêvé d’une famille nombreuse, et je connais plusieurs enfants uniques dans le même cas. 🙂

le 02/08/2016 à 19h20 | Répondre

Mme Grenouille

Également enfant unique, je garde un goût amer de mon enfance. Dans mon entourage on me rabâchait souvent que j’avais de la chance d’être toute seule. Alors oui j’ai pu faire des activités extra-scolaires que mes parents n’auraient pas pu offrir à plusieurs enfants. Mais à côté de ça je détestais les vacances scolaires car j’étais seule. Le fait que mes parents aient consacré une grande partie de leur temps pour leurs activités professionnelles (soirs et week-end inclus) joue peut-être aussi beaucoup dans ce constat. Arrivée à l’âge adulte quand j’ai rencontré mon mari issus d’une fraterie de 4, j’ai enfin eu l’impression de trouver une famille, une part de quelque chose qui m’avait manquée. Alors si la nature nous le permet, ce sera 2 enfants.

le 02/08/2016 à 19h35 | Répondre

Tortue

Hello Nya ! Etre autonome ou être sauvage, ça n’a a mon avis rien à voir avec le fait d’être enfant unique ou pas. (pour l’autonomie, j’aurais même tendance à penser que c’est le contraire : Quand tes parents n’ont pas que toi comme chat à fouetter, il faut bien que tu te débrouilles). Et on peut très bien être d’une grande fratrie et être très mal à l’aise dans une classe, une grande équipe, etc…

le 02/08/2016 à 20h55 | Répondre

Sandrine

J’ajoute mon petit commentaire dans la team « trop cool d’être enfant unique »! Ce n’était pas un choix pour mes parents de n’avoir qu’un seul enfant, ils ont même pensé à l’adoption de peur que je souffre de n’avoir ni frère ni sœur… mes parents étaient issus tous les 2 de grandes fratries ou tout le monde est brouillé depuis de nombreuses années avec des histoires assez glauques… Pour moi c’est ca l’image de la fratrie que m’a apporté mon enfance: des embrouilles et des conflits perpétuels! Mon enfance unique a été très heureuse, mes parents m’ont inscrite très jeune dans un sport collectif pour que je soit sociable et c’est vrai que je n’ai jamais éprouvé de difficultés à me lier d’amitié ou à aller vers des inconnus. Je pense surtout ne pas avoir souffert de solitude car j’étais une enfant indépendante et pleine d’imagination ^^ je pense finalement que bien vivre une enfance unique dépend d’une part des parents (je faisais énormément de choses avec les miens) mais surtout du caractère de l’enfant et de sa capacité à gérer la solitude! Mon mari aussi est un enfant unique heureux et notre famille nous l’avons en partie construite avec nos amis. Nous attendons notre premier enfant, on nous demande déjà qd on lancera le 2eme… On ne sait pas si il y aura envie de bb2 un jour, tout dépendra de notre nouvelle vie à 3 et si nous ressentons l’envie de vivre un jour à 4 mais nous savons comment essayer d’offrir à notre fils une enfance unique heureuse!

le 03/08/2016 à 00h11 | Répondre

Madame Zou (voir son site)

Coucou, je ne suis pas enfant unique donc ce serait difficile pour moi de réagir aux différents points 🙂 Par contre, ma belle-mère l’est, et en effet, elle a énormément souffert du fait de devoir gérer seule la maladie de ses parents. Tellement qu’au bout d’un moment, ils sont passés en priorité avant même ses propres enfants. Elle a joué le rôle d’infirmière jusqu’à ce qu’ils partent. Après, je pense qu’elle a choisi de « subir » la situation, car très honnêtement, aujourd’hui on peut se faire aider par des infirmières, des aides à domicile… Donc même si cela doit être compliqué, pour être honnête, je n’ai pas compris « son manque de recul ». A l’époque, ses enfants ont eu besoin d’elle et elle a préféré privilégié ses parents. Mon mari en garde de l’amertume. Bref, je dirai que cela dépend du tempérament aussi, non ? Si tu as beaucoup d’amis, de voisins/ voisines, de famille… je pense qu’il y a aussi des avantages et je te parle que de ce que j’ai vu moi 🙂

