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La difficulté du deuil : comment j’ai appris à vivre avec la douleur de mon mari


Publié le 27 avril 2015 par Mme Bretzel

Tomber amoureuse d’une personne et vouloir vivre avec elle, c’est aussi accepter qu’elle arrive avec un passé, une histoire, des souvenirs. Une enfance faite de ces milliards de petites choses douces-amères. Des anciennes amours, des victoires, des défaites. Des deuils.

Une blessure mal cicatrisée…

En rencontrant M. Cannelé, j’ai avant tout été frappée par son sourire, son regard incroyable et sa capacité extraordinaire à me faire rire à tout moment. En le fréquentant un peu plus (et d’un peu plus près), j’ai compris que j’avais en face de moi un homme merveilleux, qui avait su garder son âme d’enfant tout en devenant un adulte franc, posé et responsable. À l’époque, je n’y pensais absolument pas, mais ce sont ces détails qui font qu’il est l’homme parfait pour moi (et qu’il est un père formidable, mais ça, c’est encore une autre histoire).

Au fil des jours, des balades hivernales sur les quais, des échappées hors du labo pour dévorer un fast-food les yeux dans les yeux (nous avons le McDo romantique, et crois-moi, c’est merveilleux !), j’ai aussi décelé que ce paradoxe « âme d’enfant et cerveau d’adulte » cachait une profonde fragilité et était la traduction d’une absence impensable.

Un jour, alors qu’il avait 19 ans, M. Cannelé a perdu sa maman.

À 19 ans, on est presque un adulte. On a parfois un pied (voire deux) dans la vie active, on tombe amoureux, on fume, on vote. Mais tout cela ne vaut pas grand-chose face à un tel drame. Je crois que quand on perd sa maman, plus rien d’autre n’existe qu’un enfant désemparé qui se demande comment continuer. Et que cet enfant ne disparait jamais tout à fait.

accompagner le deuil d'un conjoint orphelin

Crédits photo (creative commons) : Pierre Lognoul

… avec laquelle il faut vivre…

Aujourd’hui, plus de 10 ans après, M. Cannelé est devenu un adulte magnifique. Il le reconnait lui-même, cet évènement l’a finalement construit tel qu’il est maintenant. Sa ténacité face à la vie mais aussi son épicurisme et son optimisme à toute épreuve viennent de ce qu’il sait que parfois, tout peut basculer. Il accueille chaque évènement avec le regard serein de quelqu’un qui a vécu pire et de cette façon, il a transformé cette immense fragilité en une puissante solidité.

Avec les années, j’ai compris que vivre avec lui impliquerait de vivre avec cette absence. Vivre avec quelqu’un qui transporte cette petite valise douloureuse, ce n’est pas toujours évident, surtout quand, comme moi, on a l’incroyable chance de n’avoir jamais vécu de telle épreuve. Mes parents, mes grands-parents, mes oncles et tantes, mes frères et sœurs… tous sont là, bien vivants et je sais à quel point c’est une chance, à quel point j’ai été protégée.

Comment gérer, alors, quelque chose que je ne pouvais pas complètement comprendre ? Comment l’aider sans l’étouffer ? Comment accepter sa peine sans la diminuer ? Au fond, je ne savais pas comment réagir, je ne savais pas quoi dire, et je crois que c’est ce qui m’a aidé.

Je n’avais pas d’idées préconçues sur « la conduite à tenir face à un orphelin » et c’était exactement ça dont il avait besoin. Il m’a beaucoup expliqué depuis que, pour lui (et je dis bien pour lui, rien n’est universel), le plus dur à gérer c’était les « oh mon pauvre, je suis désolée », les regards de pitié, les « ah ouais, ça a dû être difficile » un peu condescendants.

