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Pourquoi faut-il parler de politique ?


Publié le 7 mars 2016 par Nya

Un jour, Madame Sourire m’a mise au défi d’écrire un article politique. Soit, ai-je répondu, défi accepté.

Quelques mois plus tard, je n’avais toujours pas écrit une ligne.

Et un soir, le vendredi 13 novembre, je me suis dit que c’était un aussi bon soir qu’un autre pour commencer à penser politique.

Mais aujourd’hui, nous sommes le 21 janvier, et je n’ai toujours pas fini.

Parler de politique

Crédits photo (creative commons) : patrick janicek

Pourquoi est-ce si difficile d’écrire politique ? Je m’y intéresse depuis quelques années, pourtant, depuis les présidentielles de 2007. Je ne cache pas mes opinions (centre gauche, tendance écolo). J’ai des discussions enflammées à ce sujet avec mon homme (droite cynique). Je poste même des statuts politiques sur Facebook, c’est dire.

Mais la politique reste une sorte de tabou. C’est, avec la religion, LE grand sujet à ne pas aborder en entreprise. LE sujet qui peut mener à des déjeuners de famille houleux. LE sujet qui part en cacahuète plus vite qu’une voiture sur la glace. LE sujet capable de faire s’entre-tuer même le couple le plus uni.

Et LE sujet essentiel dans notre vie, car sans politique, pas de démocratie, pas de libertés, pas de droits, rien.

J’aimerais bien parler un peu plus politique, dans la vie de tous les jours. J’adore les chats. Je prends souvent des photos de ce que je mange. Et je publie ce type de contenu sur les réseaux sociaux. Les chats ont toujours beaucoup, beaucoup plus de likes qu’une publication politique. Ou, dans la vraie vie, une conversation sur les chats suscitera probablement plus d’enthousiasme qu’une remarque politique.

On pourrait croire que je poste toujours le même type de statut, quand je parle de politique. Que les gens se lassent parce que je raconte toujours la même chose. Mais rien ne ressemble plus à une photo de chat qu’une autre photo de chat, non ? Et que dire de toutes ces conversations sur le temps qu’il fait ? Ne sont-elles pas toutes identiques à en pleurer ? Dans ce cas, pourquoi dit-on de quelqu’un qui poste souvent des statuts politiques, qui parle souvent de politique, qu’il rabâche toujours la même chose ?

Au fil du temps, j’ai fini par laisser tomber la politique sur Facebook, en société. Hormis avec mon homme et deux ami.e.s qui aiment ce type de sujet, j’ai arrêté de lancer spontanément des discussions politiques.

Mais en faisant de la politique un tabou, j’ai l’impression que l’on nie son existence. Que l’on essaie de nous faire croire que notre société peut exister sans politique, ce qui n’est pas vrai. Certes, « le système ne changera jamais », « ce sont tous des pourris », « que des magouilles ». J’admets : il y a des magouilles et des pourris, et il est assez difficile de changer le système. Mais l’inertie n’a pas souvent changé grand-chose.

Tu me diras, écrire une chronique politique non plus. Mais si tu suis certains grands blogs féministes, tu connais sûrement l’importance de la représentation : le fait de montrer certaines catégories de la population à des fins de représentation et d’identification.

Il me semble que c’est un peu la même chose pour la politique : en l’occultant, on la diabolise, on en fait quelque chose d’effrayant, quelque chose de réservé aux élites, à des gens qui ne font pas partie de la plèbe. On sépare classe politique et « France d’en bas », on imagine que nos représentants élus sont des surhommes.

En libérant la parole (dans un cadre bienveillant, puisque je vis quand même au pays des bisounours), on peut réveiller les consciences, montrer que l’on peut changer les choses, que l’on peut faire de la politique au niveau local, que chacun peut s’intéresser à la politique, et que chacun a quelque chose à dire.

On s’interdit peut-être de parler politique parce qu’on a l’impression de ne pas assez connaître le sujet (et là encore : plus on s’y intéressera, plus on en parlera, et plus on aura des choses à dire). Mais s’il fallait avoir un doctorat dans un domaine pour s’exprimer à propos de ce domaine, je ne donnerais pas cher de bien des conversations (je n’ai toujours pas de doctorat en félinologie, bien malheureusement : je devrais peut-être arrêter de parler de chats…).

