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Je suis CPE : mon parcours


Publié le 25 octobre 2016 par Mydie Coquelicot

« Tu fais quoi comme métier ? » « Je suis CPE. » Comprendre : Conseillère Principale d’Éducation.

Quand on me pose cette question et que je fais cette réponse, je fais souvent face à deux réactions :

  • La première réaction possible, c’est le regard interrogateur. Ce regard émane généralement d’anciens bons élèves ou d’anciens élèves faisant partie de la « majorité silencieuse » : des élèves qui ont vécu leur scolarité sans problème particulier. Ils ont alors une idée assez confuse de ce qu’était le CPE dans leur établissement. Souvent, ça se résume à celui qui recevait les mauvais élèves.
  • La deuxième réaction se manifeste souvent à travers des rires ou un regard qui en dit long. La phrase qui en découle ressemble très souvent à : « Ah, tu es celle qui gère la discipline, qui reçoit les fauteurs de troubles dans son bureau ! », « celle chez qui on n’aimait pas aller car c’était souvent mauvais signe », « celle qu’on détestait ». Ceux qui ont cette réaction sont souvent d’anciens élèves qui ont dû « avoir affaire » avec le CPE durant leur scolarité.

Comment j’en suis venue à ce métier ?

J’ai été une enfant qui aimait l’école. Je vivais dans un petit patelin perdu au milieu des vignes. Il n’y avait pas d’enfant de mon âge au village. L’école était le seul lieu où voir mes amis (je n’aimais donc pas trop les vacances). J’ai eu la chance d’avoir deux maîtres d’école qui m’ont donné goût au savoir en CM1 et CM2. Je voulais être maîtresse d’école. Processus normal de tout enfant qui veut soit faire le même métier que l’un de ses parents, soit être une star, soit être maîtresse d’école.

Puis je suis allée au collège. J’ai eu des enseignants formidables. Il faut dire que j’ai toujours eu des facilités à l’école. De plus, j’ai toujours été assez sociale et appréciée des adultes. Ça n’a pas toujours été facile à vivre vis-à-vis de mes camarades filles. J’avais le chic pour avoir tous les ans une fille de ma classe qui me menait la vie dure les premiers mois. Mes autres camarades venaient toujours me voir pour me demander de me porter volontaire pour aller au tableau.

Il faut dire que je n’ai jamais eu peur de passer à l’oral devant tout le monde et que j’arrivais toujours à embobiner et faire croire aux enseignants que j’étais une élève sérieuse alors qu’en réalité, je ne faisais presque jamais mes devoirs à la maison. Et ça a été exactement la même chose au lycée.

Je continuais à vouloir être maîtresse d’école ou dans le secondaire. Tout en voulant secrètement devenir comédienne. J’ai fait du théâtre lors de ma troisième au collège, puis j’ai fait partie d’une troupe de théâtre de rue durant trois ans. Trois belles années que je n’oublierai jamais.

J’ai eu mon bac littéraire option espagnol et histoire des arts avec mention sans grandes difficultés, en usant d’une chance presque insolente.

Puis il a fallu faire un choix d’orientation, et je suis partie à l’Université pour faire une faculté d’espagnol. J’ai choisi cette filière car je ne savais pas trop quoi faire et que c’était la matière où j’avais le plus de facilités. J’avais toujours en tête le projet de devenir maîtresse d’école (il n’y a pas besoin d’une licence particulière pour le faire), ou prof d’espagnol.

Les études pour devenir CPE

Crédits photo (creative commons) : Alessandro Valli

Mais je dois dire que je n’y mettais plus grande conviction. Moi, c’est arts du spectacle que j’aurais adoré faire, mais il fallait que je sois réaliste. Et je m’infligeais un pression dans mes choix d’études qui prendrait trop de temps à expliquer ici. J’ai fait ma licence égale à moi-même : sans trop d’efforts. Bon, un peu quand même. Et j’ai eu mon diplôme (bac+3) sans repiquer une seule fois. Eh oui, le parcours tout droit, sans échec.