Je n’ai rien dit de tout cela. Un jour, ayant constaté qu’il ne parlait jamais de sa mère, je lui ai demandé de but en blanc « mais tu ne parles jamais de ta mère… pourquoi ? ». Je t’avoue que quand il m’a répondu « parce qu’elle est décédée », je me suis sentie un peu stupide et j’ai juste fait « ah ». Et voyant son regard s’embuer, j’ai ajouté « on en parlera une autre fois si tu préfères ». Ma maladresse, mon acceptation sans commentaire de cette nouvelle information a été – je le dis avec le recul – la meilleure des réactions.

… pour finalement l’accepter.

Au début de notre relation, M. Cannelé ne parlait jamais de sa mère. Elle n’existait pas. Il disait d’ailleurs qu’il n’avait aucun souvenir d’elle.

J’ai toujours eu à cœur d’en savoir plus sur ceux que je côtoie, encore plus sur mes amis ou mes amants. J’aime entendre leurs petites histoires d’enfance, connaître les mythes familiaux qui les ont construits. C’est pour cette raison que, pour moi, il était impensable que M. Cannelé ne me parle jamais de sa mère.

Il m’a fallu, pendant toutes ces années, jongler entre questions directes et délicatesse, rassembler les petits cailloux qu’il semait au gré de nos conversations. Rassembler les cailloux, recoller les pièces éparses… pour une paléoanthropologue, rien de plus naturel. Mais j’ai toujours gardé à l’esprit que ma curiosité et mon envie de « tout savoir » ne devait pas empiéter sur son droit à ne pas vouloir raconter, sur son droit à vivre ce deuil à sa façon.

J’ai surtout appris à respecter son « temps nécessaire ». Du temps pour me faire confiance, du temps pour se souvenir, du temps pour parler. Peu à peu, j’ai finalement réussi à apprendre beaucoup de choses sur elle, sur eux, sur comment elle était sa maman et comment il était son petit garçon. J’ai appris à la connaître à travers lui et à travers ses récits, mêmes un peu éparpillés.
J’ai surtout appris que, quoi que je fasse ou dise, la douleur serait toujours là. Et qu’il allait falloir vivre avec. Il n’y a malheureusement pas de recette miracle pour aider son conjoint dans ces moments-là, car chacun vit un deuil aussi brutal à sa façon.

Je respecte les moments où il ne veut pas en parler. J’accepte sa volonté de ne pas se recueillir sur sa tombe. Je comprends qu’il déteste les hôpitaux, et, en sa présence, je ne regarde plus toutes ces séries médicales dont je suis fan. J’ai aussi très vite appris à dévier discrètement une conversation ou à changer de chaîne.

En lisant ces mots, on pourrait croire que je le surprotège de tout ce qui pourrait lui rappeler sa mère. Il n’en est rien. J’évite les sujets qui pourraient lui rappeler la mort de sa mère et les conditions très difficiles dans lesquelles elle est survenue. Parce que je sais que ça le fait souffrir. Honnêtement, qui ne ferait pas ça pour éviter à son conjoint de souffrir ? Mais c’est tout. Car avec le temps, j’ai décidé de parler d’elle comme ce qu’elle est : la mère de l’homme que j’aime, la grand-mère de ma fille. Elle fait partie de leur histoire à tous les deux, et je ne vois pas de raison de l’effacer.

Alors bien sûr, jamais je ne lui dirai en riant « retourne chez ta mère » et je ne saurai jamais si « quand tu réagis comme ça, on dirait trop ta mère ». Il y aura encore des soirs où je n’aurai que mes bras pour le consoler, et ma main qui serre la sienne quand on passe trop près du cimetière. Mais je vois qu’aujourd’hui, il est plus apaisé qu’il y a quatre ans. Les nombreux souvenirs qu’il en a (crois-moi, ils ne demandaient qu’à être racontés !) l’aident à tracer le portrait de cette grand-mère inconnue, pour notre petite fille. Et je découvre, petit caillou après petit caillou, le petit garçon et la mère qu’ils ont été.

Et moi ?

