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J’ai peur de conduire : l’amaxophobie


Publié le 23 juin 2015 par Madame danseuse

Bien le bonjour ! Ça fait plus d’un an que je lis Mademoiselle Dentelle et Sous Notre Toit de façon régulière, mais en mode sous-marin. Je me suis dit qu’il serait peut être temps de partager avec toi certains sujets qui me tiennent à cœur !

Aujourd’hui, j’ai très envie de te parler de ma pire phobie, la plus handicapante que j’ai : la peur de conduire, appelée amaxophobie.

Je ne sais pas quand ça a commencé, mais j’ai toujours eu très peur de conduire. J’adore être passagère, mais depuis toute petite je n’ai jamais cherché à savoir comment les voitures fonctionnaient et je n’ai jamais demandé à passer des vitesses pour jouer à la grande !

Quand j’ai eu 16 ans, mes parents m’ont proposé de m’inscrire à l’auto-école pour passer mon code et faire de la conduite accompagnée, comme mon frère trois ans avant moi. J’ai refusé de suite, je voulais remettre à plus tard ce qui me faisait peur. Quand j’ai eu 18 ans mes parents m’ont à nouveau relancée sur le sujet, pour que j’aille faire le tour des auto-écoles. Bien entendu, j’ai refusé.

Puis je suis allée en école d’ingénieurs, et je me suis rendue compte qu’il était difficile de trouver un stage dans le secteur du BTP sans avoir de permis… En plus, la profession qui m’attendait à la fin de mes études s’appelant « conducteur de travaux », c’était un peu la loose d’être un conducteur sans permis !

Je me suis donc inscrite, la mort dans l’âme, dans une auto-école et j’ai commencé les cours de conduite. Le début a été catastrophique, je n’arrivais même pas à gérer correctement le volant au bout de huit heures de conduite. C’est là que je me suis rendue compte que j’avais peur ET que je n’étais pas douée. Enfin, plutôt que le stress me paralysait et que j’avais la capacité intellectuelle d’une huître quand j’étais au volant !

Conduire

Crédits photo (creative commons) : Kyle May

Après environ soixante heures de conduite sur deux ans, coupées par une pause de huit mois car j’étais partie faire mon stage de fin d’année en Suisse (vive Zürich et ses transports en commun hyper bien pensés !), j’ai enfin eu mon permis, au bout du troisième essai. Pas trop mal comme résultat, pour une sous-douée du volant, tu dois penser ! En fait, j’ai eu pas mal de chance : je l’ai passé en août, quand toute la ville était partie en vacances. Niveau circulation et conditions climatiques c’était difficile de faire mieux ! De plus, en manœuvre on m’a demandé… TADAM… roulements de tambour… une marche arrière le long d’un trottoir, sans pente !

Donc voilà, j’ai eu mon permis. Je me sentais soulagée, libérée d’une charge. Un mois plus tard, toute jeune mariée, je commençais mon premier emploi. Mais je n’aurais pas écrit cet article si tout s’était fini à ce stade !

Depuis l’obtention du permis, je n’avais pas pris la voiture une seule fois ! Peur d’abîmer les voitures de mes parents, bien trop grandes par rapport à la gentille Clio 4 de l’auto-école, peur de conduire seule… j’avais toujours une bonne raison de ne pas conduire !

Pendant la période auto-école, j’étais très concentrée sur le fait d’obtenir mon permis, mais jamais je n’avais pensé à « l’après permis ». Quand, lors de mon premier jour de travail, on m’a donné les clés de ma voiture de fonction, j’ai eu envie de vomir. C’était une voiture temporaire, en attendant la fin de ma période d’essai, et ce n’était pas une petite Twingo comme je l’avais imaginé : c’était un Crossover de Nissan qui avait l’air croisé avec un éléphant ! Enfin bref, un truc très grand qui me terrorisait. J’ai pris le combo train + bus tous les jours en ignorant royalement le tank qui m’attendait au sous-sol.

Deux mois après mon arrivée, un collègue m’a fait remarquer qu’il fallait que je sorte un peu ma voiture, sinon la batterie allait se décharger. Sa remarque m’a fait peur alors un soir, j’ai décidé de partir du travail en voiture. Inutile de te dire que je n’avais quasi rien mangé de la journée tellement j’étais stressée ! Quant à mon premier trajet, eh bien, ça a été une catastrophe !

Les vitesses du tank ne se situaient pas tout à fait comme sur la Clio de mon auto-école, ce qui fait que, de peur de passer la marche arrière, je ne poussais pas assez la première et démarrais en troisième… Enfin, je calais en troisième ! Là, tu dois te dire : la fille est vraiment débile, elle a dû s’en rendre compte et rectifier le tir. Eh non ! Comme j’ai écrit plus haut, dans ces moments je suis tellement stressée que je ne réfléchis plus, mais alors plus du tout !