J’aimerais lancer un appel à toutes celles qui, comme moi, s’intéressent aux rouages de notre société et n’osent plus parler. Surtout entre femmes. Ça fait mal à la féministe farouche et éhontée que je suis, mais de mon expérience, les femmes parlent encore moins de politique entre elles que dans un environnement mixte. Regarde notre blog favori : les sujets politiques, ils se comptent sur les doigts d’une main, et ils ont souvent été écrits à la faveur d’un événement traumatisant (tiens tiens… comme celui-ci, donc).

Je reprends : si tu aimes la politique, n’hésite plus à lancer le sujet si quelque chose t’interpelle. Arrêtons de nous censurer. Arrêtons de penser que parler du beau temps va nous mener quelque part. Il suffit d’une petite phrase, du type : « Au fait, vous avez vu… ? »

Tes interlocuteurs ne suivront peut-être pas, fatigués par leur travail ou écœurés de voir le sujet revenir sur le tapis après une overdose d’actualités. S’ils ne montrent pas d’intérêt, ce n’est pas grave pour cette fois. Tu peux toujours changer de sujet. Mais peut-être que l’un de tes interlocuteurs sera ravi de voir enfin ce sujet arriver sur le tapis et de pouvoir échanger. Si vous ne partagez pas les mêmes idées, l’échange n’en sera que plus intéressant. Et ce n’est que de l’échange que naissent les grandes idées.

Enfin bref, Madame Sourire, je suis désolée. J’ai écrit une chronique politique, mais une chronique qui ne parle pas vraiment de politique non plus. Je vais réessayer.

Et toi, tu aimes parler politique ? Tu penses qu’on en parle trop ? Pas assez ? Tu as compris ma chronique décousue ? Raconte !

Toi aussi, tu veux témoigner ? C’est par ici !

Commentaires

16   Commentaires Laisser un commentaire ?

Ars Maëlle

Pendant longtemps, j’ai décroché de l’actualité, du coup je ne me sentais pas du tout légitime pour parler politique, car tout ce que j’avais à répondre, c’était mes valeurs, rien d’argumenté…
Aujourd’hui j’ai raccroché avec les infos, et maintenant, c’est autre chose qui me retient : soit je parle à quelqu’un qui est globalement de mon bord, et on tombe vite d’accord ; soit avec quelqu’un d’avis opposé, et au mieux, on est d’accord sur le fait de ne pas être d’accord. Je ne crois pas avoir déjà réussi à convaincre quelqu’un. Alors comprendre le point de vue des autres, c’est utile. Mais souvent ça tourne en énervement et au final, je suis plutôt déçue de savoir qu’untel a de telles idées si contraires à mes valeurs. Par facilité, je préfère éviter le sujet.
C’est sûr, c’est dommage, ce n’est pas comme ça qu’on fait avancer la démocratie…
Alors je serais contente de connaître ta position là-dessus (notamment comment tu fais avec ton mari) ça me donnera peut-être de l’énergie pour débattre.

le 07/03/2016 à 08h47 | Répondre

Mlle Moizelle

Je me reconnais assez dans ce que tu dis… En ce qui concerne les discussions qui tournent court, soit avec ceux qui sont d’accord, soit avec ceux qui ne le sont pas et restent sur leurs positions (et moi de mon côté, je fais pareil et j’en suis consciente!).
En revanche, mon mari et moi avons les mêmes valeurs et votons pour le même parti. Et je crois que j’aurais du mal si ce n’était pas le cas! J’essaie de ne pas avoir de préjugés en général, mais j’avoue que quand je sais qui est pour quel bord, ça change tout de même ma vision de ces personnes, et parfois mon estime pour eux, puisque les idéologies pour lesquelles nous votons reflètent intrinsèquement les valeurs que nous prônons. Je ne pourrais pas partager du bon temps avec quelqu’un qui vote Le Pen… tellement opposé à toutes mes valeurs fondamentales!!!