Il m’a fallu, moi aussi, faire une sorte de deuil de ma belle-mère. Naturellement, rien de comparable avec ce qu’il vit, mais j’ai dû aussi accepter que certaines phrases ne seront jamais dites et certains gestes jamais faits.

Je ne saurai jamais avec certitude si elle m’aurait apprécié, ni si elle aurait aimé l’église où on s’est marié. Ma mère seule sera la grand-mère de ma fille et jamais nous ne saurons si elle aussi, aurait trouvé son prénom « un peu long mais très beau ». Bien sûr, quand je lis des récits sur des belles-mères affreuses, je me dis qu’au moins, j’ai échappé à ça… mais je donnerais tout pour pouvoir me plaindre d’elle.

Il y a quelque chose de très injuste dans la mort soudaine de quelqu’un qu’on aime. Et j’ai souvent ressenti de la colère et de la rancœur (mais contre qui ?) à cause de cette injustice subie par M. Cannelé. Je me suis souvent sentie désemparée devant sa douleur, bien incapable de combler cette solitude-là… Serrer sa main bien fort le jour de notre mariage, regarder avec lui les vieux albums photos, l’écouter raconter leur histoire à un bébé de 3 semaines : c’est tout ce que je peux faire, et il arrive que cela me semble bien dérisoire.

J’aimerais qu’elle soit là, j’aimerais pouvoir lui dire que je suis fière d’être sa belle-fille, même sans la connaître. Lui dire que son petit garçon est devenu un homme incroyable, grâce à elle. Qu’il a une petite fille, une magnifique petite fille qui dort dans la pièce d’à côté et qui porte son prénom. J’espère simplement qu’elle le sait, d’une façon ou d’une autre. Car, si cette petite fille me ressemble beaucoup, il est incontestable qu’elle a ses yeux.

Et toi ? Ton compagnon a perdu l’un de ses parents quand il était jeune ? Est-ce qu’il est particulièrement sensible sur ce sujet ? Tu as toi-même dû faire face au décès de tes parents ? Viens en parler…

Toi aussi, tu veux témoigner ? C’est par ici !

Commentaires

9   Commentaires Laisser un commentaire ?

Madame Nounours

L’histoire de ton mari me rappelle un peu celle d’un ami à mon mari qui a perdu sa maman à l’âge de 20 ans d’un cancer. Perdre un parent qu’importe l’âge est toujours extrêment douloureux, mais si la personne est encore jeune, c’est encore plus traumatisant pour elle. L’ami de mon mari a le même comportement que ton mari car je ne l’ai jamais entendu parler de sa mère devant nous, ses amis alors qu’il parle de sa belle famille ainsi que de son père et de sa soeur. Je n’étais pas encore avec mon mari quand notre ami a perdu sa mère, mais d’après ce que m’a raconté mon mari et d’autres amis, ce fut horrible car en plus, il était loin de sa famille à cause de ses études quand ce drame est survenu. Malheureusement c’est avec le temps qu’on pense ses douleurs même si elles sont très douloureuses. Maintenant ton mari a sa propre famille et il sait qu’il peut compter sur toi.

le 27/04/2015 à 09h40 | Répondre

Mélimélanie

Tu m’as fait pleurer devant ton article. Ce que tu vis me touche de près. J’ai grandi « sans grand-mère maternelle » parce que ma maman l’a perdu quand elle avait la vingtaine. Une mort inattendue, soudaine et extrêmement violente pour elle. Pendant longtemps trop petite pour comprendre je ne réalisais pas. Mon papi a retrouvé une femme super qui s’est occupé de nous comme si on était ses propres petits enfants. Et ma mère s’est retrouvée au milieu divisée entre le sentiment de nous voir heureuse avec la femme de son père et triste de se dire que ça aurait du être sa mère avec nous. C’est toujours très difficile d’en parler dans ma famille. La blessure est toujours à vif chez ma mère et mon grand père. Je me suis construite avec cette douleur que vivait ma mère. Que la douleur qu’on ressent ne s’apaise jamais totalement. Maintenant j’ai grandie, j’espère être bientôt maman et je comprends encore plus ce qu’elle a du ressentir. Mais je suis maintenant moi aussi partagée avec cette « grand-mère de cœur » que j’aime tant et qui m’a tant donné et ma grand mère de sang que je n’ai malheureusement pas pu connaitre mais qui a ce qu’on m’a raconté aurait aussi pu postuler au poste de la meilleure des grands mères :-).