J’ai fini par m’arrêter sur une bande d’arrêt d’urgence, complètement paniquée parce que mon embrayage avait plus ou moins fondu… Mon premier trajet seule s’est donc terminé chez une société de dépannage avec une voiture foutue.

J’ai de nouveau arrêté de conduire jusqu’à ce que je récupère ma voiture définitive. C’est une voiture que j’ai choisie, et je me sentais déjà mentalement plus à l’aise avec. De plus, j’ai avoué ma peur de la conduite à tout le monde au bureau, et étant donné que je travaille en binôme la plupart du temps, je n’ai pas besoin de conduire. Je n’avais donc pas de pression avec cette voiture.

J’ai commencé à faire de petits trajets, en embarquant un collègue très compréhensif, qui me rassure et me fait un peu de la conduite accompagnée.

Cela fait trois mois que je me soumets à ce rituel, et je commence seulement à prendre confiance. J’ai toujours une bonne appréhension avant de prendre le volant, mais maintenant elle se dissipe une fois sortie du parking, ce qui me permet d’avoir un bon contrôle sur ce que je fais. Je pense qu’il va me falloir un peu de temps avant que je ne me mette à faire des créneaux, ou même avant que je décide de faire des trajets de plus de quinze minutes, mais je pense être sur la bonne voie (sans jeu de mot !).

J’envoie tous mes encouragements à toutes celles et ceux qui ont galéré pour le permis, comme pour la conduite après le permis ! J’ai vraiment l’impression d’être la dernière des andouilles quand je raconte mes déboires avec la conduite, alors que j’ai mon diplôme d’ingénieur, un très bon emploi et que je parle allemand tous les jours au boulot ! Oui je me lance un peu de fleurs, mais je viens de te confier des trucs très délicats me concernant.

Maintenant à ton tour de partager ton expérience si ce témoignage t’a parlé… car je me sens un peu seule sur ce plan-là !

Tu as eu du mal à avoir ton permis ? Tu as peur de prendre le volant ? Tu as déjà bousillé une voiture de fonction ? Viens en parler !

Toi aussi, tu veux témoigner ? C’est par ici !

Commentaires

30   Commentaires Laisser un commentaire ?

Julia

Bonjour et merci pour ce témoignage.
J’ai tout fait pour reculer l’échéance, mais je dois bien l’avouer : il faut que je passe le permis. (J’ai 29 ans quand même). Tant que je faisais mes études et vivais en ville c’était faisable, mais là, avec un homme maraîcher et deux enfants, je n’ai plus le choix. Et ça me fait pas spécialement fretiller le popotin !
J’ai moi aussi une peur panique de conduire une voiture alors que je sais tout à fait conduire un tracteur ! J’ai bien compris d’où me vient cette peur (outre le fait qu’aucune femme ne conduit dans ma famille rapport à la peur tout ça tout ça) et c’est que lorsque l’on conduit, nous ne sommes plus maîtres de notre destin. Et ça, ča me stresse.
Moi aussi j’ai l’impression d’être la reine des quiches, alors qu’en fait je ne pense pas être plus idiote qu’un autre.
Et puis avoir son permis à la troisième occasion c’est pas si mal surtout si tu as peur ! Je connais certaines personnes (dont ma maman) qui ne l’ont eu qu’à la cinquième tentative !

le 23/06/2015 à 07h27 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

Je me revois il y a quelques années en lisant ton témoignage.
J’ai également reculé l’échéance jusqu’à mes 21 ans. J’avais extrêmement peur de conduire et de faire du mal à quelqu’un si jamais je me plantais. J’ai eu beaucoup de mal à me défaire de cette peur. Ça a empiré lorsque ma soeur s’est fait renverser par une voiture alors que j’étais à côté. Tout ça au milieu de mes lessons de conduite. Ça m’a paniqué pendant des semaines jusqu’à ce que monnmoniteur mette les choses à plat avec moi. J’ai eu 66 lessons de conduite. J’ai eu mon permis du premier coup. Mes parents et un de mes amis m’ont tout de suite fait conduire sur leurs voitures, cela m’a mise en confiance. Je conduisais prudemment et bien. Depuis, cela va beaucoup mieux, je conduis volontiers du moment que ce n’est pas de l’autoroute ! Je te trouve courageuse, ce n’est pas facile de vaincre sa peur mais je suis sûre que ça ira de mieux en mieux. Et tu vois tu n’es pas seule !