Il s’avère que je finançais moi-même mes études en faisant du baby-sitting tous les weekends et durant les vacances scolaires. Mais ça ne suffisait plus. À la fin de ma deuxième année de licence, une fille de ma promo m’a parlé du job de « surveillante » dans les collèges et lycées.

On voit tous plus ou moins ce que c’est dans nos souvenirs d’écolier. C’était l’idéal ! Payé au SMIC, payé pendant les vacances scolaires, et surtout un emploi du temps en fonction de mon emploi du temps d’étudiante. De plus, ça me permettait de mettre un premier pied dans le monde de l’éducation, ce que je visais. Et puis avec mon BAFA (diplôme d’animatrice), ça me semblait cohérent.

Je me suis lancée, et j’ai eu un poste d’AED (Assistante d’Éducation, car oui, ce n’est plus simplement être « surveillante ») dans un collège juste derrière ma faculté, à mi-temps. C’était parfait, bien que je n’étais pas sans appréhensions à l’idée de me retrouver face à des collégiens du haut de mes tout juste 21 ans.

Ça a été une véritable révélation. Je n’avais jamais connu ce qu’était le métier de CPE, car dans mon collège, il n’y en avait pas, et au lycée, je n’étais pas du genre à me retrouver dans le bureau du CPE. J’avais même l’image des CPE comme étant des profs ratés n’ayant jamais réussi à avoir le concours et s’orientant donc par défaut vers ce métier. Une image pas très positive, en somme.

Le job d’assistant d’éducation n’est pas facile. J’ai pleuré parfois, j’ai crié aussi, mais j’ai surtout ri et grandi. On est souvent vus comme les larbins du reste de l’équipe éducative. Et puis, c’est un job, pas un métier, car on ne peut le faire que six ans maximum.

Mais ça m’a permis d’ouvrir les yeux sur le métier de CPE. Et non, je n’ai pas eu ce qu’on peut appeler un « modèle » auquel m’identifier. La CPE de ce collège n’était pas à mes yeux un exemple à suivre par bien des aspects, c’était au contraire le parfait contre-exemple ! Je n’arrêtais pas de me dire que si j’étais à sa place, je ferais les choses autrement. Je me projetais ! Et ça a été la révélation ! Je savais ce que je voulais faire, enfin !

Quelles ont été mes études ?

Lors de ma première année en tant qu’AED (donc lors de ma troisième et dernière année de licence d’espagnol), il y avait une stagiaire avec ma CPE. J’ai discuté avec elle et elle m’a parlé de son parcours. C’est ainsi que j’ai découvert qu’il existait un master (après la licence) qui préparait au métier de CPE, et surtout au concours de CPE, tout comme il existe un master qui prépare au métier/concours de professeur des écoles ou de professeur d’une matière particulière.

Je n’ai pas hésité une seule seconde, et une fois ma licence en poche, je me suis inscrite à l’ESPE (École Supérieure du Professorat et de l’Éducation). Le master, c’était deux ans (bac+5) .

Ça a été une vraie partie de plaisir pour moi. Je me suis épanouie dans ces études, qui ont confirmé mon choix. J’avais une promotion remplie de gens venant de tous les horizons, de tous les âges, de toutes les origines, avec des parcours totalement différents et des motivations différentes aussi. Je ne me suis jamais autant épanouie dans les études. Je me suis fait de vrais amis au sein de ma promotion. C’était super enrichissant !

J’avais des cours de psychologie de l’adolescent, de philosophie de l’éducation, de sociologie de l’éducation, de connaissance du système éducatif, d’histoire du système éducatif, de recherche (pour écrire un mémoire de recherche)… Une formation complète dans laquelle il faut beaucoup s’investir.

Une formation qui diffère de celle des profs et instituteurs, car eux n’ont pas de psycho, de philo, de socio… Il n’ont pas cette vision que nous, nous avons. Nous voyons l’élève dans son ensemble. Je ne crache pas sur les enseignants, mais sur leur formation. Et beaucoup d’entre eux regrettent de ne pas avoir une formation aussi complète que la nôtre. Il faut dire qu’ils sont centrés sur leur discipline (histoire, français, etc.), alors que nous, nous sommes centrés sur l’élève. Nous abordons tous les sujets qui touchent au monde éducatif. Nous devons tout connaître sur tout.