le 07/03/2016 à 17h37 | Répondre

Flora

Je suis d’accord qu’il faut parler de politique mais malheureusement c’est le genre de sujet ou tout le monde est braqué sur ses convictions qui remontent la plus part du temps à son éducation. Souvent ce sont des débats « dans le vent », sauf de rares fois où les gens prennent position sans avoir toute l’histoire: comme quand mes collègues pensaient que la déchéance de nationalité s’appliquait à tous les condamnés de terrorisme. De toute façon moi je n’ai pas le choix, rien que l’annonce de mon boulot déclenche bien souvent un débat politique (je suis physicienne nucléaire). Si tu as des moyens d’aborder ça de manière constructive, je veux bien des pistes aussi 🙂

le 07/03/2016 à 09h17 | Répondre

sarah

j’aime bien parler politique même si mes connaissances sont limitées, mais le problème en règle général c’est que peu de gens sont assez ouverts et tolérants pour avoir un vrai débat et échange d’idées sans rester campés sur ses positions.

le 07/03/2016 à 09h28 | Répondre

Gwen

Personnellement parler de politique avec ma famille/mes amis ne m’intéresse pas.. Nous avons tous nos opinions politique, mais tellement différentes, qu’aborder le sujet serait inutile et source de discorde. Et puis je trouve surtout que les discutions sur la politique sont comme la politique en elle-même, ennuyeuses.. Je m’en fiche que untel vote Hollande et untel Le Pen, je préfère même ne pas savoir! Je respecte le choix de chacun même si je ne le comprend pas toujours. Je trouve que la politique a prit trop de place sur nos téléviseurs pour éviter d’en parler a tout le monde. Je préfère nettement les sujets sur le quotidien/la famille/les voyages.. Mais bravo pour ton article qui est trés bien écrit, j’ai tout compris ?

le 07/03/2016 à 09h38 | Répondre

Un énième blog de Maman

L’homme…cet animal politique…Je ne sais plus qui a dit ça, sûrement un philosophe camé 🙂
J’acquiesce à chaque fin de ligne, je suis d’accord avec ton ressenti et ton envie de parler politique. Malheureusement, on parle trop de politique « globale », celle justement où il faut avoir un minimum de connaissance pour discuter sereinement. Exemple: les migrants, l’Europe, la loi Travail. Mais parler politique locale, là j’adhère! Parce que ça nous touche plus directement, parce qu’on se sent plus légitime pour en parler, parce qu’y a pas besoin de connaître les tenants et aboutissants pour pouvoir établir une discussion sensée. Exemple: la maire qui veut renommer MA rue, l’ouverture d’une classe, l’adhésion à une agglo.
Alors non, je ne pense pas que seuls les « grands pensants » (les politiques…) doivent s’emparer des sujets globaux MAIS j’aimerais que les citoyens s’informent un tantinet plus avant de crier au scandale, de signer des pétitions, de demander les démissions des personnes qu’ils ont eux-mêmes élues ou de voter pour des partis liberticides.

le 07/03/2016 à 11h17 | Répondre

Madame D

Article très bien écrit !
Personnellement ce qui m’embête en parlant de politique ce n’est pas vraiment le fait d’en parler. Je suis toujours ouverte à la discussion. J’ai mes opinions. J’argumente. Je ne cherche pas à faire changer d’avis mes interlocuteurs. Je ne suis pas toujours d’accord avec eux. Ce qui m’embête, c’est qu’on a beau en parler, on ne peut rien faire à notre échelle.
Mais du coup je vais suivre le conseil de Un énième blog de Maman et m’intéressé au moins à la politique locale.