le 23/06/2015 à 09h28 | Répondre

issabill (voir son site)

Merci pour ce témoignage. Je vais le garder précieusement dans un coin pour le relire régulièrement.
Je suis moi aussi terrorisée au volant. Quand je passais mon permis, les nuits avant mes cours étaient des nuits blanches, je me réveillais la boule au ventre… l’horreur. Comme toi, je pense avoir eu de la chance lorsque je l’ai passé et réussit : l’inspecteur était un pote de mon moniteur, et ce dernier, sachant avec qui j’allais passer, m’avait fait repérer le trajet la veille!
La conduite avec mes parents, ça a été l’horreur, et ça m’a complétement achevé ma peur au volant. Mon père refusait de me prêter sa voiture, et donc je n’avais le droit de conduire qu’accompagné de mes 2 parents : papa à l’avant, tendu comme un piquet et stressé à mort, et maman derrière, cramponnée au siège devant elle. Merci pour la confiance…
Avec mon mari, ça se passe beaucoup mieux, il est très cool. Et je me sens encore mieux si je suis seule au volant. Mais bon, vivant et travaillant en ville, je n’ai pas besoin de ma voiture… et je dois donc conduire à peu près une fois par an!

le 23/06/2015 à 09h54 | Répondre

Lauriane (voir son site)

Je te comprends tout à fait ! Il m’a fallu du temps pour maitriser le véhicule de manière réflexe, et maintenant ce qui me stresse c’est de faire des trajets inconnus, où il faudra que j’anticipe les panneaux, les priorités, les autres usagers, etc. Résultat je ne conduis qu’en cas d’absolue nécessité, et en tremblant, ce qui n’est pas malin… Heureusement, pendant 1 an j’ai dû conduire tous les jours sur l’autoroute pour aller au travail donc je sais que je suis tout à fait capable de bien conduire, et je n’ai plus peur des insertions ni des dépassements. Bref, tu as raison de te créer un rituel, tu te sentiras de mieux en mieux !

le 23/06/2015 à 10h11 | Répondre

Inno

Pour moi aussi la conduite a été compliquée. Pendant mes leçons de conduite, ça allait, à part l’autoroute que je n’ai jamais aimé, mais ensuite, je suis passée à « conduire seule sur la vieille voiture de ma mère qui calait tout le temps » et ça m’a tellement stressé que j’ai arrêté. En +, j’habitais en ville donc c’était souvent plus simple de prendre les transports en commun pour se déplacer.
Sauf qu’à force de ne pas conduire, ma peur a augmenté et pour mon 1er boulot, j’ai bien dû m’y remettre, ayant trouvé un boulot en pleine campagne. J’ai trouvé un appartement le plus proche possible de mon travail et j’ai commencé ces petits trajets. A force de conduire, ma peur s’est envolé (enfin sur les routes de campagne seulement, hors de question pour moi de prendre l’autoroute ou pire…le périph’ parisien !). Aujourd’hui, j’ai déménagé et changé de travail et j’ai 1h15 de route aller et retour, tous les jours, qui se font sans problèmes. Par contre, il m’est venue une autre peur : en conduisant moi même, je me suis + rendue compte de dangers que je ne soupçonnais pas avant, et du coup, j’ai peur quand je suis passagère.

le 23/06/2015 à 10h22 | Répondre

Inno

Mademoiselle Fleur et Lauriane : c’est drôle parce que ce qu’il me reste comme peur en voiture ce sont : l’autoroute et les voies d’insertion (les dépassements j’ai eu peur lgtps mais ça va mieux…à force d’en faire)

le 23/06/2015 à 10h24 | Répondre

Chat-mille (voir son site)

Je ne sais pas si je peux dire que je suis comme toi, car conduire n’a jamais été une phobie au sens propre… mais niveau handicapée de la conduite, il m’a quand même fallu trois ans, deux auto-école, 150h de conduite et cinq essais pour avoir mon permis (je connais des gens qui ont plus de tentatives à leur actif, mais pour les 150h, je crois détenir un record). Ça va faire maintenant presque trois ans que je l’ai (encore quatre mois avec ce maudit A !) et je peux te dire que ça va beaucoup mieux ! Il n’y a pas de secret : la confiance vient avec l’expérience.

Ah, et puis un truc qui m’a bien aidée, c’est quand mon mari a enfin obtenu son permis (lui aussi rechignait à le passer depuis des années et était très angoissé : finalement, il l’a eu en 30h, du premier coup) (il peut dire merci à sa femme adorée qui connaissait LA meilleure auto-école de Dijon, celle avec le moniteur le plus patient et avec les meilleurs réflexes :p). Quand il l’a eu, je ne me suis plus sentie obligée de conduire, et vraiment, ça m’a libérée. Ça m’a permis d’apprécier toutes les fois où je choisissais de conduire.

