Bien dans son corps, bien dans sa tête, bien chez soi !

Notre maison, épisode 1 : l’élément déclencheur


Publié le 23 septembre 2015 par Mam' Agrume

Salut à toi (ô mon frère, salut à toi peuple khmer, salut à toi…) lectrice !

Ce premier article d’une série va me permettre de me (re-)présenter et surtout (car tu m’as peut-être déjà lue dans d’autres articles) de retracer les événements qui nous ont conduits à acheter notre chez-nous et ont induit les conditions pour le faire.

La dernière fois que je t’ai écrit, lectrice (ce devait être pour le carnaval), nous habitions à Maastricht, et étions parents d’une Bergamote de bientôt 2 ans et d’un petit Kumquat encore dans le berceau…

Sache que Bergamote a maintenant fêté ses 2 ans et que le Kumquat est désormais bien trop grand pour un berceau ! Pour compléter le tableau, nous envisageons, dans le futur, de faire un troisième agrume. Dans un futur lointain, parce qu’avec ma profession libérale, pour le moment, je ne peux pas me permettre de m’arrêter…

(Show must go ooooon…)

Il n’empêche que cette envie de troisième est entrée en compte pour estimer l’espace dont nous avions besoin dans notre maison.

Alors, quel a été l’élément déclencheur de cette recherche immobilière ? Eh bien, M. Agrume a perdu son emploi.

(Note dramatique).

Et là, tu te dis : « Wouaaah, quelle situation idéale pour acheter ! » Je vais donc expliciter un peu. (Oui, il y a des gens qui sont au chomdu et qui peuvent investir. Life is a bitch, j’ai conscience de ma chance.)

Point n°1

Nous devions absolument rentrer en France (cher pays de mon enfance) pour mon travail.

Ne supportant plus de rester à la maison, j’avais entrepris des démarches pour pouvoir travailler en Belgique francophone, non loin de là où nous habitions.

Sauf que non seulement ces démarches s’éternisaient, mais en plus, dans ma profession, le marché du travail en Belgique est beaucoup plus dur qu’en France. Donc nourrir ma famille = gagner des sous = rentrer en France.

Point n°2

Le licenciement économique de M. Agrume, qui était en réalité un licenciement boursier camouflé, ainsi que quelques irrégularités dans la manière dont il a été employé, ont fait qu’il est parvenu à négocier une enveloppe plutôt intéressante.

(New car, caviar, four-star daydream, think I’ll buy me a football team… Ou une maison.)

Point n°3

J’ai la chance d’avoir une profession de santé avec un taux de chômage proche de 0% (en France !), et plutôt bien payée (à condition de bosser beaucoup, libéral oblige). (Là, je pourrais insérer une chanson de Carlos, mais peu de gens comprendraient.)

Une fois en France, avec une demi-part d’impôts en moins (merci Kumquat), et mon salaire en relais, nous n’aurions qu’une légère baisse de revenus. Si M. Agrume retrouvait un emploi rapidement, nos revenus pourraient même augmenter.

Nous avions senti le vent tourner dès l’hiver dernier. Par conséquent, pendant la période de Noël, nous avions visité trois maisons (c’est pour loger les hirondelles… Quoi, tu préférais Queen et les Pink Floyd ?) en location, qui toutes les trois convenaient.

Cependant, jusqu’au bout, M. Agrume était envisagé pour un reclassement interne. Par conséquent, quand il a reçu sa lettre de licenciement au printemps, nous ne sommes pas tombés des nues, mais pas loin.

Nous avions une semaine pour faire nos bagages et organiser le déménagement, car dans sa boîte, pour des raisons de confidentialité, les employés licenciés passent leur préavis à la maison. (C’était en effet la boîte qui payait la maison, M. Agrume étant en mission : c’était un arrangement, ça leur coûtait moins que de lui payer l’hôtel.)

(Tell everybody I’m on my way, and I just can’t wait to be home…)

Sur les trois maisons visitées l’hiver dernier, il n’en restait qu’une de disponible. Manque de bol, c’était celle qui n’avait pas de jardin. Coup de bol, c’était celle qui était à cinq minutes à pied de chez mes parents.

