Bien dans son corps, bien dans sa tête, bien chez soi !

Le jour où j’ai découvert que j’étais surdouée


Publié le 6 mai 2014 par Mademoiselle Simplette

J’ai 27 ans, et l’année dernière, j’ai découvert que j’étais surdouée. « Super ! », tu vas me dire. Que nenni. Ça a été très très difficile, bien qu’aujourd’hui je sois heureuse de l’avoir « découvert », puisque ça m’a aidé dans ma compréhension de moi-même.

J’ai eu une enfance heureuse, avec deux parents géniaux et deux frères qui, bien que pénibles parfois, ont toujours été mes amis, mes confidents, les petits amours.

Malgré cette vie apparemment parfaite (une maison sympa, des gentils parents, l’école trop fastoche pour moi, pas de défaut physique majeur, etc, etc), je ne me suis jamais sentie bien. Déjà petite, je me sentais à l’aise mais surtout en famille. Je n’ai jamais été timide, mais mes relations avec les autres étaient étranges, il fallait que je fasse pleins d’efforts pour que ça se passe bien, je me « forçais » à être normale. Du coup, pour mes parents, à part d’énormes maux de ventre dus aux angoisses d’origine inconnue, tout allait bien.

Oui, mais… A l’adolescence ça s’est gâté.

J’ai été rejetée, traitée « d’intello », de « coincée », de « moche », alors que je ne faisais rien en classe, et que ma moyenne était très correcte, mais sans plus. Bref, en cinquième, j’ai fait baissé ma moyenne, j’ai baissé la tête et essayé de me comporter comme les autres (ça n’a pas trop marché, hein… !). Mes maux de ventre se sont transformés en crises d’angoisse, en colère (dirigée sur mes parents), et en pleurs. Je n’ai pas du tout parlé à mes parents.

A 16 ans, mes crises ont empirées, j’ai demandé à voir une psy. Elle m’a rassurée sur le fait que je n’étais pas anormale, mais je me détestais toujours. J’étais en décalage avec les autres, je ne les comprenais pas, ils ne me comprenaient pas, et je me retrouvais toujours à être rejetée, mais pas trop (je faisais toujours semblant pour être acceptée).

Une fois le lycée terminé, j’ai pu rejoindre une grande ville, être anonyme et recommencer à zero. Mais même avec d’autres, j’étais toujours mal à l’aise.

J’ai changé 4 fois d’orientation, fait 7 années d’études en tout, et ça a toujours été facile.

comment j'ai découvert que j'étais surdouée

Crédits photo (creative commons) : Magdalena Roeseler

Fin de mes études : je me retrouve au chômage, je cogite, j’accepte un boulot très très en dessous de mes compétences. Je suis frustrée, je ne vais pas bien.

C’est alors que je tombe sur un article sur l’hypersensibilité. Puisque je vis tout à fond (pleurs, colère, joie, rire, etc.), pourquoi pas ? Oui, mais je ne corresponds pas tellement…

Je clique alors sur un lien sur les Adultes à Haut Potentiel, autrement dit, les surdoués. Et là, je me reconnais tellement ! Oui, mais bon, moi, je me trouve pas très intelligente (mon estime de moi est très très basse), donc je me prends la tête, en me disant « oui, mais non, c’est impossible, tu t’la pètes troooop ». Je finis par en parler à mon petit ami. Il me dit qu’il se doute depuis un moment que je pourrais être surdouée. Et que de toute façon, si je veux arrêter d’y penser, il n’y a qu’une manière de le savoir : passer le test.

J’ai donc pris mon courage à deux mains et j’ai pris rendez-vous. J’ai stressé, mais alors stressé !

Finalement, le jour J j’étais très mal à l’aise, j’avais honte de me poser la question et je n’arrivais pas à me concentrer, je me trompais, etc.

Deux semaines plus tard, j’y retourne pour les résultats. La dame tourne autour du pot, je me sens mal… Elle me dit que j’ai un Quotient Intellectuel supérieur à 130. Traduction : je suis surdouée.

Elle m’explique aussi que mon résultat est au-dessus, mais que je fais une grosse inhibition intellectuelle. Ce qui signifie que je suis pas bien du tout dans ma peau. Ma psyché a bloqué mon intellect pour que mon désir d’être normale soit un peu satisfait. Mais ça ne fonctionne pas comme ça, comme tu t’en doutes. Je me suis sentie très mal face à ces résultats. Je me disais qu’il y avait une erreur, que j’étais peut-être surdouée, mais que j’étais quand même une bonne à rien.

Je vais mieux aujourd’hui. J’ai accepté ma différence, ma pensée à 1000 à l’heure. Le fait que les gens ne comprennent pas forcément mon raisonnement (pas linéaire du tout). Et que tout ça me rend hypersensible, trop empathique (éponge à sentiments, bonjour !), sensible aussi aux injustices, à toutes les émotions, mais aussi très très portée sur l’analyse de TOUT (dur dur pour les proches). Mais j’ai arrêté de trop culpabiliser pour ça. Et aussi, j’accepte que oui, je suis intelligente différemment, mais ce n’est pas parce que je l’accepte que je me « la pète ».