Notre concours : le plus dur de l’Éducation Nationale, au même titre que celui de chef d’établissement.

Notre seul but : favoriser le bien-être des élèves et permettre au maximum la réussite de tous.

J’ai passé trois fois le concours : la première fois sans grande conviction, pour voir à quoi ça ressemblait. La deuxième fois avec une grande conviction, mais en étant peut-être même un peu trop sûre de moi. J’ai pris une claque dans ma joue droite en ne l’ayant pas. Mais je suis ravie de l’avoir loupé, car ça m’a appris l’échec et j’ai dû me remettre en question. Je n’étais pas prête, j’étais trop jeune, et j’ai même été rassurée au fond de moi de ne pas l’avoir eu cette fois-ci. Mon ego en a pris un coup, mais je suis bien heureuse de l’avoir pris, ce coup, sans quoi je n’en serais pas là aujourd’hui.

La troisième fois, mon master en poche, je me suis accrochée et j’ai bossé toute seule mon concours tout en continuant de bosser comme AED dans un collège. Et ça a été la bonne ! Il faut croire que j’avais grandi, car ce n’était pas un défaut de connaissances qu’il fallait que je pallie, mais bien ma posture.

La prochaine fois, je te raconte mon quotidien de CPE !

Et toi ? As-tu trouvé ta vocation tardivement ? Comment s’est passée la révélation ? Et tes études ? Viens nous raconter !

Toi aussi, tu veux témoigner ? C’est par ici !

Commentaires

39   Commentaires Laisser un commentaire ?

Madame Fleur (voir son site)

C’est vraiment très intéressant. J’ignorais que le diplôme était le même que celui de chez d’établissement.
En tous les cas, j’ai hâte que tu nous parles de ton métier et de ton quotidien.

le 25/10/2016 à 07h40 | Répondre

Mydie Coquelicot

Le concours n’est pas exactement le même mais dans le fond ce sont les même attentes et les même connaissances qui sont attendues. Lors de ma formation, on m’a toujours dit que le concours de CPE était aussi dure que celui de Chef d’établissement. En même temps on nous demande de tous savoir sur tous, ou du moins de savoir apporter une réponse en toutes circonstances que ce soit le jous du concours que dans la réalité 😉

le 25/10/2016 à 11h59 | Répondre

100drine

J’aime beaucoup la façon dont tu parles de ton parcours et j’ai vraiment hâte d’en savoir plu sur ton quotidien et ton métier.
Je ne m’étais jamais posé la question de la formation et des diplômes qu’il fallait pour être CPE (ni sur leur rôle exact – bonne élève oblige!)

le 25/10/2016 à 09h25 | Répondre

Madame Givrée (voir son site)

Merci pour cet article ! C’est super intéressant de lire ton parcours, l’évolution de ta réflexion !

le 25/10/2016 à 10h29 | Répondre

Virginie

loooool une connaissance est également CPE et je fais partie de celles qui disent « oh ! t’es le monstre ! » 🙂 🙂
En revanche, ce n’est qu’une image de collégienne et j’imagine bien que la formation et le métier ne sont pas simples. A mon sens, si t’as pas la vocation, ba tu ne le fais pas.
Hâte de lire ton quotidien « Ah bon ?! tu fais autre chose que punir et hurler ??? » 🙂 🙂 🙂

le 25/10/2016 à 10h43 | Répondre

Mydie Coquelicot

C’est marrant que tu dises ça, car dans la suite de mon article je parlerai justement de cette image du « brailleur » que certains continuent de véhiculer à propos des CPE 😉

le 25/10/2016 à 11h56 | Répondre

Madame Bobette (voir son site)

