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Notre recherche immobilière vers Cambridge : serait-ce la bonne ?


Publié le 31 août 2016 par Muscadine

Suite à notre grande déception, la vie continue. Boulot/vélo ou bus/dodo pour moi, boulot/voiture (hôtel parfois – Chéri est sur les routes du Royaume-Uni et de la France)/dodo pour Chéri.

Chéri est toujours tranquillou le weekend pour récupérer. Grasse mat’ jusqu’à 11h ou midi. Ça m’énerve… J’ai envie que les choses bougent et qu’on trouve une maison. Je trépigne d’impatience pour trouver ZE maison, et j’épluche les sites internet tous les jours. Par contre, une fois que je trouve quelque chose d’intéressant, je lui demande son avis, et s’il est partant, c’est lui qui contacte l’agence immobilière.

À force de laisser nos coordonnées à droite et à gauche, il est appelé plusieurs fois par jour par des agents pas très sérieux, qui nous proposent de visiter un appartement ou une maisonnette mitoyenne de deux chambres, alors qu’on a indiqué clairement dès le départ qu’on ne voulait qu’une maison individuelle de quatre chambres.

Un jour, je regarde sur Google Maps, et je vois que Peterborough n’est pas loin d’Huntingdon, où se situe le taf de Chéri. La route entre les deux, c’est de l’autoroute. Fingers in the nose en vingt à trente minutes. Et pour moi ? Je fais une simulation de trajet entre la gare de Peterborough et celle de Cambridge. Verdict (rien que pour le train) : cinquante minutes. Mais bon, mon taf est juste à côté de la gare. Et il y a un train toutes les heures.

Peterborough, c’est bien moins chicos que Cambridge. Il y a une dizaine d’années, la ville avait franchement mauvaise réputation : il y avait une forte criminalité, y compris des gens assassinés dans la rue. Pas le genre d’endroit où on voudrait fonder une famille et élever ses enfants. Mais ça a changé.

Question cosmopolisme, Peterborough a connu des vagues d’immigration italienne dans les années 40-50, et maintenant, il y a une importante communauté polonaise (on a vraiment des rues entières avec des magasins dont les vitrines et devantures sont toutes en polonais) et indienne/pakistanaise (il y a une mosquée). Mais dans ses rues, on n’entend pas parler autant de langues étrangères qu’à Cambridge.

Peterborough, pourquoi pas ?

Je commence à prospecter. Les maisons sont nettement plus abordables. Enfin. J’en vois une qui a l’air chouette : quatre chambres, grand jardin. Elle figure sur plusieurs sites d’agences immobilières. Et… elle est même en dessous de notre budget. Et à dix minutes de la gare à pied. Fantastique.

Hop, un copié-collé des téléphones d’agences et des références de la maison, je file le doc à mon chéri (encore au lit) et lui demande de nous trouver un rendez-vous dans la journée. Oui, dans la journée, bien qu’on soit alors samedi. On se bouge ! (Non, je ne suis pas un tyran, je savais qu’en étant proposée par autant d’agences, la maison devrait être visitable sous peu.)

On visite la maison. Coup de cœur. Aaah, on s’y imagine. Grande cuisine avec grand salon communiquant. Grand jardin, les chambres à l’étage. Il y a deux/trois trucs qui nous plaisent moyennement : il y a une douche à l’italienne dans une pièce du rez-de-chaussée… c’est particulier ! Et de la moquette dans la salle de bain principale. Mais bon, le tout nous plaît.

Maison Peterborough

Crédits photo (creative commons) : oatsy40

On fait une offre, rapidement acceptée. On est « over the moon and back » (aux anges). Serait-ce enfin la fin de nos recherches ?

Non, mais on ne le sait pas encore.

On fait appel à notre surveyor (inspecteur de maisons), ami de la famille. Quelques semaines plus tard, son verdict tombe. Il y en a pour environ £17000 de travaux pour que la propriété soit correcte. On a un peu raté que le jardin est situé en hauteur. En contrebas (3-4 mètres plus bas, à la verticale), coule un petit ru (et il y a une mare pas loin). Il y a définitivement un risque de glissement de terrain. Tout de suite, c’est inquiétant.

On décide de renégocier le prix de vente, par le biais de l’agence. Rendez-vous est pris pour une deuxième visite de la maison.

