Bien dans son corps, bien dans sa tête, bien chez soi !

Bref, j’ai été jeune fille au pair


Publié le 21 juillet 2015 par Claire Gezillig

Aujourd’hui, j’ai envie de te parler de mon expérience au pair qui remonte à 2008 (choc, horreur… déjà ??).

Pourquoi ressortir les archives ?

Parce que j’ai l’impression qu’il y a beaucoup de clichés autour de l’image de jeune fille au pair, mais qu’en fait les gens ne savent pas vraiment en quoi ça consiste (je n’étais pas dans une famille riche, je ne suis ni blonde, ni suédoise et je n’ai pas couché avec le père de famille, merci bien !).

Au pair avec enfants

Crédits photo (creative commons) : Donnie Ray Jones

Aujourd’hui, je vais témoigner de mon expérience. Mais si ça t’intéresse, je peux revenir sur Dans Ma Tribu pour présenter les démarches, les avantages et les inconvénients quand on veut prendre une au pair. Je ne suis pas encore dans ce cas (je n’ai pas de gosse), mais j’en connais un rayon puisque j’ai été modératrice d’un forum sur l’au-pairiat (c’est le moment de me dire dans les commentaires si ça t’intéresse !).

En 2008, j’avais 20 ans. J’étais jeune et insouciante et, je ne sais plus comment, j’ai décidé que j’allais passer mon été à m’occuper de gosses parlant anglais, en terres anglophones. En soi, ce n’était pas si différent des trois étés précédents où j’avais été animatrice de colo. Sauf que là, il y aurait moins de gosses à charge, et plus de soucis linguistiques !

L’idée, c’était « Vive l’aventure wouhou ! » et aussi un peu « Ce serait bien que je sois capable de vraiment communiquer en anglais… »

Et c’est comme ça que j’ai trouvé une charmante petite famille irlandaise qui avait besoin de quelqu’un pour s’occuper des mômes pendant les vacances d’été… « Charmante », c’était encore à prouver, mais leurs prénoms tout droit sortis des comédies anglo-saxonnes me paraissaient si exotiques !

J’étais tellement excitée d’avoir trouvé ! Même si un moment, je me suis demandé : « Et si c’est une arnaque et que je me retrouve kidnappée pour devenir esclave dans une ferme industrielle ?? »

Mais bref, je suis quand même montée dans l’avion à destination de Cork. Premier vol de ma vie. Seule. Je ne faisais pas la fière à Charles de Gaulle. (Et en fait, j’ai découvert que j’adorais voler, oui, oui !)

J’ai rencontré une autre au pair en attendant l’avion. Tant mieux parce qu’il avait deux heures de retard… Et parce qu’aucune de nos familles d’accueil n’était là pour nous accueillir ! On a envisagé de trouver le Décathlon du coin pour planter une tente Queshua dans les verts prés des alentours. Mais non, y’a pas Décat’ en Irlande. Et nos familles ont fini par arriver.

La première soirée fut épique : « Whach-dou-you-wanch-to-each ? » m’a demandé le père en arrivant… Euh, c’est du gaélique, ça ? Une fois qu’on a compris qu’il remplace les t finaux par des ch, ça va mieux… Mais ce ne sera pas mon dernier problème de langue du séjour, loin de là !

Au pair, ce n’est pas de tout repos !

En deux mois :

  • J’ai joué au moins mille fois au Nain Jaune. Jeu que j’avais apporté aux enfants et qu’ils ont A-DO-RÉ. (Si tu me rends visite, ne me propose pas une partie de ce jeu, j’ai développé une aversion allergique…)
  • Je me suis battue au moins un jour sur deux pour que le petit dernier pratique son violon. Les trois enfants faisaient du violon et devaient pratiquer tous les jours. HELP ! (Cela dit, le concert qu’ils m’ont fait en fin de séjour, c’était trop trop chou.)
  • J’ai passé l’aspirateur dans les escaliers tous les lundis. Mais pourquoi mettre de la moquette dans les escaliers ??
  • J’ai appris la bande-son de High School Musical 2 par cœur. (C’est ça de s’occuper de trois enfants entre 7 et 10 ans en 2008. Je suppose que les au pairs d’aujourd’hui vivent la même chose avec Frozen/La reine des neiges.)