C’est marrant, j’ai pas du tout cette image de la CPE!! Je ne savais même pas que c’était essentiellement les mauvais élèves ou ceux « remuants » qui y allaient! Pour moi, c’était une femme qui hurle dans les couloirs pour demander le calme, gère les salles, les absences, enfin tout le lycée en fait! lol Bon je me doutais bien qu’il y avait autre chose derrière mais pas à ce point! lol
J’ai hâte de lire ton prochain article 😉

le 25/10/2016 à 12h25 | Répondre

Mydie Coquelicot

Biensur que parfois on cris, je dirai surtout au collège quand on doit gérer les études, les récréations et la demi-pension ! Mais cela n’est pas l’essentiel de notre métier et heureusement sinon ce serait un métier vraiment très ingrat 🙂

le 25/10/2016 à 13h35 | Répondre

Freesia

Bon, j’ai l’avantage de connaître des CPE donc, ça aide pour l’image que j’en ai. Mmais c’est vrai que de prime abord, j’aurais eu tendance à penser CPE = punitions. Pour moi, même si je ne les voyais jamais (ou une fois au lycée parce que virée de cours mais passons), c’était l’autorité et jaurais jamais pensé qu’ils aient pu avoir d’autres missions ! J’ai méga hâte de lire ton quotidien, tes missions, ce que tu aimes et déplores dans ton métier.
Ah, et savoir si le métier de CPE varie entre le collège et lycée aussi. Même si j’ai ma petite idée bien sur.

Je suis ravie que tu aies pu trouver LA voie qu’il te fallait, enrichissante et intéressante. J’ai hâte de lire la suite.

PS : tu « réprimandes » en espagnol du coup ? 😛

le 25/10/2016 à 12h26 | Répondre

Mydie Coquelicot

Quand je lis ton commentaire, je me rends compte qu’il y a encore pleins de choses que j’aurai pu aborder dans la suite de mon article, mais trop tard, il a déjà été envoyé…. Mais je prends note pour un prochain 😉

le 25/10/2016 à 13h33 | Répondre

Claire (voir son site)

C’est un métier que j’aurais pu faire aussi. Je n’ai jamais eu trop affaire aux CPE mais ceux de mon collège était plutôt sympa.
En tout cas, contente d’avoir lu ton témoignage et j’ai hâte de lire tes autres articles.

le 25/10/2016 à 13h49 | Répondre

MlleMora

J’ai hâte de connaitre ton quotidien de CPE ! Je savais que le concours était assez difficile mais je ne connaissais pas du tout la formation qui y préparait, ça a l’air passionnant en tout cas !

le 25/10/2016 à 14h20 | Répondre

Tamia (voir son site)

Ton parcours est très intéressant. L’évolution de ta réflexion est très bien retranscrite.
J’ai hâte d’en savoir plus sur tes missions et ton quotidien !

le 25/10/2016 à 14h20 | Répondre

Lumi

Félicitations d’avoir trouvé ta voie !

Je voudrais juste rectifier un détail : il y a des cours de psycho, de philo et de socio dans la formation de professeur des écoles 😉 (je ne peux pas être aussi affirmative pour professeur du secondaire…)

le 26/10/2016 à 07h54 | Répondre

Mydie Coquelicot

En effet, je n’aurai pas du le formuler ainsi. Je sais bien que notamment chez les professeurs des écoles il y a des heures de socio, de philo et de psycho. J’aurai dut plutot dire que nous avons un nombres d’heures beaucoup plus conséquents que dans la formation des professeurs des écoles.

le 26/10/2016 à 17h46 | Répondre

Marjolie

Pour info, la majorité des profs des écoles aujourd’hui ont fait une licence de Sciences de l’éducation avant le Master de l’ESPE, donc oui, ils ont fait eux aussi de la socio, de la psycho, de la philo de l’éducation, même si ce n’est pas obligatoire avant le Master… (comme pour CPE en fait).
Quand tu parles de concours « le plus dur de l’Education nationale », tu te bases sur quoi? Ca me laisse un peu perplexe.
Peut-être que j’interprète mal (ou excessivement) ton article mais il me semble que pour valoriser ton métier, il n’y a peut-être pas besoin d’enfoncer ou de critiquer les autres professions…

