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A la une / témoignage

La déprime post-universitaire

J’écris aujourd’hui pour te parler d’un phénomène sur lequel on entend très peu de choses, mais que j’ai eu l’occasion d’expérimenter, à savoir la déprime post-universitaire.

J’ai découvert que c’était une chose assez répandue, et peut-être que le fait d’en parler dans ce billet permettra à d’autres personnes qui ont terminé leurs études de se sentir moins isolées dans cette phase de vie déstabilisante.

Par « déprime post-universitaire », je n’entends pas la déception de certains d’arrêter leurs études, ni même les regrets qu’on peut avoir concernant la vie étudiante. Car auquel cas, la solution est toute trouvée : reprendre ses études !

Non, je viens parler ici du bouleversement dû au changement radical de vie, et surtout d’horizon.

Seule dans la ville

Crédits photo (creative commons) : Ariel Leuenberger

La sensation que j’ai eue à la fin de mon master (à l’époque, ça faisait exactement vingt-deux ans que j’étais étudiante), c’est que je n’avais plus d’horizon devant moi. J’en avais le tournis.

Car, si l’on résume, pendant toute ta vie scolaire, ton seul objectif est de passer à la classe suivante, avec une progression annuelle constante. Et même s’il t’arrive de redoubler une classe, ça n’impacte qu’une année de ta vie.

Le cycle scolaire est court, puisqu’il correspond à environ dix mois. Au bout de ces dix mois, tout recommence à nouveau, et ainsi de suite jusqu’au bout de tes études.

Et puis un jour, ça y est, tu entres dans la vie active à temps complet, et surtout pour une quarantaine d’années.

Je ne parlerai pas ici de la difficulté à trouver un emploi après des études universitaires, car j’ai eu la chance d’être embauchée dans une entreprise dès la fin de mes études, suite à un contrat d’alternance. (Mais j’ai bien conscience du problème tout de même.)

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Ce qui m’intéresse, c’est de te raconter cette impression de vide intersidéral que l’on peut ressentir. Alors même que l’on devrait voir ça comme une nouvelle vague d’opportunités qui s’offre à nous, alors même que l’on a la chance d’avoir un travail, et parfois même un travail qui nous plaît, eh bien non, ça ne suffit pas.

L’angoisse de ne plus avoir de dates butoirs professionnelles devant soi est présente. Ça peut certainement s’expliquer par l’habitude de cette scolarité à échéances régulières.

En tout cas, ça a beau être irrationnel, il est très difficile de passer au-dessus. Même si tu sais qu’il y aura des promotions dans ton travail, peut-être même des changements d’entreprise, de métier… d’un coup, tu ne vois plus qu’un seul horizon, et il est dans quarante ans.

Alors si tu te reconnais dans ce que je viens de décrire, ne perds pas espoir : tu te sentiras mieux dans quelques mois. Il suffit de prendre conscience de ton mal-être, et de te trouver des échéances qui vont donner un rythme à ta vie.

Ça peut être un projet de vie, comme un mariage, l’achat d’une maison, l’envie de maternité, mais ça peut aussi passer par des loisirs, l’organisation de tes vacances d’été, etc.

Ne te laisse pas abattre ! La vie active, bien qu’elle soit difficile au début, marque aussi le début de ta vie d’adulte, avec la construction de ton propre cocon familial. Qui sera faite, elle aussi, de tout un tas d’échéances importantes (toutes plus belles les unes que les autres !).

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Et toi, comment tu t’es sentie à la fin de tes études ? As-tu réussi à trouver tout de suite ta place dans la vie active ? Ou as-tu aussi eu besoin d’un temps d’adaptation ? Viens nous dire !

Toi aussi, tu veux témoigner ? C’est par ici !