Je voulais en parler parce qu’on pense, à tort, que les surdoués sont des petits génies pour qui tout est facile. Alors que moi, j’ai surtout l’impression que tout est très compliqué (la vie professionnelle, c’est pas facile pour tous, surtout quand on n’est pas normal !).

Être surdoué peut être aussi très bien vécu, mais dans la plupart des cas ce n’est pas une sinécure. On se sent coupable et honteux de l’être, car les gens se sentent souvent blessés ou rabaissés, quand ils ont l’impression que quelqu’un est « plus » intelligent… Alors que c’est simplement être intelligent différemment. Il ne faut pas envier les « surdoués », comme je ne dois pas envier les gens pour qui la vie coule plus de source, il faut simplement arriver à s’accepter comme nous sommes. On a tous pleins de points forts, et des talents différents !

Et toi ? Tu as découvert que tu étais surdouée tardivement ? Comment l’as-tu découvert ? Ça a changé quelque chose pour toi ? Raconte !

Toi aussi, tu veux témoigner ? C’est par ici !

Commentaires

21   Commentaires Laisser un commentaire ?

Sophie

Je me retrouve beaucoup 🙂
J’ai toujours du mal avec ce mot « surdoué »… Parce que moi, MOI, je ne me trouve pas si intelligente que ça. Mais les chiffres sont là, la scolarité que j’ai eu l’a prouvé aussi, et surtout, la FACILITE que j’avais, que j’ai toujours, l’a prouvé.
si les relations avec les gens étaient simples, elles aussi…
Je me définis plus avec un quotient émotionnel plus élevé que la normale qu’avec une grosse intelligence; une hyper empathie exacerbée, une sensibilité accrue à tout. J’ai l’impression de comprendre les gens plus vite que la normale. De comprendre les situations avant même que l’on ne m’expose les faits. C’est compliqué.

Le plus compliqué, est de vivre avec un surdoué qui s’ignore. Enfin, il sait qu’il a des capacités hors normes, il vient d’une famille avec une grande intelligence, mais bon, il s’en fout.
on fait un sacré couple, moi, l’intelligente des sentiments, lui l’intelligent du cerveau 🙂

J’avais surtout assez peur pour nos enfants. J’ai (on a ) tellement mal vécu mon (notre) enfance/adolescence , j’avais pas envie de donner ça à me enfants. parce que pour moi, c’est trop difficile à vivre, j’en ai souffert.

Mon ainé est le mix de son père et de moi:une haute intelligence du coeur et de l’esprit. Du haut de ses 5 ans, il me dit que parfois, il se sent pas normal, qu’il trouve ses copains parfois bêtes, mais que ca doit être sa faute… :/
Avec nos mots, on le rassure. On balise un peu tout ce qu’il ressent. Je lui dis souvent que je comprends ce qu’il ressent, et que ce n’est pas facile, mais qu’il a cette chance et que c’est une sacrée chance!

mon deuxième a des réactions plus normales, ouf de soulagement, c’est tellement plus simple pour lui 🙂 Malgré tout, il est le plus grand de sa classe, en âge, en taille, en pas mal de choses, et c’est pas facile non plus. Mais ca se passe mieux pour lui que pour son grand frère 🙂

Ma fille, est une petite fille différente. avec un gros retard psychomoteur et mental. La faute à pas de chance. mais encore une fois, du fait de sa différence, elle a un regard qui détonne sur le monde.
Je suis différente, mon mari est différent et nous avons fait trois enfants différents. Pas facile tous les jours 🙂

le 06/05/2014 à 11h29 | Répondre

Nya (voir son site)

Ton expérience m’intéresse particulièrement puisque mon QI est de 137 aux dernières nouvelles. Je serais donc surdouée également. Je ne sais pas si cela va changer grand chose pour moi maintenant, mais il est certain que j’aurais aimé le savoir quand j’étais plus jeune et plus démunie face à mon comportement et ma façon d’être « atypiques ». J’ai appris à m’accepter depuis mais non, mon parcours n’a pas forcément été rose en termes de relations avec les autres et la société.

Quand tu as pris rendez-vous, dans quelle structure es-tu allée ? Tu dis que tu as passé un test, il s’agissait d’un test « officiel » pour déterminer ton QI dans une structure spéciale ?

le 06/05/2014 à 12h39 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

Si tu es sur Paris, Marseille ou avignon, tu peux faire un test dans un centre COGITOZ.
Personnellement, c’est là où je suis allée, ils sont très gentils.

le 06/05/2014 à 13h05 | Répondre

Urbanie

Gentils sans doute, mais attention à la liste d’attente! J’ai appelé il y’a 2 ans, mise sur liste d’attente, jamais rappelée (ils ont du me rayer de la liste en plus depuis). il y’a une très forte demande pour les adultes, avoir une place a l’air assez compliqué (du moins sur Paris).
Je pensais du coup passer par un psychologue qui fait passer les tests, mais là aussi ça a l’air un chouia compliqué à trouver… et je ne suis pas assez motivée! :p

le 07/05/2014 à 07h57 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

Ah c’est étrange, j’avais eu une rdv il y a trois ans et au final l’attente n’avait pas été très longue. Juste le temps nécessaire pour que je puisse poser mon après midi.

