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Comment le burn out s’est installé insidieusement…


Publié le 25 mai 2015 par Mme Alenvers

BURN OUT. Ce terme que l’on voit partout, qui fait peur mais dont on ne connait pas grand-chose.

Moi-même, je ne pourrais pas t’en donner une définition précise. C’est un mal être, mais ce n’est pas une dépression, cependant la dépression peut en devenir une conséquence. À la lecture du titre de cet article, je pense que tu l’auras compris : on parle de burn out lorsqu’il est déjà trop tard.

J’ai toujours pensé que, comme le wedding blues ou le baby blues, cela ne m’arriverait pas. Et pourtant… Je pense que le plus simple, c’est que je te raconte mon histoire.

Cela fait quelques semaines que j’ai commencé mon nouveau travail, une position en or dans ma carrière, et déjà je vois certains de mes collègues se plaindre des heures supplémentaires qu’ils sont forcés de faire. Extérieurement, je les plains. Intérieurement, je me moque. Je suis persuadée que les heures supplémentaires sont le reflet d’une mauvaise organisation personnelle. Je crie sur les toits que moi, le jour où on me demandera de travailler le weekend, je démissionnerais.

Les mois passent, mon travail, toujours aussi intéressant s’intensifie, je prends des responsabilités et mes collègues font des éloges sur mon travail. Boostée par ces compliments et soucieuse de bien faire mon travail, je commence à répondre à des emails le soir avant d’aller me coucher. Je ne voudrais surtout pas être tenue pour responsable de délais dans nos projets.

En plus, un de mes collègues ne travaille pas correctement, et je n’aimerais pas que nos prestataires s’en rendent compte. Je prends donc l’habitude de revoir son travail ou de le faire à sa place. Je ne croule pas sous le boulot, ça ne me dérange pas vraiment si c’est pour rendre un document bien fait.

Côté vie privée, tout va pour le mieux, car nous décidons de nous marier. Chéri me connaissant bien, il me laisse le total contrôle des préparatifs afin que je puisse avoir le mariage dont je rêve. Mes semaines sont bien remplies et mes weekends aussi, les seuls moments de libres étant consacrés au mariage. En plus de ça, je passe mes soirées à organiser nos vacances estivales ainsi que notre voyage de noces. Je n’ai plus une minute à moi !

Niveau santé, je me sens en forme, malgré un mal de dos persistant et une gastrite survenue pendant mes vacances, ce qui m’allège de quelques kilos. Juste avant le mariage, ce n’est pas pour me déplaire.

Les évaluations de fin d’année arrivent et mon manager me félicite de mon travail. Il m’annonce même que je suis en tête de liste pour une promotion dans l’année. Je suis heureuse de cette reconnaissance car mon travail me plait vraiment, et malgré quelques passages un peu plus soutenus, je n’ai pas l’impression de me tuer à la tâche (surtout en passant mes journées sur Mademoiselle Dentelle…).

Notre Grand Jour se passe à merveille et nous enchaînons direct avec notre voyage de noces, alors que mes projets professionnels arrivent à leur terme, et donc que le travail est plus intense. Mon téléphone professionnel est dans mes valises, car « tu comprends, s’il y a quelque chose d’urgent… ». Nos vacances se passent très bien, si l’on oublie « l’incident » ou je pète une durite quand je m’aperçois qu’internet ne fonctionne pas ! En plus, ma gastrite est revenue.

Je retourne au travail regonflée comme jamais. Je sais que les prochaines semaines vont être difficiles, mais au bout, la récompense : ma promotion. Or, tout ne se passe pas comme prévu. Nous partenaires ont du retard sur le travail, et malgré mes explications et ré-explications, les documents qu’ils nous rendent ne sont pas du tout de la qualité escomptée. Ça m’exaspère, j’ai l’impression de travailler dans le vent.

Comme la date butoir à laquelle nous devons rendre nos rapports au PDG lui-même approche, les heures supplémentaires commencent et s’enchaînent pour essayer de rattraper le retard. Ça ne m’enchante pas, mais bon… Je peux bien terminer à 20h un soir, je n’ai pas d’enfants. Et puis le lendemain aussi, et puis… et puis quand mon manager m’appelle le weekend de l’Ascension pour me demander un rapport en urgence alors que je suis en weekend avec Chéri, ce n’est pas si grave. Quand les projets seront terminés, je pourrais respirer.