Nous habitons une petite ville à la campagne, nous ne pouvons plus désormais nous passer de voiture. Mais il n’y a plus d’appréhension au moment de monter dedans. Je te souhaite d’y arriver aussi 🙂

le 23/06/2015 à 10h59 | Répondre

Fleur-Joséphine

C’est super que tu puisses trouver des collègues qui te conduisent ou qui jouent les accompagnateurs de conduite accompagnée! J’espère que tu vas peu à peu maîtriser ton angoisse.
Personnellement, j’adore conduire (cette sensation de dominer la machine!) mais je t’envoie tous mes encouragements!!

le 23/06/2015 à 11h24 | Répondre

MlleMora

Je n’ai pas la phobie de conduire, mais je n’aime pas trop ça quand même. Surtout que vivant à Paris, je n’ai pas beaucoup l’occasion de conduire, et je trouve que moins on conduite et moins on a envie… mais comme on part vivre dans le sud ouest, on a acheté une (enorme) voiture, je vais devoir m’y remettre…
Contrairement à toi, l’autoroute ne me dérange absolument pas, moi ce que je n’aime pas c’est les manoeuvres dans les parkings riquiquis, et devoir conduire dans des villages aux voies riquiqui, bref, je serai plus heureuse aux USA, Canada, Australie quoi…

le 23/06/2015 à 11h28 | Répondre

misspshit

Je me reconnais bien dans ton témoignage
cela fait 9 ans que j’ai obtenu mon permis et depuis j’ai du conduire au maximum 5 fois
j’ai une peur panique de conduire peur des autres qui roulent comme des fous, peur de me retrouver seule au voulant
comme toi ce sont mes parents qui m’ont payé le permis c’est pour leur faire plaisir que je l’ai passé après énormément d’heures conduites j’ai par miracle eu mon permis du 1er coup car j’y suis allée en me disant que toute façon je ne l’aurais pas je me suis pas mis de pression et je l’ai eu !!!!
mais voila je n’arrive pas à conduire je sais que lorsque j’aurais des enfants je voudrais réussir a reprendre le volant pour ne pas être tributaire des transports communs (mon mari n’a pas le permis) alors j’envisage peut être d’acheter une automatique moins de stress dans les pentes pour ne pas caler …
alors je suis contente de pas être seule dans cette peur de conduire ….

le 23/06/2015 à 13h20 | Répondre

Madame danseuse

Merci pour vos réactions, je vois que je ne suis pas seule =)
Le problème vient aussi du fait que n’ayant pas réellement besoin de la voiture (tout m’est accessible avec les transports en commun ou les pieds) , j’ai du mal à me motiver pour la prendre (et en plus je fais toujours attention à ne pas polluer inutilement …) … c’est un cercle vicieux moins tu conduis moins tu en as envie (enfin, dans mon cas !)

le 23/06/2015 à 13h43 | Répondre

Weena

Comme beaucoup de réaction, moi aussi j’avais une peur panique de conduire … J’ai fais la conduite accompagnée parce que ma soeur jumelle la faisait, j’ai toujours refuser de conduire le 4×4 de mes parents, il m’a fallu 2 passages pour avoir le permis et ensuite je n’ai pas conduit pendant 5 ans !!!
Je te dit même pas quand j’ai du reprendre un volant, je ne savais même plus à quoi correspondait chaque pédale … jusqu’à récemment, je ne pouvais conduire que si j’avais repérer le trajet avec quelqu’un qui conduisait avant et que j’avais la certitude d’avoir de vrai parking à chaque bout … j’ai même fait une crise d’angoisse lors de mon enterrement de vie de jeune fille parce que les filles avaient voulu me voir conduire et que je ne connaissait pas la route (ni la présence de parking) sur le lieu de rendez-vous avec les garçons … c’est pour te dire …
Maintenant, ça va un peu mieux, mais je continu à ne conduire que en cas de nécessité et certainement pas pour le plaisir 😉

le 23/06/2015 à 15h46 | Répondre

Bibichu

Contrairement à toi je n’ai pas la phobie de conduire. J’ai obtenu mon permis du premier coup au bout de 20h et en conduite accompagnée, à 18 ans j’étais autonome d’un point de vue conduite. J’aime conduire.
MAIS (ba oui il faut un mais sinon je ne suis pas du tout raccord avec ton témoignage) je suis paralysée, morte de peur, flippée grave quand je suis passagère, et ceux depuis mes 14 ans… Au point que parfois je me met à pleurer (dans mon coin discrètement quand c’est un ami qui conduit). Je hurle comme une dingue contre mon mari quand il fait une connerie. Je suis d’ailleurs encore plus morte de peur depuis la fois ou il a failli nous envoyer dans le décor sur une autoroute américaine. BREF je suis une très mauvaise passagère… Et les dépassements de camion, que je conduise ou pas, c’est l’horreur…

le 23/06/2015 à 18h42 | Répondre

Madame Zou (voir son site)