le 07/05/2014 à 14h03 | Répondre

Mademoiselle Simplette

Bonjour!
J’ai passé effectivement un test de QI, le WAIS IV. J’ai trouvé la psychologue qui me l’a fait passer sur un forum pour adultes surdoués, elle est située à Lyon, et est très compétente. Elle me suit toujours aujourd’hui.

le 14/05/2014 à 14h33 | Répondre

Mademoiselle Simplette

Bonjour!
J’ai passé effectivement un test de QI, le WAIS IV. J’ai trouvé la psychologue qui me l’a fait passer sur un forum pour adultes surdoués, elle est située à Lyon, et est très compétente. Elle me suit toujours aujourd’hui.

le 21/05/2014 à 10h39 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

Je suis contente de voir ce sujet, vu que justement j’avais l’intention de proposer une chronique là dessus.
Je suis moi même une adulte à haut potentiel ou zèbre (parce que je n(aime pas trop le mot surdoué qui fait trop pensé que tu es plus intelligent, ce qui n’est pas le cas, juste une manière différente de penser et raisonner !).
Pour ma part, je me retrouve beaucoup dans ton témoignage.
Cette impression à l’adolescence que tu n’es pas normale, que personne ne te comprends.
Ce besoin presque vital que les gens t’aime. Du coup, tu modèle ton comportement en fonction.
Cette empathie, ce sentiment d’injustice et cette hypersensibilité qui te ronge au quotidien.
Et puis un jour au travail j’ai rencontré des gens comme moi. Qui ont tout de suite vu que j’étais un zèbre, qui m’ont aidé et fait lire un livre pour que je le comprenne moi même !
Et quel soulagement d’enfin avoir le sentiment de comprendre qui on est et pourquoi c’est toujours si dur de faire taire toutes les choses qui passent par ta tête.
Aujourd’hui, c’est encore difficile au quotidien surtout au taf mais j’ai la chance d’avoir des parents adorables et du coup je n’ai pas eu de problèmes d’orientation, je fais quelque chose que j’aime.
Et comme les zèbres s’attirent (oui une fois que tu le sais tu en découvres pleins autour de toi), ben mon fiancé en est aussi un et du coup on se comprend !
Et après coup, j’ai même découvert que ce que j’avais mis sur le compte de l’anonymat dans une nouvelle ville lors de mes études supérieures était en fait que, j’avais trouvé des personnes qui étaient comme moi !
Personnellement, j’ai fais des séances de méditations qui aident bien !
J’espère que tu trouveras un équilibre.

le 06/05/2014 à 13h01 | Répondre

littlemisschatterbox

Tout comme Nya, je suis très intéressée par des détails sur le test que tu as passé.

le 06/05/2014 à 20h24 | Répondre

flo

Après la lecture de ton article, je me suis penchée plus en détails sur les « caractéristiques » qui peuvent démontrer que l’on est « surdoué ».

En regardant les critères pour détecter un enfant surdoué, je me suis rappelée mon enfance. Le fait que j’étais « différente », que j’avais du mal à m’intégrer, l’hypersensibilité (peur de l’échec, angoisse devant des situations conflictuelles…). J’ai d’ailleurs pleuré en repensant à cette période de ma vie.
Le fait aussi que pendant mes études, je n’ai pas eu beaucoup à travailler pour réussir : je n’écoutais pas en cours, j’ai commencé à avoir de bonnes notes quand j’ai arrêté de « trop réfléchir » et que j’ai commencé à appliquer les méthodes. Ce qui a fait grandir en moi le syndrome de l’imposteur car j’avais l’impression de ne pas mériter mes diplômes ou alors que mon école d’ingénieur ne devait pas être assez élitiste puisque j’avais décroché le diplôme en majorant certaines matières sans fournir d’effort.
Qu’à présent dans le monde du travail, j’ai toujours l’impression de devoir expliquer « lentement » pour qu’on me suive dans mes raisonnements. D’avoir une sorte d’obsession du contrôle qui m’a fait mettre en place tout plein de dispositifs permettant un suivi rigoureux de l’avancement des différents projets sur lesquels j’interviens.
Cette impression de ne pas pouvoir m’arrêter de réfléchir, analyser…
Cependant, il y a des divergences par rapport aux divers témoignages que j’ai trouvé sur internet. Je n’ai pas cette impression de solitude (peut être parce que j’ai trouvé ma moitié qui sort lui de polytechnique – je vous l’accorde ce n’est pas obligatoirement un signe de « surdouance », mais lui aussi a toujours eu de grosses facilités). En fait j’ai réussi à me sentir « normale » à partir du lycée. C’est la période à laquelle, je me suis rendue compte que si j’adaptais mon caractère et mon discours à mon interlocuteur, je pouvais me faire accepter. Par exemple, selon mon « audience », je vais adapter mon humour, mes sujets de conversation en sachant dès le premier abord « ce qu’il faut dire » pour être appréciée. Lorsque je l’écris, j’ai l’impression de ne pas avoir de personnalité. Mais c’est comme si j’avais plusieurs « facettes » en moi ce qui parfois frôle la schizophrénie. J’ai aussi de nombreux amis (qui bien sur ne supportent pas entre eux).
Cette bonne compréhension des situations fait que mes amis et mes proches se retournent souvent vers moi pour me demander « comment réagir face à telle situation, telle personne »

Du coup j’ai l’impression d’avoir surmonté ma différence par cette analyse continue des personnalités autour de moi et qui m’aide à m’adapter – ce qui n’est pour autant pas douloureux pour ma part.

