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5 idées reçues sur le DIU (alias stérilet)


Publié le 26 novembre 2014 par Mam' Agrume

Jusque-là, j’avais choisi à la base une ligne d’écriture plutôt humoristique, mais dans ce billet-ci, je compte mettre l’accent sur l’information.

Voilà plusieurs fois que je commente des billets parlant de dispositif intra-utérin (aussi connu sous le nom – fort mal choisi – de stérilet) pour contrer les idées reçues sur ce moyen de contraception de plus en plus en vogue, et c’est bien heureux, car il est généralement très efficace et bien toléré.

Du coup, on m’a fait remarquer, à juste titre, que ce serait peut-être plus efficace d’en faire un billet… alors je me lance !

Comme j’aime bien le chiffre 5, voilà 5 idées reçues sur le DIU !

DIU au cuivre

Crédits photo : Anne Delacour

1. Le DIU est réservé aux femmes ayant déjà eu un enfant

Ça commence à être bien connu que non, alors je ne sais pas trop si je t’informe, là. D’autant plus que les autorités de santé ont accordé comme indication à certains DIU l’absence de grossesse préalable ! (Ceux là, enfin celui-là, car il y en avait deux mais l’un a été retiré du marché car il est plus difficile à retirer, sont plus petits, donc mieux tolérés par les nullipares.) Si ce n’est pas la preuve qu’une femme sans enfant peut se faire poser un DIU !

Néanmoins, il y a toujours des gynécologues qui refusent de poser un DIU à une femme sans enfant. Dans ce cas, si tu as choisi ce moyen de contraception, rien ne t’empêche de demander à ton généraliste (certains savent parfaitement les mettre en place, mais il faut leur poser la question), d’aller voir une sage-femme libérale (qui peut d’ailleurs assurer tout le suivi de ta contraception tant que tu n’as pas de problème de santé – et qui aura sans doute un planning plus adaptable que ton gynécologue), ou… de changer de gynécologue.

2. Le DIU doit être posé le premier jour des règles.

L’unique avantage du premier jour des règles, c’est qu’on est certain que tu n’es pas enceinte. Enfin…  à condition que ce soit de vraies règles, et non pas des hémorragies de privation, induites par la coupure mensuelle de ta pilule.

Sauf que le premier jour des règles, l’utérus se contracte pour expulser l’endomètre… et pourrait bien expulser le DIU nouvellement posé avec ! En effet, le temps de s’habituer à la présence de ce corps étranger, l’utérus a tendance à se contracter aussi (même en dehors des règles). Alors mis bout à bout…

Donc le DIU peut être posé n’importe quand si tu n’as pas de problème, sauf en cas de grossesse installée ! Je dis installée, car un DIU peut servir de contraceptif d’urgence jusqu’à 5 jours après le rapport non protégé. C’est une indication peu utilisée en France, mais qui a l’immense avantage de… permettre d’autres rapports non protégés par la suite ! Ben oui, le DIU est efficace comme contraceptif dès la pose, car il empêche l’implantation d’un œuf. Ce n’est que l’un de ses deux modes d’action, car en-dehors du cas particulier de la contraception d’urgence, il empêche également toute fécondation.

De même, en cas de changement du DIU, l’utérus n’a pas besoin de « temps de repos ». La dépose et la repose peuvent se faire sur la même consultation.

3. Le DIU favorise les infections.

Faux. En même temps, je liste les idées reçues, donc je pourrais répondre « faux » tout le temps, hein.

L’unique moment où le DIU peut favoriser une infection, c’est lors de la pose. Si cette dernière n’est pas réalisée dans des conditions de stérilité correctes, elle peut constituer une voie d’entrée de germes infectieux dans l’utérus. Moyennant quoi, l’infection aurait lieu dans le mois qui suit la pose. Passé ce délai, tu peux être tranquille et dormir sur tes deux oreilles ! (Au passage, tu as déjà essayé de dormir sur les DEUX oreilles à la fois ? Mais qui a inventé cette expression débile ?)

Tu pourras trouver certaines études qui montrent un nombre plus important d’infections chez les utilisatrices de DIU. Elles présentent ce qu’on appelle un biais statistique : historiquement, les utilisatrices de DIU et les utilisatrices de contraceptions hormonales ne sont pas tout à fait les mêmes. Et les premières sont plus susceptibles d’avoir d’autres facteurs de risques, comme des partenaires multiples, par exemple. C’est du côté du mode de vie qu’il fallait chercher la cause.