le 03/08/2016 à 07h50 | Répondre

Virginie

Je te remercie très sincèrement de cet article. Mon mari et moi ne projetons de n’avoir qu’un enfant pour x raisons (métiers de chacun, donc temps disponible + mon âge 😉 ). Or, nous sommes tous les deux issus de fratrie et avons donc une image très faussée de l’enfant unique. ça nous met un peu mal à l’aise.

Donc merci de nous conforter dans notre projet de vie et surtout de nous rassurer sur le fait que, non, notre enfant ne sera pas collé à nos basques, oui, il apprendra à jouer seul, oui, il peut apprendre à partager/vie en communauté, non il ne sera pas un égocentrique puissance 1 000

le 03/08/2016 à 08h28 | Répondre

Virginie

bon ba à la lecture des différents commentaires, je déprime un peu finalement.
Puis-je me permettre de demander un post du type conseils de plusieurs enfants uniques à destination des parents qui ne pourront pas faire plusieurs enfants ? pour nous aiguiller quoi.. svp 😉

le 03/08/2016 à 08h36 | Répondre

Nya (voir son site)

Quels que soient les choix que tu vas faire pour ton enfant, il arrivera un moment où il pourra les remettre en question : prénom, alimentation, religion, mode de vie… Le choix d’avoir un enfant unique ne fait pas exception à la règle. Tu as ici autant de témoignages d’enfants uniques qui ont aimé que d’autres qui ont détesté. Si on faisait un article sur les fratries, ce serait probablement la même chose. Du moment que tu aimes ton enfant et que tu l’élèves de façon à ce qu’il soit bien dans ses baskets, tout ira bien. Avoir des frères et sœurs n’est pas un dû et il y a d’autres moyens pour apprendre la vie en société, comme aller au centre aéré ou faire des activités extrascolaires.

le 03/08/2016 à 13h13 | Répondre

virginie

Merci ! Oui j’ai bien noté qu’il fallait le maintenir dans une activité d’équipe ou de vie en communauté tout simplement pour le confronter aux autres.

le 03/08/2016 à 13h24 | Répondre

Lutine Chlorophylle

Après tu as pu voir aussi dans les témoignages négatifs qu’une partie importante tenait plus des parents que du fait que l’enfant n’ait pas de frères et soeurs 🙂 Lui accorder pas mal de temps et lui permettre de rencontrer facilement du monde me semblent les éléments clé. (Sans lui forcer la main non plus, parce que ça dépend aussi du caractère de chacun…)
Après comme le dit Nya, tous les choix que font les parents peuvent être mal vécus ! Celui-ci comme d’autres. Certains enfants en fratrie se porteraient sans doute bien mieux s’ils avaient été seuls.

le 03/08/2016 à 15h21 | Répondre

Elodie

J’ajoute ma pierre à l’édifice, je suis également fille unique, mes parents n’ont pas eu le choix. Je ne l’ai absolument pas mal vécu, mais il faut dire que j’ai toujours été en contact avec d’autres enfants; Mes parents bossaient beaucoup et j’allais à la garderie, au centre aéré, en colo, en stage d’équitation ou autre pendant les vacances et on habitait dans un lotissement où je jouais avec pleeiin d’enfant 😉
Je ne me souviens pas m’être ennuyée, même les jours de pluie.
Par contre, effectivement, ce sont les réflexions des autres ( y compris notre famille) qui me blessaient ou leurs préjugés: les enfants uniques sont mal élevés/capriceux/égoïstes (ne rayez aucune mention!)
On n’osait même plus raconter nos superbés vacances car mes tantes disaient « ben évidemment vous en avez qu’une vous pouvez vous le permettre, nous pas! »