32 Commentaires

  • Clette
    24 septembre 2015 at 8 h 45 min

    Ton article me parle beaucoup … moi ça fait plus d’un an que je travaille mais j’ai toujours le même sentiment … j’ai ce besoin de changer d’air chaque année très ancré en moi. Pourtant j’ai été balancé sur de grosses responsabilités très tôt (je suis ingénieur travaux).
    Je ne suis pas sûre d’être heureuse dans mon boulot malgrè une paie largement au dessus de la moyenne (je ne travaille pas en France mais dans un petit pays frontalier qui rémunère fortement) et une ambiance plutôt bonne …. mais comment savoir si on dépime à cause du changement de rythme ou si c’est vraiment le travail qui nous use ? Il me faut encore un peu de temps je crois ….

    Reply
    • Mademoiselle Jojo
      24 septembre 2015 at 20 h 34 min

      Oui c’est exactement ça, on ne sait pas si c’est le travail qui ne plait pas ou cette routine écrasante. Je crois que le temps est la première clef, la deuxième est la création de projets familiaux et/ou professionnels. Pleins de courage!

      Reply
  • Myriam
    24 septembre 2015 at 8 h 55 min

    C’est tout à fait vrai. J’ai ressenti aussi la désagréable sensation d’être tombée dans une communauté étriquée, à la pensée limitée. Finie la rencontre de centaines d’étudiants passionnés par le même sujet. Les gens autour de moi étaient là depuis des dizaines d’années, blasés. Le matin, c’était: t’as vu quoi à la télé? Je suis vite partie ailleurs

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    • Fleur-Joséphine
      24 septembre 2015 at 9 h 33 min

      Ton commentaire me fait penser à L’auberge espagnole, quand Xavier tout juste revenu de Barcelone débarque au ministère de l’Economie et se prend un choc culturel dans la face… J’espère que tu as trouvé autre chose qui te convienne mieux! 🙂

      Reply
    • MademoiselleJojo
      24 septembre 2015 at 20 h 37 min

      Oui tu peux même croiser quelques collègues qui démolissent la qualité ou l’utilité de tes études, alors que tu viens d’y consacrer un certain nombre d’années! Alors finalement parler du programme tv c’est pas si mal 😉

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  • Mme Alenvers
    24 septembre 2015 at 9 h 18 min

    C’est vrai que de mon côté aussi j’ai eu une période avec un petit coup de blues… pas tout de suite à la fin de mes études car des que j’ai eu mon travail j’ai profité de mes premiers salaires pour me faire plaisir et m’acheter plein de trucs plus ou moins futiles, mais au bout d’1 an environ je me suis projetée dans l’avenir d’un coup et j’ai un peu eu le vertige. Je n’avais pas vraiment de projet, chéri avait une situation bancale au travail… on ne prouvait rien prévoir et j’avais l’impression que le temps filait à une allure, que j’allais avoir 25 ans et que je n’en profitais pas comme j’aurais du. J’ai un peu bousculé chéri pour qu’on se mette dans un projet immobilier et puis tout s’est enchainé ensuite avec le mariage … mais c’est vrai qu’il faut une petite période d’adaption 🙂

    Reply
    • MademoiselleJojo
      24 septembre 2015 at 20 h 40 min

      Merci pour ta réaction! Oui c’est vrai qu’à partir du moment où on a des projets, on oublie vite la vie étudiante!

      Reply
  • Weena
    24 septembre 2015 at 11 h 59 min

    J’ai eu cette sensation que pour ma part je compare au vide au bord d’une falaise … A la fin de mes études, je me suis retrouvée au bord du « précipice universitaire » avec un diplôme en poche mais un vide professionnel …
    Et même avec un super mari et plein de super projet familiaux, chaque fin de contrat me renvoie à se vide … :s

    Reply
    • MademoiselleJojo
      24 septembre 2015 at 20 h 43 min

      C’est bien imagé… j’espère pour toi que tu vas trouver un emploi stable dans le domaine qui te plaît.