Je suis tombée sur des témoignages « oui mais moi avec un DIU je faisais tout le temps des mycoses ». Il faut savoir qu’une mycose, déjà, n’est pas une infection : c’est une inflammation de la peau ou de la muqueuse, due à un champignon. De nombreuses femmes sont porteuses de champignons, et leur flore vaginale s’en débrouille très bien. Une modification de la flore vaginale, et l’équilibre peut partir en cacahuète !

La modification peut venir de pleins de facteurs : tu t’offres un abonnement en club de natation. Tu tombes enceinte. Tu as décidé de te mettre aux strings. Tu t’es fait poser un DIU… ou à l’inverse, tu as décidé de prendre une contraception hormonale ! Statistiquement, le passage aux hormones déclenche plus de mycoses que l’inverse.

Par conséquent, les mycoses ne sont pas une contre-indication au DIU. En revanche, ton médecin va probablement vouloir attendre que la mycose soit guérie avant la pose.

4. Le DIU favorise les grossesses extra-utérines.

Le DIU est un contraceptif. Il prévient les grossesses. Y COMPRIS les GEU. Il y a beaucoup moins de GEU avec un DIU que… sans contraception !

Je vais parler des deux modes d’action du DIU en ces termes, pour être claire (ce sont mes mots, tu ne les retrouveras dans aucun document médical digne de ce nom) :

  • Contraception primaire : l’action spermicide du cuivre (dans le cas d’un DIU cuivre), la diffusion de progestérone dans le cas d’un DIU hormonal (qui épaissit les secrétions du col et empêche la remontée des spermatozoïdes) : dans les deux cas, ceci empêche la fécondation.
  • Contraception secondaire : le DIU empêche la nidation de l’œuf fécondé (par sa forme ou par sa toxicité pour l’œuf avant implantation. Cette action-là est moins connue, et n’est que rarement mise en jeu).

Mais en cas d’échec de la contraception primaire (comme ça peut arriver avec n’importe quel moyen de contraception : aucun n’est fiable à 100%, sauf l’ovariectomie bilatérale et l’hystérectomie), la contraception secondaire ne fera alors effet que pour les grossesses intra-utérines, étant donné que le DIU n’agit que DANS l’utérus, et non dans la trompe. Si l’œuf a décidé de se fixer en-dehors de l’utérus, le petit dispositif n’aura plus aucun effet.

Reprenons donc avec des chiffres (parfaitement faux, mais identiques pour faciliter la comparaison, c’est juste pour illustrer) :

/!\ Attention démonstration indigeste /!\

  • En l’absence de contraception : 95% de grossesses « normales », et 5% de grossesses extra-utérines
  • Avec une contraception uniquement hormonale, en cas d’échec : 95% de grossesses « normales », et 5% de GEU.
  • Avec une contraception par DIU, en cas d’échec de la contraception primaire, donc en cas de fécondation : on garde les mêmes 5% de GEU. Mais dans les 95% restants, mettons que 80% ne pourront nidifier. Il reste donc 15% de grossesses « normales ».

Avec mes chiffres FAUX (je le répète), le quart des grossesses sur DIU seront donc extra-utérines. Ce qui ne veut absolument pas dire qu’il y en aura plus que pour les autres moyens de contraception, puisqu’il ne s’agit que d’un pourcentage (le DIU hormonal est reconnu comme la plus efficace des contraceptions réversibles).

(Jamais deux sans trois : ne t’affole pas, mes chiffres sont FAUX. Si tu veux les vrais chiffres, ils sont disponibles ici, avec une explication plus complète).

/!\ Fin de la démonstration, tu peux reprendre une lecture normale /!\

Si les maths, ça te passe au dessus de la tête, retiens cette phrase, qui elle est JUSTE : si on compte en nombre (et non en proportion de grossesses), il y a moins de grossesses extra-utérines pour les utilisatrices de DIU que pour les utilisatrices de pilule ou sans contraception.

5. Les anti-inflammatoires compromettent l’efficacité du DIU.

Non.

Je ne sais pas quoi dire de plus pour l’expliquer.

Ah, peut-être que si : il est possible que tu aies lu que l’action contraceptive du DIU passe par une inflammation locale de l’utérus. Il est même possible qu’on t’ait dit que, le temps que cette inflammation se fasse, il fallait compléter avec une autre contraception. Ces informations étant fausses (j’ai évoqué plus haut les modes d’action des DIU), l’assertion ci-dessus l’est aussi.

Chère lectrice, pour finir, je tiens à te mettre en garde contre l’un des effets pernicieux d’Internet. Je dirais même que c’est un effet renforcé par certains médias, dont le but n’est pas spécialement d’informer, mais de faire de l’audience. C’est l’effet « fait divers » : un fait isolé, mis en valeur par un témoignage, raconté avec émotion, devient beaucoup plus marquant que l’information générale.