Est-ce que vous pensez qu’il est possible d’être surdoué sans pour autant l’avoir mal vécu avant détection ? Je ne témoigne pas dans le but de me vanter d’être surdouée, juste pour mieux me comprendre et comprendre ce que j’ai vécu.

Merci beaucoup pour ton article qui est vraiment intéressant.:)

le 06/05/2014 à 23h36 | Répondre

Lana

Réponse simple : oui c’est normal vu que tu as adapté ton comportement aux personnes, ce qui t’a permis de te sentir mieux. Ca prouve d’une certaine manière une des caractéristiques des HP (Hauts Potentiels) : l’empathie.
La seule chose qui peut être étonnante c’est que tu as des amis qui ne s’entendent pas. Or, d’une manière générale, les HP vont vers des personnes comme eux (des HP) et du coup, les amis des HP s’entendent aussi entre eux.
Mais si tu arrives à t’adapter à toutes les personnes sans que ça t’ennuie, que tu te sentes mal à l’aise parce que tu te trouves différentes, etc, il y a toujours une certaine logique.

le 07/05/2014 à 11h47 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

Je ne suis pas spécialiste mais je pense en effet, qu’il est tout à fait possible de l’être sans l’avoir mal vécu.
Personnellement, dans mon enfance je n’ai eu aucun souci. A l’adolescence je n’étais pas particulièrement populaire mais bon je n’étais pas non plus malheureuse. Je me sentais juste un peu différente ! Mais je me reconnais dans beaucoup des tes écrits.

le 07/05/2014 à 14h01 | Répondre

Mademoiselle Lapin Compris

Bonjour flo,
Si j’ai bien compris, tu as donc passé les concours des écoles d’ingénieurs en étant HP, mais tu n’as pas eu une école assez « élitiste » à ton goût ? Je me demande du coup ce qui fait la différence entre toi et ton ami qui sort de Polytechnique mais qui a priori n’est pas plus surdoué que ça (tous les polytechniciens ne sont pas surdoués, si ? Mais ils ont probablement tous eu des facilités à l’école).
Ou alors tu aurais dû avoir une meilleure école mais tu t’es plantée ? Bref je ne comprends pas bien la limite entre la personne très intelligente et le surdoué.

le 21/05/2014 à 16h24 | Répondre

flo

Hello Mademoiselle Lapin Compris,
Alors tout d’abord, je ne suis pas sûre d’être HP puisque je n’ai pas fait le test. C’est la lecture de cet article qui m’a sensibilisée à ce sujet que je ne connaissais pas.
De plus, je ne suis pas une spécialiste, mais je ne pense pas que la surdouance est synonyme de réussite scolaire ou même professionnelle.
Mon ami qui a obtenu l’X est probablement lui aussi un HP car il a su exploiter ses capacités (bien que je le répète, tous les polytechniciens ne sont pas des surdoués).
Pour ma part, j’ai fait une prépa bio donc l’X n’était pas à la liste de mes concours. Je n’ai pas dit que mon école n’était pas « assez élitiste à mon goût ». C’est juste que j’ai toujours douté de moi, je me suis toujours persuadée que je n’avais pas de capacité et cela était exacerbé quand je parvenais à un résultat positif dans un domaine. C’est pourquoi je minimisais sans cesse mes réussites. C’est ce que j’ai essayé d’expliquer dans mon commentaire plus haut. Je ne voulais pas passer pour une personne dédaigneuse.

le 21/05/2014 à 21h23 | Répondre

Chahar

Pourquoi je suis tombée sur cette article? Je crois qu’un jour, je vais finir par faire un test moi! Ce que tu racontes, on dirait moi! Pareil, on me traitait d’intello, alors qu’en classe, j’étais moyenne, et je dormais en cours! mdr! Je réfléchissais à beaucoup de choses, sauf au cours! Puis, j’avais une fragilité émotionnelle énorme, j’analysais tellement tout ce qui m’entourait que je n’arrivais pas à me concentrer sur une chose. Surtout si cette chose était ennuyeuse. Comme entendre un autre gamin te parler de barbie…On me disait que je pensais comme un « vieux ». Et j’étais susceptible à un point! Peut-être parce que je décelais toute la psychologie des personnes que j’avais en face de moi, du coup je passais par toutes les émotions! C’était tellement insupportable, que je me suis repliée sur moi-même. Je ne voulais pas voir les gens. Leur parler, sentir comment ils sont ça me rendait dingue! Je me suis mise à détester les gens! Surtout quand ils te disent quelque chose qu’ils ne pensent pas ou par manipulation. Les années se sont gâtées, je me suis tellement renfermées sur moi-même, que je suis devenue le mouton noir. Pourtant intérieurement, je réfléchis tellement, je cherche tellement, je fouille, je fouille, je veux tout savoir! A tel point, qu’à force, j’ai certains raisonnements acquis, que d’autres ne comprennent plus. Et par la suite, j’ai fait 4 diplômes dans 4 branches, je ne savais pas où aller. Et j’ai tout réussi, mais je suis dans tous les sens! Je ne sais pas me canaliser! Avec le temps, ça s’est aggraver, à force de trop réfléchir et de ne pas réfléchir comme tout le monde (ben ouai, ça se sent! On fini par se demander si on est demeuré!), en plus j’ai un énorme manque de confiance en moi! J’ai fini par me noyer dans l’alcool pour ne plus réfléchir. Et c’est depuis, que je suis une psychothérapie, que celle-ci m’a émit l’hypothèse que selon elle, j’ai tout les symptômes d’une surdouée! Et pourtant, Dieu, sait si j’ai réfléchit à si j’étais folle? Bête? Attardée? Possédée(lol)?