L’agente immobilière, dans sa décapotable, arrive telle une star. Et elle nous dit, sourire aux lèvres, que le proprio va débarquer dans quelques minutes, pour qu’on discute directement avec lui. Euh, la moindre des choses, ç’aurait été de nous demander notre avis, non ?! On a l’impression qu’on va se retrouver sur un ring de boxe sans préparation… et ça ne nous plaît pas du tout !

On commence à faire une autre visite de la maison. On réalise tout ce qu’on n’a pas vu lors de la première visite (l’escalier est à refaire, le salon a de très grandes baies vitrées bien orientées, mais seulement une toute petite fenêtre haute pour tout aérer).

Enfin, le proprio arrive (4×4 étincelant, le plus gros modèle imaginable). De la voiture sort une poupée bimbo dans la cinquantaine, refaite de la tête aux pieds, avec une bouche qu’elle a du mal à fermer. Promis, j’exagère à peine. Bon, je sais, c’est pas bien, mais les premières impressions comptent (je pense que ceux qui disent que c’est complètement faux sont un chouilla hypocrites). Elle, je la trouve superficielle, et le courant ne passe vraiment pas. Elle répond à notre bonjour du bout des lèvres (botoxées).

Et dans la voiture, tel un grabataire, le proprio ne bouge pas d’un iota (c’est même sa « poupée » qui lui ouvre la portière), il ne sortira pas de son siège/trône, il a mal au dos, le pauvre. On lui communique le verdict de l’expert et les dépenses associées pour corriger le risque de glissement de terrain. Il ne se démonte pas, prend un calepin, nous fait un petit schéma amateur en se prenant super au sérieux, et nous annonce fièrement que les travaux pour solutionner ce « petit » souci ne coûteront pas plus de £5000.

Euh, comment te dire, Coco… On croit quand même plus l’expert qui a fait des études, qui a de l’expérience, que toi (qui tentes de vendre ta maison par tous les moyens, dont la mauvaise foi). Je laisse Chéri parler… quand c’est comme ça, je pourrais me mettre à crier. Chéri est habitué aux négociations et sait garder son calme tout en étant ferme.

Le proprio finit méchant : « Puisque c’est comme ça, je vais vendre ma maison à d’autres personnes, il y en a des tonnes qui se bousculent au portillon. » Ben oui, d’accord, faites ça.

On sort de là complètement ébahis et dépités. Bon, on ne fera pas notre nid douillet dans cette maison-là, finalement.

Retour à la case départ.

Et toi, tu as aussi eu le coup de cœur pour une maison qui s’est révélée pas si idyllique ? As-tu pu renégocier le prix ? Ou as-tu dû poursuivre tes recherches ? Dis-nous !

Toi aussi, tu veux témoigner ? C’est par ici !

Commentaires

4   Commentaires Laisser un commentaire ?

Mélimélanie

Holala!! A ta description du propriétaire je pense que c’est peut être mieux pour vous de ne pas avoir acheté cette maison… Quel impolitesse de ne pas se lever de gribouiller un dessin pour contrer les dires d’un expert et de finir en essayant de vous mettre la « pression » (si vous ne vous décidez pas maintenant à acheter à MON prix je trouverais un tas de gens prêt à le faire). Bref détestable comme attitude!

le 31/08/2016 à 09h12 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

Y en a vraiment qui ne doute de rien !!!
Franchement quelle impolitesse !
J’espère que la suivante sera la bonne.

le 31/08/2016 à 09h51 | Répondre

Pitch

Je pense que vous avez évité le pire… Ça sent le proprio qui achète a bas prix et veut revendre en se faisant une bonne marge 🙁 on a aussi connu ca en moins pire, j’étais pressé d’acheter et on a visité une maison qui était bien placé avec une très belle terrasse et pièce de vie mais c’était à peu près tout. Quand on a regardé de plus près on a vu que tout avait été bricolé et donc niveau assurance et sécurité on a abandonné. Malgré cela l’agence nous a recontacter plusieurs fois… Finalement quelques mois après on a appris que l’agence n’avait pas bonne presse et n’était pas trop en règle… On n’a rien regretté! Votre petit nid d’amour vous attend quelque part, soyez patients 🙂

le 31/08/2016 à 11h48 | Répondre

Viviane

Si la maison est sur plusieurs agences depuis un moment, c’est que les acquéreur ne se bousculent pas au portillon.
Comme vous ne connaissez pas encore la ville, ne vous précipitez pas, apprenez à connaître les différents quartiers.

le 04/09/2016 à 12h01 | Répondre

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