(Le pire du pire, c’est que je suis presque contente de réentendre cette chanson aujourd’hui… Presque…)

  • J’ai fait bouillir des kilos de patates. Qu’on mangeait tout le temps de la même façon, à l’eau avec trois pauvres légumes (à l’eau aussi) et un pauvre morceau de viande sans sauce. J’ai essayé de proposer ma créativité pomme-de-terresque. En vain. Les patates, c’est à l’eau ! Et le jour où j’ai mélangé dans la casserole les pâtes avec la sauce à la bolognaise, on m’a dit que je ne savais pas cuisiner, avec de grands yeux offusqués… On est tous centrés sur nos propres pratiques, on n’imagine pas que d’autres fassent différemment (on l’apprend parfois dans la douleur).
  • J’ai cassé le store de ma chambre, déclenché le détecteur de fumée deux fois, fait des listes de toute la bouffe qui me manquait trooop, je me suis fâchée contre les enfants qui ne m’écoutaient pas des dizaines de fois, j’ai beaucoup fulminé contre le père qui leur passait tout, contre le temps irlandais aussi.
  • Je me suis ennuyée souvent, à n’avoir à m’occuper que de trois enfants qui savaient aussi très bien s’occuper seuls vu leur âge. Je me suis parfois demandé ce que je faisais là. J’ai pleuré aussi, de frustration linguistique ou de mon absence d’autorité…

Mais j’ai appris l’anglais avec eux. Et la vie d’une famille d’un autre pays et d’une autre culture.

Au pair, ce n’est pas le job le plus facile au monde. Tu habites chez ton employeur. Avec lui. Tu vois donc ton boss en pyjama. Et va expliquer à un enfant que tu as des horaires de travail… Tu dois t’adapter à l’éducation (ou l’absence de cohérence dans l’éducation) des parents.

Cela dit, ça ne doit pas être évident pour eux non plus d’accueillir une étrangère chez eux comme ça.

Je te rassure, je les ai aimés quand même, ces petits monstres et cette famille au nom de série anglo-saxonne.

Et surtout, je dois dire, au pair, c’est être nourri, logé et avoir un petit salaire qui te permet de découvrir la vie locale ! Et alors ça…

Je finissais deux jours par semaine à 18h et les trois autres à 15h. Et j’étais « off » le weekend (sauf un baby-sitting un samedi soir de temps en temps)… Eh ben, je peux te dire que j’en ai profité !

Sortir pour avoir la paix

Le seul moyen d’avoir vraiment la paix et de ne plus se sentir au boulot, c’était de sortir.

Alors, je suis sortie. Tellement que le chauffeur du dernier bus du soir a commencé à me connaitre et une fois qu’il pleuvait, il m’a même proposé de faire un détour pour me déposer devant ma porte !

Mes soirées, c’était pub, pub et pub (non, je n’ai pas passé mon temps à regarder les coupures publicitaires à la télé, je suis allée boire des verres…). La vie sociale en Irlande passe par là (non, ce n’est pas une excuse).

Et j’ai rencontré des copines au pair. Ô mes copines au pair, je vous aime ! Avec elles :

  • J’ai bu un certain nombre de Guinness (et nous n’en avons pas payé la moitié).
  • J’ai profité des soirées « Live Music » et de la convivialité irlandaise.
  • J’ai été étonnée de la fascination que les irlandais avaient pour les français… enfin majoritairement pour les françaises (c’était avant la main de Thierry Henry en plus)… et aussi de la longueur (hum, hum) des jupes de la gent féminine locale.
  • J’ai eu un nombre certain de plans foireux en bus pour me rendre dans des coins paumés. Mais très, très beaux, ces coins.
  • J’ai dévalisé Penneys, la chaîne de magasins pas chers qui s’appelle Primark partout ailleurs (mais qui n’était à l’époque pas du tout implantée en France… et puis, je ne me posais pas encore des questions d’éthique).
  • J’ai encore quelques unes de ces petites culottes loufoques dont j’avais décidé de faire collection… mon mari ne les supporte pas, mais je refuse de les jeter !
  • J’ai rencontré plein de monde, irlandais ou expatriés/immigrés. Des gens bizarres parfois. Mais plein de gens différents ! J’ai beaucoup ri, j’ai même dansé dans la rue en proclamant des bêtises.
  • J’ai pris des cours de danse irlandaise au bord d’un lac et dans un pub. Mais aussi de salsa dans une école de danse (ne me demande pas d’où m’est venue l’idée de prendre des cours de salsa en Irlande !).
  • J’ai été au spectacle de Riverdance, et c’est encore le meilleur spectacle live que j’ai jamais vu.
  • J’ai fait ma touriste à Dublin et ailleurs.
  • J’ai essayé de rentrer quelques fois dans les boîtes, mais on est souvent trop jeune quand on a 20 ans (faudrait que quelqu’un m’explique cette histoire de majorité à 18 ou 21 ans suivant les cas !).
  • J’ai fantasmé sur une bonne dizaine d’irlandais, dont le guitariste qui chantait Galway girl et le vendeur de Vodafone (même si les téléphones, ça rend pas aussi sexy que les guitares…).
  • J’ai découvert les scones, les bagels, les smoothies, les carrot cakes.
  • J’ai aimé qu’on m’appelle « love » et que les phrases soient ponctuées de « sweet ».
  • J’ai apprécié qu’on puisse parler si facilement à la personne à côté de soi, à l’arrêt de bus, au pub…
  • J’ai acheté un parapluie et le vent l’a cassé. Mais j’ai pris des coups de soleil aussi !