Mon mari traverse exactement la même situation que toi. Il a eu son permis, il y a plus de 10 ans, mais la conduite le paralyse. Il a toujours détesté cela, si bien que quand nous avons acheté une voiture, je me suis retrouvée seule à la conduire. Depuis quelques mois, il n’a pas le choix. Etant enceinte, cela devient de plus en plus dur de conduire pour moi physiquement, surtout à Paris ! Il a du prendre le relais par nécessité, notamment pour m’emmener à l’hôpital. Il fait de la conduite accompagnée avec moi du coup, mais c’est très oppressant. Techniquement il gère, mais il a oublié tous les automatismes de sécurité (bien regarder les rétros et surtout anticiper)… Je passe mon temps à lui faire des remarques, et je crois que cela le déstabilise encore plus. J’avoue que j’appréhende pour la suite quand le bébé sera là. Je ne veux pas qu’il conduise seul avec lui. J’essaye de le motiver pour qu’il reprenne quelques cours de conduite, mais il ne veut pas… Il faut être conscient que un conducteur qui n’a pas confiance en lui, peut être un danger pour lui mais aussi pour les autres.

le 23/06/2015 à 19h12 | Répondre

Croco

Je fais également partie de celles qui étaient terrifiées à l’idée de conduire. Je n’ai aucune idée du total d’heure de conduite que j’ai prise, mais beaucoup trop au goût de mon portefeuille, c’est sûr ! J’ai commencé en école d’ingénieur, à 20 ans, en me disant que comme ça, je n’aurais plus le A quand je commencerai à travailler… mouais, ben en fait, ça ne s’est pas passé comme ça ! J’étais stressé, et un de mes moniteurs m’a fait pleurer plusieurs fois au volant. J’ai même failli garer la voiture et le planter là une fois. J’ai peu à peu espacé les séances jusqu’à arrêter complétement (alors qu’en parallèle, je passais mon permis bateau…) Au final, après mon diplôme, il me restait 2 mois avant de perdre mon code, j’ai donc décidé de prendre un mois de « vacances » avant de me lancer dans ma recherche d’emploi pour passer mon permis. Mais je ne l’ai pas eu. Puis j’ai trouvé un premier CDD, ne nécessitant pas particulièrement d’avoir un permis. Arrivée à 3 mois de la fin, je me suis décidé à me ré-inscrire dans une auto-école, car j’avais bien conscience que ne pas avoir de permis était un frein pour ma recherche d’emploi (ne serait-ce que pour les localisations possible). Sauf que mon CDD s’est transformé en CDI, et que mes leçons se sont peu à peu espacées jusqu’à devenir inexistantes (j’avais quand même réussi à repasser mon code entre temps). Deux ans et demi plus tard, je démissionnais pour rejoindre mon mari suite à notre mariage. De nouveau en recherche d’emploi, je cherche une auto-école, et réussi à les persuader de me faire passer en conduite supervisée, même si je dois absolument passer mon permis dans les 5 mois si je ne veux pas passer mon code une troisième fois. Mon mari m’a poussé à beaucoup conduire, et je me suis peu à peu détendue, même si je n’étais pas vraiment à l’aise. Et cette fois-ci, après une tentative avortée pour cause de grève des examinateurs, et une deuxième date sur un autre centre, donc une zone que je ne connaissais pas, j’ai eu mon permis (avec un examinateur pourtant très désagréable, mais à 27 ans on n’est plus aussi impressionnable). Aujourd’hui, je suis ravie de pouvoir de nouveau me rendre au travail à vélo après 9 mois à faire ¾ d’heure de route matin et soir, mais je sais également que je conduis aussi bien (si ce n’est mieux) que beaucoup d’autres automobilistes, et même si prendre la voiture n’est toujours pas un plaisir, je le fais sans appréhension (tant qu’il s’agit de la mienne, je n’ai pas touché un autre volant depuis que j’ai mon permis).

le 24/06/2015 à 13h06 | Répondre

Sophie

Phobique de la conduite, bonjour!