Cependant, maintenant, à l’âge adulte ça me pèse…j’habite à 22 000km de mes parents, et ils sont seuls, je culpabilise et le j’appréhende le jour où ils seront malades et très vieux.

le 03/08/2016 à 11h10 | Répondre

Mme Champagne

Bonjour, c’est la première fois que je me retrouve autant dans un article. Je suis également fille unique et ravie de l’être.Jeune maman depuis 2 mois je fais aussi face à d’autres réflexions maintenant que nous avons annoncé que nous ne ferions qu’un enfant. Cela a toujours été notre désir car avec un travail prenant tous les deux nous n’envisageons pas de lui imposer ,en plus, de partager ses parents.

le 03/08/2016 à 11h44 | Répondre

littlefrog7

Alors moi, issue d’une famille de 4 enfants, je dois dire que ca ne m’a pas aidé a supporter le conflit, et je n’ai toujours pas compris qu’un désaccord avec mon mari ne risque pas de finir en divorce lol!
Comme quoi…^^

le 03/08/2016 à 13h08 | Répondre

Laura

Comme toujours Nya, j’adore tes articles et j’y apprends toujours plein de choses … moi-même j’ai peur de ne pas pouvoir faire plus d’un seul enfant et ça m’angoisse un peu. J’ai deux petites sœurs que j’aime très, très fort, et pour moi, plus que des souvenirs d’enfance, ce sont des compagnes pour toute ma vie. J’ai longtemps pensé que je ne pourrais jamais aimé un homme autant que j’aime mes soeurs (heureusement, si 😉 ) et je continue à me taper des flips à l’idée que je ne pourrai jamais aimer mes futurs enfants autant que j’aime mes soeurs … Si je souhaite offrir une fratrie à mes enfants, c’est surtout pour cela : pour leur offrir le grand bonheur d’aimer quelqu’un à ce point. Et du coup, je me torture déjà l’esprit pour savoir « comment faire pour que mes futurs enfants s’entendent bien et soient complices » ! Finalement, être enfant unique, c’est peut-être plus simple ?? 😉

le 03/08/2016 à 22h07 | Répondre

Elo (voir son site)

C’est rigolo car j’ai écrit un peu le même billet sur mon blog. Je suis 100% d’accord avec toi, sur tous les points! Bravo, tu as très bien résumé la situation!

le 04/08/2016 à 16h28 | Répondre

Claire Cest du gâteau (voir son site)

Bonjour Nya, merci pour ce témoignage. Pour nuancer ton article, j’ai un frère (d’un an et demi de moins que moi) et pour le coup, je déteste les conflits et comme toi, j’ai un côté sauvage (ma hantise pendant mon enfance : que mes parents décident de m’envoyer en colonie de vacances). J’imagine que c’est d’abord lié au caractère de la personne, même si effectivement, le fait d’être enfant unique ne doit pas aider à améliorer les choses.

le 05/08/2016 à 09h48 | Répondre

Popie

Je n’avais pas vu cet article très intéressant !
Je crois que les gens ont besoin de valider leur choix et leur vie en fait avec des clichés. C’est comme le débat d’avoir des enfants ou pas où écart idéal entre enfants ou l’éducation idéale. Tout ça n’existe pas ! On choisit ce qu’on veut/peut et on fait ce qu’on peut avec !
Et pour les inconvénients et le règlement des conflits… hum j’ai 2 frères et nous sommes nuls en résolution de conflit et avons du mal à communiquer (on en revient toujours à ce que nous transmettent nos parents qu’on soit 1 ou 6 ou 10 enfants !)

le 29/08/2016 à 18h44 | Répondre

Au bout du voyage (voir son site)