      Reply
  • Bibichu
    24 septembre 2015 at 16 h 03 min

    Moi je suis sur la fin, et la seule échéance que j’ai en ce moment c’est la date de fin de mon visa. Mais j’avoue que j’appréhende la suite. En parallèle de mon mémoire de recherche je cherche du travail, et rien que ça ça me donne le tournis… En tout cas, merci d’avoir prévenue, je ferais en sorte d’avoir toujours des projets pour ne pas me noyer dans cette quarantaine d’années de travail qui m’attend!

    Reply
    • MademoiselleJojo
      24 septembre 2015 at 20 h 46 min

      Les projets c’est la clefs! Bon courage pour ton mémoire !

      Reply
  • MlleMora
    24 septembre 2015 at 16 h 17 min

    Tout dépend comment on voit la fin de ses études… Pour moi c’était la libération, finis les devoirs à rendre, d’être constamment jugée sur mes performances intellectuelles et de devoir faire ce qu’attendent les profs.
    J’ai vu l’entrée dans la vie active comme… des vacances ! J’ai longtemps eu la sensation d’être en job d’été (avec plus de responsabilités tout de même)… et ensuite d’autres projets sont venus ponctuer ma vie. je ne vois pas du tout les années à venir comme une étendue sans relief. Tant de choses à faire ! Le boulot me permet d’avoir les sous pour donner vie à chaque projet… Vive la vie active !! (bon parfois j’aimerai bien récupérer les congés des étudiants…)

    Reply
    • MademoiselleJojo
      24 septembre 2015 at 20 h 54 min

      Je voyais ça aussi comme une libération, d’ailleurs ça faisait déjà deux ou trois ans que je n’attendais qu’une chose : finir mes études. Mais ca c’était avant que je les finisse! Merci pour ta réaction!

      Reply
    • Debbie Mukiar
      22 novembre 2021 at 11 h 51 min

      Absolument chers MLLMORA, C’est un Ouf de finir ses études et donc une libération proprement dite… Et pour ce qui est du reste dépend fortement de soi, de ses organisations pour une vie active plus au moins radieuse.

      Reply
  • Karine
    24 septembre 2015 at 17 h 29 min

    Salut,

    Ah ben bizarrement je n’ai pas du tout ressenti ça à la fin de mes études, pour moi c’était plutot « ah enfin on passe à autre choses et aux choses « sérieuses » « !
    Tant de projets s’ouvraient pour moi d’un coup à la fin des études (surtout quand elles sont longues)!

    Reply
  • Mam' Agrume
    24 septembre 2015 at 22 h 07 min

    Je vois ce que tu ressens.
    En fait, j’ai déjà eu des phases de déprime après des grosses échéances (genre l’été après le bac…)
    Et là, bien que diplômée depuis 2 ans, je viens de démarrer un job. En fait, je me suis déjà mis une échéance : dans 2 ans, je change pour me mettre à mon compte. Mais après…?
    J’ai un job varié et intéressant, mais effectivement, faire ça pendant 40 ans c’est… vertigineux.

    Reply
  • Marina
    25 septembre 2015 at 11 h 16 min

    J’ai démarré dans la vie active après 8 années d’études supérieures, et ce qui m’a complètement dérouté au moins les 2 premières années, c’est de ne plus avoir de contrôle, de note, d’exam de fin d’année… Pendant longtemps, j’ai régulièrement rêvé qu’on était en juin, que c’était le matin des écrits, que j’étais devant ma feuille complètement bloquée parce que je n’avais pas révisé, et je me réveillais en sueur, paniquée en me disant « mince je vais me planter » et il me fallait quelques secondes pour me rappeler que non, c’est bon, j’avais mon diplôme et je bossais… et d’autres nuits je rêvais qu’en fait je n’avais pas eu mon diplôme et que çà faisait 15 ans que j’étais en 3è cycle et que j’avais ma carte d’étudiante et que je squattais chez mes parents…
    C’est compliqué d’entrer dans la vie active 😉

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  • Miss Chat
    27 septembre 2015 at 9 h 46 min