Je crois que je vais aller faire un test. Au moins, si le fourbi que j’ai dans le cerveau vient me gêner, je saurais au moins pourquoi.

le 23/07/2015 à 12h38 | Répondre

Nola

Merci pour cet article.
Je ne sais pas pour où commencer. Je me sens perdue et je me dis que je devrais faire un test moi aussi.
Depuis des années, je sens mal dans ma peau incomprise, jugée et rejetée. Des relations amoureuses qui s’arrêtent rapidement car mes petits amis ne me comprenaient pas. J’ai fini par me dire que je n’étais pas normale, bizarre, folle, habitée… j’en ai parlé à plusieurs médecins (notamment sur mes insomnies, mon mal-être) … diagnostic dépression profonde, bipolarité etc…
Mes parents, ma famille ne me comprenaient pas. Ils me renvoyaient l’image que j’étais bizarre. Donc parce que j’en ai eu marre je me suis fondue dans la masse. J’ai fait ce que l’on attendait de moi sans être moi.
Du coup j’ai beaucoup compensé mon ennui à la vie adulte par un boulot et des formations (type master 1 ou 2) en cours du soir. Je trouvais mon équilibre ainsi cela me stimulait. Du coup j’ai 3 bac+5, 3 bac+4. Je change de boulot presque tous les ans car je fais vite le tour et que je recherche de nouveaux défis. Du coup on me renvoie l’image de quelqu’un d’instable.
C’est en discutant avec un surdoué qui l’a découvert récemment que j’ai lu le livre de Mme Siaud Faucchin. Je me suis beaucoup reconnue dans l’hypersensibilité, les intuitions, le cerveau qui réfléchit tout le temps, les insomnies, le rapport à l’injustice.
Après avoir lu le livre, j’ai pris mon courage à deux mains et j’ai interrogé mes parents et là ma mère me dit que j’ai testé à 8 ans et qu’il semblerait que j’avais l’âge mental d’un enfant de 12 ans. Ce qui me met un doute sur le sens de ces propos et surtout quoi penser? pourquoi ils ne m’en parlent que maintenant ?
Je suis depuis quelques mois une thérapie, j’en ai parlé à ma psy qui elle pense que je le suis et cela depuis la deuxième séance. Selon elle j’ai un faux self qui a pris trop de place car mon désir d’être dans la norme était si fort.
Aujourd’hui j’ai envie de lever le doute, d’être fixée mais cela me fait peur, je doute, peur ne pas réussir (je suis nulle en logique) et surtout je me sens tellement pas surdouée ni intelligent, je ne suis pas un pti génie je n’ai jamais été très bonne en maths par exemple.