Pour ma part, nous sommes une fratrie de deux, mon mari est une fratrie de cinq enfants, et je peux te le dire : gérer les conflits, ce n’est pas donné au fratrie non plus, loin de là, bien loin de là ! 😉

le 05/11/2016 à 09h24 | Répondre

lori

bonjour et un grand merci pour ton article. Je suis maman d’une petite fille de 3 ans. Je suis séparée du papa de ma fille depuis 2 ans. Quand j’étais jeune (eh oui j’ai déjà 36 ans lol), je me disais toujours que si j’avais un enfant plus tard tant mieux, sinon, tant pis. Et puis, j’ai rencontré le papa de ma fille. Quelque mois après sa naissance, j’ai eu envie d’en avoir un 2ème, mais c’était plus pour reproduire mon schéma familial (j’ai une soeur qui a 13 mois de plus que moi et avec laquelle je suis très complice). Et puis, finalement, mon couple battait de l’aile et je ne voulais pas faire un enfant pour faire un enfant. Aujourd’hui, je ne souhaite pas avoir d’autre enfant. Je suis heureuse avec ma fille (elle voit son papa régulièrement, elle a des cousines et des amis des son âge (enfants de mes amies), je fais en sorte qu’elle sorte le week-end et après l’école, je l’emmène souvent au parc ou à la mer pour qu’elle joue avec d’autres enfants, elle est rentrée à l’école à 2 ans (chez les tout-petits)…. bref, je fais en sorte de la sociabiliser au maximum, de lui apprendre à partager… Elle m’a demandé une petite soeur et je lui ai expliqué que ce sera pas possible et depuis elle s’est créer 2 amies imaginaires avec qui elle discute et joue souvent.
En ce moment, je ressens une forme de pression sociale assez importante sur le fait de DEVOIR rencontrer qqn rapidement pour lui faire un petit frère ou une petite soeur.
J’ai toujours été sûre de moi (et je le suis encore) sur le fait que je ne ferai pas d’autre enfant, je n’en ai pas l’envie, pas envie d’avoir 2 papas différents, pas envie d’enfanter, pas envie), mais les paroles des « gens » commencent à me faire culpabiliser. Culpabiliser dans le sens où, sachant que je ne reviendrai pas sur ma décision de ne pas avoir d’autre enfant, je m’interroge sur la meilleure façon d’élever ma fille. Est-ce que je ne suis pas en train de créer un monstre d’égoîsme solitaire et pas sure d’elle …
Aussi, c’est pour ça que je cherchais sur le net des témoignages et je suis maintenant rassurée. Pcq je comprends bien que chaque personne vit les choses différemment.
Comme je disais plus haut, j’ai une soeur et dans ma famille, les choses se passent bien. Le papa de ma fille a un frère (de 4 ans son aîné) et ils se parlent à peine (un coup de fil pour les anniversaires et à noël).
Je me dis que j’ai fait le choix de n’en avoir qu’une et je veux pouvoir le lui expliqué plus tard si elle me pose la question. Mais je voulais connaître les ressentis des autres pour savoir par quelles étapes elle risque de passser dans sa vie.
Alors voilà, juste merci
PS: s’il y a parmi vous des enfants uniques qui ont choisi de n’avoir qu’un seul enfant, j’aimerais bien lire vos expériences