le 26/10/2016 à 10h31 | Répondre

Mydie Coquelicot

En aucun cas au sein de mon article je cherche à survaloriser mon métier, j’explique juste mon parcours et ce qu’est réellement mon métier (car mal connu). Je ne dénigre pas du tout ou ne rabaisse aucune profession, Désolé si tu prends mon unique phrase qui fait référence à la formation des professeurs et PE ainsi. J’ai beaucoup d’amis qui ont fait la formation Professeurs des écoles et Profs et à chaque fois le constat était que dans la formation des CPE il y a beaucoup plus d’heure de socio, de psycho et de philo de l’éducation que dans les autres formations. Après la formation varie aussi selon les ESPE. Je ne dis pas que j’ai la vérité, je fais un constat de ce que j’ai connu dans mon ESPE 😉

le 26/10/2016 à 17h43 | Répondre

Mydie Coquelicot

Je connais beaucoup de professeurs des écoles et aucuns d’eux n’a fait une licence science de l’éducation… Tout comme très peu de CPE ont fait une licence science de l’éducation d’ailleurs. Le concours CPE est aussi dure que celui de chef d’établissement car les attentes sont les mêmes, les connaissances attendues sont les mêmes et je pourrait citer pleins d’autres raisons qui me font dire ça. Et ce n’est pas moi personnellement qui l’affirme 😉

le 26/10/2016 à 18h43 | Répondre

Paulina

Félicitations pour ce parcours brillant et ce témoignage très intéressant. Pour ce qui est du concours, je ne doute pas qu’il soit difficile, est-ce par exemple comparable à l’agrégation par exemple? 🙂

le 30/10/2016 à 00h32 | Répondre

Mydie Coquelicot

Je sais pas si c’est comparable à l’agreg. Je dirai que non car j’ai une vision de l’agreg comme un concours vraiment difficile. Après c’est difficile de comparer des concours plus accès « direction » bien que nombreux CPE se défendent de faire partie de la direction d’un établissement (nous sommes affiliés enseignant mais en même temps nous sommes conseillers du chef d’établissement…) et des concours de l’enseignement. Ce qui rends difficile le concours CPE comme le concours de Chef d’établissement, c’est qu’il y a peu de place comparé aux concours de Profs. L’année ou je l’ai eu, il y a eu 280 qui l’ont eu (nationale) pour à la base 6000 inscrits. A propos de l’agreg d’ailleurs, nombreux CPE et syndicats aimeraient bien voir se mettre en place une sorte d’agrégation pour les CPE 😉

le 01/11/2016 à 12h00 | Répondre

Pivoiline

CPE a 25 ans, bravo !
Pour ma part je suis AED depuis un peu plus de deux ans. Cette année aussi j’ai eu envie d’essayer de passer le concours en interne, j’avoue que j’ai peur, que ça me semble impossible, je ne suis meme pas sure d’arriver à rendre un dossier complet ! (mais enchainer en 2 ans bébé 1, maison avec travaux, activité photo, bébé 2 en cours et un concours CPE n’était peut etre pas l’idée du siècle 😉 )
Bref, félicitations, parce que cette place n’est pas faicle à obtenir ! Pour ma part j’hésite plutot à chercher un poste de CPE contractuel, pour me faire une idée un peu lplus précise du métier, passer le concours interne en temps qu’AED me semble encore un peu trop ambitieux…

le 31/10/2016 à 12h27 | Répondre

Mydie Coquelicot

Le concours interne est encore plus dure car plus sélectif 😉 En effet tu fais beaucoup de choses du coup compliqué de s’investir dans le concours je me doute bien. Il faut avoir fait 3 ans (ou être dans sa troisième année) pour passer l’interne. Je l’ai tenté moi-même une fois lors de ma 4ème année d’AED. Et je ne suis pas allé aux oraux. L’année où je l’ai passé il y avait 60 places nationales si je me trompe pas. Le dossier est pas simple non plus en effet. J’avais eu une note correct mais l’admissibilité tourne toujours entre 16 et 18! Dure! Mais j’ai deux-trois amis CPE qui l’ont eu récemment à l’interne. Je te cache pas que tous ceux que je connais et qui ont eu l’interne, ils ont tous été CPE contractuels avant. J’en ai fini par croire qu’il fallait avoir été contractuel pour pouvoir au moins aller aux oraux. Mais je me trompe surement, il doit bien y en avoir qui ont été « juste » AED et qui l’ont eu! Après tout le concours interne est censé permettre aux AED d’y avoir accès mais bon. Qui ne tente rien à rien et moi j’ai été ravi de tenter l’interne même si je l’ai pas eu car je trouve que c’est un bon exercice pour préparer le concours en général. Et puis personnellement j’avais réutilisé le dossier que j’avais présenter à l’interne, pour l’externe ensuite (épreuve orale).