D’ailleurs je ne suis pas la seule à travailler sur ce projet et je ne vais pas « bloquer » mes collègues, qui eux aussi travaillent beaucoup, parce que je refuserais de faire un peu d’heures supp’. C’est aussi ça l’esprit d’équipe, se soutenir même dans la difficulté.

C’est Chéri qui n’est pas vraiment content de me voir rentrer tous les soirs après 20h. Car maintenant que le mariage est passé, nous avons un autre projet : nous recherchons notre petit nid d’amour et il aimerait bien que je sois un peu plus disponible. Comme Chéri travaille le samedi, après avoir passé tous mes samedis pendant un an à préparer notre mariage, maintenant je passe tous mes samedis entre les agences, la visite des maisons et notre banque. Et le dimanche je dors. Enfin, quand je n’ai pas de rhume ou autre microbes qui m’empêche de dormir.

La date fatidique pour rendre les rapports pour mon boulot est dans 1 semaine, le même jour que la remise des clés de notre maison, mais rien n’est prêt. La sortie annuelle du département dans lequel je travaille à lieu cette même semaine, mais comme nous sommes en retard on me fait comprendre qu’il vaut mieux que je reste au bureau travailler (adieu barbecue). Je suis fatiguée et cet après-midi-là, je craque, toute seule devant mon ordi dans un open-space vide, quand je reçois enfin les documents tant attendus… mais encore incomplets ! À la fin de la journée un petit débriefing avec l’équipe est organisé pour voir l’avancée du travail et il en ressort que pour atteindre l’objectif, nous n’avons pas d’autre choix que de faire le travail de notre prestataire à sa place, ce weekend. Samedi 8h – dimanche 20h. C’est le PDG qui demande. Les rapports ou la porte. Au choix. Ou presque.

Je passe mon weekend sur mon PC, pendant que chéri termine les cartons en m’engueulant car je ne fais « rien ». Moi, je me rappelle surtout de cette fois ou je m’étais juré de ne jamais travailler le weekend… on ne m’y reprendra pas ! La prochaine fois, je dis non. Et puis je me console en me disant que le déménagement approche et nos vacances aussi, je vais pouvoir respirer un peu, car les dernières remontent à 8 mois. Et le point positif, c’est que j’ai perdu encore 2kg depuis le mariage ! Je termine mes documents à temps, littéralement 2 secondes avant notre rendez-vous chez le notaire. Ouf.

esprit emmêlé - comment le burnout s'est installé

Crédits photo (creative commons) : Martina Photography

Après 15 jours non stop, la pression redescend enfin. Pas mon mal de dos. Mais mon manager m’annonce que c’est bon, la procédure pour ma promotion a commencé ! C’est l’histoire de quelques semaines avant de célébrer. Mais les projets ne s’arrêtent pas pour autant : à peine l’un terminé que j’en commence un autre, avec les mêmes prestataires. Je ne les supporte plus, j’évite même d’aller aux réunions car je sens que je pourrais m’énerver contre eux, tellement je suis devenue irritable.

Entre-temps on déménage et je m’occupe de toute la paperasse administrative. (Il faut croire mon man mari à aussi un problème de phobie administrative…) Maintenant que j’ai un peu plus de temps le soir, j’en profite pour préparer nos vacances. Que j’ai hâte ! Je suis claquée physiquement, épuisée moralement, irritable, je pleure pour un rien, mais je me dis que je me reposerais pendant les vacances. Après tout, je ne suis pas la seule à suivre ce rythme de fous depuis 6 mois, et mes collègues ne montrent pas plus de signe de fatigue que ça. Je suis jeune, je vais récupérer rapidement.

Sauf que j’ai de plus en plus de mal à dormir. Je fais même une crise d’angoisse en pleine nuit. Chéri voit que je suis fatiguée, il m’encourage à aller voir le médecin pour avoir une semaine d’arrêt. Mais je ne veux pas, j’ai la hantise de rester seule toute une semaine chez moi à m’ennuyer. Le lendemain, je suis tellement fatiguée de ma nuit blanche que je prends la décision la plus dure de ma vie d’actif : je ne vais pas travailler. C’est la première fois que je suis malade et que je ne me présente pas un matin depuis le lycée. Mais bon, je dors toute la journée, et le lendemain je me sens fraîche comme un gardon ! Finalement j’avais juste besoin d’une petite journée de repos !