le 16/12/2015 à 21h45 | Répondre

Az

Bonjour,
Comme beaucoup d’entre vous, je me reconnais dans la plupart de ces descriptions.
J’ai connu cette sensation de décalage depuis la maternelle. Je m’en rappelle bien ! Les difficultés d’intégration m’ont longtemps préoccupée. Progressivement, j’ai appris à me faire apprécier. Je pense d’ailleurs être devenue très populaire depuis le milieu du collège, il y a donc deux décennies maintenant. J’ai aussi cette empathie et cette sensibilité: j’aime m’entourer d’amis qui, souvent, ne se ressemblent pas. Je vis très mal les conflits. Quand quelqu’un vient à manquer, c’est un vrai vide pour moi, à la surprise de tout mon entourage qui semble croire que je ne suis pas à une personne près! J’ai des conceptions sur la vie, sur Dieu, sur les gens, que je n’ose souvent décrire à personne parce que je sais bien qu’on ne me comprendra pas. Je sais être un parfait caméléon. Par contre, j’ai beaucoup de mal à rester longtemps en vase clos avec un petit comité d’amis ou de collègues stables. Au bout d’un moment, j’ai besoin de faire des choses qu’ils ne font pas. Il y a toujours un truc que les gens ne font pas. J’ai besoin de m’intéresser à de nouvelles choses tout en gardant les liens établis jusque-là.
Seulement moi, j’ai grandi dans une famille de surdoués. J’ai donc toujours eu l’impression d’être nulle, alors que je suis peut-être simplement « normale + ». Je me suis souvent entourée de cancres, comme si je leur trouvais quelque chose de rassurant. Une instit’ m’a même étiquetée comme « limitée intellectuellement » une année. J’en ai fait un complexe qui ne m’a jamais quittée. Je réussis bien tout ce que je fais pour le plaisir: apprendre des langues, m’intéresser à l’Histoire, la biologie… Mais je n’arrive à m’y mettre qu’à partir d’un certain niveau de complexité, par exemple en faisant plusieurs choses en même temps. Par contre, je réussis très mal dans toute condition d’évaluation ou de compétition, ce qui est très handicapant.
De plus, mon rythme « normal » est généralement vécu comme frénétique par la plupart des gens. Ça m’a coûté des ruptures amoureuses et, par exemple en vacances avec d’autres, un entourage qui se stresse. J’ai parfois la sensation de devoir « faire attention à avoir l’air calme » pour préserver les autres. On n’arrive pas à me suivre. Il arrive également que l’on aime à dire que « je n’ai pas compris » tel ou tel truc, et que j’aie du mal à expliquer que je vois simplement une faille dans un raisonnement, ou une autre explication possible. J’ai en effet beaucoup d’imagination. Il suffit d’un détail qui cloche -parfois même une faute d’orthographe- pour que je bloque dessus: je dois le résoudre pour pouvoir m’occuper de la suite. On trouve souvent que je pose des questions bizarres. Là où, devant deux chemins, tout le monde partirait à droite, moi j’irais à gauche, avec une étrange spontanéité.
Il y a quelques années, une psychologue m’a conseillé de faire un test de Q.I. Non pas qu’elle accorde à cette mesure une valeur importante, mais elle pensait que cela pouvait m’aider. Je n’arrive pas à sauter le pas. D’abord, c’est très cher à mon goût (ces quelques centaines d’euros pourraient servir tant d’autres projets), mais surtout… Je crains un mauvais résultat.
J’imagine bien que tous les incompris du monde ne sont pas toujours les plus intelligents. De même que pour les exclus, les inadaptés ou les originaux. Si ça se trouve, c’est dans l’autre sens que ça se passe: il y a des choses que tout le monde comprend, résout ou retient facilement, que je ne vois pas parce qu’il me manque certaines capacités. Il se peut que je ne m’en rende même pas compte. Face à la prolixité des témoignages de surdoués qui se sont découverts comme tels, existe-t-il des informations sur les gens qui se sont découverts plus bêtes qu’ils ne le croyaient? J’aimerais bien savoir comment on vit ça, si quelqu’un a osé briser ce tabou.

le 27/12/2015 à 07h29 | Répondre

Fanny

Bonjour,
Je rebondis sur la dernière question posée par le dernier message car il m’interpelle, je suis concernée !…oui je me suis découverte « plus bête que je croyais  » !
J’ai l’impression d’être un cas unique, c’est terrible, je me sens si seule et impuissante depuis si longtemps devant ce problème…
Je m’explique : j’ai TOUS les symptômes de la « surdouée » tels que décrits ci-dessus par vos témoignages, et je me sens en décalage et dans un profond malaise dans la vie depuis mon adolescence…SAUF que je suis loin d’être surdouée !!!
J’ai toujours été une bonne élève, sérieuse, bosseuse, essayant de m’adapter à tout, à tout le monde, ma seule préoccupation était de donner satisfaction à mes parents, mes profs, toujours paraître parfaite…; peu sociable, j’avais peu d’amis.
J’ai fait de bonnes études supérieures, bac+6, mais toujours dans l’objectif de bien faire, car je n’étais pas spécialement motivée par la matière…
J’ai toujours eu conscience d’être moyennement intelligente, je réussissais grâce aux heures passées à travailler, à ma persévérance, mon « sens du devoir »,…
Les choses se sont compliquées lors de mon premier boulot…auditeur financier…Accédant naturellement à un poste à responsabilités, je me suis découverte totalement effrayée par les responsabilités et incapable de prendre des initiatives…
Les postes de cadre que j’ai occupés ensuite m’ont confirmé le problème : ce n’est pas simplement un manque de confiance en moi, ce qui me handicape en réalité, c’est d’avoir l’impression que mon cerveau tourne au ralenti par rapport à mes collègues, je ne sais pas réagir spontanément face à un problème à résoudre, j’ai la tête vide, aucune idée ne me vient, bref je suis incompétente face à des situations que mon « statut » devrait pouvoir assumer…
Si bien que je me suis arrangée dans la vie pour éviter la honte qui me ronge…pourtant je ne suis pas une usurpatrice ! Je change de boulot souvent (afin de ne pas trop montrer mon incompétence, car je n’aurai jamais de promotion)….J’ai bien tenté d’occuper des postes bien en-dessous de mes capacités (pas facile à trouver d’ailleurs, car allez expliquer à un recruteur ce qui vous motive…)….et là, grosse frustration : au départ je me sens enfin à mon aise intellectuellement, mais très vite je déchante, le boulot m’ennuie, je n’ai aucune affinité avec des collègues sans éducation ni culture générale,…et un salaire de misère.
Bref je ne sais pas comment résoudre mon problème : je me sens bien avec des gens d’un bon niveau intellectuel et culturel, mais je suis incapable de faire preuve d’intelligence au niveau du boulot…et dans la vie courante également, j’ai parfois du mal à suivre un raisonnement plus ou moins complexe…
En fait j’ai un « cerveau très lent »…est-ce courant ?
J’ai 49 ans, ma vie est devenue un enfer, je suis divorcée, seule, et je dois donc m’assumer financièrement, dans un boulot qui me stresse au quotidien…mais pas pour les mêmes raisons que la plupart des gens !
Je suis très sensible, attentive à tous les détails, j’ai beaucoup de mal à me faire des amis (et à trouver un nouveau compagnon) car je me sens tellement différente…
J’ai tenté d’aller voir un psy mais j’ai abandonné les séances car j’avais l’impression qu’il ne me comprenait pas, que ça ne m’aidait pas.
Voilà en résumé mon histoire….j’aimerais tellement lire des témoignages qui ressemblent au mien, cela me réconforterait !