Je déteste conduire. je déteste prendre la voiture, tout court. Pour moi, c’est un engin de mort ambulant. j’ai tellement vu de par mon taf des accidentés de la route, des vies brisées…
POurtant, j’ai eu mon code du premier coup, fais une cinquantaine d’heures, et conduit la voiture de mon ex et la voiture de mon papa (oui, c’est pas bien du tout du tout), et ils n’avaient pas peur du tout, mon père m’a même dit que j’avais une très bonne conduite par rapport à ma soeur. J’ai raté trois fois mon permis. la 1ère, j’ai fait une connerie au bout de 30min de conduite, et si je m’étais bien garée, je l’aurai eu.
Mais voilà.
Déjà, j’ai pas la vision binoculaire classique: mes yeux font des efforts constants pour voir en 3 dimensions, c’est extrêmement fatiguant pour moi de rester concentrée sur la route plus de 10 min.
Et puis il y a aussi le fait que si je peux me passer de voitures, je le fais. Par souci d’économie, d’écologie un brin aussi, c’est un mode de vie qui me convient bien…
J’ai vécu en pleine région parisienne, et je n’ai JAMAIS eu besoin de voiture, ou qu’on m’emmène quelque part, je me suis toujours débrouillée.
puis dans une ville moyenne, bien desservie en bus et en train.
là où ça se corse, c’est qu’on a déménagé en PLEINE cambrousse. Et que malgré mes relances, là où je voulais bosser, à 2 min à pied de chez moi, l’entreprise ne m’a jamais donné ma chance (tant pis pour eux!). La plus proche étaient à10km, sans bus, sans trains. Je me voyais mal y aller en vélo, je l’ai déjà fait, et non merci.
N’ayant plus les moyens de tout repasser, j’ai pris un scooter. Et rien que le scooter, j’ai peur, et j’ai mis 6 mois à arrêter d’appréhender la route (mais pas les gens, les gens font N’IMPORTE QUOI quand ils voient un scooter, c’est hallucinant).Et malgré mon scoot que j’adore, malgré les km que je fais depuis que je l’ai, je déteste toujours la route et j’en ai toujours un peu peur.

Je retourne en ville moyenne cet été, je m’y installe pour le restant de mes jours (en tout cas, je l’espère!) et j’en suis HEUREUSE: plus besoin de voitures pour moi! et au revoir le scooter!!!

C’est peut être mettre des oeillères sur mon problème de peur de conduire. Mais quand on a appris à faire sans toute sa vie ou presque, me dire « tiens, je vais apprendre à conduire et acheter ma voiture », alors que le bus est demi tarif, et qu’on a tout à proximité immédiate me semble incongru.

Malgré tout, en pleine campagne, c’est différent. notre problème à nous est d’être à 10 km du supermarché, 20 d’une gare. Moi la phobique, et mon homme détestant conduire, ce n’était pas vraiment une bonne idée.

le 24/06/2015 à 16h28 | Répondre

Sarah

Je comprends très bien ton problème. Conduire pour certaines personnes est comme une évidence, pas de questions à se poser. Moi, c’est soit je le sens (en général quand il y’a personne sur la route), soit je le sens pas (9 fois sur 10). C’est handicapant car peu de gens comprennent ce problème. Et notre manque de confiance fait qu’au final, on passe pour des dangers publics au volant, et personne n’ose monter avec vous en voiture. Peut être que s’il y’avait moins de cinglés au volant, de gens qui font n’importe quoi, on aurait pas cette phobie.

le 06/10/2015 à 20h50 | Répondre

Aris

Moi, j’ai pas repoussé l’échéance… j’aurais dû. J’ai toujours eu un peu peur de la voiture, en temps que passager cela vas. Je me suis inscrit au code sans vraiment d’appréhension.. J’ai commencé à avoir peur lors de mes premières leçons qui se sont pourtant bien passé, mais j’avais toujours une boule dans le ventre avant. Depuis que je suis en conduite accompagnée c’est pire… je trouve des excuses, j’ai peur quand il fait nuit… et plus ça va, plus ça empire. Je vais des erreurs bête comme passer la Première au lieu de la troisième. Je me fais pas confiance et j’ai toujours peur qu’il arrive quelque chose et que se soit de ma faute. Le pire c’est que mes parents ont payé… alors je suis comme obligée… et je suis mortifié.