C’est une adaptation de tous les jours, savoir que le jour de la fête des mères va être à la fois une joie et une peine pour ma maman. Se rappeler de cette date maudite ou ma grand mère a disparue pour penser à appeler ma maman pour voir si elle va bien. Pleins de petites choses du quotidien qu’il faut apprendre à apprivoiser. Mais on y arrive au fur et à mesure…

le 27/04/2015 à 09h51 | Répondre

Jahanara

Merci pour ce beau témoignage. ça me parle, étant donné que mon mari a lui perdu son père avant qu’on se rencontre. Tes questionnements ressemblent aux miens et restent aussi sans réponse…

le 27/04/2015 à 09h54 | Répondre

Celestine

Je me reconnais complètement dans ton récit. Quelques jours avant la naissance de ma fille, j’ai accompagné ma grand mère au cimetière. Je me suis mise à pleurer non pas tant sur l’absence de mon grand père, dont j’ai profité enfant, mais sur le fait que mon bébé ne rencontrera jamais ses grands parents paternels. Il me faut accueillir la douleur discrète mais profonde de mon mari et l’aider à transmettre aux enfants l’histoire de leurs grands parents, tellement constitutif de ce qu’il est aujourd’hui.

le 27/04/2015 à 11h45 | Répondre

Nya (voir son site)

Mon père est mort quand j’avais 3 ans : je ne l’ai pas connu, je ne peux pas dire qu’il me manque et j’en parle avec détachement, même son absence a fatalement eu des conséquences sur ma vie.

Mon homme, en revanche, a perdu le sien quand il avait 25 ans. Il y a un monde entre perdre un parent sans le connaître et le perdre en étant conscient de ce qu’il se passe. On était déjà en couple quand ce drame est survenu, et être la moitié d’une personne en train de perdre un parent est douloureux aussi. On se sent très impuissant, surtout, mais c’est aussi en ce type d’occasion que la notion de soutien inconditionnel prend tout son sens.

le 27/04/2015 à 13h44 | Répondre

Lucie

Mes larmes coulent devant ton texte. J’ai perdu ma maman lorsque j’avais 10 ans. Quand j’ai rencontré mon mari, j’étais heureuse de voir que je m’entendais à merveille avec ma belle maman. Elle est douce et très présente, surtout qu’actuellement je suis enceinte et qu’il est bon d’avoir ses conseils et ses paroles pour me rassurer. Mais ma belle maman est malade et j’ai tellement peur qu’elle nous quitte, peur de l’avenir suite à sa disparition. D’abord pour mon mari qui est très proche d’elle. Etant passé par là, je sais à quel point il est difficile de surmonter cet affreux moment. Mon mari est très sensible et même si je serai toujours là pour l’aider et le soutenir, je sais que cela ne sera pas simple. Ensuite pour mon futur bébé. Il n’aura pas de grand mère et pourtant c’est bien avec les grand parents que l’on s’amuse le plus! Enfin pour moi. Cela me fait tellement de bien de parler avec elle, d’entendre ces histoires et d’écouter ses conseils! Je pense que sa disparition sera comme la perte d’une deuxième maman.