le 17/05/2016 à 00h29 | Répondre

Massa67

Bonsoir… Je me retrouve assez bien dans cette description même si j’ai l’impression d’avoir eu à vivre ces choses de manières bien moins intense que Mademoiselle Simplette. J’ai parfois l’impression d’être débile et parfois l’impression que ce sont les autres. Je le vis très très mal. J’ai fait des tests vite fait sur internet, avec des scores qui me paraissent bien trop élevé, je sais parfaitement que ce genre de test ne vaut rien, mais je n’ose pas franchir le pas car j’ai trop peur que ce soit moi qui n’ai rien comprit à la vie… Beaucoup de gens dans mon entourage me dise que je suis « intelligent » mais sans aucune méchanceté, car ce sont des gens que j’aime, j’ai surtout l’impression que ce sont eux qui sont limités. ça va jusqu’à être obligé de faire attention à ce que je dit ou de répondre simplement ce que la personne veut entendre ou carrément me taire car je sais qu’on ne va pas me comprendre. Il m’arrive d’avoir des concepts en tête que je n’arrive pas à formuler même en cherchant bien mes mots et mes phrases. A de tel moment je me sens tellement idiot! On me dit aussi assez régulièrement que je suis passionné par les sujets dont je parle. Je n’ai pas du tout cet impression, surtout que je change très souvent de « passion » parfois dans la même journée.
J’ai fait des études, j’ai travaillé, reprit mes études puis retravaillé dans la recherche fondamentale, j’ai tout plaqué pour ouvrir un restaurant je suis complétement perdu. Rien ne me paraît vraiment compliqué du coup je lâche l’affaire au bout de quelques jours/semaines/mois. Mais ce temps me suffit généralement pour donner l’impression que je maitrise mon sujet à fond alors que je sais très bien que ce n’est pas le cas. Je comprend en générale les concepts quasi-immédiatement mais je me perd dans les détails. Un prof m’a expliqué en Master que je n’avais pas faux, je donné juste pas la réponse qu’on attend de moi etc… Mais surtout, surtout je n’arrive pas à me sentir vraiment proche des gens, je passe mon temps à être étonné de ce que j’entends ou voie dans la rue à la télé à la radio etc… On me dit sociable alors que je me sens associable. Je n’ose pas répondre à ses gens que s’il me trouvent sociable c’est parce que je lit en eux comme dans un livre et que je les comprends dès les premiers mot échangés. Je les connais mais eux ne me connaissent pas. J’ai l’impression d’avoir autant de visage et de personnalité que j’ai d’interlocuteur dans la journée. Ayant fait plusieurs fac pour mon cursus j’ai des groupes « d’ami » dispersé. Ils me voient tous d’une manières différentes à tel point que quand ma copine les a rencontré elle s’est demandé s’il parlaient bien de la même personne à chaque fois.
J’apprends beaucoup de choses par moi-même, j’ai appris à dessiner seul, à jouer de la guitare seul (avec le solfège… putain ça c’était la misère par contre 🙂 ), la batterie, la basse etc… Pour vous donnez une idée, j’ai donné des cours de physique chimie à des terminales S (cour du soir), principalement sur les lois de Newton. Je n’avais jamais vu ça de ma vie, j’ai du apprendre sur le net. Les 4 élèves dont je m’occupais ont eu la moyenne au bac en physique et croyez-le ou non ils partaient de très loin… Je n’aurais jamais cru être capable de faire un truc pareil sachant que moi-même je n’ai pas passé un bac S et que j’ai raté mon BAC la première fois. (je précise que je me sentais un peu responsable de leur éventuel échec et c’était une idée qui m’étais insupportable).
Je penses que la fin du texte est hors-sujet mais ça fait parti de ma perception du monde.
Je ne sais pas trop pourquoi j’écris ce texte ici mais je penses que ça m’a fait du bien. J’espère qu’un jour quelqu’un tombera dessus et que ça l’aidera à ce sentir moins seul.
PS: désolé pour les fautes d’orthographe… ça fait partie des détails que je zappe facilement 🙂