En fin de compte, j’ai dépensé plus d’argent que j’en ai gagné, si on compte les billets d’avion. Mais j’ai eu l’impression de vraiment profiter, et c’est ce qui compte !

Quand je relis mon blog d’au pair (n’insiste pas, je ne te donnerai pas l’adresse ! *un peu honte*),  je souris de voir à quel point j’étais stressée (par un séjour finalement pas si aventureux, en comparaison avec ce que j’ai fait par la suite), étonnée (de petits riens, de différences), frustrée (par la barrière linguistique et les malentendus culturels), en manque (façon mal du pays, alors que ce n’étaient que deux petits mois). C’était pas grand chose, tout ça… Mais c’était tellement aussi, pour moi.

Un séjour initiateur

Ce séjour en Irlande, ça a été le premier pas de ma vie telle qu’elle est aujourd’hui.

Un certain Nicolas Bouvier disait : « Certains pensent qu’ils font des voyages, en fait, c’est le voyage qui vous fait et vous défait. » C’est ça.

J’ai gagné de ce séjour :

  • Des progrès en anglais, et la certitude que c’est en parlant une langue étrangère qu’on apprend à la parler (j’en ai d’ailleurs fait mon mémoire de master…).
  • Des découvertes culturelles et un amour particulier pour ce pays et ses habitants… L’Irlande gardera toujours une place particulière dans mon cœur. Peut-être parce que c’est le premier pays où j’ai habité hors de la France. Peut-être parce que c’est intrinsèquement un pays merveilleux.
  • De super copines rencontrées sur place ou virtuellement grâce au super forum Au pair du monde entier (coucou Camille et Caroline qui m’ont même suivie jusqu’à mes aventures rédactionnelles par ici).
  • Une envie de partir encore et encore vivre dans d’autres pays !

Tout ça pour dire que ces deux petits mois d’au-pairiat ont été bien plus qu’un petit séjour à l’étranger…

D’ailleurs, je pense que l’expérience est tellement enrichissante que j’aimerais peut-être un jour la tenter dans l’autre sens : accueillir chez nous un ou une au pair. Sauf qu’avant, faudrait une grande maison. Et des enfants. Bref, ce n’est pas pour tout de suite !

Et toi, tu as été au pair ? Tu as aimé cette expérience ? Raconte !

Toi aussi, tu veux témoigner ? C’est par ici !

Commentaires

25   Commentaires Laisser un commentaire ?

@nne-so

Waouh … quel récit, j’ai l’impression que quelqu’un a raconté ma propre expérience de l’irlande en tant que jeune fille au pair ! c’est tellement ça pour tout (notamment High School Musical … 😉 ) j’y étais également durant l’été 2008 mais près de Limerick où je m’occupais de 3 enfants de 5, 7 et 9 ans.
Je suis moi aussi tentée par l’expérience inverse d’accueillir une jeune fille au pair, mais il faudra d’abord que Dame Nature se rappelle qu’on existe et nous file un petit coup de main pour agrandir la famillle !
j’encourage tous les jeunes (filles ou garçons d’ailleur car il n’y a pas de raison que les garçons ne puissent pas le faire ! ) que je croise à tenter l’expérience, c’est un moyen assez économique je trouve de s’immerger dans une autre culture. Hâte de te lire si tu proposes quelque chose sur les démarches pour accueillir une jeune fille au pair.