le 23/10/2015 à 16h48 | Répondre

Mister Jony

Bonjour, j’ai actuellement une copine qui ne sait pas conduire, que faire? J’ai frôler la mort, je crains que la prochaine je la frôle de plus près. Dois-je être davantage plus couic couic pour resserrer les boulons, je suis perdus. Helpppppp

le 17/09/2016 à 14h36 | Répondre

Boubou

Je n’ai pas le permis. Je n’ai même pas le code.
J’ai fais quelques leçons de codes mais rien que ça, ça me stress !
J’ai pourtant déjà conduit Avec un ami, un ex et ma sœur et ma conduite était plutôt pas mal mais là rien que de penser à devoir me réinscrire j’en suis malade. Vivant dans une ville ou tram et bus passent partout c’est pas trop grave disons mais je trouve qu’au quotidien cela devient handicapant. J’ai une petite fille de 4 ans et je sais très bien qu’elle en a marre de devoir se déplacer à pied avec maman ! Elle préfére bien sur la voiture de papa ! Et puis pour les courses, aller voir mes parents ou même juste me promèner sans devoir compter les heures, connaître les horaires… j’en peux plus c’est vraiment de plus en plus lourd ! J’ai appris aujourd’hui que cette phobie avait un nom et de voir que je ne suis pas la seule dans ce cas me rassure.
J’ai l’impression d’être une bonne à rien, d’être une neuneu à côté des autres. Parfois mes collègues se mettent à parler voiture, permis puis me regarde et me disent  » t’as pas ces problèmes la toi !!  »
Ou des petites boutades par rapport à ça et plus ça va moins je les supportes ! Je ne sais plus quoi faire.
Voulant déménager et avoir un deuxième enfants je me dois de le passer mais vraiment j’ai une peur bleue ! Et sans ça je sais que je ne pourrais pas concrétiser mes projets et ca me ronge. Y a t il des solutions ou dois je seulement me mettre un sérieux coup de bottes aux fesses !

le 22/02/2017 à 21h07 | Répondre

une fille qui ne sait pas dire non

bonjour,
j »ai 17 ans et je suis actuellement en onduite accompagne or j’ai devloppe une phobie de la conduite en plus d’etre nulle mais n’ose pas l’avouer a mes parents car ils ont deja paye. cela fait plusieurs mois que je n’ai pas conduit et ma mere a commencer a vouloir me refaire conduire. etant terrorise a cette idée mais ne le disant pas a mes parents de peur de les decevoir je ne sais pas quoi faire. c’est pourquoi si quelqu’un pouvait m’aider jen serais tres reconnaissante

le 24/02/2017 à 19h50 | Répondre

Weena (voir son site)

Alors, je te dirai d’en parler quand même avec tes parents : tu as le droit d’avoir peur.
Ensuite, malheureusement, le seul moyen de combattre la peur de conduire, c’est de lutter contre en prenant le volant … mais dans ce cas, commence doucement dans des conditions faciles : parking facile au début et à la fin, axes peu fréquentés, etc.
Bon courage, ça prend du temps.

le 25/02/2017 à 13h24 | Répondre

une fille qui ne sait pas dire non

merci d’avoir pris le temps de me répondre et oui je pense que c’est ce que je vais faire mais même si je sais qu’il faut en parler l’appréhension m’en empêche car je sais que mon père ne comprendra pas et sera dessus de moi et ma mère aussi même si je sais qu’elle tenterai tout de même de m’aider.
je vais donc tenter de leur en parler et voir comment ça se passe en espérant que ca ce passe bien.

le 25/02/2017 à 22h52 | Répondre

Weena (voir son site)

J’espère que tes parents seront compréhensif … perso, mon père avait un 4×4 dont j’avais une peur bleue donc je ne l’ai jamais conduit et pareil, je n’ai jamais pu conduire en montagne en conduite accompagnée, trop la frousse.

le 26/02/2017 à 08h11 | Répondre

Lola

Bonjour et merci pour cet article.
J’ai 30 ans et je suis en train de passer mon permis. J’ai dépassé les 25 heures initialement prévues et je ne suis toujours pas prête.
J’ai arrêté les leçons pendant un an et demi, découragée de ne pas progresser.
Mais pour mon boulot, j’en ai vraiment besoin, ça devient urgent.
Mon moniteur s’impatiente et me crie dessus car je ne suis pas autonome et je fais des bêtises malgré ses consignes.
Quand je suis au volant mon coeur bat la chamade et mon cerveau s’embrouille.
Il suffit que je fasse une erreur, que mon moniteur me réprimande, et je perds mes moyens.
Pour la plupart des gens l’apprentissage de la conduite semble simple mais pour moi c’est l’enfer.
Ces derniers temps ça devient une obsession, et j’ai peur de ne jamais être capable d’avoir ce fichu permis…