    Ah c’est drôle de penser ça ! Personnellement, la fin des études, c’était la libération ! Pourtant j’ai aimé mes études et ce que ça m’a apporté mais quelle joie de ne plus avoir ces livres à étudier, ces travaux à remettre, ces week-ends occupés par l’étude au-lieu de profiter de mon compagnon… J’étais si pressée de passer à autre chose ! J’ai terminé en juin mais je postulais depuis avril, j’ai appris ma grossesse fin juillet, je préparais mon mariage prévu pour fin août et début septembre j’ai trouvé un job qui me passionnait. Maintenant que ma fille est née et que je vais bientôt changer de boulot, on va lancer le projet « achat d’une maison à la campagne » ! Pas le temps de déprimer pour moi donc 😉 J’ai une amie en revanche qui se sent dépassée par les événements depuis un an et qui ne sait pas comment envisager sa vie… Je crois que c’est une période très difficile car on commence l’une des parties les plus importantes et les plus longues de sa vie ! Ca ne se prend pas à la légère 🙂

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  • Baptiste
    18 septembre 2017 at 16 h 53 min

    Je suis loin d’être d’accord avec cet article:
    La fin des études, ce n’est pas « se projeter dans 40 ans ». C’est stupide et influençable de sortir de là et de penser à la retraite (si elle existe encore…).

    La fin des études, c’est un deuil: celui de quitter une structure familière, rythmé avec un punch de jeunesse pour se retrouver seul face à un monde morcelé et cosmopolite.

    Cela est surtout vrai lorsque l’on a fait de grandes études après le bac, car pendant que l’on expérimente la vie étudiante, d’autres se sont déjà engagé dans la vie « réelle » (selon eux) et ont forgé leur monde pendant que les étudiants explorent encore la vaste connaissance que peux fournir ce monde.

    Un jour, on fini par se mélanger à eux, et c’est un choc brutal.

    Je ne parle pas seulement de la connaissance/expérience acquise au cours de cette vie étudiante que d’autres n’ont pas acquise, mais aussi celle d’une expérience sociale où on s’est fait de nouvelles rencontre… avant de se morceler à nouveau.

    Beaucoup d’ami étudiants me manquent et quand je les revoient, je les retrouvent dans un cocon familiale méconnaissable et totalement coupé du temps, leur vie n’est déjà plus la même, et donc la mienne également.

    J’ai étudié pour que je fasse de moi-même un VRAI scientifique. Je sors des études pour appliqué et prouver ce que je vaut, mais voilà, après la Licence, ma première expérience dans l’entreprise privée (en tant que Laborantin dans une usine) était un désastre: harcèlement morale, absence syndicale, absurdité du monde financier, apartheid entre les ouvriers et les col blanc… cette dépression a durée le temps que je sort à l’usine et décide de reprendre les études niveau master.

    Mais ce n’était plus comme avant, le temps à passé et je me mêle à des jeunes punchy que je n’arrivais plus à suivre.

    J’ai eu mon master, j’ai acquis une nouvelle spécialité, mais maintenant? Revenir aux entreprises de merdes? Fonder une famille et fermer son esprit? S’isoler dans le chômage et dépérir? Marcher à contre-courant et mourir ruiné? Un an après, je cherche encore du boulot, mais ma simple motivation pour espérer vivre quelque-chose d’inoubliable n’y est plus… tout simplement parce que j’y ai déjà vécu.

    Il n’y a plus rien qui ne soit vraiment réel.

    Reply
  • Lostkid
    9 février 2018 at 18 h 38 min

    Je suis en plein dedans depuis deux mois. Embauché en CDI dans une nouvelle ville. Les soirs tout seul dans mon appart avec mon chat, pas de réseau d’amis, boulot difficile et stressant, chef antipathique. YOUPI. Quelle claque. Le seul truc positif est mon bel appart, la fierté de mes parents, l’optique de faire de nouveaux voyages, le pognon pour m’acheter tout ce que je veux.