le 07/03/2016 à 12h18 | Répondre

MlleMora

Je pense qu’on parle beaucoup plus de politique qu’on ne le croit. Quand tu parles de chats, et bien finalement c’est ce qui découle d’une ligne de conduite politique à un moment T. Les chats sont acceptés dans notre société car on a mis les moyens à un moment donné pour les soigner, les faire adopter et ne pas les laisser dans les rues comme dans certains pays qui n’ont pas les moyens de développer une politique en faveur des animaux « domestiques ».
Je suis fonctionnaire, ça parle politique dans les couloirs parce que nos missions sont directement impactées par les choix politiques. Et les décisions locales qui sont prises par les Maires viennent des décisions politiques gouvernementales.
Et dans le privé, la politique de l’Etat en matière d’économie va aussi influer sur la gestion de l’entreprise – et sur les salariés, qui n’auront plus qu’à se plaindre du ministre en place !
La politique est souvent « taboue » dans le sens où ça touche finalement à l’intime, à nos convictions, à nos valeurs. Personne n’aime s’entendre dire que ses valeurs ne sont pas les « bonnes ».
Non, la politique n’est pas morte, la politique est partout, mais comme les médias nous disent que la politiques c’est les hommes politiques, forcément, ces mecs-là, ils ne nous intéressent pas, ils ne vivent pas dans le même monde que nous… dommage !

le 07/03/2016 à 13h38 | Répondre

MlleMora

Ah oui et j’oubliais : il est super ton article Nya !

le 07/03/2016 à 13h39 | Répondre

Ornella

Pour moi la politique est tout sauf de l’intime. Elle est intrinsequement lié à mes valeurs et donc à ma facon de vivre avec les autres, de les aimer ( ou pas) et d’élever ( hypothetiquement ) mes enfants. Dans la famille de mon mari, on en parle surtout pas, c’est privé. Chez mes parents c’est tout l’inverse, on decortique chaque programme, on en parle beaucoup. Avec mon mari, même si on est de bord politique différent, je me rends compte que j’ai besoin de m’assurer que sur cettains fondamentaux, on partage les même valeurs. En France, on a souvent tendance à figer la politique, on est soi de tel bord soit de l’autre, on oppose les gens comme si on ne pouvait etre libéral sur un plan et social sur d’autres. Les elections pour moi, c’est faire le choix de ce sur quoi je suis prete à m’asseoir. Et jai besoin qu’avec mon mari,on soit d’accord sur ce sur quoi, on ne transige pas. Du coup maintenant chez nous, on en parle beaucoup aussi, on est toujours pas du même bord politique, on s’echarpe mais on sait que notre socle de valeurs est le même.

le 07/03/2016 à 15h07 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

C’est drôle, je n’avais pas eu le temps de commenter ce matin et ce midi la discussion entre collègues étaient justement politique.
C’est vrai qu’en dehors des périodes d’élection ce n’est pas le sujet qui occupe le devant de la scène. Et comme tu le dis, c’est comme la religion cela suscite chez certaine personne des débats enflammés. J’aime bien en parler et écouter les avis. Je ne pense pas être là mieux placée mais j’ai quand même un avis et si on l’écoute, je suis ravie de l’approfondir ou de le remettre en question.

le 07/03/2016 à 15h35 | Répondre

Miss Chat

Go Nya ! Moi, j’aime lire sur ces sujets-là mais beaucoup moins en parler car ce sont les mêmes rengaines que mes interlocuteurs ressortent toujours (précisément celles que tu as mentionnées…) Pourtant je suis en plein milieu du spectre politique (ceux qui « ne veulent pas prendre parti ») donc je suis ouverte à beaucoup de points de vue différents, je ne m’oppose qu’aux extrêmes ! Mais si la discussion ne peut pas avancer alors j’arrête d’en parler…
A mon sens, plus on parlera SERIEUSEMENT et de manière CONSTRUCTIVE de politique, plus on parviendra à faire amener des changements, lentement mais sûrement 🙂

le 07/03/2016 à 15h59 | Répondre

Karine (voir son site)