le 12/11/2016 à 23h07 | Répondre

Siana

Bonsoir à tous,
Cela fait plusieurs soirs que je passe mes nuits à lire des témoignages et articles de personnes surdouées si bien que de grosses poches violettes commencent à se former sous mes yeux c’est super glamour…Mais quoi qu’il en soit je suis très touchée de vous lire.
Je n’ai jamais écrit sur ce genre de site avant du coup je ne sais pas trop par où commencer.
Tout d’abord, je me suis assez bien reconnue à travers ton histoire Mademoiselle Simplette. Pourtant je suis persuadée de ne pas être surdouée. En fait, c’est assez bizarre, mes parents m’ont annoncé comme ça récemment qu’étant petite, j’ai passé des tests de QI qui révélaient que j’étais surdouée. Mais je me dis que c’est tout simplement impossible : je ne me sens pas du tout intelligente, au contraire. J’ai l’impression d’être même carrément retardée parfois. J’ai un mal fou à me concentrer, ce qui est très handicapant au quotidien, notamment dans mes relations avec les autres, et du coup j’ai l’impression d’être bonne à rien et tout simplement idiote…Et puis je n’ai jamais été très fan de lecture, je ne rentrais pas non plus de l’école pour passer ma soirée à résoudre des problèmes de physiques ultra complexes, etc. donc peut-être les tests étaient-ils faux ? Toujours est-il que je ne vous comprends pas quand je vous lis, je me dis que vous avez tort de ne pas être fiers de votre douance. J’aimerais être comme vous (je reste persuadée de ne pas être surdouée). Vous avez tout pour être heureux : votre façon de raisonner peut vous mener là où vous le souhaiterez et là où vous serez heureux alors pourquoi ne pas l’assumer ?
Pour ma part, je n’ai pas eu une enfance particulièrement difficile, elle était même plutôt tendre et belle  j’étais très bonne élève jusqu’en 3eme (souvent 1ère de la classe) mais on se moquait parfois de moi (intello, coincée, etc.), ce n’était pas invivable non plus, je passais (ou essayais de passer) outre. On m’a aussi beaucoup charriée avec le fait que je sois très souvent dans la lune, ce qui me fait passer pour quelqu’un d’assez simplet et je déteste ça ! Mon niveau scolaire s’est par la suite dégradé au lycée mais j’ignore pourquoi (car je ne crois même pas que c’était pour paraître plus « cool »). Par la suite, j’ai été une élève plutôt moyenne mais j’ai tjs voulu être ambitieuse, et je dis « voulu » car je ne le suis pas, je n’arrive pas à me donner les moyens de l’être car je me sens bonne à rien et idiote et ai très peu confiance en moi…Et ça se répercute sur mes relations sociales : j’ai plein d’amis mais je n’arrive pas à ne pas être mal à l’aise avec eux, même les plus proches, c’est fou à dire…Je crois que mon problème c’est de vouloir toujours bien faire, de trop faire attention à paraître comme ci ou comme ça, et pour faire bonne figure je suis très forte. Mais du coup j’en ai marre de sans cesse avoir à faire des efforts pour m’intégrer ce qui fait que je me renferme sur moi et m’isole. Seulement, j’ai très peu confiance en moi donc je n’arrive pas à réellement à faire bouger les choses d’autant plus qu’une toute petite critique peut me bouleverser totalement (oui j’ai énormément de mal à accepter les critiques, surtout les petites taquineries pour « rire »…Je suis très sensible, très susceptible, toutes mes émotions sont décuplées. Pour autant, je me rends compte que je ne me connais pas. Je me pose beaucoup de questions sur moi et ça me tracasse beaucoup car je ne sais pas non plus où je vais (quant à mon orientation professionnelle) vu que je ne sais pas ce qui m’intéresse réellement. Je suis actuellement en école de commerce, elle n’est pas si mauvaise que ca mais je ne m’y sens pas très bien. Et donc depuis 1 an je vais à des cours qui ne me plaisent pas particulièrement et tout ça me fait beaucoup stresser (oui, je suis quelqu’un de très anxieux).
Bref, je crois que j’avais besoin d’écrire tout ce qui est dans ma tête. Je voulais aussi un avis externe, car je parle très peu de moi, du coup ça fait du bien !
Merci et bonne nuit 🙂
Siana

le 24/11/2016 à 02h10 | Répondre

jojo

Bonjour, je me permets d’écrire ici, car j’ai quelques questions dont je ne trouve pas de réponses actuellement! je passe actuellement des tests proposés par ma psy pour détecter un potentiel HPI. Seulement voilà, j’ai lu qu’il fallait avoir une large culture et beaucoup de vocabulaire, mais je ne m’y reconnais pas du tout. J’ai une grande culture en musique et certains sujets ciblés mais ça s’arrête là. Par ailleurs, en lisant vos témoignages et d’autres blogs je me reconnais dans beaucoup d’autre traits. Mais je ne pense vraiment pas être HPI. Je pense que j’avais simplement besoin de l’écrire quelque part. Ou peut être d’échanger pour en apprendre un peu plus? Dans tous les cas, merci de m’avoir lu.
Jojo

le 18/10/2017 à 18h07 | Répondre

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