    Reply
    • Mademoiselle Jojo
      9 février 2018 at 19 h 49 min

      Courage, il faut trouver d autres centres d intérêt . Cette mauvaise passe est derrière moi aujourd’hui mais j avoue qu’ elle a duré quand même plusieurs mois. Est ce que tu es sur de t épanouir dans ton nouveau travail?

      Reply
      • LostKid
        7 mars 2018 at 11 h 24 min

        En effet, j’ai finalement quitté mon job au bout de quelques semaines. ça n’allait pas du tout. Je suis à nouveau en recherche d’emploi. Mais ça va déjà beaucoup mieux 🙂

        Reply
        • Fleur
          24 mai 2018 at 14 h 58 min

          Alors as-tu pu trouver un nouveau travail ? Moi je n’ose pas faire ça j’ai trop peur de ne plus retrouver de job en quittant mon job actuel…

          Reply
  • Matt
    28 février 2018 at 13 h 40 min

    Bonjour,
    J’ai l’impression d’être en déprime depuis que j’ai fini mes études (école d’ingénieur ) , j’étais chez mes parents et loin de mes amis de promotion pendant 8 mois et ça fait maintenant 8 mois que je suis en CDI je n’occupe pas du tout un poste qui correspond à ce que j’aime. L’avantage c’est que je peux m’acheter ce que je veux mais bon la satisfaction dure une semaine et après je déprime de nouveau.
    J’ai beaucoup de mal à me sentir moins déprimé, je n’arrive pas à faire le deuil de ma vie étudiante et le fait que je ne retrouve pas avec 50 personnes de mon âge au quotidien.
    J’essaie de rencontrer de nouvelles personnes par la pratique de sport en salle mais cela ne suffit pas (je ne vais parler qu’aux même personnes) en plus de cela j’ai atterri dans une petite ville où il n’y a pas grand chose. Je ressens donc un gros vide et je me sens seul le soir malgré le fait que j’arrive à voir une amie de temps en temps et d’autres amis tous les 2 mois mais beaucoup moins bien. Et j’ai un sentiment d’ennui important. J’espère que j’arriverai à faire ce deuil mais je souhaite absolument retourner dans la ville de mon école car elle ma vraiment plus et je m’y sens mieux à chaque fois que j’y vais

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    • MademoiselleJojo
      4 mars 2018 at 15 h 26 min

      Bonjour Matt, Effectivement la sensation de bien-être post-shopping est qu’éphémère. As-tu des opportunités de carrière intéressantes dans ton entreprise? Si c’est le cas, tu pourras peut-être te rapprocher de la ville de tes études, ou même obtenir un poste plus intéressant dans les mois qui arrivent?!
      Si ce n’est pas le cas effectivement peut-être que la solution viendra d’un changement professionnel qui t’empêchera de rester coincé dans cette ville qui ne te plait pas. C’est difficile de se retrouver dans une entreprise où la majorité des collègues ne sont pas de ta tranche d’âge c’est vrai. Ce qui m’a aidé à tenir le coup les premiers temps (une fois passé la période d’achats compulsifs) c’est de faire des projets. Un beau voyage par exemple pour symboliser un nouveau départ, Ton entrée dans la ville active et faire le deuil de ta vie étudiante? Tu peux prévoir ce projet quelques mois à l’avance histoire de prendre du recul sur le reste et de focaliser ton attention sur autre chose. Tu as surement d’autres amis qui sont dans le même cas que toi mais qui n’osent pas en parler, peut-être même certains qui font le boulot de leur rêve mais qui ont déchanté après quelques mois .
      Courage !

      Reply
  • Samuel
    22 novembre 2018 at 15 h 49 min

    heureusement que vous avez eu la chance d’être embauché.savez-vs combien c’est très dur lorsqu’on manque un un emplois!

    Reply
  • COVID-19
    14 octobre 2020 at 2 h 41 min

    Heureusement que vous avez eu la chance de vivre ça avec un emploi et sans corona !