Peut-être as-tu eu toi-même des soucis avec un DIU : pose très douloureuse, expulsion, grossesse… En fait, je fais moi-même actuellement une grossesse sur DIU. Il faut savoir qu’on ne vient pas souvent s’épancher sur comment tout va bien dans sa vie. Donc les témoignages les plus fréquents sont de mauvaises expériences. Par conséquent, pour choisir ton mode de contraception, ne te fie pas à ça !

Discutes-en avec ton gynécologue, ton généraliste ou ta sage-femme. Si tu as un doute sur leurs explications, recoupe-les avec ce que tu peux lire, non pas sur les forums, mais sur des sites spécialisés, comme :

J’espère t’avoir éclairée par ce billet un peu plus sérieux qu’à mon habitude, sans t’avoir barbée pour autant !

Et toi ? Tu as choisi la contraception par dispositif intra-utérin ? On t’a ressorti ces clichés, ou ils t’ont été épargné ? Viens en discuter !

Toi aussi, tu veux témoigner ? C’est par ici !

Commentaires

20   Commentaires Laisser un commentaire ?

MlleMora

+ 1 J’approuve à 100% ton initiative et tes infos, il y a encore tellement de femmes qui pensent du mal de ce cher DIU : quand j’ai décidé d’en faire poser un, j’ai eu droit à beaucoup de « oh ça fait mal’ « c’est un truc énorme qu’on te met là dedans… » ou « je connais une fille, il était mal mis, elle a eu plein de complications… » bref, un peu d’information ne fait pas de mal. J’en ai un, ça ne fait pas mal du tout (petite douleur comme des règles le premier jour) et ensuite on l’oublie totalement, on est protégé, tout le temps et pour longtemps, et quand c’est celui au cuivre : pas d’hormones, personnellement mon corps me dit merci !

le 26/11/2014 à 12h06 | Répondre

Yaelle

alors pour ma part j’ai eu un soucis avec le diu cuivre, a savoir qu’il a grandement augmenter la durée de mes regles ( 10 jours! ) et du coup mes regles me provoquaient une mycose tout les mois! j’ai tout essayé pour m’en debarrassé , ca a duré plus d’un an et finalement, desespérée je l’ai fait enlever… depuis plus rien!
sinon c’etait vraiment bien, je suis vraiment dégoutée que ca n’ai pas convenue 🙁 , zero douleur ni a la pose, ni au retrait, pas d’hormones, pas besoin de se demander si on est bien protéger…

le 26/11/2014 à 12h17 | Répondre

cécile

Cela va faire 5 ans que j’ai mon DIU et oui à part une pose douloureuse et des règles un peu plus abondantes c’est franchement simple et facile à vivre ! J’ai tout entendu à son propos ….

« Ah mais je ne veux pas avoir un objet dans le corps …. » entre les piercings et nos futures prothèses de hanches …. On est pas à 3cm DZ cuivre hein ! ( facile à dire j’ai 6 belles vis qui tiennent ma colonne) ….
Les  » ah mais ça doit gêner ton partenaire …. » non, non et re-non !

Je suis bien d’accord stop aux idées reçues sur le DIU !

le 26/11/2014 à 13h09 | Répondre

jeanne

coucou!
Pour moi le diu a été une libération. La pillule me rendais malade en plus d’une baisse de libido.( vous me direz ça diminue fortement le risque de grossesse de ne plus avoir de rapport…)
Bref une gygy super qui après discutions sur ma façon de vivre me le propose d’emblée, résultat un diu à 21 ans et nullipare… que du bonheur. Ça na pas trop changé mes rêgles et aucune douleur.

le 26/11/2014 à 13h38 | Répondre

Manuela, La Bavarde (voir son site)

J’ai lu avec attention ce billet, pour avoir un DIU.
Je tenais simplement à signaler ou préciser deux choses :

Concernant les infections (point 4): attention à ne pas créer de confusion concernant les infections, qui peuvent être de deux types :
– infection vaginale simple, comme les mycoses.
– infection sexuellement transmissible, comme les chlamydia, qui pour le coup si elles montent dans l’utérus ont des conséquences assez dramatiques, puisque ces dernières sont une cause avérée d’infertilité.