le 15/11/2016 à 23h44 | Répondre

Noémi

Merci Nya pour cet article!
Lori, j’ai été élevée comme une enfant unique, mes demi frères et sœurs étant déjà adultes à ma naissance. Comme pour d’autres, si je n’ai pas eu une enfance très joyeuse, c’est plus par ce que mes parents se désintéressaient de moi.
Je me souviens avoir réclamé une petite sœur à ma mère une fois, mais sa réaction a été très négative. J’en suis venue à me demander si moi-même j’avais été désirée…
Mon mari a des frères et sœurs avec qui il a peu de contacts, ou pas très bons…
Nous avons voulu très fort notre petit bout. Nous sommes tellement heureux aujourd’hui que nous nous posons la question de savoir si nous n’allons pas nous arrêter là. Cela nous permettrait de lui consacrer un maximum de temps, d’attention, et d’argent aussi. Nous pensons qu’il ne sera « pourri-gâté » que si on ne lui met pas de limites où si on lui achète des jouets pour s’acheter la tranquillité… Nous espérons qu’avec suffisamment d’attention nous serons en mesure de déceler les comportements égoïstes (mais quel enfant n’en a pas?) et nous essaierons de le guider en fonction.
Pour résumer, je dirais que j’ai toujours perçu la cause de ma tristesse d’enfance comme étant due au fait que mes parents étaient malheureux, et non au fait d’être fille unique. Et comme nous souhaitons très fort que notre petit bout soit heureux, nous faisons notre possible pour être heureux nous-même et lui apporter un maximum d’amour, d’attention et de valeurs. Le moment venu (c’est encore un petit bébé), nous le ferons côtoyer autant d’enfants que possible.

le 27/12/2016 à 13h23 | Répondre

Virginie

Bonjour, moi j’ai un frère de 6 ans plus jeune que moi. Je l’ai longtemps réclamé car mes parents ne me consacraient que très peu de temps et je m’ennuyais. Au final j’ai vécu cela comme une punition, j’étais devenue la »grande » celle qui se faisait réprimander si son petit frère faisait une bêtise ou si elle râlait d’être trop embêtée. Lui a toujours profité de ce statut de privilégié et est devenu sournois et insolent voir méchant et surtout très égoïste. A 24 ans il est encore plein de rancœur pour des histoires d’enfants qu’il a mal pris. Aujourd’hui j’ai 30 ans et je n’osais plus trop lui parler depuis quelques années de peur de me faire agresser comme d’habitude. Il a fini par m’agresser quand même et mes parents ont encore pris son parti. S’en est suivi une rupture familiale ou j’ai perdu mes parents et mon frere. Je suis donc orpheline même s’ils sont encore vivant et c’est très dur. J’ai quelques bons souvenirs de jeux avec mon petit frère mais surtout des mauvais, essentiellement un sentiment d’injustice et de préférence pour lui. Je suis enceinte pour la première fois et j’ai une peur bleue d’en avoir plusieurs (j’ai déjà une belle fille de 4 ans et demi). Je comprends que tout dépend de l’éducation que l’on donne mais j’ai cette peur profonde de répéter le schéma sans le vouloir comme eux l’avaient fait avant moi (rupture familiale dans leur deux familles a cause d’un frere ou d’une sœur, du coup je ne vois plus mes grands parents et mes ongles et tantes non plus ni cousins). Heureusement j’ai un exemple de fratrie merveilleuse du côté de mon mari ce qui me prouve que ça existe, mais moi je suis traumatisée par la mienne. Ca me fait frémir de savoir que mon frere viendra me chercher quand mes parents seront vieux ou morts et que je devrai rediscuter avec lui. Peut être que je renoncerais à tout droits pour ne pas avoir à lui parler car ça se termine en violente dispute à chaque fois.