le 21/07/2015 à 08h48 | Répondre

Claire Gezillig

Aaaaah, nos gosses avaient en plus presque le même âge (7, 8 et 10 ans chez moi) (d’ailleurs, j’adore quand tu rencontres des au pair dans un pub et que tu commences à dire « ils ont quels âges les tiens ? » et que les gens autour vous regardent consternés parce que tu as l’air d’avoir moins de 25 ans et que tu dis avoir 3 ou 4 gosses…)
Mais oui, je vais faire cet article sur Dans Ma Tribu sur les démarches avec plaisir si ça peut intéresser 🙂

le 21/07/2015 à 09h32 | Répondre

Die Franzoesin (voir son site)

Je n’ai jamais été au pair mais à 19 ans j’ai fait mon premier échange universitaire d’un an et c’est vrai, ca détermine sans doute un peu une trajectoire de vie. Je serai bien tentée par l’expérience un jour en tant qu’employeur ! Mais nous on parle français en Allemagne alors ca n’intéresse personne, non ?

le 21/07/2015 à 09h01 | Répondre

Claire Gezillig

si, si, ça peut intéresser des jeunes de venir dans une famille bilingue (j’ai bien failli aller dans une famille hispanophe au Brésil moi !), j’ai connu des au pair francophones qui partaient dans une famille bilingue avec le français pour apprendre en douceur… ou des au pair qui partaient pour l’aventure culturelle plus que linguistique. Donc je ne pense pas que tu aies du mal à trouver à cause de ça 😉

le 21/07/2015 à 09h15 | Répondre

Codie Pas Rond

Ma petite soeur a été au paire pendant un an dans une famille recomposée allemande-suisse en Allemagne. Les parents parlent francais avec leur fille (de 5 ans), mais plutôt anglais et allemand avec les plus grandes (du premier mariage de Monsieur). Ca a été hyper riche pour ma soeur. Elle y est même retourné à plusieurs reprises en été, ou des petites séjours en tant que Nounou.
Elle était parti via Oliver Twist. Je ne connait rien à la partie administrative du départ comme au paire, mais Claire va sûrement nous éclairer dans son prochain article.

le 21/07/2015 à 11h16 | Répondre

Razafindralambo zo

bonjour,ça m’intéresse de sortir à l’étranger pour faire l’au pair si vous acceptez notre situation

le 04/04/2016 à 16h51 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

Je trouve ton expérience extrêmement enrichissante et intéressante. Je suis tout à fait OK pour que tu nous racontes aussi les démarches pour engager une fille au pair !!!
J’ai très très peur de l’avions donc je ne voyage pas vraiment beaucoup mais à te lire cela me fait penser que c’est quelque chose qui.aurait sans doute plu.

le 21/07/2015 à 09h19 | Répondre

Claire Gezillig

Y a beaucoup d’au pair au Royaume-Uni et en Allemagne donc y a pas forcément l’obligation de prendre l’avion (mais c’est un peu tard pour toi là).

le 21/07/2015 à 09h24 | Répondre

ZO Tsilavina

Moi je suis une fille de 22 ans,je viens de Madagascar,je cherche une famille d’accueil si ça vous intéresse

le 04/04/2016 à 17h17 | Répondre

Mariounchka

Très intéressant. En effet, ça me plairait de lire comment peut se passer l’accueil d’une jeune fille au pair dans une famille.
Je pense aussi que pour apprendre vraiment une langue, rien de tel que l’immersion qui oblige à pratiquer vraiment si on veut communiquer ! Je ne l’ai pas vécu personnellement mais je travaille avec des jeunes en service civique, qui viennent principalement d’Allemagne et d’autres pays européens et c’est incroyable de voir leurs progrès en français sur une année de pratique !

le 21/07/2015 à 10h11 | Répondre

Claire Gezillig

Je ne peux pas « témoigner » sur l’accueil mais je peux expliquer quels sont les avantages et les inconvénients du système pour une famille, comment s’organiser pour trouver et accueillir un(e) au pair et ce qu’il faut faire pour que ça se passe bien.
Mais peut-être que ça donnera envie à certains de tenter l’expérience et de venir nous raconter 🙂

le 21/07/2015 à 10h15 | Répondre

Mariounchka

Oui j’avais bien compris et ton article m’intéresserait. Pour ma part, je ne sais pas si je serais prête à accueillir quelqu’un pour une si longue période dans ma maison et famille mais ça vaut le coup de se poser la question…et pour la personne au pair, nous habitons en pleine campagne avec déplacements difficiles si on a pas le permis donc pas sûr que ce serait interressant de son côté à elle aussi.

le 21/07/2015 à 10h48 | Répondre

Virginie

je vote POUR l’article dans l’autre sens ! Ecoute, c’est simple, on envisage d’avoir un enfant et, par rapport à notre vie professionnelle sans horaire défini et avec déplacements pros pour les deux, j’ai l’impression que c’est la seule solution qui existe !
Simplement, ça me paraît compliqué : les cours de langue obligatoires pour le « au pair » (on est en province), j’ai pas tout compris sur ce qu’on a le droit de lui demander (garde de nuit, c’est possible ?), bref, des infos, des infos, des infos, je prends !