Dernière semaine avant les vacances, la plus longue (c’est toujours comme ça, dis-moi ?). Mais nos prestataires refont des siennes et mon collègue qui s’occupe de ce projet est en vacances. Je suis donc désignée d’office pour rendre visite quelques jours à nos voisins anglo-saxons pour gérer la crise sur place. Je ne comprends pas pourquoi mes managers ne font rien, ne se rendent-ils pas compte de notre stress et de notre charge de travail ? Je pleure, encore. Moi qui d’habitude aimais ces petits business trip, là je le vomis. Au sens propre, je suis malade comme un chien.

Mais vendredi soir sonne comme une délivrance. Je suis en vacances. JE SUIS EN VACANCES !!! Pas le temps de dormir, il faut préparer les valises !

Les premiers jours sont parfaits, le dépaysement est garanti, il fait beau, il fait chaud, le travail ne me manque pas. D’ailleurs, je n’y pense pas. Mais je ne dors toujours pas, et puis j’ai de plus en plus mal au genou. Ça m’embête bien ce genou, car on a prévu plusieurs randonnées. Finalement, ces vacances ne sont pas si reposantes que ça, plus les jours passent et plus je suis éreintée. Je somnole en journée, ne parviens pas à dormir la nuit, et je n’arrive plus à randonner. Physiquement je suis à bout aussi, j’ai beau me gaver d’anti-inflammatoires, je n’arrive plus à mettre un pied devant l’autre sans être épuisé, et je pleure. Toujours.

Je ne comprends pas, je suis heureuse pourtant, j’ai un super boulot, j’adore mon travail malgré cette charge de travail et les difficultés, j’aime mon mari tout neuf, je suis en vacances dans un endroit splendide, je n’ai pas le droit de me plaindre ! Il ne reste que 4 jours avant la reprise et je suis plus claquée qu’avant de partir.

Chéri non plus ne comprend pas. Il ne me reconnait plus. Il a épousé une jeune femme pleine de vie, sportive et rieuse, et elle s’est transformée en une chouineuse, qui pleure d’un rien et qui a toujours mal partout. Après une journée où je suis restée au lit pendant que Chéri se promenait, nous avons finalement décidé d’écourter nos vacances pour que je puisse me reposer les 3 jours restants chez nous. On est dimanche soir et je rêve d’avoir encore 1 semaine pour dormir, surtout en sachant ce qui m’attend les semaines à venir. Mais la perspective de l’annonce de ma promotion me motive. Je ne vais pas baisser les bras maintenant, et si mon manager me trouvait trop faible, pas assez résistante au stress et qu’il change d’avis ?

Le coup de grâce est porté en 3 actes et 3 jours :

  • Le lundi, mon manager me dit que le responsable de mon dossier aux ressources humaines démissionne, il va devoir tout recommencer avec son remplaçant.
  • Le mardi, mes managers me demandent une fois de plus d’aller voir nos prestataires pour résoudre de nouveaux problèmes. Je dis oui… à quoi bon ? Le mal est fait. Je décolle le soir même pour un aller-retour express en 2 jours.
  • Pour finir, le jeudi soir, je fais une autre crise d’angoisse, plus forte que la première.

Cette fois-ci, Chéri insiste pour j’aille voir le médecin. Je n’ai plus la force de refuser. Le médecin qui me reçoit ne s’attendait probablement pas à ce que je m’effondre en larmes à peine la porte du cabinet franchie. Il est très à l’écoute et conclut a un gros surmenage, ou burnout. Je resors avec un arrêt de 15 jours et des somnifères.

Il s’est écoulé environ 1 an et demi entre les premiers symptômes physiques et mon arrêt de travail, et pourtant je n’ai rien vu venir.

Note : il existe plusieurs tests sur internet pour « détecter » dans une certaine mesure si on souffre de surmenage. Comme par exemple celui-ci ou celui-là.

Toi aussi, tu te reconnais plus ou moins dans mon histoire ? Tu ne comprends pas comment ça a pu te tomber dessus ? Viens en discuter…

Toi aussi, tu veux témoigner ? C’est par ici !

Commentaires

21   Commentaires Laisser un commentaire ?

Nathalie

Merci de cet article qui n’a pas dû être évident à écrire.
Bien sûr si on passe directement de la situation avant (pas de travail le week-end ni le soir, etc. etc.) à la situation après, on se dit que « évidemment, jamais on ne laisserait faire ça! », mais comme cela vient petit à petit on ne s’en aperçoit pas.