Nous on parle politique à la maison, mais bon on est du même « coté » avec mon conjoint bien qu’il soit un peu plus à fond que moi (et avec un énorme esprit de contradition ou esprit critique du coup il aime bien aller a fond dans un sujet), avec ma BM aussi (pareil que mon conjoint pour les opinions), ils adoooorent les débats tous les deux (sans avis trop tranchés) de temps en temps avec d’autres mais rarement.
J’évite de parler politique parce que comme dit plus haut les gens ont trop souvent des opinions fixes sans ouvertures à la discussion du coup ça sert à rien. Mais avec ceux qui acceptent les débats et les arguments inverses, je veux bien parler politique.
Ce qui me gonfle surtout c’est les gens avec une seule source d’info si possible biaisée (vers la gauche ou vers la droite peu importe) et qui ne sont pas du tout ouverts à la remise en cause de cette source. Là c’est gonflant.
Je suis plutot 50 nuances de Grey comme dirait l’autre, en matière d’opinions (politique ou tout un tas d’autres trucs), ni tout blanc, ni tout noir, donc ouvert au débat 🙂

le 07/03/2016 à 17h54 | Répondre

Margot

Je ne sais pas si il FAUT parler de politique. Mais je trouve que c’est bien de le faire. Et le mieux c’est de FAIRE de la politique bien sûr! Même au niveau très local!

le 07/03/2016 à 20h28 | Répondre

cecile

Personnellement, c’est le mot politique qui me derange. A priori, des qu’on prononce ce mot on pense depuis droite/gauche, voter, programme,promesse, »tous des vendus », et j’en passe. Du coup j’ai arrête de voir la politique sous cet angle la car cela me paraissait inaccessible et j’avais l’impression d’être inutile. Mais on est quand meme en démocratie et la politique (au sens ou je l’entends) est au coeur de notre société et bien heureusement! Mais j’ai plutôt tendance a voir ca comme la citoyenneté! Pour moi, je me sens faire un acte politique quand je reprends quelqu’un qui a un propos sexiste sans s’en rendre compte ou bien en partageant un article intéressant sur Facebook (pour que d’autre y ait accès sur leurs murs). Je me sens beaucoup utile politiquement parlant par ces petits gestes du quotidien qu’en décortiquant les programmes des politiciens ou meme plus qu’en votant! Pareil, le simple fait de débattre et de discuter c’est le coeur de la politique! Le fait de discuter permet de se forger des avis, de faire évoluer un debat et du coup de faire avancer la société. Voila ce qu’est pour moi la politique, il ne faut pas la limiter a trois politiciens qu’on voit a la television, c’est bien plus que cela!

le 08/03/2016 à 12h30 | Répondre

Madame Vélo

Oh oh, ton article interpelle ! Alors moi, j’aime bien parler des sujets politiques, des fois j’aimerais bien m’impliquer localement. Mais j’aime bien en parler uniquement avec mon mari et mes parents, car on se comprend. Je ne réagis jamais à ceux qui postent des sujets politiques sur facebook car bien souvent je ne suis pas d’accord et j’ai peur d’être lynchée. Je n’ose pas affirmer ce que je pense. Je rêve d’un monde politique où on ne serait pas obligé d’être soit à gauche soit à droite, mais où les gens comprendraient qu’on adhère à certaines idées de gauche, certaines idées de droite, sans être un mécréant à qui il faut jeter des pierres. Alors je n’ose jamais afficher mes idées politique. Et de même, je n’aime pas trop savoir de quels bords politiques sont mes amis : je n’ai pas besoin de savoir ça, et bien souvent ça risquerait d’entacher notre amitié. Car en effet, chez la plupart des gens il n’y a pas de débat possible, et je me sens tout de suite agressée quand les idées diffèrent, je ne me sens pas comprise.
Mais tu as raison, il faudrait que le « bas peuple » s’approprie un peu plus ce sujet, pour éviter d’être gouverné uniquement par des personnages complètement déconnectés du monde réel. Et pour ça j’ai envie d’agir, car vraiment quand je vois le petit jeu de nos hommes (et femmes !) politiques, ça m’écœure. En ce moment je n’espère qu’une chose : c’est que pour les présidentielles 2017 on ai un renouvellement, des têtes nouvelles, et qu’on ne se retrouve pas dans le même schéma que 2012 : Hollande, Sarkozy et Le Pen… sinon là, j’espère qu’il y aura un levé de bouclier !

le 08/03/2016 à 15h16 | Répondre

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