    Reply
  • Dine
    21 février 2021 at 11 h 32 min

    Deux ans et demi que j’ai terminé mes études.
    Et aujourd’hui, je suis encore un peu perdue. Tout s’est accéléré et a été chamboulé à l’instant même ou j’ai sorti le pied de la fac que ce soit au niveau professionnel ou personnelle. Je pense que je n’ai pas eu le temps de recul nécessaire avant de m’embarquer dans la vie active, moi qui rêvait d’un voyage de fin d’étude, je le regrette à présent.
    Partie loin de ma famille, j’ai eu du mal à me recréer un groupe d’amis, mes fréquentations se limite à mon compagnon et mes collègues.
    Après 1 an et demi à retaper une maison qui n’est pas la mienne les weekend, (maison achetée par mon compagnon avant notre rencontre) et à présent le covid qui détruit les rêves de voyage et de liberté c’est compliqué de faire des projets et de savoir dans quelle direction partir. J’ai des envies d’ailleurs, d’autres choses, pourquoi pas même changer carrément de profession mais le courage me manque. Je suis tiraillée entre poursuivre dans cette voie et prendre l’expérience que j’ai à prendre sur la poste qui m’a été donné de faire ou tout lâcher.

    Reply
  • Debbie Mukiar
    22 novembre 2021 at 11 h 36 min

    Voilà que je suis tombé à pic. En surfant dans le but de partager une impression, une sensation ou encore une expérience de la vie probablement après l’obtention du Bac +5 je suis tombé sur ce site « Sous notre toit » initié par MADEMOISELLE JOJO en guise de témoignage qui permet tant soit peu aux personnes de se défouler d’une part et d’autre part de trouver réconfort tant au sens physique, psychique qu’au sens moral. Celà est louable.
    Cependant, je suis moi aussi fraichement ressortissante du Bac+5 qui nous fait bien évidemment entrer dans la vie active. Déjà que les études universitaires ne sont qu’une somme des connaissances acquises en revanche pas un savoir faire et moins encore un savoir faire professionnel. Au départ nous n’avons pas une idée sur une échelle annuelle du déroulement de ladite vie active mais nous en avons hâte du moment même nous sommes en poursuite de nos études, nous avons hâte de finir afin d’embrasser cette vie que nous imaginions dans nos pensées. Chacun de nous se fait cette représentation attrayante sans pour autant peser le pour et le contre ainsi que les vraies réalités qui s’y trouvent. L’ une de raison pour laquelle on se retrouve dans une impasse radicale de vie due à une dépression post-universitaire celui de penser toute rose la vie active et au final il se dégage une situation controversée. Par conséquent, on se retrouve au milieu de nulle part, dans une profonde indécision, on ne sait quoi faire, on se lasse, on se demande pourquoi avoir finie (on dirait qu’on devrait continuer jusqu’à l’infinie), on ressent des manques tant des amies que des vieux moment passés cela constitue un deuil de la fin du Bac qui consiste à quitter définitivement un réseau routinier pendant tant d’années pour un monde face à son seul destin.
    Croyez moi, Une intégration immédiate dans la vie active ne pas du tout facile, cette dernière marque pas une continuité mais un commencement de la vie dite responsable entremêlée de beaucoup des challenges et épreuves. Quitte à toi d’en faire bon usage, de ne pas persister dans ce deuil au contraire de reprendre conscience en vue de prendre un nouveau envol celui par exemple de trouver un boulot d’aisance, de fonder sa petite et belle famille, de se mouvoir en prenant ses vacances, de poursuivre de nouveau des grandes études etc. Tout par de l’organisation et la gestion personnelle de son devenir. N’oublie pas que seul toi es le maître de ta vie alors reprend toi et bouge le bus.