le 01/11/2016 à 12h11 | Répondre

Sab

C est marrant lorsque tu parles de «posture» je me reconnais totalement…J avais enseigné dans ma matière avec seulement une Licence et actuellement je me redirige vers un master pour devenir CPE comme toi et j avoue que c est totalement diffèrent et varié …ça m intéresse au plus haut point alors que je m ennuyais sur les bancs de l IUFM lol ESPE quand je faisais le CAPES…trop théorique pas assez vivant à mon goût…
Tu es d accord avec moi si je te dis que la maturité est importante pour être CPE??C est en évoluant que j ai apprécié cette fonction…je ne sais pas comment me l expliquer…
En tout cas je vais explorer ton blog car j apprécie ton parcours et ta sincérité…Aide nous et donne nous des conseils pour ce fichu concours mdr…qu on finira bien par décrocher tout comme toi:la chance!!!👍

le 08/02/2017 à 17h29 | Répondre

Mydie Coquelicot

Merci Sab pour ton commentaire et je m’excuse pour le gros retard que prend ma réponse. Je pense effectivement que la question de la « maturité » rentre en compte notamment afin de créer cette posture nécessaire. J’espère qu’à l’heure ou je t’écris, tu as réussi le concours. Et si ce n’est pas le cas alors accroche toi et ne baisse pas les bras!

le 08/05/2018 à 19h17 | Répondre

Maë

Merci beaucoup pour ton témoignage ! Ça me rassure dans mon choix de devenir CPE. Je rentre en 3ème année de LEA (Langues Étrangères Appliquées) et j’ai très envie de devenir CPE. Surtout que quand je le dis les gens sont du genre à faire la grimace (je n’ai que 19 ans). Et de voir qu’une personne qui a fait des études (presque) similaires aux miennes a réussi à le devenir c’est très encourageant. Et tout comme toi j’ai le BAFA 😉
Grâce à toi je suis beaucoup plus confiante pour la suite !

le 22/07/2017 à 23h29 | Répondre

Mydie Coquelicot

Merci pour ton commentaire et encore désolé pour le temps que j’ai pris à te répondre. En effet, nos parcours semble très similaire! Courage à toi et ne laisse pas les autres installé le doute en toi. Je connais quelqu’un qui a eu le concours à 21 ans donc l’age ne veut rien dire.

le 08/05/2018 à 19h19 | Répondre

Lita

Bonjour,
J’ai apprécié également de lire ton article. Très profond et constructif! Beaucoup de personnes passent par là aussi ☺
Moi même j’ai 25 ans mais malheureusement toujours pas cette réussite au concours… j’ai le Master meef cpe depuis maintenant 2ans, j’ai raté 4 fois l’externe et je commence une 4e année en tant qu’aed (2 ans lgt, 1 an en collège et cette année erea). Je persévère et je repasse l’externe cette année ainsi que la première fois en interne. J’aime vraiment ce travail et je veux pousser encore! Mais… la question de quand sera ma chance de le montrer et l’exercer me trotte beaucoup!