Je ne sais pas où vous en êtes dans tout cela, mais je vous souhaite un bon rétablissement.

le 25/05/2015 à 09h31 | Répondre

Mme Alenvers

Autant ca a été dur de commencer à écrire, autant une fois lancée je ne m’arrêtais plus 🙂 ca m’a fait un bien fou d’écrire! Je suis en train d’écrire un autre article pour expliquer ‘l’après’ et ou j’en suis actuellement alors je ne vais pas trop spoiler mais je dirais juste que ca va très bien:-)

le 25/05/2015 à 19h25 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

Je te lis et au fur et à mesure, j’ai l’impression de me revoir il y a un an !
C’est très insidieux. Et pourtant je pensais aussi être au dessus de ça !
Moi aussi j’ai eu 10 jours d’arrêt après avoir craqué dans le bureau de mon médecin !
Je souhaite que cela aille mieux pour toi comme cela va mieux pour moi. Même si ce n’est pas évident tous les jours et qu’il faut que je prenne sur moi pour ne pas retourner dans cette spirale insidieuse.
Bon courage.

le 25/05/2015 à 09h53 | Répondre

Mme Alenvers

merci! c’est exactement ce sur quoi je travaille à l’heure actuelle, faire attention à tous les signes pour ne pas que ca se reproduise!

le 25/05/2015 à 19h26 | Répondre

Mademoiselle Pinpon

Merci pour cet article… En effet, en lisant cela, on se dit qu’on ne doit pas tout accepter, et pourtant une fois dedans, on ne voit pas les choses venir…
J’ai aussi craqué dans le bureau de mon médecin, qui voulait me mettre en arrêt. J’ai refusé car je ne pouvais pas laisser tomber mon équipe, et il ne me restait que 10 jours à tenir avant mes vacances, ça aurait dû le faire !
Puis, au retour de vacances, tout a repris avec les mêmes problèmes et les mêmes heures sup. J’ai craqué, cette fois ci dans le bureau de mon chef (=honte) et on a parlé pendant plus d’une heure… J’aurais préféré tirer la sonnette d’alarme avant, mais au moins, de m’avoir vue dans cet état, le message était clair pour lui, et il veille au grain…

le 13/01/2016 à 19h09 | Répondre

Madame Zou (voir son site)

Mme Alenvers, je ne pouvais que réagir à ton article ! Je ne suis jamais allée jusqu’au burn-out, car j’ai toujours réussi à décrocher en privé (via le sport, la musique…). Mais je me reconnais beaucoup dans ton récit : reprendre le boulot d’une personne, accepter de travailler très tard tous les soirs, j’ai même cumulé à une époque mon job et le congé mat’ d’une collègue… Le revers de la médaille, c’est que le jour où j’ai commencé à moins travaillé et à rendre un boulot moins impeccable, j’ai tout de suite eu des remarques. Que se passe-t-il, etc… ? Cependant je n’ai aucun regret, car c’était pour la bonne cause (début de grossesse avec toutes les nausées qui vont avec, perte de poids, etc…). Cela m’a permis aussi de dire cash à mes supérieurs que le poste devenait de plus en plus prenant, avec plus de tâches sans revalorisation de l’effectif. Comme si ma grossesse me rendait plus légitime pour dire les choses… Bref, il faut savoir décrocher et penser à soi. Ce n’est pas toujours ceux qui travaillent le plus qui sont les plus récompensés. Il faut travailler intelligemment et dire stop dans la mesure du raisonnable, mais cela est plus facile à dire qu’à faire ! J’ai forcé même pendant ma grossesse parce que j’adore mon job et que j’aime rendre des choses bien faites (oui finir à 21H enceinte, c’est limite, non?), résultat = arrêt 2 mois avant le congé mater, car bébé n’a pas trop aimé… et là, je peux te dire que tu revois drôlement tes priorités 🙂 Je suis de tout coeur avec toi en tout cas, et prends du recul ! Il ne faut pas oublié l’essentiel : la famille et la santé. Si tu as un problème à ce niveau là, c’est ta vie qui sera complètement gâchée… alors qu’un job, au pire tu peux changer !