    Reply
    • Subkim
      20 mars 2022 at 8 h 30 min

      Mes études ce sont brutalement arrêtées à cause du covid. J’ai quitté l’université un jour sans savoir que je n’allais plus jamais y remettre les pieds. Après un an d’isolement, au chômage, j’ai trouvé un travail à l’autre bout de la France. À force d’être enfermée je m’étais mis en tête que démarrer la vie professionnelle allais régler mon mal être qui était sûrement lié aux circonstances particulières. Désespérée, j’ai donc tout de suite accepté. Une fois le travail démarré, c’était pire encore. l’Eldorado que je m’étais créé n’était qu’une illusion. Je ne connaissais personne, je ne faisais que travailler, pleurer et dormir. Cette fois ci , ce devais surement être à cause de la distance avec mes amis. J’ai donc décidé de quitter mon boulot pour un nouveau dans la ville où j’avais fait mes études. Mais rien n’y fait. La boule est toujours là. Rien ne sert de fuir, la réalité c’est que les meilleurs années de ma vie sont terminées. C’est pour ça que je suis triste. Ce qui était amusant avant ne l’ai plus aujourd’hui. Je ne reverrai plus les 2/3 de mes amis.

      C’était la remise des diplômes ce weekend et n’y suis pas allé parce que pour moi ça représente l’enterrement de notre jeunesse. Pourquoi revoir des personnes que je ne reverrai plus jamais ? Si ce n’est pour réactiver le deuil que j’ai déjà fait pendant 2 ans ? Je sens pour la première fois ce que c’est de prendre de l’âge. Il faut que j’accepte que la vie d’adulte ne sera faite que de nostalgie et de crises à l’échelle mondiale.

      Reply
  • Mouss
    3 avril 2022 at 10 h 42 min

    La vie professionnelle semble être la période de ma vie la moins bonne. J’ai acquis un Master dans une école de commerce. Mes études étaient plutôt enthousiasmante: j’appréciais apprendre de nouvelles choses, évoluer d’année en année vers les classes supérieures…. En entrant dans le monde professionnel, je n’ai plus connu cela, je me suis englué dans une routine où les tâches semblaient routinière, où on apprenait trés peu.

    Encore aujourd’hui, je ne sais pas quoi faire de ma vie professionnelle je suis désorienté. J’espère trouver ma voie.

    Si quelqu’un avait des conseils ce serait le bienvenu

    Reply
  • Marie
    30 mai 2022 at 7 h 35 min

    Bonjour, vos témoignages font sens et cela est rassurant de lire les mots que vous posez sur cette expérience déroutante de fin d études. Je suis moi même dans ce cas, je suis en train d’écrire mon mémoire après 6 années dans le supérieur, et je suis totalement perdue avant l heure ! J’adore le métier que j apprend mais mes 4 années d’alternance m’ont révélé un monde professionnel qui n est pas celui enchanteur que l on nous apprend. Il faut se méfier de tout le monde, les expériences sociales au seins de l entreprise sont décevantes pour ma part et je me pose des questions quant a la suite. Je persiste à croire que chacun trouvera chaussure à son pied en terme de société mais c est une fracture, le sentiment de tellement avoir du prouver ses aptitudes durant l école et l alternance que lorsque l on est sur la fin de son Bac+5 et bien l avenir est ps évident à imager, je suppose que c est tout à fait futile et qu il faut faire des projets mais l engagement dans une société comme dans d autres projets est stressant, par où commencer pour trouver la ville, le type de vie, le schéma social qui serait idéal pour moi ? J ai peur d un manque d ouverture d esprit comme je le vis au travail, d un manque de stimulation, d une sorte de morosité guidée par le fait que le travail est avant tout un titre sociale qui défini les gens en société et un moyen d avoir des revenus, mais qu en est il de la passion ? De l excitation d’évoluer ? Il faut la trouver dans un autre projet et malheureusement il existe ps de guide pour savoir ce que l on veut vraiment et comment !
    Le temps est certainement la solution comme j ai pu le lire ci dessus ! Et le travail ne fait alors ps tout bien que l on s y soit consacré totalement pdt les études.

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