le 05/09/2017 à 22h22 | Répondre

Mydie Coquelicot

Bonjour Lita, et désolé à toi aussi pour le retard de ma réponse. La deuxième fois que j’ai loupé le concours, je l’avais très mal pris. Avec du recul je me dis que c’était un mal pour un bien. J’espère que tu fais partie des personnes admissible au concours. Les résultats sont bientôt et je croise les doigts pour toi. Si jamais ce n’est pas pour cette année une nouvelle fois, ne baisse pas les bras. Je connais des gens très bien professionnellement qui n’ont jamais réussi à avoir le concours (des difficultés à l’oral notamment). Ces personnes font souvent des demandes pour être « contractuel CPE ». Je t’invite à en faire de même. Cela te donnera de l’expérience en tant que CPE concrètement. Et ce sera un plus pour le concours interne. Bon courage.

le 08/05/2018 à 19h24 | Répondre

Amélie

Salut alors moi c’est un peu particulier , j’ai toujours aimé l’école c’est pour moi comme une 2ième maison sauf que je suis passé en seconde professionnelle Gestion Administration et le souci c’est que je ne ne sais pas quoi faire après mon bac j’hésite entre une licence science de l’éducation ou un Bts MUC , je voudrais faire le métier de CPE mais je sais pas si après mon bts je peux aller en master . Et si je fais une licence est ce que avec mon bac pro je pourrais quand même y’allez ? merci d’avance
Amélie

le 29/10/2017 à 09h54 | Répondre

Mydie Coquelicot

Bonjour Amélie. Etre passée par la voie pro ne te ferme aucunes portes. J’espère qu’à l’heure ou je t’écris tu as pu trouver une solution. Je suis désolée pour le retard de ma réponse. Tu as plusieurs possibilité. Soit en effet tu reprends une licence (soit 3 ans) et ensuite tu pourras intégrée l’ESPE. Soit tu fais une VAPP qui te permettras peut-être d’intégrer directement une troisième année de licence (étant donné que tu as déjà un BAC +2 avec ton BTS). Pour la VAPP il faut que tu te rapproches d’une université pour voir les conditions. Tu auras un dossier à monté et un entretien. Par contre, tu ne pourras pas entrer dans n’importe qu’elle licence avec la VAPP. Il faut que ce soit une licence avec un lien avec des compétences que tu aurai développer. Donc soit c’est une 3ème année de licence Pro en continuité de ton BTS, soit une licence science de l’éducation si tu as été AED. Bon courage à toi.

le 08/05/2018 à 19h30 | Répondre

Moussouni

Bonjour
Merci pour ton histoire !!!
Je m’intéresse également énormément au concours de CPE j’ai ce projet depuis le lycée mais malheureusement après mon bac+2 deug AES j’ai dû m’arrêter pour m’occuper de mes enfants mais jai toujours en parallèle garder une activité en relation avec l’éducation actuellement justement j’effectue une demande de vae master sciences de l’éducation afin de pouvoir par la suite passer le concours mais jai très peur de pas réussir j’aurais besoin de quelque conseil stp !!!

le 14/12/2017 à 22h28 | Répondre

Mydie Coquelicot

Bonjour. En lisant ton parcours j’allais justement te parler de la VAE ou la VAPP. La VAE servant à valider un diplôme (dans ton cas un BAC +3) et la VAPP servant à intégrer une formation. Qu’est-ce que a donné? Tu peux aussi demander à être contractuel CPE. En tout cas bon courage et n’hésite pas si tu as besoin d’information. Et désolé pour avoir mis du temps à te répondre.

le 08/05/2018 à 19h33 | Répondre

Aude

Je te remercie pour ton témoignages qui fait parti des rares récits de parcours de CPE que j’ai pu lire…
J’ai également une licence LLCE mais en anglais et je me demandais si c’était suffisant pour accéder au master MEEF encadrement et te lire m’a réconforté et conforté dans mon nouveau choix d’orientation.
Après avoir eu le CAPES et donc enseigné l’anglais, je me rends compte que, comme tu le penses, en tant qu’enseignant on ne voit que l’élève et dans le cadre d’un cours de 55 minutes il y a peu de choses que nous pouvons mettre en oeuvre en dehors de la discipline enseignée. Et ne parlons même pas de la formation… En revanche, le CPE lui travaille avec l’enfant, c’est en métier qui fédère et c’est ce qui me plaît et me motive à passer et repasser le concours pour pouvoir un jour embrasser cette belle et ô combien difficile carrière.
Hâte de lire la suite de tes aventures !