Ton point de vue est du coup pour moi hyper intéressant : j’imagine bien conseiller la « au pair » sur les endroits à visiter, voire l’amener avec nous un weekend par ci par là, monter à Paris pour lui expliquer comment prendre le métro, etc. penses-tu que ce soient de bonnes idées ou est-ce que du coup la « au pair » se sentirait envahie dans son temps perso ?

En tout cas, ton article tombe méga bien 🙂

le 21/07/2015 à 10h26 | Répondre

Virginie

je précise, pour qu’on ne m’accuse pas de vouloir réduire quelqu’un en esclavage :), que, hors déplacement pro, je travaille à domicile. Il est donc hors de question que la « au pair » se retrouve à travailler H24.
Par rapport au cours linguistiques, je m’interroge sur leur organisation dans le sens où mes déplacements ne sont jamais sur les mêmes jours de la semaine.

le 21/07/2015 à 10h30 | Répondre

Claire Gezillig

sinon, par rapport aux cours de langue, faut voir avec la caf et l’au pair mais je ne pense pas que ce soit grave qu’elle manque un cours de temps et temps. Et je ne sais pas où tu habites mais si c’est une grande ville, y a des écoles qui proposent plusieurs cours de même niveau et on peut changer de jour de la semaine si on ne peut pas une semaine…

le 21/07/2015 à 10h53 | Répondre

Claire Gezillig

Je vais peut-être faire plusieurs articles du coup, comme il a beaucoup de choses à dire…

Mais pour répondre à tes questions de manière générale : oui, en France, c’est très encadré et en plus, avec les cotisations, ça revient assez cher… (même si beaucoup de famille prennent des au pair de l’UE et comme y a pas besoin de visa, elle peuvent se passer de la déclaration – mais c’est considéré comme du travail au black).
Une solution pour avoir moins de contraintes est de changer de statut de déclaration au lieu de déclarer comme « stagiaire aide familial étranger », tu peux la/le déclarer comme comme garde d’enfant à domicile avec un contrat de travail régi par la convention de particulier et elle touchera le smic horaire sur lequel tu peux défalquer les avantages en nature logements et repas. Ce statut permet d’avoir plus de flexibilité (pas les max de 5h par jour, pas les cours de langue obligatoire) mais il vaut mieux que l’au pair soit européenne parce que ça ne donnera pas droit au visa comme l’autre statut.
Et bien-sûr, ça peut revenir cher si c’est pour un enfant mais contrairement au premier statut, ce second permet d’avoir les aides de l’état.

Et pour la deuxième partie : oui pour les conseils de trucs à faire et pour l’aide. A voir après avec elle ou lui si on accompagne ou pas. Et si aussi tu peux aider au début pour qu’il ou elle rencontre du monde, c’est génial car c’est souvent ce qui est difficile au début 🙂

le 21/07/2015 à 10h44 | Répondre

Sophie

Je REVE d’accueillir une jeune fille (ou jeune homme) au pair!
C’est LE moyen pour mes enfants de s’ouvrir au monde, d’entendre une nouvelle langue, pour nous aussi, d’ailleurs.
Mais on va attendre d’avoir emménagé dans notre nouvelle maison, fait la déco aussi, et trouver nos propres marques dans notre nouvelle ville avant de se lancer dans l’aventure.
ce qui me stresse, c’est que l’on est (quand même) à 1 h de Paris en train, je ne sais pas quelle agence contacter du coup.
j’attends tes prochains articles avec impatience ^^

le 21/07/2015 à 17h53 | Répondre

Claire Gezillig

Tu n’as pas besoin de contacter une agence, au pair world (je n’ai pas d’action mais c’est le meilleur site d’annonces de ceux que je connais) peut te permettre de trouver ton au pair, et tu as plus de choix que ce que te propose une agence.
Après, c’est à toi de faire le tri (dans les profils pas sérieux) et les démarches (notamment auprès de la CAF, pour le visa si besoin…) donc je peux comprendre qu’une agence rassure.
(Va vraiment falloir que je les écrive ces articles sur Dans Ma Tribu – oui, parce que du coup, je crois que je vais décomposer en plusieurs pour répondre à toutes les questions 😉 )