Nous nous y sommes donc installés… et en avons profité pour vider le garde-meubles. (Ben oui, M. Agrume pouvant être rapatrié d’une semaine à l’autre, nous n’avions pris avec nous que le strict minimum… J’ai retrouvé avec une joie immense ma bibliothèque !) J’ai commencé les remplacements.

Mais alors, pourquoi ici ? Auparavant, nous étions sous le ciel de Paris (s’envole une chanson, mmh mmh…), où M. Agrume avait grandi, et où j’avais terminé mes études.

Malgré les avantages d’habiter la capitale (je pense surtout à la vie culturelle), il était hors de question pour moi d’y retourner (je suis plutôt une fille de la campagne), et hors de question pour M. Agrume d’y élever ses enfants.

(Seine-Saint-Denis style, fous donc ton gilet pare-balles…)

Les deux choix logiques pour nous étaient donc près de sa famille vers l’océan, ou près de la mienne. Option que nous avons finalement choisie. (Monsieur aime voir sa famille. En visite. Mais pas toutes les semaines.)

Dernier point qu’il faut évoquer

L’appartement que nous occupions en région parisienne appartient à M. Agrume. Il est actuellement en location, mais le loyer ne rembourse pas complètement le prêt.

Nous étions donc deux adultes, deux enfants et deux chats (pour le moment, on fait tout par deux) dans une maison dont on savait qu’elle était temporaire, à nous dire que, puisqu’on comptait rester dans la région, il serait peut-être temps d’acheter NOTRE maison.

Panneau home

Crédits photo (creative commons) : amit69

Surtout que franchement, on en avait juste marre de déménager tout le temps. Et puis, ça me dédouanait de ma flemme d’ouvrir les cartons : « Ça ne sert à rien, on repart bientôt ! »

Nous avons commencé par déterminer nos critères : nous voulions une maison, disposant d’un jardin, avec la possibilité de faire quatre chambres, dans un certain périmètre autour de la ville que nous avions choisie comme point de chute. (Au fil des visites, on pourra voir que ces critères se sont précisés.)

Et surtout, nous voulions pouvoir la payer cash, ou presque. Nous avions bien conscience que, pour la taille que nous voulions, il y aurait forcément des travaux. Mais dans la mesure où M. Agrume avait déjà contracté un prêt pour l’autre logement, la banque ne nous aurait pas suivis sur un gros prêt (n’oublions pas qu’on parle d’un chômeur et d’une libérale ayant commencé il y a moins d’un an, qui remboursent déjà tous deux un prêt). Et puis, l’idée d’avoir beaucoup de travaux, et donc un résultat davantage à notre image, n’était pas pour nous déplaire.

D’ailleurs, nous avions déjà repéré une maison qui correspondait à ces critères…

Et toi ? Comment t’es-tu décidée à acheter ta propre maison ? Y’a-t-il eu pour toi aussi un enchaînement d’événements déterminants ? Étais-tu également prête à faire des travaux dans ton nouveau chez-toi ? Raconte !

Toi aussi, tu veux témoigner ? C’est par ici !

Commentaires

5   Commentaires Laisser un commentaire ?

MlleMora

Hâte de connaitre la suite de ton aventure ! Il faudra que je vienne aussi raconter la mienne, si ça peut en aider d’autres !

le 23/09/2015 à 11h23 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

Comme quoi dans la vie rien n’est impossible !
J’ai hâte de lire la suite de toute cette grand aventure.

le 23/09/2015 à 11h55 | Répondre

Madame Montagne

Jolie aventure…!
Je me languis de connaitre la suite également.
Proprio de notre maison depuis une petite année, je me reconnais bien dans ton récit (2 crapules et pas encore de chats mais je suis sur le coup!)
Et, bien vu la chanson de Carlos (pour avoir un temps fréquenté l’école de Boris dans le 15ème, ça me parle même si j’ai pris un chemin différent ensuite)
A vite pour la suite

le 23/09/2015 à 13h14 | Répondre

Terigolote

J’attends également la suite 🙂 J’ai une question un peu indiscrète : Tu es orthophoniste, non?
(je prépare ce concours, alors je deviens peut-être un peu parano, haha).

le 23/09/2015 à 21h49 | Répondre

Mam' Agrume

Raté ! Mais pas loin, je rééduque aussi 🙂

le 24/09/2015 à 22h00 | Répondre

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