le 12/03/2017 à 09h28 | Répondre

Latus

Bonjour, je vous comprends toutes tellement… lors de mes 16 ans, ma famille m’a incitée à aller à l’auto école, c’était absolument promordial pour eux que j’ai mon permis pour mes 18 ans, puisque c’est comme une tradition dans la famille. Je dois dire aussi que c’est quelque chose de tres important de nos jours. Cependant, je n’y avais pour ma part jamais pensé, ca ne m’avait jamais traversé l’esprit. En vérité je ne m’étais jamais interressée aux voitures, au permis et tout cela. J’ai reussi à reculé l’inscription 8 mois. Mais, j’allais tellement pas à l’auto école que je n’ai eu mon code que 8 mois plus tard (du premier coup heureusement). J’avais donc un peu plus de 17 et 4 mois. Puis j’ai trouvé tous les pretextes du monde pour reculer le plus possible ma première heure de conduite (en juillet), ainsi que toutes les autres (jusqu’a fin novembre). J’en ai fait 30 en tout. Mais à chaque fois, j’étais toujours stréssée, et je n’avais absolument pas envie d’y aller… c’est une corvée pour moi de conduire, c’est dingue ! Puis, même si je n’etais qu’à 2 mois d’avoir mes 18 ans, j’ai choisi de faire conduite accompagnée avec mes parents car je ne me sentais absolument pas confiante. Et il y a surtout une maniere de reculer a tout prix le jour du passage au permis… aujourd’hui, cela fait 8-9 mois que je suis en conduite accompagnée, je n’aii effectué que 2000 km. C’est horrible, je deteste conduite, c’est une corvée, surtour lorsqu’il y a du monde sur la route.. je stresse toujours avant de conduire, et je me prepare toujours emotionnellement plusieurs jour avant. Dans 5 mois j’aurai 19 ans, et je ne sais pas si j’aurai mon permis. Et meme si je l’ai, aurais-je le courage de conduire apres ? ..

le 19/08/2017 à 00h16 | Répondre

gigie80

Bjr!! j’ai 51 ans et j’ai mon permis depuis 1999!! je n’ai jamais reconduis et j’ai beau me dire allez ma cocotte tu veux vendre des bijoux à domicile et faire de la location de vaisselle et bien tu ne peux pas mettre tout ça sur ton dos hein!! je pense que je souffre de l’amaxophobie et oui même à mon age!! je traine cette phobie depuis longtemps et elle m’a toujours pourrie la vie!! je voudrai prendre des leçons de conduite pour me remettre dans le bain on va dire ça comme ça!! mais j’ai bien peur de repayer encore des heures pour rien!!! j’ai beau essayer de me convaincre c’est vraiment sportif!!! je ne sais pas ce que je dois faire !!! mes projets risque bien bien de rester encore en suspend encore longtemps

le 03/10/2017 à 16h55 | Répondre

vanessa

bonjour j ai 31 ans et j ai le permis depuis 6 ans mon seul trajet c est maison travail j ai tellement peur de conduire et sa me pourrie la vie que faire

le 27/03/2018 à 14h14 | Répondre

Louma

Je me reconnais dans ton témoignage !
Je suis actuellement en cours de conduite et c’est un cauchemar, je ne réfléchis plus, je sors des cours avec des sueurs froides, mon soulagement est la fin de l’heure de conduite et je passes le reste de jours à stresser pour la prochaine heure.
J’ai reculé l’échéance au maximum en restant 2 ans et demi au code en faisant régulièrement des pauses de quelques mois. Mes parents me harcelaient avec ça.
J’ai du me dépêcher de passer le code quand j’ai su que j’allais devoir déménager sur Paris pour mes études.
Résultat aujourd’hui j’ai un appartement vide ou j’ai tellement envie de partir vivre mais je dois passer le permis et ça me déprime encore plus de me dire que ça me retient dans ma ville natale de Normandie.

le 09/07/2018 à 21h25 | Répondre

Caroline

Merci pour ton témoignage. J’ai passé mon permis il y a 15 jours après des années de galère, et j’ai conduit hier pour la première fois avec ma voiture. C’était un cauchemar, et après m’être enfilé un sens interdit (si tu savais comme je te comprends lorsque tu parles d’avoir l’intellect d’une huître au volant), j’ai craqué et fondu en larmes. Ce matin rebelotte, je me suis trompée de routeS, j’ai mis 30 minutes à faire un trajet qui en prenait 10, les nerfs en pelotte. Je n’arrive pas à gérer le GPS et la conduite, et j’ai un sens de l’orientation inexistant. Grâce à ton témoignage, je reprends espoir et me dis qu’avec le temps, ça ira mieux…

le 09/08/2018 à 10h36 | Répondre

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