le 26/12/2016 à 16h54 | Répondre

Virginie*

Je découvre cet article un peu par hasard. Je suis enfant unique et j’en ai souffert.
Je suis très étonnée du début de l’article « trop bien moi aussi … » « regard de connivence etc … » Car quand je croise un autre enfant unique en général, c’est plutôt « regard emphatique et compréhensif » et partage de notre enfance solitaire et pas très gaie.
Parce que c’est ça que je retiens surtout de mon enfance d’enfant unique : le manque de gaieté ! Mes parents n’étaient pas des gens moroses, loin de là. Mais ils étaient adultes. Et ça, ça change tout ! Ils n’avaient la spontanéité, l’insouciance, la naïveté, l’imaginaire … que peuvent avoir les enfants. Alors oui, comme toi, j’avais des cousins et des voisins. Mais personne le soir pour venir se glisser dans mon lit. Personne avec qui jouer les jours de pluie. Personne avec qui élaborer des stratagèmes pour faire des blagues aux parents.
Une anecdote m’a particulièrement marquée : on m’a offert un baby-foot, un vrai, un grand tout beau comme dans les bars. Sauf que jouer au baby-foot toute seule, c’est compliqué ! Ce n’est qu’une anecdote, mais des histoires de solitude, j’en ai plein ! Une vraie douleur pour moi …
Mes parents étaient des gens modestes, mais je me suis quand même sentie « pourrie-gâtée », dans le sens où tout était toujours pour moi. Je n’ai jamais dû partager quoique ce soit. Jamais une petite soeur ne m’a piqué mes jouets. Jamais je n’ai dû négocier avec un grand frère pour qu’il me prête son walk-man.
Résultat : j’ai mené la vie dure à mes parents. Je leur demandais sans cesse de jouer avec moi. Et quand il y avait conflit (ce qui est un processus normal de construction chez l’enfant) et bien c’était avec eux que je me disputais …
Adolescente, ma meilleure amie avait 4 frères et soeurs. Je garde un souvenir délicieux des soirées chez eux, du brouhaha, de la vie qui y régnait, des chamailleries, des rigolades … Il fallait se battre pour avoir la dernière crêpe (alors que chez moi, la dernière crêpe – et celle d’avant d’ailleurs – était toujours pour moi, petite princesse unique).
Adulte, j’ai effectivement dû porter seule la maladie puis le deuil de mon père. J’aurais tellement aimé avoir un frère ou une soeur à appeler, quelqu’un à mes côtés au cimetière … Seule à réconforter ma maman. Et je sais que quand viendra le jour de la perdre elle, alors je serais vraiment SEULE. Les relations avec mes cousins-cousines se distendent avec les années, chacun ayant construit sa propre famille. Heureusement, j’ai mes amis-amies, ma nouvelle famille, choisie en plus !
Et puis évidement, dès mon 1er enfant né, je n’ai pas attendu, on lui a illico fait une petite soeur. Mon mari vient d’une famille nombreuse, et pour lui c’était également un souhait fort d’offrir à ses enfants le bonheur qu’il a connu en fratrie (mais attention, tout n’est pas toujours rose pour les fratries !!!)
Enfin je dirai qu’être enfant unique, ça m’a forgé un caractère compliqué. Je suis très centrée sur moi-même, j’ai énormément besoin qu’on s’occupe de moi, qu’on m’écoute, besoin d’être un peu le centre de l’attention. Je n’aime pas qu’on ne respecte pas mes affaires, qu’on me coupe la parole… Je ne comprends pas pourquoi on ne me laisse pas systématiquement la dernière crêpe 🙂
Pourtant moi aussi je suis très autonome, j’ai pris mon indépendance à 18 ans (parce que la vie à la maison était trop triste ?) et j’ai énormément voyagé aux 4 coins du monde, toute seule avec mon sac à dos. J’ai un imaginaire bien développé, je suis très créative.
Mais je sens qu’il me manque un petit quelque chose, qui m’aurait aidé à vivre mieux en société et en couple / en famille maintenant.
Voilà donc ma vision, qui est personnelle évidement. Mais qui permet de balancer avec la tienne.

le 13/02/2017 à 11h56 | Répondre

Nanou

Bonjour Nya, ta façon de voir les choses sur le statut unique me fait beaucoup de bien car jusqu’alors je n’ai lu que de mauvaises choses. Après plusieurs traitements de fiv, j’ai réussi à avoir un adorable garçon de 11 ans maintenant ; mon plus grand regret est qu’il restera unique mais ce n’est pas un choix. J’ai peur qu’il me le reproche plus tard je voulais tellement qu’il connaisse les joies d’une fratrie et qu’il ne reste pas seule. Je me sens démunie et déprimée face aux réflexions des autres, on me dit souvent qu’il me le paiera a l’adolescence et ça me fragilise. En tout cas merci pour votre soutien.

le 18/03/2017 à 13h37 | Répondre

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