Normalement un bon gynéco fait des prélévements avant la pose pour éviter de faire migrer un germe, bactérie…dans l’utérus. Du coup, je trouve que dire cela « Moyennant quoi, l’infection aurait lieu dans le mois qui suit la pose. Passé ce délai, tu peux être tranquille et dormir sur tes deux oreilles ! » est un petit peu « limite ». Il faudrait plutôt faire le schéma inverse et dire qu’il faut faire des prélèvements avant la pose, même si on pense ne pas avoir d’infection « normale » ou IST.

Je pense qu’il serait peut être bien de préciser ces éléments…

Concernant le point 2, on m’a expliqué que la pose se fait plus souvent pendant les règles aussi car le col est un tout petit peu plus ouvert…

Voilà voilà

le 26/11/2014 à 13h39 | Répondre

Mam' Agrume

Merci pour ton commentaire.
En effet, j’ai bien séparé les 2 types d’infection mais en décrivant les mycoses comme « pas une infection ». Ce qui est loin d’être exact : ça reste une infection… à l’extérieur du corps ! (oui, le vagin ça reste l’extérieur du corps).
Je suis d’accord avec l’utilité des analyses préalables. Après, ça n’élimine pas tout risque. Donc il reste bon de se dire que passé un mois on est « sécure » (vis à vis du DIU) !

le 27/11/2014 à 11h54 | Répondre

Manuela, La Bavarde (voir son site)

Oui oui on est d’accord sur ces points ! Je voulais simplement apporter quelques précisions…

Dans tous les cas, les contrôles pré-pose et post-pose sont importants.

le 27/11/2014 à 12h50 | Répondre

Mlle Pas Rond

Ha !!!
C’est justement grâce à choisirsacontraception.fr que j’ai changé ma pilule pour un DIU.
Ca correspondait parfaitement à ce que je cherchais. J’en ai alors parlé avec mon compagnon puis ma gynéco. Et après quelques mois de réflexion, nous avons franchit le pas. Précision : je n’ai jamais eu d’enfant.
C’était un souhait de ma part que nous décidions à deux du moyen de contraception de notre couple. Même si au final : mon corps = c’est moi qui décide 😉

le 26/11/2014 à 15h07 | Répondre

Léna (voir son site)

Bien, ton article !
Moi, j’ai aussi :
6/ le DIU n’est pas compatible avec la coupe menstruelle
Faux, il ne risque pas d’être « aspiré » par la coupe, puisqu’elle n’agit pas comme une ventouse (et heureusement, hein).

le 26/11/2014 à 22h10 | Répondre

Mam' Agrume

Ah ! Ben je l’avais pas entendue celle-là ! Ou alors mon cerveau avait fait l’impasse en la classant automatiquement dans la catégories « âneries » puisque je connais la manière d’agir de la coupe depuis des années…

le 27/11/2014 à 11h48 | Répondre

Léna (voir son site)

Tu n’as jamais entendu parler du fameux « effet ventouse » de la coupe menstruelle ?
Un truc qui va t’aspirer ton DIU, ton intérieur… tout quoi !
Moi, on me le ressert souvent.
D’ailleurs ça m’a tellement agacée que j’en ai écrit un article pour essayer d’en finir avec cette croyance : http://coupemenstruelle.net/cup-effet-ventouse-croyance/
M’enfin, il faut de tout pour faire un monde, hein …. 😉

le 27/11/2014 à 15h32 | Répondre

Mlle Moizelle

Oui, moi aussi j’ai entendu ça, je me suis demandé si c’était info ou intox. Tu as répondu, je te fais confiance!

le 05/01/2015 à 19h11 | Répondre

Magali

Je fais partie des femmes qui en ont entendu du mal… Perso je pense que depuis ces dernières années, on a beaucoup plus d’infos sur les moyens de contraception et c’est très bien que chaque femme puisse choisir celui qui lui correspond le mieux… Dans mon entourage j’ai entendu 4 témoignages, 2 ont beaucoup souffert à la pose (douleurs +++ vertiges, quasiment incapacité à marcher normalement pour une des deux notamment), la troisième a fait une grossesse extra-utérine (pas rassurant car c’est ma maman dont il s’agit) et la quatrième par contre est aux anges. Bref ça refroidit quand même….

le 27/11/2014 à 07h31 | Répondre

Mam' Agrume

Pour la douleur à la pose, ça dépend aussi beaucoup de la technique utilisée.
Par exemple, de plus en plus de praticiens n’utilise plus la pince de Pozzi, qui est effectivement d’utilisation douloureuse.