le 25/05/2015 à 10h20 | Répondre

Mme Alenvers

c’est tout à fait vrai ce que tu dis… je ne me sentais pas légitime à refuser le travail. Je commençais, je voulais faire mes preuves, je n’ai pas d’enfants… mais c’est sur que dans mon malheur cela m’a vraiment fait prendre conscience que j’étais allé trop loin et depuis je revois mes priorités aussi 🙂

le 25/05/2015 à 19h48 | Répondre

Madame Nounours

Le Burn Out c’est l’un des mals de notre siècle malheureusement. J’ai une collègue de mon service qui est en train d’en faire un actuellement et franchement c’est horrible de voir cette personne sombrer dans ce cercle vicieux. Avec une autre collègue on essaye de l’aider mais c’est pas évident. Les managers ne se rendent pas compte de la pression qu’ils mettent sur certains collaborateurs notamment ceux qui sont plus fragiles.

le 25/05/2015 à 10h30 | Répondre

Mme Alenvers

En effet ce n’est pas facile… personne ne m’a dit de faire attention, mais j’aurais apprécié. Si tu as l’occasion d’en parler avec ta collègue n’hésites pas!

le 25/05/2015 à 19h52 | Répondre

Madame Nounours

Merci, je vais essayer de l’aider au maximum. Là ça fait une semaine qu »elle est en arrêt et je ne sais pas trop si elle va revenir dans les prochains jours ou si son médecin va prolonger son arrêt.

le 26/05/2015 à 09h23 | Répondre

Inno

Tu disais que tu ne pouvais pas donner de définition exacte du burn out. Si ça peut aider, en français, on l’appelle « épuisement professionnel » (même si maintenant on en parle aussi pour d’autres domaines que le travail).
Il vient généralement d’un stress chronique, causé par un décalage entre des tâches à faire et les ressources que l’on a pour faire face à ces tâches. (Pour faire + simple : on nous en demande trop par rapport à ce qu’on peut faire).
Le stress n’est pas une mauvaise chose en soi car il permet de s’adapter à une situation imprévue. Il augmente les capacités du corps pour permettre d’agir. Mais le stress est censé redescendre à un moment et là où il y a problème, c’est quand on est en stress permanent, car du coup le corps se fatigue.
Le burn out arrive très souvent de façon insidieuse. Les symptômes sont souvent une grande fatigue, des maux divers (infections, douleurs, problèmes digestifs), une irritabilité, une anxiété, une baisse de confiance en soi, des difficultés à se concentrer, des troubles du sommeil et j’en passe.
C’est le corps qui dit « stop » quand il n’en peut plus.

On voit bien qu’en plus pour toi, le côté perso était très intense aussi, ce qui n’a pas amélioré les choses.
J’espère, en tout cas, que tu vas mieux, et que tu sais maintenant envoyer bouler les personnes qui t’en demandent de trop 🙂

le 25/05/2015 à 12h20 | Répondre

Mme Alenvers

Quand je disais que je ne connaissais pas définition ce n’était pas tout à fait exacte, c’est surtout qu’il y a tellements de symptomes et qu’on ne réagit pas tous de la même façon face au stress que je ne voulais pas généraliser, mais la définition que tu donne est tout à fait exacte 🙂 en tout cas maintenant ca va mieux et je prends sur moi pour m’efforcer à dire NON quand il le faut

le 25/05/2015 à 19h54 | Répondre

virginie

J’espère sincèrement que tu vas mieux et que tu connais maintenant tes limites, c’est simplement vital. Pour ma part, je l’ai vu venir et j’ai dit stop. J’ai été aidée par des événements extérieurs : le décès d’un proche tout juste à la retraite, la déception d’une amie et collègue que j’ai intégralement soutenue professionnellement et amicalement tout le long de sa grossesse puis encore 5 mois après. Ce sont des claques qui te font revoir tes priorités fissa. J’ai également eu une gastrite à la suite de laquelle j’ai perdu 10kg. Contrairement à toi, je n’ai pas trouvé cette perte de poids formidable car elle ne me semblait pas naturelle.