le 21/07/2015 à 18h20 | Répondre

Sophie

Du coup j’ai regardé le site hier, les agences… et ton site est ce qui me parait le mieux 🙂
On va se lancer l’année prochaine, quand on aura pris nos propres marques. J’en ai parlé à chéri qui est juste carrément emballé, en fait 🙂

le 22/07/2015 à 15h37 | Répondre

Claire Gezillig

ah super ! Bon, faut que je me dépêche d’écrire ces articles pour Dans Ma Tribu du coup 😉

le 23/07/2015 à 08h34 | Répondre

naninette

Aaaaaah. Encore un point commun que je me trouve avec toi : l’amour de l’Irlande ! Même si moi je n’y ai passé que 4 jours mais ça m’a suffit pour rêver d’un jour en faire le tour !!!
Je n’ai jamais été jeune fille au pair, et pourtant ça m’aurait vraiment plu ! J’ai préféré être animatrice de colo jusqu’au bout ! Par contre ton article me donne envie d’écrire un article sur mon année d échange universitaire au Canada quand j’avais exactement le même âge que toi !
Si j’ai le temps entre 2 biberons et 2 préparations de classe !!
En tout cas ton article est très bien écrit comme d’habitude !

le 22/07/2015 à 10h33 | Répondre

Claire Gezillig

merci nanitette et vive l’irlande 😉

Et ouiiiii un article sur ton année d’échange, je suis sûre qu’on apprendrait plein de choses 🙂

le 22/07/2015 à 13h34 | Répondre

Louna

Merci pour cet article, Claire ! Comme d’habitude, les sujets que tu abordes me passionnent et ta plume m’accroche !

J’ai moi aussi été fille au pair, et tout comme toi, cette première expérience à l’étranger m’a donné le virus des voyages.

Mon expérience en elle-même a été un peu moins réussie par contre. J’avais décidé d’aller passer l’été en Allemagne, auprès d’une famille qui avait des jumelles de 3 ans, afin de travailler un peu mon allemand avant d’aller étudier à Vienne pendant une année.
L’histoire de cette famille était un peu particulière, parce que les petites étant nées très prématurées, l’une d’elle était aveugle de naissance. Du coup, la maman restait à la maison et voulait simplement une aide en plus, afin de soulager un peu ses journées bien remplies. Pour moi, ce n’était pas facile de trouver ma place et finalement, les moments où j’étais la plus à l’aise, c’était quand j’étais seule avec les petites, pendant les rares moments où la maman sortait. Le reste du temps, j’avais vraiment l’impression de l’avoir tout le temps sur le dos, à guetter le moindre faux-pas de ma part : pas évident….!
Les week-ends, ils me proposaient souvent des sorties en famille, et bien que ce soit toujours très sympa, j’avais vraiment l’impression de n’avoir pas de temps libre.
Les journées n’étaient pas bien définies non plus : je n’avais pas vraiment d’horaire et je m’occupais des petites du matin au soir, mais toujours en compagnie de la maman. Elle me demandait aussi régulièrement de faire un peu de ménage ou le linge.
Et pour finir, je n’avais ni cours de langue (mais on était en plein été), ni de contacts avec d’autres filles au pair. Peut-être que ça m’aurait aidé à réaliser plus tôt les petits aménagements nécessaires qu’il aurait fallu faire pour que cette expérience soit plus enrichissante pour moi !

Du coup, même si je garde un souvenir positif de cette belle expérience, je sais que les choses auraient pu être bien plus réussies dans d’autres circonstances.

Pour finir, j’adorerais accueillir une fille au pair, mais je doute de réunir un jour les conditions de base suffisante : dans notre tout petit appartement de région parisienne, nous n’aurons jamais le luxe d’avoir d’une chambre d’amis en plus !

le 24/07/2015 à 12h07 | Répondre

Claire Gezillig

Le premier article promis « et si tu prenais un(e) au pair ? » est enfin paru sur dans ma tribu, c’est ici : http://www.dans-ma-tribu.fr/pourquoi-prendre-une-jeune-fille-au-pair/

le 25/02/2016 à 15h27 | Répondre

Darnet

Bonjour,

J’ai lu tout ton article (mais pas les commentaires) et je voulais savoir si tu étais passé par une agence ou par toi même avec un site internet ?
SI tu peux me dire aussi le nom de l’un ou l’autre ?

Merci !

le 02/04/2017 à 22h05 | Répondre

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