le 24/02/2018 à 21h21 | Répondre

Mydie Coquelicot

Bonjour. Merci pour ton commentaire. Tu es la deuxième personne qui me fait part de sa réoroentation vers le métier de CPE après avoir été enseignant. Je trouve cela très intéressant. Je connais également quelqu’un qui a été CPE et qui ensuite est devenu professeur. Je te souhaite bon courage pour le concours et j’espère que tu feras partie des admissibles puis des admis cette année.

le 08/05/2018 à 19h35 | Répondre

Sixtine

moi je suis en 6° et ça me plairait de devenir CPE ma CPE à moi ma rien dit mais elle ma donné envie rien qu’en la regardant et j’aimerai passé mon bac+5 au lycée mais si je suis CPE il y en n’a qui me dise que je serai beaucoup trop stricte mais votre parcours m’a beaucoup plus il y a des moments qui me ressemble car moi aussi j’adore l’école mais j’aime pas passé à l’orale moi

le 08/05/2018 à 12h13 | Répondre

Mydie Coquelicot

Bonjour Sixtine, être en 6ème et être intéressée par ce métier dès ton age me surprend agréablement. N’hésite pas à te rapprocher de ta conseillère d’orientation si tu souhaites avoir plus d’information sur ce métier. Tu auras encore du temps devant toi pour approfondir ce choix ou te diriger vers d’autres horizons. Quand tu seras en classe de 3ème tu auras surement encore la possibilité de faire un stage d’une semaine de découverte. Peut-être peux-tu envisager de le faire avec un cpe dans un autre établissement? En tout cas, ne lâche rien si c’est ce que tu veux faire. En effet, tu devras pour cela avoir ton BAC (général ou professionnel) et ensuite faire 5 ans d’étude après le lycée. T’inquiète pas pour l’oral, dans l’école qui prépare au métier de CPE on t’apprendra à être plus à l’aise. Bon courage à toi !

le 08/05/2018 à 19h15 | Répondre

Charlotte

Bonjour, je viens d’apprendre que je suis admissible au concours CPE. J’ai 24 ans et je ne me sens pas assez mature pour convaincre le jury, d’autant plus que je n’ai aucune expérience ni en tant qu’AED ni en tant que CPE. Je pense que je vais avoir des lacunes à l’oral et cela me stresse énormément à tel point que je suis en train de me dire que je ferais mieux de ne pas y aller et me faire une expérience avec le stage de Master 2. Des conseils ?
Merci et superbe parcours.

le 28/05/2018 à 00h37 | Répondre

Pascal

Merci pour ce témoignage très intéressant! J’envisage de passer le concours mais en interne (j’ai déjà trois années comme AED et j’entame une quatrième), surtout que je ne peux plus me permettre de suivre une formation non rémunérée, malheureusement.

Une question: que voulez-vous dire quand vous parlez de la « posture »? Est-ce à propos des épreuves orales que vous parlez de ça? Merci de votre réponse, si vous en avez le temps:)

le 18/07/2018 à 13h52 | Répondre

Lacolley

Pascal,
je me permets de te répondre même si je ne suis pas l ‘auteur de ce post. Je suis allée aux oraux en Juin. (cf mon commentaire précédent) je n’ai pas été admise malheureusement, mais ce qu’elle veut dire par « posture » c’est qu’il existe une différence entre « jouer le rôle » d’un AED et celui du CPE. Ce ne sont pas les mêmes missions ni les mêmes fonctions bien que nous concourons tous aux mêmes objectifs : la réussite des élèves. La posture selon moi regroupe les attitudes et les comportements que l’on adopte vis à vis des élèves, des collègues, et qui fait de nous le CPE que l’on veut devenir, l’image de notre fonction qu’on veut renvoyer, la façon dont on choisit de faire ce métier.
Après j’imagine qu’il y a d’autres choses, je débute à peine en tant que stagiaire et je ne suis pas titulaire 🙂

le 18/07/2018 à 18h11 | Répondre

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