Vraiment, je te souhaite de savoir maintenant imposer tes limites, il faut aussi prendre le temps de vivre pour soi, sinon c’est la cata.
Mon indicateur perso est mon estomac ! Dès que je sens que j’ai plus de mal à manger sereinement, je repose tout et je recommence.
courage !

le 25/05/2015 à 19h01 | Répondre

Mme Alenvers

Merci Virginie, c’est vrai que c’est ce que le médecin m’a dit : je m’étais oublié. Et c’est vrai, je vivait boulot mariage maison, je mangeais boulot mariage maison, je dormais…. bref mon esprit cogitait toujours sur tout. Je mettais le compte de la gastrite sur un coup de stress passager c’est pour ça que sur le moment je n’y ait pas prêté plus attention, mais en écrivant cet article je me rend compte à quel point mon corps m’a envoyé des signaux ! il faut que j’apprenne à plus les écouter.

le 25/05/2015 à 19h57 | Répondre

Virginie

Le problème est que c’est surtout des sujets positifs qui entraînent le stress : un boulot qu’on aime dans lequel on s’implique, le mariage de ses rêves, LA maison petit nid d’amour. J’ai eu le même cocktail sur un an lol du coup, on n’admet difficilement que ces projets, qui pourtant nous rendent heureuses, sont une source de stress lorsqu’ils s’ajoutent les uns et aux autres, donc on nie et on fonce ! mais en fait, si, si, un mariage est source d’angoisses parfois profondes (famille, engagements), le boulot on ne veut pas se rater et la maison faut bien la choisir et organiser le déménagement !

le 26/05/2015 à 14h07 | Répondre

MlleMora

J’espère bien que ça va mieux aujourd’hui et que tu nous raconteras l' »après »…
J’aurai pu en arriver au même point que toi facilement, mais je suis tombée enceinte, ça m’a tout de suite ralentie, et ensuite j’ai carrément démissionné pour être sûre que ça ne m’arrive jamais. Je suis trop « gentille » comme on dit… lol

le 26/05/2015 à 12h22 | Répondre

Mme Alenvers

Oui une prochaine chronique arrive bientôt pour expliquer l’après 🙂 mais je ne pense pas que le burn out touche les ‘trop gentil’ seulement comme tu dis, on peut être gentil mais ne pas stresser. Je dirais que ca touche surtout les personnes impliquées dans leur travail…

le 28/05/2015 à 15h10 | Répondre

MissBurt

Comme je me retrouve ! Dans des symptômes différents mais même finalité : effondrée aux urgences par les crises d’angoisses. 2 semaines d’arrêt où je me suis sentie nulle, inutile, je culpabilisai de ne pas être en train de travailler…
J’ai perdue mon poste, mes responsabilités, je suis retournée en bas de l’échelle (mon travail n’accepte pas l »échec).
Je me suis reconstruit professionnellement, jusqu’à presque réussir à m’épanouir.
Aujourd’hui, je sens que je re-sombre, je dors mal, j’angoisse, mon corps me sors de l’exzema….
Je sais pas quoi faire…… il faut que je trouve une solution avant de retomber…

J’attend avec impatience ton « après »

le 27/05/2015 à 22h20 | Répondre

Mme Alenvers

deja je ne te connais pas mais j’ai juste envie de te faire un gros calin virtuel <3 ensuite, oui je vais expliquer l'après, mais je peux deja te dire que je suis suivi par un psy car j'avais aussi peur de replonger. et ca m'a beaucoup aidé… je ne peux que te conseiller d'aller en voir un si tu te sens impuissante. bon courage, il ne faut surtout pas culpabiliser, prends soin de toi.

le 28/05/2015 à 15h23 | Répondre

Dine

Voilà je t’ai retrouvé, merci 😉 et dire que depuis le mois de mars je n’avais pas vu ton message via fb car il était caché dans « autres » (ouh le coquin !!)
Mais je suis désolé de voir que tous tes articles ne sont pas forcément « positifs »… si ce burn out s’est produit aux alentours de votre mariage, j’ose espérer que maintenant que plusieurs mois ont passés, tout va bien. Comment ça se passe maintenant dans ton travail ?
Ouh mais je vais peut-être trop vite en besogne, je me suis jeté sur cet article mais peut-être nous donnes-tu des réponses dans le suivant ! J’y vais vite alors ^^ à bientôt !

le 13/07/2015 à 10h48 | Répondre

Laurence (voir son site)

Merci pour ce témoignage. J’y fais aussi très attention, car j’ai pris le poste d’une manager qui était partie pour burn-out (évidemment, ça, on ne te le dit pas en t’engageant…)… Merci pour les liens des tests !

le 15/07/2017 à 20h53 | Répondre

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