De ce que j’ai pu lire, apparemment la technique de pose la moins douloureuse (censée être indolore en fait, mais bon, pour peu que les contractions qui suivent le soient, il peut y avoir douleur tout de même !) c’est la technique dite de la torpille… Tu n’as pas l’air sur le point de te faire poser un DIU mais si un jour l’idée fait son chemin tu peux te renseigner là dessus 😉

Pour la GEU… je crois que j’ai déjà tout dit dans l’article !

le 27/11/2014 à 11h46 | Répondre

Floconnette

J’y pense sérieusement.
Je ne supporte plus les hormones, et je ne veux pas 50 enfants… Que me reste-t-il?
Pour le moment, j’y songe, je me renseigne, je lis des articles comme celui-ci qui tordent le cou aux « on dit ». Pendant longtemps j’ai cru que le principal mode d’action était l’inflammation de l’utérus et donc la non possibilité de nidification d’un oeuf fécondé et ça m’embêtait un peu. Maintenant je sais que ce n’est pas du tout le mode d’action principal…
Je pense en faire poser un après mon deuxième enfant, même si j’ai aussi entendu dans mon entourage proche des histoires de pose douloureuse ou de règles hémorragiques… Je me dis qu’au pire, si ça ne va pas, je le retire et puis voilà.

le 27/11/2014 à 12h17 | Répondre

Sarah

Ça faisait un moment que je lisais des articles sur le DIU au cuivre et ca y est: j’ai pris RDV pour le mois prochain! Ca a été tellement simple que j’en ai été super surprise positivement hein! Mon gynecogue n’a émis aucune objection même si je n’ai pas d’enfant alors que j’avais prepare un argumentaire de malade ^^ et pour la pose il m’a rassuré en me disant que c’était ‘comme’ un frottis, pas plus mal, pas plus long. Après pour la réaction du corps c’est different pour toutes les femmes mais comme beaucoup de choses je pense que le mental fait beaucoup. J’espère retrouver ma vie de femme après quelques années à vide …

le 02/12/2014 à 19h56 | Répondre

Mlle Moizelle

Ben moi, j’ai essayé d’un poser un. Et je l’ai expulsé assez rapidement: mon gynéco m’a dit que c’est parce que je n’avais pas eu d’enfant, donc que mon utérus était « trop » tonique pour garder un corps étranger, qu’il faudrait éventuellement recommencer après ma première grossesse…

le 05/01/2015 à 19h14 | Répondre

kiro

Je n’ai pas lu les commentaires donc ça a peut-être été déjà dit, je suis sage-femme et je ne suis pas tout à fait d’accord avec quelques points:

– la pose durant les règles, ce n’est pas uniquement pour s’assurer que la patiente n’est pas enceinte, d’ailleurs, les saignements ne sont pas forcément gage d’un utérus non gravide,c ‘est surtout que le col est ouvert donc plus perméable 😉

2) En ce qui concerne les infections, les recommandations actuelles, demandent à ce que les utilisatrices de DIU soit tout de même des femmes ayant une sexualité et un partenaire fiable. En effet, les fils du DIU « pendent » dans le vagin et permettent plus facilement l’ascension des germes dans l’utérus, chlamydiae par exemple, qui est silencieux est peut faire des ravages, adore ce mode de propagation 😉

En tout cas, pour moi le DIU cuivre quand on le tolère bien est la meilleure des contraceptions 😉

le 04/04/2015 à 08h35 | Répondre

Welsche

Alors pour ton deuxième point Je dois te contredire.
J’avais également entendu cette information et j’ai demandé confirmation à mon gyneco (qui a été chef de clinique et est très au point des études actuelles):
C’est faux !
Il y avait un stérilet comercialisé aux USA dans les années 1970 qui avait des fils tressés, et qui effectivement permettait aux virus de remonter dans l’utérus, et les fabricants avaient falsifié les tests. Mais ce stérilet n’as jamais été commercilisé hors des USA et n’est plus prescrit depuis au moins 30 ans.
C’est une légende urbaine.
Il ne faut pas avoir de chlamidya avant la pose car lors de l’introduction du stérilet dans l’utérus, on peut introduire les chlamidya aussi, mais ensuite il n’y a pas plus de risque que les chlamidya remontent dans l’utérus que pour une femme sans sterilet.
Je le dis et redis car cet argument m’avais fait hésiter à opter pour un sterilet alors que j’aurais pu le faire bien plus tôt.

le 04/10/2017 à 17h00 | Répondre

aGirl

bonjour, est-ce vrai que si on a été infecté par chlamydiae dans le passé (plutôt fortement), la pose d’un stérilet est dangereuse (infertilité, risque d’abîmer l’utérus etc.) ?

le 13/05/2018 à 14h36 | Répondre

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