le 28/04/2015 à 12h53 | Répondre

Mamzelle

Bonjour Lucie,
Ce que tu as écrit me touche vraiment, et j’aurais quelques questions pour toi, si c’est trop indiscret, j’en suis désolée.
Ma belle-sœur (la femme de mon frère) a perdu sa maman d’un cancer à l’âge de 10 ans et n’a jamais connu son papa! Mon frère et elle ont eu un enfant il y a 4 ans. Le problème est qu’elle fait un blocage par rapport à la famille de mon frère, surtout ma mère. Mes parents n’ont eu mon neveu à garder seuls que passé deux ans et encore il a fallu « se battre », elle a du mal avec les repas de ma famille… Moi, je suis au milieu, je vois ma mère qui souffre de ne pas pouvoir passer plus de temps avec son petit-fils, ma belle-sœur qui souffre car elle a perdu ses parents et que c’est dur pour elle de nous voir, mon frère et moi avec les nôtres, et celui qui souffre le plus est mon frère qui se prend les reproches de ma mère et de sa femme.
Aurais-tu des conseils à me donner? Quelle relation as-tu avec ta belle-mère? Dans ton commentaire, tu as l’air de bien t’entendre avec elle. Comment ça s’est passé au début? Et pendant ta grossesse?
Merci de ta réponse.

le 18/05/2015 à 13h16 | Répondre

Madame Tout Court

Ton récit est très émouvant <3
J'ai perdu ma maman quand j'avais 21 ans – elle était malade mais on ne s'attendait quand même pas à ce que son départ soit aussi soudain. J'en ai toujours parlé ouvertement et même avec un certain détachement, peut-être parce que je n'avais pas grandi avec elle…
Lorsque j'ai rencontré Ken, cela faisait 4 ans qu'elle était partie… et je me suis surprise moi-même à ouvrir les vannes sans aucune retenue, à lui raconter d'emblée tout ce que j'avais vécu avec elle ou non, tout ce que ça me faisait qu'elle soit partie… J'ai pleuré comme jamais je ne l'avais fait depuis son enterrement. Il avait su briser mon "détachement" et je lui en suis tellement reconnaissante!
Mais bizarrement, je n'avais jamais pensé à ce que ça peut lui faire à lui de ne pas avoir de belle-mère… il faudra que je lui demande!

le 28/04/2015 à 15h26 | Répondre

Cash Cat

Mon futur mari est le dernier d’une fratrie de 14 enfants. Sa maman, syrienne, a quitté le domicile conjugal lorsqu’il était tout petit (à peine 2 ans je crois) et est décédée quelques temps après. Mon compagnon refuse d’en savoir un peu plus puisqu’il n’en a aucun souvenir. Sa sœur aînée (elle a 70 ans, mon compagnon 57) « connaît » l’histoire. Je pense qu’il se protège terriblement, mais moi j’aime connaître l’histoire des familles c’est aussi une certaine façon d’en apprendre sur soi même.. Je sais que bientôt, je vais prendre une journée en tête à tête avec ma belle soeur…

le 30/05/2015 à 14h29 | Répondre

liliprune

Mon mari a perdu un de ses fils, il avait 21 ans.
Je l’ai accompagné tant que j’ai pu dans le deuil, nous étions en couple depuis plusieurs années déjà et je perdais aussi mon beau-fils… Mais plus le temps passe (7 ans maintenant) et plus je le vois s’enliser dans sa douleur, au point parfois d’oublier qu’il a encore 3 enfants bien vivants, sans compter mon fils qu’il a élevé depuis l’age de 5 ans. C’est difficile à vivre au quotidien, et après avoir essayé beaucoup beaucoup de choses, j’ai bien peur que ce deuil qu’il ne fait pas finisse par nous séparer. Une thérapeute que j’ai consulté dit qu’un deuil est terminé lorsqu on peut repenser à la personne disparue sans ressentir d’émotion douloureuse. Ne garder que le meilleur, et être plein de gratitude pour ce que la personne nous a apporté. Mais dans notre société c’est parfois mal vu de se « remettre d’un tel drame », comme si on était condamné à déprimer quand quelqu’un nous quitte..

le 27/01/2016 à 00h57 | Répondre

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